Ce jeune homme, sur qui je dois absolument commencer à travailler pour un futur article, sera à Paris le 7 juillet 2008 pour un concert qu'on peut qualifier d'exceptionnel
!!!
Je relaie donc cette information du "patron" de schkopi.com, Raphy, que je salue bien bas pour ce tour de force !
Je crois que je vais me laisser séduire et tout faire pour descendre sur Paris de mon Nord natal...l'instant va être de taille, je ne peux rater ça, surtout si
"l'autre" boude encore nos terres ancestrales ;-)
Finalement c'est décidé j'y serais ! je remonte donc le sujet car le 7 juillet approche et d'ici là je n'aurais pas le temps de publier autre chose ! Rendez-vous
donc le 8 ou le 9,.....peut être le 10 juillet pour un report complet sur cette escapade qui, je le sens, va laisser des traces !
Pourquoi parler d’André Cymone aujourd’hui allez-vous
me dire ? Tout simplement parce que loin de l’agitation qui anime les fans sur les dernières sorties de Prince qui sont, certes sympathiques, mais tellement loin de nous ; parce que,
toujours dans l’attente de nouveautés, tournée ? album ? il faut bien tuer le temps et en apprendre toujours et encore sur lui, je me suis posé cette question toute simple : a
t-il des amis ? (« comme dirait » Mikeline, je n’ai pas
de problèmes avec mes amis vu que je n’en ai pas…) Je veux dire des amis proches car finalement...on
en sait rien. Attention, je veux pas faire le paparazzi, après tout il fait ce qu’il veut ! C’était juste un truc qui m’avait traversé l’esprit…ça m’a donné envie quand même de fouiller un
peu dans son jeune âge car en général c’est là qu’on a le plus d’amis…de copains toujours et c’est là qu’André est apparu !
André, à la naissance ne s’appelait pas encore Cymone, mais André Simon Anderson et il est issu
d’une famille de six enfants vivant à Minneapolis. André et le tout jeune Prince Rogers Nelson vont devenir amis très jeunes, d’abord parce que le père d’André est musicien comme le père de
Prince et qu’ils joueront tous deux dans le même groupe, ensuite parce qu’à l’âge de 15 ans, Prince choisira d’aller vivre chez les parents d’André en raison de tensions familiales avec ses
parents. Hébergé tout d'abord dans la chambre d'André, Prince va décider de déménager au sous-sol de la maison, ne supportant pas le désordre d'André. La cave de la maison Anderson va ainsi
devenir l’antre de l’émergence du talent que l’on connaît aujourd’hui et André n’y est pas étranger. Jouant de la basse, Prince de la guitare, ils vont développer leurs talents respectifs et
passer, selon la mère d’André, du « bruit » à quelque chose de plus sérieux. En 1972, Charles Smith, un cousin de Prince, est à l’origine de la création du groupe « GRAND
CENTRAL » qui comprend outre Smith, Prince et André, la sœur d’André, Bernadette Anderson, ainsi que Terry Jackson et William Doughty. Smith était frappé par la complémentarité d’André et
Prince qui se comprenaient sans se parler. Très vite, Prince va s’impliquer davantage et au départ de Smith correspond l’arrivée de Morris Day, batteur et futur leader de The Time. La scène de
Minneapolis est à l’époque très effervescente et l’émulation avec les groupes Flyte Time (Jam et Lewis) ou The Family (Sonny Thompson) est plus que prometteuse. Les concerts sont fréquents, dans
des petits clubs, voire le jardin des parents d’André et c’est la mère de Morris Day qui tient les cordons de la bourse. Devenu « GRAND CENTRAL
CORPORATION » le succès grandit et ce sera à cette époque, 1975, que Pepe Willie invitera Prince à des
sessions de travail. Après un certain nombre d'allées et venues pour des projets toujours avortés, les compères retournent à Minneapolis. Leur groupe devenu "CHAMPAGNE" en 1977 ne rencontre pas
plus de succès et Prince, qui commence à travailler de plus en plus seul, sort "For You" et a recueilli un succès d'estime. André ne participe pas à ce projet. Par contre il va apporter sa
contribution au second album de Prince : "Prince"; Il y est remercié sous le vocable évocateur de "Heaven sent" c'est à dire un "envoyé du ciel" ! C'est dire l'influence qu'il a du avoir sur le
travail de cet album, même si (déjà) toute la création reste exclusivement attribuée au Kid. Le groupe a été renforcé par Gayle Chapman, Doctor Fink et Dez Dickerson et le premier concert a
lieu à Minneapolis en 1979. Cette époque est bouillonnante pour la petite équipe de musicos et Prince qui veut explorer d'autres pistes musicales s'ingénie, à mon sens, à diviser tout ce
petit monde pour mieux asseoir son futur règne, tout en continuant à tirer les ficelles. C'est ainsi qu'il s'arrange pour ramener dans son giron Morris Day et qu'il crée "The TIME" et
c'est le moment que va choisir Cymone pour quitter le microcosme princier et entamer une carrière solo.
En effet, lassé de ne pas trouver plus de reconnaissance
pour son travail, André va quitter le groupe et plonger dans un mouvement musical qui émerge à l'époque (1981/1982) et qui est basé sur des rythmes électroniques. Cette nouvelle mouvance est
baptisée "New Wave" ! Cymone signe donc chez Columbia, obtient des conditions de production trés favorables et il sort, début 82, son premier album, trés opportunément appelé "Livin in the New
Wave".
http://www.megaupload.com/?d=WBCDZS69
Ma compile reprend les extraits suivants de cet album : "Get it girl", "Kelly's eyes", Livin' in tne new wave", et "So fine". Rien de transcendant mais son souhait de se démarquer de Prince
est légitime et après tout "Dirty Mind" a de nombreux accents électroniques. Le niveau est tout de même trés bon et n'oublions pas qu'à l'époque ce style de musique cartonnait dans les
discothèques et sur les ondes FM. Ca et là des sonorités familières surnagent, "Kelly's eyes" est assez sympa et rappelle un tant soit peu l'ambiance de l'album de Prince "Dirty mind". Le
problème pour André c'est que la même année, Prince sort "1999" avec son morceau-titre d'anthologie et une brochette de classiques reconnus encore aujourd'hui. Ca n'empêchera pas Prince de
charrier André sur une face B d'un titre de The TIME avec le titre "We don't like New Wave".
Courant 1983, André Cymone sort un second album "Survivin' in the 80's" toujours dans la même veine et avec un clip à la clef, produit par le producteur de
"Billie Jean" !Néanmoins le succès est relatif et le titre est d'ailleurs prémonitoire ! Comment survivre en ce début de 80's ? Sans vouloir accabler notre homme, il semble que le talent fasse le
tri sélectif et avant l'explosion de Purple Rain, les jeux sont faits de QUI va émerger du lot de jeunes talents de la scène minneapolienne (je sais pas si ça se dit !) Le groupe s'offre
néanmoins un "André Cymone US Tour" à partir de février 84 et il termine au First Avenueavec Prince dans la salle ! "Make me wanna dance" est l'archétype même de ce secondalbum où le
ton s'oriente résolument vers un funk synthétique, à la "Brass Construction". Voici un lien vers une petite vidéo de l'époque qui, malheureusement, met en évidence le fossé qui se
creuse entre les deux amis, d'un point de vue artistique.
http://fr.youtube.com/watch?v=nQHi_UEziGM
Le charisme sur scène d'un Prince qui à ce moment là peaufine ce qui va être un veritable cataclysme musical (Purple Rain ! le disque, le film, la tournée !)
tranche définitivement avec les sautillements trépignants d'André. Je ne tire pas sur l'ambulance, je cherche simplement à savoir ce qui a pu conduire deux artistes sur des chemins aussi peu
identiques, en dehors du talent pur.
Il semble que les deux se soient un peu rabibochés, au point que Prince offrira ce qui, à mon sens, sera le meilleurs single d'André : "The Dance electric" ! Une espèce de clin d'oeil peut
être venant du "Maître" à l'adresse d'André ! Malheureusement, le succès ne sera toujours pas au rendez-vous, même si "Lipstick Lover" est plus que sympa et "NeonPussycat" tout en
énergie......"The Dance Electric" c'est tout de même un sacré bon morceau, hypnotique à souhait et qui donne envie de l'écouter pendant des heures, un de ces morceaux comme seul Prince pouvait
écrire.....
Aussi louables auront été les efforts d'André Cymone de se démarquer de son copain, force est de constater que la mayonnaise n'a pas pris. C'est à croire, d'ailleurs, qu'en dehors de l'influence
pourpre, les artistes étaient voués à l'échec, sauf cas exceptionnels qui, souvent, existaient avant l'ère princière ! Toute volonté abandonnée, André Cymone se tournera davantage vers la
production d'autres artistes à partir du milieu des années 80 et pendant les années 90 (Peebles, Evelyn King,Tom Jones, Adam Ant et Jody Watley qui deviendra sa femme. Reconnu comme un créateur
intéressant, Cymone continue aujourd'hui à travailler sur des projets de production.
Il y a 50 ans aujourd'hui, est né celui qui, 20 ans après, allait entamer une carrière dont il ne soupçonnait certainement pas l'ampleur ! Trente plus tard, l'oeuvre est immense et
sans doutes inachevée.
Celui qui a pu le suivre durant cette carrière sait la somme de travail qu'elle représente et sait aussi que derrière les formes qu'elle a pu prendre, encensées ou décriées, il y a toujours eu un
profond amour de la musique et du bien être qu'elle apporte à celui qui l'écoute.
Quand je suis face à ma colonne de CD et que je dois choisir un album pour m'accompagner, au travail, en vacances ou simplement pour écrire ce blog, l'éternelle question revient tel un phenix
renaissant de ses cendres, lequel ???
C'est trés souvent la main qui choisit, instinctivement, guidée sans doutes par autre chose que mon esprit.
- Sait-elle qu'en bas se situe la première décade, pleine d'énergie jouissive, de folie musicale, de créativité totale et sans cesse renouvelée
?
- Sait-elle qu'au milieu, la seconde a laissé plus d'un fan perplexe, à travers des choix incompris, mais a donné re-naissance à un artiste assumant sa "funkytude" pressentie et qui a nous a
donné tant de titres "so wild" ?
- Sait-elle que le haut de cette colonne recèle des trésors de musicalité et de plenitude créatrice avec un retour aux racines musicales de l'artiste ?
Toujours est-il que CE choix s'opère et que la magie est souvent au rendez-vous, car, et je vous jure que je n'exagère pas, je découvre pratiquement à chaque fois, une chose que je
n'avais pas saisie, une nuance de voix, une sonorité, un rythme passés jusque là inaperçus.
Certains me diront que OUI j'exagère, que je me suis fermé à d'autres à force de partialité, voire même que cette passion immodérée n'aurait pas toute sa légitimité. A ceux là je dirais
qu'une rencontre n'est jamais innocente, fut-elle guidée par le hasard. Même si je ne suis pas puriste de la première heure, dés 81, j'ai eu un flash sur l'artiste - était-ce sa
tenue si improbable - et j'ai même retrouvé des articles de presse remontant à 82 que j'avais conservés (et oubliés...) il y a un mois en faisant du rangement. Je les mettrais à disposition
d'ailleurs.
Si, donc, la passion dévorante qui m'anime aujourd'hui a mis du temps à se construire, il n'en demeure pas moins qu'elle correspondait à un contact, certes intangible, mais réellement
sincère.
Depuis...que dire...pas une journée ne peut plus se passer sans que je pense à lui car même si je ne l'écoute pas forcément tous les jours, quelque chose me ramène fatalement vers lui. Je ne
suis pas certain de vouloir un jour le rencontrer. Physiquement, veux-je dire. Que lui dirais-je ? Voudrait-il m'écouter ? N'est-il pas devenu inaccessible ? Mais juste croiser son
regard...!
Je ne sais plus finalement où il en est de ses choix religieux et s'il fêtera ou pas son anniversaire, au demeurant je m'en fiche comme de mon premier lange (eh oui...pas de Pampers à
l'époque...) et je me suis bien demandé ce que je pouvais lui souhaiter. Finalement j'ai trouvé, je lui souhaite tout simplement de rester ce qu'il est ! Un artiste, vivant pour le don confié à
lui par la providence, ce don qui lui a permis d'écrire des chansons inoubliables qui vous apportent le supplément d'âme cher à tout créateur ; ce don qui attire encore les foules près
de trente ans après son premier concert au Capri Theater de Minneapolis le 5 janvier 1979 ; ce don qui aujourd'hui nous met encore en ebullition parce que du nouveau est annoncé pour la
rentrée...
Alors...Bon Anniversaire Monsieur Prince Rogers Nelson & May you live to see the down...
NON ! ce n'est pas le cri de guerre d'une Mary Poppins sous acide qui aurait passé la nuit avec notre hobbit
préféré, ni l'interjection surprise d'un marsupilami originaire de West Compton ! Non...c'est tout simplement le titre d'une compilation de covers réalisée PAR des passionnés POUR des
passionnés (ou pas...). Je m'explique ! Vous connaissez schkopi.com ? Non ??? Allez vite y faire un tour...le lien est là...juste à gauche "le forum princier" ! Si vous connaissez, vous savez
déjà de quoi certains sont capables...Je dois dire que là ils se sont surpassés ! Si le volume 1 était prometteur, le volume 2 est exceptionnel et je pèse mes mots. C'est simple, ça donne envie
d'apprendre à chanter, à jouer d'un instrument, peu importe lequel, et de se lancer. Bon, moi je préfère écrire, donc je vais vous présenter cette compile et vous donner mon avis, il vaut ce
qu'il vaut ! Pour télécharger le fichier c'est là :
http://www.pabw.net/pabw/viewtopic.php?t=11189&start=0&postdays=0&postorder=asc&highlight=&sid=a6a2ed22c49eb24c869c31102dc2ff10
et pour les pochettes au choix
http://www.schkopi.com/coveroftheweek

Je vais avouer que j'ai choisi CES pochettes pour me faire un beau disque, pas que je sois foncièrement fétichiste du pied féminin mais malgré tout c'est trés joli à
regarder...
J'avais suivi pas à pas la génèse de la chose et quand je voyais la liste des reprises s'allonger et les titres se dévoiler, je sentais déjà qu'on allait grimper d'une division. On pouvait même
sentir la fébrilité de l'attente dans les posts de Raphy et son impatience exacerbée à sortir la chose (je parle du disque...) Et puis un jour, comme un matin de printemps où l'on sent que, ca y
est, l'hiver est rentré chez lui, les beaux jours reviennent avec leurs cortèges d'épaules dénudées et de courbes rebondies...mais je m'égare...je m'égare...le fichier est apparu sur le
forum avec son lot de téléchargement à toutes les sauces et des pochettes "au choix" ! (Combien ont finalement choisi le pied de Mayté...)
j'ai donc bien écouté cette succession de "reprises, adaptations, surprises" et je vous livre le fruit de ma réflexion, elle n'engage que moi, le mieux étant de télécharger les titres et de vous
faire votre propre avis. Une chose est sûre, certaine et indiscutable : Vous ne serez pas déçus !!!
COME ou plutôt C.O.M.E (don't know why...) c'est quand même un des albums qui restent chers à mon coeur parce que parmi les plus "achevés" ! Alors
y toucher c'est risqué...que dire, ils ont réussi à revisiter le titre en lui donnant un ton crépusculaire, une espèce de noirceur lumineuse absente de l'originale. Avec un sax tout en
sensualité...dans les 5 !
POP LIFE et une insouciance toute et trés moderne, électro à souhait (clin d'oeil à Thierry...) avec ses effluves "kraftwerkiennes". En ces
temps de morosité ambiante, un bon bol de légéreté à consommer sans modération !
EMPTY ROOM ça c'est du lourd à la base parce que le Prince quand il la chante, il y met pas mal d'énergie. Ici il y a plus de place
pour la mélancolie...Challenge difficile à relever et réussi, j'aime beaucoup ! (fan de Bowie...?) J'adore le final !
GET WILD ça démarre tout en groove fonky et puis ça emmêle des sons, des samples, des rythmes et la mayonnaise prend, sacré sauce en tout cas
avec des ingrédients empruntés à une période trop (à mon sens) négligée par beaucoup. Excellente qualité musicale et dans mon top 5 à coup sûr ! Spécial dédicace à la guitare.
RAVE UN2 THE JOY FANTASTIC alors là je suis aux anges ! retrouver un titre de cet album si mal aimé et que je défends bec et ongles chaque
fois que je peux tellement il est bon. Thanks Yace pour cette reprise so "Flamenky", ces guitares si enjouées, cette voix "camilienne" et le clin d'oeil final à une époque bénie !
VOUS ETES TRES BELLE Variation sur un quartier de Girls and Boys, j'avoue qu'à la première écoute j'ai dit : Bof...mais à la longue, on se
laisse prendre par la voix, les nappes de piano/synthés/guitares environnantes et on en ressort grisé !
CONTROVERSY J'ai pas encore fait mon classement définitif mais il va être dedans ! D'abord c'est un de mes titres préférés, ensuite le mix est
parfait, comme on aurait voulu qu' -IL- en fit. La talbox donne un petit côté zappien qui m'achève définitivement. Superbe !
HE'S ALWAYS IN MY HAIR Alors là...je
vais avoir du mal à trouver des mots ! Tout est parfait : re-orchestration, choix d'instruments, voix et choeurs, rythmes, c'est plus qu'une reprise c'est une RE-création du titre ! Je peux
"presque" dire qu''elle égale l'originale qui est déjà un sommet (pour moi...hein, je parle toujours pour moi...) La reprise à 3 ' donne le frisson ! si...si...Keniia je t'aime !!! Je ne me lasse
pas de cette chanson...Number One, ça ne se discute même pas !!!
L'ESPRIT MAL TOURNE Sur le coup j'ai cru entendre un chanteur pour enfants qui chantait 'Petit pain j'ai faim" quand je faisais des colos il y a
longtemps. Cette guitare sèche, ces percussions discrètes...et puis le texte en français s'il vous plait, une véritable gageure...qui passe trés bien finalement ! Etonnant !! (Flop, j'adore ta
façon de dire : "mets toi sur le dos" ;-) May U live to C the dawn
GOD La meilleure manière de prouver que la simplicité est parfois d'une efficacité redoutable. Je suis sûr que ces quelques notes égrenées vont
faire briller les yeux des moins endurcis d'entre nous ...
OTHERS HERE WITH US J'avoue mon ignorance, je ne connais pas l'originale...??? Difficile de donner un avis ! EDIT ! Mes maîtres se sont
chargés de me corriger LOL et effectivement vieux titre inédit repris de fort belle manière et qui étonne...comme l'originale...qui fait un peu peur aussi...
I COULD NEVER TAKE THE PLACE D'un coup on sent transporté dans le fauteuil moelleux d'un club de jazz où une jolie chanteuse en fourreau de soie
vous séduit dans une version bluesy d'un titre, à la base, rock'n roll. Une voix qui, personnellement, me touche beaucoup et qui me rappelle certaines voix aussi envoûtantes (Ricky, Linda,
etc...)
L.C.D Vous avez décidé de nous rendre fous ou quoi ??? de nous faire jouir par les oreilles ??? de nous faire regretter une fois de plus des remix
par le Maître lui-même ??? de nous faire danser comme des zombies ??? STOP !!! c'est gagné !!!
FOREVER IN MY LIFE Troisième essai dans la langue de Molière et un excellent travail sur les voix ! Minimaliste et hypnotique !!!
FACE B CONTROVERSY Plaisant comme une...Face B et vous savez ce que je veux dire...la cerise sur le gâteau quoi !!!
Avant toute chose, qu'il me soit permis de remercier, de féliciter, de saluer bien bas, les "fournisseurs" ayant contribué à cette création. Le niveau est excellent et c'est pas de la lèche, si
j'avais pas aimé je l'aurais dit ! Merci à Raphy aussi de braver les éléments, d'être si patient parfois, mais de rester fidèle à son idéal de "Princitude". C U soon !!!
Je voulais faire un top truc mais je m'aperçois que c'est difficile de classer les titres car j'estime que je porterais atteinte au travail de chacun, à la sincérité que l'on ressent dans
chaque investissement, qu'il soit minimal ou construit ! Je dirais juste que j'ai eu un gros coup au bide par KENIIA (je le répète, Keniia...I will be in ur hair...) et j'écoute son titre en
boucle. J'ai adoré le travail de Smog et The Audience sur Come et Lady Cab Driver. Voilà je n'en dirais pas plus. BRAVO à tous et vivement le volume 3 !!!

Je viens de m'apercevoir avec stupéfaction que mon article sur le seul concert auquel j'ai assisté avait disparu il y a plusieurs mois maintenant, sans doutes une fausse manip lors du changement de mode du blog...bref ! A l'attention d'une charmante visiteuse ;-) je publie à nouveau cet article. Heureusement je conserve tout !
Un beau matin de septembre, je pars au boulot et d'un doigt distrait je zappe sur l'autoradio. Je tombe sur « KISS », bon, vous me connaissez, je le laisse et « smac, smac, smac, KIIIIIIISSSSSS ». A la fin, quelle n'est pas ma surprise de constater que je suis sur RFM, radio que j'écoutais une fois tous les 2858 ans, autant dire jamais ! La surprise grossit d'un coup quand j'entends cette phrase qui fait succomber de plaisir tout fan qui se respecte : « Prince en concert le ». Dans ma jubilation orgasmique ? je n'entends même pas de quel jour il s'agit. De ce fait, je « bloque » mon autoradio sur RFM (cui qui y touche je l'fumes !!!) et j'attends………..d'avoir la confirmation de sa venue en octobre, le 28 pour un concert « patronné » par RFM (!) Arrivé au boulot, direction Internet où j'ai la confirmation de tout ça. Donc grosse panique, j'suis jamais allé à un concert du « Prince », comment on fait ? et si j'ai pas de billet ? Bon eh ! tu te calmes, t'es plus un adolescent pré-pubère, ressaisis toi. Alors calmement, j'irais sur un site de réservation prendre deux places et j'attends ? J'apprendrais plus tard que je suis passé par une belle porte, les 6000 places ont été vendues en moins de trois heures c'est dire la chance qu'on a eue. Quelques jours plus tard, je vais vérifier si ma commande est en cours ? plus de traces !!! J'ai cru que le monde s'écroulait autour de moi. A nouveau grosse panique, j'envoie un mail au service qui me rassure en me disant que ça arrive. Ca doit d'ailleurs être un fan qui me répond (hasard) car il signe « Welcome to the Dawn » phrase fétiche de Prince. Et effectivement, deux jours plus tard je reçois les tickets tant convoités. Direction mon « coffre » d'où ils ne bougeront plus.
Le 27 octobre, nous partons, Catherine et moi, chez Jacques et Danièle, ses « cousins de Paris » qui habitent Saint Denis dans le « Neuf Trois » dit aussi « Wech, bouffon, nique ta reume ! ». On visite Paris et on repère ! Ben ouais, j'aime les choses organisées et j'aime pas trop l'imprévu que je ne peux pas gérer. Je ne suis pas encore membre du Club donc pas droit au répétitions (je l'ai eu quand même en pirate !). Pour nous, on se pointe à 19 heures et après avoir évité des fans sans billets qui veulent s'en procurer à tout prix (sur ma vie, y z'ont pas intérêt à me chauffer !), on se fait fouiller « gentiment » avant l'entrée de la salle où une charmante hôtesse nous guide vers nos places ! ET ON ATTEND !
A 20 heures passées, ça commence à bouger, puis dix minutes plus tard, John Blackwell s'installe aux
caisses et démarre un solo, puis rentre Maceo Parker et son « Magic saxo » et démarrent les premières mesures de « The Rainbow Children » et là...il entre...j'ai déjà pris le
bras de Catherine dans ma main qui est devenu un véritable étau car je l'ai aperçu subrepticement dans l'ouverture du rideau des coulisses et je sais qu'il arrive...il est là, impeccable dans un
costume très classe, comme le groupe d'ailleurs, et cette grosse voix donne le frisson ! je suis pétrifié ! je touche du doigt ce que peut représenter le démarrage d'un concert princier et
surtout le sentiment qu'on va vivre une expérience unique et qui montre tout le génie de ce mec. « PARIS », il nous salue, et au bout de cinq minutes redresse le manche de sa
guitare : « Can I play my guitar ? ». j'en ris aujourd'hui car depuis j'ai découvert une grande famille d'allumés qui m'ont permis de découvrir un tas de choses et notamment
des perfs en public. Je n'avais écouté jusqu'alors que ses disques officiels. Ce jour là j'ai entendu un solo qui m'a troué les oreilles et au bout de 10 minutes, si on m'avait dit c'est fini,
ben j'aurais déjà été content ! Nan j'rigole, ce premier trip a été mortel et m'a rendu accro à vie ! Je m'pique d'ailleurs tous les jours ! Il enchaîne avec « Muse 2 the
pharaoh » qu'il « jazzifie » encore plus que sur le disque, le public est parti et n'en reviendra plus, je commence à regretter de ne pas avoir pris de places « fosse ».
Va suivre un groove complètement dément « Xenophobia », que je ne connais pas, « Come on PARIS ! NPG u're in air », tout le monde est debout et je découvre les pointures
musicales qui l'entourent ! Lui est en super forme on dirait, il court partout, véritable farfadet virevoltant d'un bout à l'autre de la scène. Sa section de cuivres est
scintillante !
A peine remis, les premières notes si familières démarrent au piano, il dit chanter cette chanson pour ceux qui ne la connaissent pas et qu'elle les fera revenir. « PURPLE RAIN », « this is my song PARIS ! this is your song too » et il empoigne Habibi. Cette chanson, je l'ai entendu depuis des centaines de fois mais celle là reste (pour l'instant) dans mon coeur, à cause de la communion d'esprit que j'ai ressentie ce soir là, je ne peux d'ailleurs en parler sans me souvenir de la boule que j'ai sentie monter ce soir là dans ma gorge, c'est bête à mon âge, ben non justement ! Suit alors « The Work » où il nous prouve qu'il a bien retenu les leçons du « King », j'ai nommé « Jaaaaaaaaames Brown » avec un petit intermède sympa où une personne du public va le combattre, avec la voix j'entends et le bluffer ! Puis c'est « Mellow », « 1+1+1 is 3 », « The other side of the pillow » et « Strange relationships » Maceo qui embraye avec un classique «Brownien » : « Pass the Peas ». Arrive « When you were mine », un de ses premiers titres et ensuite « Sign O'the times » dans une version totalement psychédélique et envoûtante avec un public complètement en phase, ça reste un de mes moments favoris. Changement total d'univers musical avec deux classiques « Take me with u » et « Raspberry Beret », j'ai l'impression d'avoir 20 ans de moins ! Il finira ce qui s'avère être la première partie du concert avec « The everlasting now » gros set funky avec solo « santanien » et démonstration des musiciens, REAL MUSIC 4 REAL MUSIC LOVERS !!!.
"Thank you & Good night » ! quoi !!! c'est fini !!! c'est pas possible, je ne veux plus que ça s'arrête !!! Mais non il revient avec « Pop life » dans une version toute guillerette. Il a enfilé une tenue plus décontractée et s'est installé au piano, il sette avec Candy Dulfer, saxophoniste de talent. Commence alors un break ou Prince s'attaque à ses titres au piano, se succèdent « Delirious » très New Orléans, « Strollin » très jazzy « Gotta broken heart again » ballade bluesy, cette voix !, « Conditions of the heart », « Diamonds & Pearls », « The beautiful ones », deuxième choc de ma soirée qui confirme que l'album Purple Rain était, est et restera son Himalaya musical. Je sais c'est terrible de dire qu'un artiste a livré ce qui se fait de mieux à 26 ans à peine, mais c'est comme ça ! D'autres artistes dans d'autres domaines ont été touchés comme ça par une espèce d'état de grâce à un moment donné et la suite représente le maintien d'un lien magique. « Nothing compares to U » « The Ladder » « Sometimes it snows in april » en sont la preuve car ils sont dans l'après Purple Rain mais touchent tout autant sans atteindre la perfection de cet album de légende ! il n'empêche, un frisson parcourt l'assistance à l'écoute de la mélodie toute simple de « Sometimes... » simple mais si évidente, Je ne suis plus au bord des larmes car elle suintent depuis trente secondes, comme pour beaucoup autour de moi d'ailleurs. Je sais aujourd'hui ce qu'est le démarrage d'un concert princier. Eh bien c'est rien en comparaison de la clôture ! Il termine avec « Days of wild » hymne au funk et qui devrait servir de leçon obligatoire à beaucoup de nos musiciens actuels. Je commence à me douter que ça va se terminer alors je me gave de la moindre parcelle de musique, de basse, de cuivre ! Présentation des musiciens et « Good Night » ! Rendez vous au Bataclan !!! Je découvre qu'il va assurer un aftershow au Bataclan, une plus petite salle dans Paris, aftershows dont il est coutumier. Malheureusement pour y assister, c'est la galère et nous nous rendons à l'évidence, il faut rentrer. 2 heures 30 de concert qui m'ont paru si courtes et en même temps si intenses, et avec ce sentiment qui s'ancre, je veux le revoir. Je crois que le déclic s'est fait ce jour là ! Qui n'a jamais vu Prince en concert ne peut pas me comprendre !
Je ne vous parlerais pas de cet after même si je l'ai récupéré lui aussi en « pirate » ! Il suffit de savoir que Prince a joué de 2 heures 30 du matin jusqu'à 5 heures, oui vous lisez bien et je peux tout de même vous dire que c'est tout à fait autre chose. Ces afters sont dédiés à la musique, aux reprises, aux versions totalement différentes de ses classiques. Il paraît d'ailleurs que ce sont ses musiciens qui n'en pouvaient plus car lui continuait à jouer. Ce type n'est pas de notre monde ! On est donc rentrés, tout émerveillés de cette soirée et pratiquement sans dire un mot, trop de sensations sans doute, on a mangé dans un restaurant d'autoroute désert à 2 heures du matin où le personnel devait nous prendre pour des extra-terrestres en goguette et retour din ch'Nord. Une chose est sure : il reviendra !
Ca fait aujourd'hui six ans et demi qu'il n'est pas venu et j'attends de pied ferme, je suis toujours sur RFM….


