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2004…achète CD désespérément

16 juillet 2007

2004, j’ai basculé définitivement du côté obscur même si j’y trouve la lumière, à savoir que désormais plus rien ne compte mis à part trouver tout ce que je peux trouver et bien entendu, en premier lieu, posséder la totalité de la discographie officielle ce qui, en soi, est déjà un tour de force puisque nous parlons ici de prés de 40 albums hors spéciaux et productions parallèles. Cette année là (comme disait Claude…) je vais donc profiter des miracles d’internet qui offre de nombreuses possibilités pour se procurer des choses sans rendre anorexique son petit cochon…

Première acquisition, « 1999 » (attendez…bin ouais, car je vois d’ici les petits sourires de certains…je raconte mon histoire comme elle s’est déroulée, sans enjoliver…je ne pouvais pas tout acheter en même temps, attendez la suite…). Bon, bien sûr je connais quand même le morceau titre « 1999 » qui avait fait un vrai carton à sa sortie fin 82 et que j’avais acheté en single (quand même…) à l’époque. « 1999 » c’est véritablement un hymne princier, l’incarnation peut être du style « funk/rock » qu’il a créé en ce début des années 80 et qui trouvera son achèvement total trois ans plus tard avec « Purple Rain ». Un riff intemporel, une rythmique de plomb, cette batterie synthétique omniprésente ces années là et qui signe son style, si vous n’étiez pas accro, là vous êtes foutus. En 1999, il sortira un album de mix de ce titre, assez sympa et baptisé « 1999 – The New master ». Suivent « Little red corvette » dont la version Ultimate est monstrueuse et “Delirious” petite friandise rockabilly avant la première des trois claques qui suivent. Première gifle « Let’s pretend we’re married », rythmique « Cerrone » pour un titre hypnotique, rappelant « Sexuality », et puis son gimmick de fou du Roi « Ooh we sha sha coo coo yeah ». Sa durée exclut les passages radio de même que les deux suivants d’ailleurs. Le second passera par contre beaucoup en discothèque « Dance, Music, Sex, Romance ». Alors, au choix, en principes de vie, vous avez « Liberté Egalité Fraternité » si vous êtes « bonnet phrygien » ou « Santé et Robustesse » si vous êtes Général de César ! Moi je maintiens : D.M.S.R !!! for the life !!! Voilà le premier manifeste « funky » de Prince, je veux dire celui qui entrouvre une fenêtre sur ce qu’il fera quelques années plus tard. Le troisième titre « Automatic » est minimaliste même si c’est le plus long de l’album (9’24) mais hautement…indéfinissable ; on ne sait si c’est rock, funk ou electro ! Tout ce qu’on sait, c’est que c’est envoûtant, le final est «orgasmique » avec les râles (douleur ou plaisir) de Jill Jones et de Lisa Coleman, mixez le avec « Mia Bocca » de la rouquine justement et … Vient « Something in the water » pour le coup très electro et très surprenant avec ses « cris de coq anglais » en milieu de titre, puis « Free », ballade un peu naïve avec une jolie mélodie. La suite est plus intéressante et c’est mon titre préféré « Lady cab driver ». Funk ! Funk ! Funk ! et ce gimmick „ta ta ta ta ta „ qui vous tatoue pour les siècles des siècles ; AMEN ! Quand au final…Serge a eu sa Jane, puis Charlotte, Prince avait sa Jill…On termine avec deux bizarreries « All the critics love u in New York » sorte de « comptine hallucino-psychédélique » (comme dirait André…) qui donnera toute sa mesure en live et « International lover » le titre de trop tant il suinte de mièvrerie. On dirait du Guy Marchand…ou mieux encore, « la drague » de Bedos et Daumier (LOL).
Quelques semaines plus tard (oui…oui.…tout ça est aussi clair dans ma p’tite tête), j’achète l’album « SYMBOL ». Là encore, je connais l’album par ses hits « My name is Prince » et « Sexy MF » et les clips inoubliables qui en découlent. Je deviens fou quand je lis les années de sortie, ce disque est sorti quelques mois à peine après « Diamonds and Pearls » qui lui-même succédait à « Graffiti Bridge » d’une dizaine de mois. On s’étonne après que Warner n’ait plus voulu le suivre…J’avoue quand même que c’est un disque que j’ai pas trop écouté au départ…trop proche de « DetP » Malgré tout je me souviens des années où je l’avais acheté (D&P) et à ce moment là j’adorais son style. Ceci dit, l’an dernier je me suis surpris à l’écouter plus souvent et on est loin quand même du copier-coller. Dans « My name is Prince » (le titre n’est pas choisi au hasard) on sent bien la rage contenue en lui parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Je rappelle que c’est là que va se situer le point de départ du litige avec Warner. Le titre est très funk et Prince apparaît dans le clip avec une casquette et des chaînettes qui lui masquent le visage ! Tout un symbole ! Le second titre revient à des choses plus habituelles chez lui : le sexe, mais avec une dose de machisme qui laisse pantois. Mais bon, le refrain est inoubliable… Le reste de l’album alterne pop sympa « Love to the 9’s », “I “wanna melt with you”, “And god created women”, ballades « The morning papers », “Sweet Baby”, “7”, funk “The Max”, “The continental” ou The Flow”, voire reggae “Blue Light” et un titre inclassable orphelin du Black Album “Arrogance”. Et comme souvent chez lui on a droit au titre un peu “lourd” avec “3 chains o’ gold” mais aussi au titre rassembleur et qui ramène tout le monde « on the dancefloor » « The sacrifice of Victor ». Au final un album plus que solide qui touche un peu à tous les domaines musicaux, un excellent travail auquel il manquait juste (à l’époque) le temps de pouvoir l’apprécier. C’est ce qui fait qu’il n’a pas eu le succès qu’il méritait.

Eté 2004, je passe un week-end chez mon frère près de Belfort et un après-midi, à l’occasion d’une visite à la FNAC, j’achète « Around the world in a day » (ATWIAD pour les intimes) et « Sign O’ the times » (SOTT pour les mêmes). Je sais, par mes visites de plus en plus régulières à « certain forum », que je tiens là deux pièces maîtresses dans l’œuvre pourpre et j’attendrais mon retour au bercail pour les écouter. Bien sûr je connais « Raspberry Beret » (spéciale dédicace à Anne…), « America » ou « Pop life », mais je connais surtout « Purple Rain » qui le précède de quelques mois car écouté des centaines de fois. Ma surprise est donc totale à l’écoute du premier morceau-titre. Une espèce de flûte indienne, une darbouka oriental, des clochettes tibétaines et cette entame : « Ouvre ton cœur et ton esprit » ; je suis à mille lieues de « Purple Rain » et je fais un bond de 35 ans en arrière vers les années « flowerpower ». Le titre est finalement assez déstabilisant car hormis la dernière minute où l’on retrouve la rythmique si chère à nos oreilles, Prince fait encore un virage à 180 degrés dans son style musical. C’est d’ailleurs une constante qu’il faut accepter quand on le découvre : il n’a pas « un » style musical mais semble s’imprégner de tous les courants passés, présents voire futurs puisqu’il en invente ! Le livret est déjà, par lui-même, surprenant. Prince ne s’est jamais vraiment distingué par la qualité de ses pochettes. Là, il semble que l’on retrouve l’ensemble des personnages évoqués dans les titres de l’album, mélangés à ses musiciens, au bord d’une plage/quai, le tout dans un style psychédélique évoquant les plus belles pochettes des 60/70’s. Le morceau suivant, « Paisley park », ne nous rapproche pas plus du créateur de « Baby I’m a star ». Basé essentiellement sur des rythmiques (batterie, linn-drum, clochettes) avec quelques nappes de guitare saturée par-ci par-là, la lenteur énerve ou emporte c’est selon…Les paroles évoquent une espèce « d’Eden » où ne règne qu’amour qui s’avère en fait être le cœur de l’être humain. « Paisley Park » est le nom du complexe qu’il a bâti à Minneapolis. Jusque là j’avoue ne pas être très convaincu, les titres sont surprenants mais je dois dire qu’aujourd’hui, à force d’écoutes, mon analyse est différente et le fait qu’il s’imbibe littéralement de ce qui a déjà été fait par les grands anciens pour ressortir de sa moulinette avec une touche personnelle n’en est que plus évident. Une intro de plus de deux minutes en forme de mini symphonie nous entraîne dans la performance vocale qu’est « Condition of the heart », le genre de titre que lui seul peut chanter, à part Bowie peut être (si…si…essayez un peu de la chanter…). Chanson d’amour, sur l’amour, sur ses déboires perso, allez savoir…je l’écoute souvent plusieurs fois. « Purple Rain » avait « Take me with U », « ATWIAD » a « Raspberry Beret » à savoir LE titre qui vous marque mieux encore que l’aiguille du tatoueur. Ce titre est une leçon de création musicale, couplet attachants, refrain accrocheur, break entêtant, les sonorités, la voix, les instruments choisis, les chœurs, les envolées vocales, c’est une perfection faite chanson. Le Remix est incontournable avec ses plages de violon, ses bruits parasites, la toux de Prince façon Dame aux Camélias, l’harmonica décalé. Le clip est jubilatoire, le look et les œillades de Prince en font succomber plus d’une… et même plus d’un. Plus rien à ajouter ! Ah ! si le rapport à « Purple Rain » (le film) peut être… Dans le texte il évoque une fille bien roulée, une moto, une grange, de la paille, ça ne vous rappelle rien…La suite retombe dans le bizarre avec « Tamborine », court morceau décalé aussi musicalement que dans le texte qu’il faudrait analyser au 2825ème degré et je n’en ai ni le temps ni le courage. « America » (sa basse monstrueuse, sa rythmique de bronze, ses petites notes de flûte) est MON titre de l’album, enfin celui qui me fait tripper. Immortalisée à Nice un soir de 1986, la version extended est dantesque et hypnotisante. On passe ensuite à « Pop life », sorte de comptine funky dont la candeur tranche avec le sérieux du texte. Non ce n’est pas la suite de « Purple Rain » même si ça y ressemble furieusement. « The ladder », titre consensuel s’il en est, écrit par Prince et son père, info notable car hyper rare. Visiblement, c’est le texte qui est servi par une mélodie répétitive et simpliste. Il nous parle de la nécessité de s’élever (lien avec l’échelle de la pochette je suppose) et ainsi d’appréhender le monde qui nous entoure et son rapport à Dieu car c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est la première fois, il me semble, que cette ferveur divine est ainsi évoquée dans un titre. Il me semble également qu’on ne la retrouvera ensuite qu’avec Anna Stesia. Le dernier titre est encore une fois surprenant, mais je commence à en avoir l’habitude maintenant. « Temptation », morceau soul/bluesy aux accents rock est une ode à la tentation sexuelle, à la chair, à la luxure et au stupre. Le solo de guitare en milieu de titre lui-même est « sexy » et tout à coup après une déclaration limite « pornographique », une voix divine semble résonner et rappeler le débauché à de justes pensées qui doivent privilégier l’amour au sexe. Mais ses dernières phrases me semblent beaucoup trop ironiques pour me convaincre qu’il a compris le message. Il me semble davantage que, comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il promet de ne plus le faire tout en échafaudant déjà un autre plan pour arriver à ses fins. Rappelons qu’il ne fait que commencer ses « sexual adventures »…
J’attaque donc ensuite «SOTT» ! Que dire de cette œuvre…je crois qu’il faudrait y passer beaucoup plus de temps que je ne peux le faire à l’instant où j’écris ces lignes ! Je vais donc me contenter, aujourd’hui, d’une analyse concise et je pense m’atteler un jour à un décodage particulier de ce monument qui mérite bien un article à lui tout seul.
Sign O the times : le minimalisme pour l’efficacité, un titre qui scotche par la puissance provoquée malgré une « minceur » musicale étonnante.
Play in the sunshine : un morceau « rock’n roll » pur jus qui peu à peu évolue pour se terminer en pirouette sonore et vocale.
Housequake : Chaudron funk par excellence, ce titre est injouable et inchantable sauf par « Prince and the Band » Shock-A-Lock-A-Boom !
The Ballad of Dorothy Parker : Ballade electro-funky sympathique et attachante qu’on peut fredonner celle là !
It : Un des must de ce disque, en tout cas pour moi. Là encore, la concision musicale alliée à une mélodie aussi mince qu’un mannequin russe débouche sur une chanson d’une force incomparable.
Starfish and coffee : Pépite pop au refrain accrocheur qui démontre que décidément il connaît tout sur la musique.
Slow love : Comme son nom l’indique, un slow tout en guimauve que je zappe très souvent (oui ça m’arrive…)
Hot Thing : Là je retrouve MON Prince, celui qui pond des « armes funk de destruction massive ». Encore plus évident en live.. « Cat…danse pour moi s’il te plaît » !
Forever in my life : Le piège princier par excellence. Au départ vous vous dites : « Ridicule cette chanson » et à 3’30, vous la rejouez, et encore.. et encore…car vous voudriez qu’elle dure. Et c’est quasi sans instruments…les versions live sont toujours des monuments !
U got the look : pur style princier mais j’ai jamais trop aimé, je sais pas pourquoi !
If I was your girlfriend : Là c’est l’inverse (j’ai failli taper ivresse…lapsus révélateur…) je ne sais pas expliquer pourquoi cette chanson figurerait sans équivoque dans un top 5. J’aurais du mal pour les quatre autres, mais celle là…trop forte !
Strange relationship : lente déclaration assez hypnotisante par son rythme martelant
I could never take the place of your man : J’en parlais sur ATWIAD, encore un modèle de chanson qui devrait être étudié dans les écoles…les deux dernières minutes sont un monument à elles seules !
The Cross : Alors ici, chapeau…deux accords que même moi je sais jouer et au final une envolée musicale et spirituelle inégalée.
It’s gonna be a beautiful night : C’est sûr qu’elle devait être belle cette nuit : « and 6.000 wonderful parisians » .
Adore : La ballade soul classique avec encore une fois cette voix dont on ne parle jamais suffisamment !

Promis j’y reviendrais !
Avant de faire un prochain article sur « MUSICOLOGY » que j’ai acheté, forcément, en 2004, je termine mes acquisitions 2004 (oui…vous avez remarqué, il ne m’en manque plus beaucoup…) par un des touts premiers albums « PRINCE », tout simplement. En regardant la pochette on ne peut s’empêcher de repenser à l’une des premières apparitions de Prince sur un plateau télé où il répondait dans un langage bien particulier puisque réduit à sa plus simple expression. « I wanna be your lover » débarque en pleine période disco, période trustée par Travolta, les Bee Gees et CHIC. On sent tout de suite tout le potentiel créatif de ce jeune chanteur (20 ans) qui veut tout faire et qui fait tout. Tout, justement, est déjà dans ce titre : la rythmique, notamment en fin de titre, les sonorités particulières égrenées tout au long de la chanson, les riffs de guitare qu’on sent déjà très personnels. La voix haut perchée est elle aussi présente, une autre marque de fabrique…Léger rock pour la suite avec « Why you wanna treat me so bad ? », le refrain est un classique, avec une belle partie de guitare pour finir (déjà …) ! « Sexy dancer » représente la nuance qui existait à l’époque, entre ce que l’on baptisait « disco » et « funk ». Dans ce titre on sent toute l’influence de groupes comme Cameo ou les Bar Kays qui faisait de la dance-music « intelligente », enfin je me souviens que c’est ce que je défendais à ce moment là. Et en plus il sait jouer du piano… « When we’re dancing close and slow » est beaucoup plus qu’une simple chanson d’amour de plus. Le rythme lancinant et hypnotique reviendra souvent chez Prince, encore tout récemment. Ecoutez certains passages de « NEWS » ou « CNOTE », la filiation est évidente. « With you » est la friandise sucrée de l’album qui lorgne trop (à mon goût) vers « I’ll be there » des Jackson 5. Jill Jones l’a reprise plus tard sur son album. La suite est beaucoup plus intéressante : « Bambi ». c’est la vrai surprise de ce disque car on sent la veine rock que va peu à peu instiller Prince dans ses compositions, veine qui trouvera son apothéose sur Purple Rain. Le riff de guitare est inoubliable et le texte sulfureux (comme les autres d’ailleurs…). Puis ballade soul/jazzy avec « Still waiting » assez dispensable, avant le tube qui finalement ne sera pas immortalisé par Prince mais par Chaka Khan « I feel for you ». Là aussi, merci aux grands anciens, Maurice White en particulier, mais ne sont-ils pas là pour ça, Prince n’a t’il pas à son tour influencé d’autres artistes. Et un slow romantique et bien sirupeux pour terminer, mais c’était le lot de beaucoup de groupes de musique de danse de l’époque. Il se distingue tout de même de tous ces groupes dans la mesure où Prince écrit paroles et musiques de ces chansons, mais aussi qu’il en joue tous les instruments, qu’il arrange et qu’il produit cet album.
Voilà, la boucle se resserre autour de l’oeuvre princière mais il est bien difficile pour moi d’en tirer des conclusions définitives, cette œuvre justement étant en évolution continuelle et les ré-écoutes successives apportant leur lot de contradictions et de révisions de jugement. A suivre donc…

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8 commentaires sur “2004…achète CD désespérément”

  1. Christophe dit :

    Hi Didier !!

    Comme d’hab, encore du bon boulot et un bon résumé des différents styles propres à chaque chanson !!
    Ca pourrait inspirer ceux qui bne possèdent pas encore ces albums. Ils viennent, ils te lisent et hop ! ils achètent !

    A ++

  2. Willy dit :

    Salut Didier,

    Quand j’ai lu ta chronique, je me suis replongé
    à l’époque où je suis devenu fan de Prince
    (1987, grâce un copain qui me faisait découvrir « Purple Rain »)
    et, sur mon île, j’achetait religieusement ses albums annuels.
    Et moi aussi j’ai eu la même trajectoire en ce qui
    concerne  mon affiliation pour Prince.
    Ce n’est qu’en m’installant en France en 1992
    pour mes études que j’ai pu assouvir ma soif
    de rattraper ma lacune discographique princière.
    A mon arrivée en France, je ne possédais que les
    albums de 1988 à 1991 (en cassettes), alors je te
    raconte pas le bonheur que j’ai eu de pouvoir trouver
    ( en cd) tous ce que je voulais avoir de Prince ou de
    découvrir des albums et singles jusque là ignorés
    (les albums de 1978 à 1982 et les singles associés).
    L’album « B-Side » du best of « The Hits » fut mon unique
    jouissance d’écoute durant toute l’année 1993.
    En 1994 alors que je découvrais les albums méconnus,
    1995 fut la découvert des bootlegs (le dessus, immense, de l’iceberg).
    Maintenant, j’ai plus de 600 cds de Prince.
    Aussi, quand j’ai lu ton vécu, j’ai eu une pointe de nostalgie
    (bonheur qu’on a eu dans le passé et qu’on ne plus avoir de la
    même façon d’intensité en 2007).
    Et j’avoue que je t’ai envié de découvrir vraiment Prince qu’au 21ème
    siècle car avec tout (tout l’officiel ou l’officieux) ce que j’ai écouté
    de lui depuis 14 ans, je suis devenu blasé mais heureusement pas
    encore (et je pense jamais) aigri comme certains fans de la première heure.
    Si tous les jours j’écoute Prince, il n’y a plus l’effet de découverte
    du début et ton blog a eu l’effet de réveiller ma fibre de néophyte
    trop longtemps amorphe, c’est pourquoi j’aime tant ton blog
    car à chaque chronique, tu me donnes envie de me replonger
    dans une chanson, un album passé, et je le fais en néophyte.

    @+

  3. juniorthierry dit :

    Salut Didier.

    A part quelques rares exceptions, j’ai exactement la même analyse que toi sur les albums et les morceaux que tu chroniques.

    Je trouve que les albums de Prince vont plus ou moins par deux, dans le style musical, avec une certaine évolution bien évidemment. For You et Prince sont disco-funk, Dirty Mind et Controversy plutôt rock, 1999 et Purple Rain forgent les bases du Minneapolis Sound, ATWIAD et Parade vont vers la pop et le psychédélisme, SOTT et Lovesexy vers un jazz-funk synthétique, Batman et Graffiti Bridge vers un rock-funk, synthétique aussi, etc. Mais c’est mon analyse très personnelle…

    Bien que j’ai fait le figurant dans le clip de U Got The Look (dont les 3/4 furent tournés à Bercy), je déteste ce morceau… Et avais-tu déjà remarqué que les montagnes qui sont sur le fond de la pochette d’ATWIAD forment le corps d’une femme allongée (les jambes à gauche, les seins à droite). Ou alors « it was just my imagination… »

    A bientôt, Mister.

  4. Juniorthierry dit :

    Merci, merci…
    Je trouve la remarque de Willy très vraie : tu nous donnes l’envie de nous replonger dans certains albums, sur certains titres, que l’on avait quelque peu délaissés depuis des années (faut dire, il y en a tellement).
    Je trouve que Bhan nous gâte avec ses infos et ses bonus mais elle a tendance (elle le reconnait elle-même) à trop intellectualiser. Alors que sur ton blog, c’est avant tout l’émotion qui parle.
    Monsieur Prince se doute-t-il de la chance qu’il a d’avoir un fan comme toi ?

  5. Didier dit :

    Ca me donne une idée tiens, je vais postuler chez Paisley Park comme commercial…je demande pas la une comme salaire, juste des places gratuites de concert VIP à 1 mètre de la scène…
    On peut rêver ? Merci pour la visite

  6. Didier dit :

    Merci Willy pour ton témoignage de fan endurci. Tu le sais, je l’ai déjà raconté, mon addiction s’est construite au fil de ma vie avec ses hauts et ses bas, donc pas toujours du temps à consacrer à la musique. C’est la raison pour laquelle j’ai (encore) la chance de « découvrir » aujourd’hui et ces vicissitudes de la vie m’ont appris qu’il faut prendre les choses comme elles viennent et ne pas toujours vouloir provoquer leur venue. C’est en tout cas ma philosophie de la vie en général…
    Je sais que je n’ai pas la connaissance « encyclopédique » de certains, et que je n’ai pas non plus de collections à faire pâlir le fan débutant, j’essaie de transmettre comme je peux cette « histoire » car c’en est une et surtout les raisons pour lesquelles je la vis ! J’ai pas mal de choses de lui mais finalement je ne suis pas forcément intéressé par le nombre. Ce qui m’intéresse davantage c’est de partager, quelquefois seulement des impressions, pas nécessairement de la musique. En toute modestie, c’est un des traits de caractère qu’il doit posséder et je regrette d’autant plus l’attitude certains que tu dénonces à juste titre et qui aujourd’hui bavent de plaisir sur sa perf de Montreux !
    Il ne se passe plus dorénavant une journée sans que je l’écoute et le plus difficile pour moi c’est, chaque matin, de choisir ce qui va m’accompagner tout au long de la journée…un jour il faudra bien que j’essaie d’écrire sur ces sentiments profonds !

  7. Didier dit :

    Salut Thierry et merci de ton passage…et merci également pour cette remarque fort pertinente et qui ne m’avait jamais sauté aux yeux malgré son évidence, je parle des duos d’albums…
    Euh…pour la pochette je vais retourner jeter un oeil……………………………………………………………………………..bein merde alors t’as l’oeil à tout toi et pourtant j’suis un connaisseur en la matière. Aaaah, « juniorthierry ma tuer »….   ;-)

  8. Didier dit :

    ..Je ne sais pas, en revanche je sais la chance que j’ai de l’avoir rencontré, musicalement s’entend, et c’est justement l’émotion dont tu parles que je voudrais un jour pouvoir exprimer autrement que par des ressentis vis à vis de son oeuvre. Car même s’il faut avouer que les périodes ne sont pas équivalentes en qualité, je suis sûr qu’il n’a jamais rien fait au hasard et qu’il s’est investi tout autant dans Purple Rain que dans Rave…
    Je suis sûr qu’Anne est guidée, elle aussi, par une passion au moins aussi forte que la mienne et qu’elle l’exprime à sa manière, avec un vécu certainement tout autre et, il faut le reconnaître, une maestria peu commune…

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