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Planet Earth

30 juillet 2007

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NON !!!…………………..Je ne dirais rien sur Planet Earth…………………… tant que je n’aurais pas le CD entre les mains…………………je n’ai rien téléchargé……………..je n’ai rien écouté hormis le single « Guitar » qu’il était difficile d’éviter……..en même temps c’était le titre de lancement…mais même sur lui je ne dirais rien.…….…Après le 23 juillet…normalement…
le 23 juillet c’est aujourd’hui et CA Y EST…le facteur vient de passer et de me déposer l’objet tant attendu. Vous me direz ce que vous voulez mais rien ne vaut cette fébrilité qui s’est emparé de moi, le coeur qui bat un chouïa plus vite (et merde je m’suis coupé en ouvrant cette saloperie de cellophane…véridique !!!). Vite un pansement et je déballe enfin la chose. Une pochette qui fait zip zip comme les images dans les Vache qui Rit d’antan…j’ouvre et je le découvre…il est magnifique…assumant pleinement sa singularité, pantalon-bustier  cintré en cuir, chemise rouge passion col pelle à tartes, pilosité pectorale en avant, accessoires (pendentif symbol et retour de l’oreillette NPS). La galette est là aussi (heureusement…lol) et l’Afrique est mise en évidence ! Voilà, maintenant je pars pour au moins trois jours d’écoute. Rendez-vous certainement le WE prochain pour un premier avis !
Le 30 juillet 2007, je rends ma copie…Bonne lecture !
PLANET EARTH

Parce qu’on ne peut pas appréhender l’œuvre d’un artiste sur une seule écoute rapide de fichiers M(aousse)P(ourris)3…
Parce que le respect dû à l’artiste m’oblige à un peu de patience et à consacrer un peu de mon temps à essayer d’avoir un avis objectif sur dix titres qu’il a peut être travaillé et retravaillé des dizaines de fois (pour certains)…
Parce que depuis ce 23 juillet, j’écoute cet album pour en saisir toutes les nuances, pour en dire des choses réfléchies ; et que chaque jour me plonge davantage dans cette réflexion ; et que décidément je ne peux me résoudre à faire quelque chose de rapide…
Parce que Prince ne fera jamais rien d’autre que DU Prince, et qu’il ne faut plus s’attendre à autre chose, après tout vous demandez toujours un beefsteak bien tendre à votre boucher, quand je dis DU Prince, je veux dire une chose que vous n’attendiez pas, qui vous surprend et fait débat.…
Parce que, enfin, à presque 50 ans, je ne suis pas dans le trip actuel de la consommation rapide et insipide, de l’élimination organisée et de l’illusion musicale…
Ah ! Il reste un « parce que » ! Parce que, donc, je n’ai aucune raison de ne pas être partial et de ne pas dire du bien, si je le ressens, sur un artiste que j’aime depuis près de 25 ans… ! …Même s’il ne révolutionne pas la musique actuelle avec son nouvel opus ! Néanmoins, voici mon décryptage de l’œuvre avec toute la partialité qui me caractérise, avec comme d’habitude une grosse dose d’interprétation et aussi (c’est l’essentiel…) toute la passion que j’ai pour lui ! (et avec un nuage de naïveté aussi je le sais…)

Planet Earth

Si vous regardez la discographie princière à la loupe, vous vous apercevrez qu’il démarre rarement un album avec un titre de cet acabit, habituellement, c’est la claque d’entrée (Controversy, 1999, ou 3121) ! C’est classique, il nous balance normalement un titre qui « envoie » et pas forcément un titre « concerné » (hormis S.O.T.T…) ; « fédérateur » il l’est tout de même, dans le thème qu’il aborde. Ode à la planète Terre et message pour ses habitants, ce titre démarre par quelques notes de piano égrenées comme dans une chanson enfantine (mais style Stephen King) pour enchaîner sur l’hymne princier dans toute sa puissance, un peu lourde parfois, mais tellement prenante. On pense (sans comparer hein !) à « Kashmir » de Led Zep ou « The show must go on » de Queen. Un titre improbable aujourd’hui et qu’il fait pourtant. Le texte, après une entrée en matière sur la fragilité de notre monde (…dans le creux de ta main…) aborde ensuite d’autres problèmes planétaires surtout humains et finalement pas seulement environnementaux. Soudain en milieu de titre, un break tout en légèreté vous ramène soudain à la réalité de notre monde et à son insouciance vis à vis de ces (nos) problèmes. On se croirait presque dans une pub « DIM » ou dans le « Could it be magic » de Donna Summer. J’y vois le signe d’une mise en garde sur l’attitude de l’homme et sa manière à lui d’attirer notre attention sur ce qu’il a dit auparavant, sur notre conscience qui doit aujourd’hui être planétaire et non plus réduite à notre seul lieu de vie mais également sur le fossé et l’injustice qui existent entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.
Il termine sur la guerre, celle, inutile (elles le sont toutes…), qui mine encore quelques pays aujourd’hui, celle qu’on voit à la télé entre un clip vidéo et une émission de télé-réalité, celle qui fait des milliers de malheureux résignés sur leur sort, finalement celle avec laquelle nous sommes contraints de co-exister car je crains qu’elle ne soit inhérente à l’homme… nous ne sommes pas encore suffisamment évolués pour la bannir totalement. La preuve, ça n’est finalement qu’une chanson et sa guitare nous rappelle qu’il est aux manettes…le solo final est stratosphérique, tout en puissance délivrée d’un seul coup, comme un orgasme « protestataire » qui éclabousserait ceux qu’il dénonce et qu’il menace aussi quelque part. L’écho de guitare final ressemble d’ailleurs furieusement à un message de prévention des foudres divines. Le coup d’gueule de l’album à coup sûr, coup d’gueule un peu naïf et tardif (comme tout l’monde d’ailleurs) mais mieux vaut tard que jamais ! J’aime ce titre pour sa grandeur un peu « kitsch » et pour le message qu’il délivre, après tout il faut bien vendre aussi et utiliser les thèmes à la mode n’a rien de racoleur si ça peut faire avancer les choses. On ne peut pas lui en vouloir pour ça. En plus on sait tous (nous…) que Prince a toujours aidé les autres, souvent sans que cela se sache publiquement d’ailleurs ! NUMERO 6

Guitar

De la même manière qu’il faisait succéder « Get on the boat » à « The Dance » sur 3121, il nous fait passer brusquement d’une sensation à une autre en moins de 2 secondes (je déteste ça…). Je me suis longtemps demandé pourquoi il reprenait « Johnny B good » à Vegas et c’est seulement en ré-écoutant la version album que la lumière fût. Chuck Berry et Muddy Waters sont venus hanter ses nuits et lui souffler les notes qu’il devait aligner pour écrire ce titre. On est dans les fondements mêmes du Rock’n roll et partant, du blues, avec la simplicité (toute relative) de l’alignement de trois accords. Cette version est dix fois meilleure que la version « salle de bains » ayant circulé il y a quelques mois. Car plaquer trois accords c’est une chose, en faire une « rengaine » qui ne vous sort plus de la tête, c’est autre chose et ça il sait faire. C’est le genre de morceau qu’il faut absolument écouter un matin où vous vous êtes levé sans envie, parce que vous devez le faire même si le cœur n’y est pas. Cette chanson c’est un anti-dépresseur sans « contre-indications », sans « effets non souhaités ou gênants », sans « effets indésirables » hormis le fait que vous avez l’air d’un babache à chanter tout seul dans votre voiture. Bref ! c’est le « hit » de l’album ! La guitare est électrique à souhait, LES guitares devrais-je dire (Merci Wendy…), la descente d’accord est imparable, les solis sont parfaits de simplicité et d’efficacité, rien à dire ce titre est un must et doit le réconcilier les nostalgiques des années 80 ;-)
Côté texte, il nous fait son Carlos qui « pré-fère man-ger à la cantineuhhh ». Au moins on comprend aujourd’hui pourquoi il ne parvient pas à rester avec la même femme très longtemps, c’est qu’à chaque fois il doit répondre à l’appel de la guitare qui telle une sirène de Capri séduisant enfin Ulysse, le ramène vers ses six cordes si tentantes. Dés le premier appel d’ailleurs, il ne se pose pas de questions et plante sa copine au pied du club. « Demerde toi, si tu veux boire demande à quelqu’un….faut pas trop te la jouer surtout quand on fait c’que tu fais…faut pas te la raconter non plus sur notre relation…bref si t’es pas contente casse toi ! » Cette chanson est un monument de muflerie et de goujaterie et j’ose espérer que c’est du 2ème degré mais on ne sait jamais avec lui, il aime tellement sa guitare (c’est d’abord « MA guitare », puis « CETTE guitare » pour finir sur «Bon tu connais la suite », l’air de dire « tu m’fais suer t’as pas encore compris ! ») et après tout, la guitare n’évoque t-elle pas les courbes rebondies d’un corps féminin, il est peut être fétichiste…qui sait ? Nan je rigole, un mec qui a écrit « The one » ne peut pas être le gros macho qu’il dépeint, quoique…quoique… NUMERO 5

Somewhere here on earth

Véritable déclaration d’amour qui rompt avec l’image laissée par Guitar, ce titre est la perle de l’album, j’ai pas dit ma préférée hein, mais nul ne peut rester insensible, non seulement au texte qui est simple et sincère pour le coup, mais surtout au thème musical. Les craquements vinyliques « seventies » plantent le décor d’un slow calibré au micron. Attention pas le slow baveux et sirupeux des fins de bal de sapeur-pompiers, non…le slow classe et scintillant, laissant comme une sensation de nostalgie bien agréable. Les nappes de flûte, la trompette bouchée, les cumulus de cordes et les touches délicates de piano tissent une toile de douceur et de sensualité ; le dédoublement jazzy de batterie vous arrache un petit sourire car décidément il est trop fort. J’y vois aussi un « manifeste » qui nous informe que : « Voilà c’est ça le Prince du 21ème siècle, voilà ce que j’ai envie de faire aujourd’hui ! » Tout à l’heure j’évoquais une image bouchère pour dire qu’il ne fera jamais que du Prince, ça ne veut pas dire qu’il doit toujours faire la même chose, c’est comme si vous vouliez cinq enfants identiques, la richesse naît de la diversité.
Par dessus tout, ce qui me marque dans cette chanson, c’est quand même la voix. On en parle jamais assez d’ailleurs à mon goût. Et dans ce titre, il laisse toute son émotion circuler à travers ses cordes vocales, on se remémore ses premières chansons et sa voix si pure et si cristalline. Trente ans plus tard, elle est toujours là, un tout petit peu plus grave, mais si peu, et toujours aussi « frissonisante ». Par instants, on se laisse aller à discerner des accents de Nina Simone, voire d’Eartha Kitt quand la voix se fait plus granuleuse mais la seconde d’après il retrouve toute sa luminosité. Presque six minutes ? déjà finie ? oh non….replay…! NUMERO 3

The one U wanna C

Putain je viens de faire un bond de 27 ans en arrière…1980…sortie de Dirty Mind et sur l’album une pépite pop « When you were mine » qui (déjà ) nous fait faire un grand écart avec le titre précédent. Quatrième chanson, quatrième style ; mince il a décidé de nous faire la grande parade des styles musicaux. Il a surtout décidé de faire très commercial sur ce coup là, car ce titre est parfait pour un second single. Au bout de trente secondes vous avez chopé la mélodie, vous chantez la chanson comme si vous la connaissiez depuis vingt ans. Les guitares sonnent très seventies et pour un peu on singerait Travolta dans Pulp Fiction, « deux doigts coupe-faim » devant les yeux ou l’on se fendrait d’une choré « chute dans la piscine », pantalon pattes d’eph’ aux fesses et chemise col « pelle à tartes » largement ouverte sur deux ou trois colliers plaqué or…la ligne de basse est mortelle et les couplets s’enchaînent à vitesse grand V. Même la voix a les petits « gazouillements » des rockers des années 60. Côté paroles, on est dans la plus pure des leçons de séduction « Prince’s Mode ». Après le macho de Guitar, le Valentino de Somewhere…, voici Casanova, le mec sûr de lui qu’à rien à faire, qu’a juste à « représenter »  ! d’accord t’es le seul qu’elle veuille voir mais fais gaffe quand même, les filles d’aujourd’hui se laissent plus forcément prendre à ce petit jeu. A relire encore le texte, je crois qu’il a du bien s’amuser sur ce titre… NUMERO 7

Future Baby Mama

Premier coup de cœur avec cette « future petite mère ». Rythmique « Fé’Linn » et sonorités princières arrivent en force et toutes en délicatesses. Petites poussées de synthé chaloupées, puis descentes d’accord de guitare acoustique, tout est dit nous sommes dans le diamant, y’a plus qu’à tailler ! Refrain quasi monocorde mais ô combien séduisant… « Ma’Linn » cette chanson ! Impossible de décrire l’assemblage de sons et de trouvailles qui tissent ce must-listen ! On entend parler beaucoup aujourd’hui en France de « AIRENBILLE » à propos de tout et de rien, à croire que cette étiquette débarquée d’on ne sait où un beau matin doit absolument qualifier tout ce qui a un rythme un tantinet soul/funk. Sauf que la plupart de ce qui sort sont, au mieux des resucées de vieux standards, au pire des merdes infâmes (ça va, je sais y’a des exceptions). Vous voulez une leçon de « soul et de rythm’blues », les vrais, ne cherchez plus, cette chanson en est l’archétype. Elle « ca’Linn » aussi la bougresse, difficile de ne pas s’imaginer ailleurs…aux bras d’une jolie fille « fé’Linn » et langoureuse…sur le front de mer d’une ville sud-américaine…les yeux dans les yeux…lui susurrer des mots d’amour et l’emmener dans une décapotable…au son de cette merveille…et jusqu’au bout de la nuit… Bon, ça va on a le droit de fantasmer un peu non… on peut, l’espace d’un instant s’imaginer en Cary Grant enlaçant une Grâce Kelly sur la Riviera ? Non…!!! En fait lui, il est plus dans le rôle de celui qui connaît tout, qui a beaucoup vécu et qui est en mesure de donner les rudiments de la vie à deux. Donc il joue le mec bien, qui tape pas sa femme, qui est attentif, serviable, aux p’tits soins, bon père et tout…et tout. Mais on est tous comme ça cher ami, « C’LINN », j’en suis sûr. Bon je maintiens, premier coup de cœur qui va être dans le peloton de tête. NUMERO 2

Mr GOODNIGHT
Deux secondes et un délicat frisson me parcourt l’échine, une sonorité particulière évoque tout de suite un titre qui pour moi est un des sommets dans la carrière de Prince, je veux parler de « If I was Ur girlfriend ». Mais ça dure peu…peu importe, le mal est fait ! Je ne chercherais pas à vous expliquer pourquoi, car il y a des choses (quand même) qu’on ne peut pas ou qu’il ne faut pas expliquer ! C’est MON titre de l’album, celui que je peux écouter 20 fois de suite. Je ne dis pas que c’est le meilleur, je sais même que certains vont me dire que je suis à côté de mes pompes, mais rien n’y fera, marqué à vie je suis ! Pour moi tout est parfait, rythmique, musicalité, voix et surtout le plus dans un classique princier, c’est ce petit « truc » qui fait la différence et qui personnellement me convainc à chaque fois. Là c’est pas grand chose encore, trois notes de xylophone je crois (?) qui reviennent régulièrement ponctuer le « soft rap » de Prince. Comme quoi la passion peut tenir à presque rien. Ne cherchez pas à me dissuader, si vous me connaissiez bien, vous sauriez que je suis plus têtu qu’un mule !!!A part ça, ce « marchand de sable » érotique, car il s’agit bien de cela, s’égare à nouveau sur le chemin de la séduction. Le refrain est clair, « si tu ne trouves pas le sommeil ou si tu te sens mal, appelle moi, on va régler ça et tu m’en diras des nouvelles et en plus tu vas devoir partager car tu ne pourras pas le cacher aux autres filles ». Il est décidément assez macho quand même et passe allègrement de l’admiration sans bornes à une sorte de supériorité intrinsèque. Bon c’est vrai les femmes ne savent pas non plus toujours ce qu’elles veulent, c’est peut être lui qui a raison, lui qui distille des doses de ces attitudes si différentes quand c’est nécessaire (ou quand ça lui chante…). J’avais déjà remarqué ça dans le clip de « Sexy MF » : « you, you and you…comin’ » comparé à « The most beautiful girl in the word », cette alternance de respect inconditionnel et de « mâlitude » assumée. Mais il aime aussi le fantasme et son couplet sur l’épisode de l’hôtel aurait pu s’inscrire dans « Future Baby Mama »… et il prépare la soirée de sa vie, lui que tout le monde appelle Prince mais qu’elle peut appeler « Monsieur Bonne Nuit ». La star aurait-elle décidé de payer de sa personne avec sa nouvelle petite amie…la fin de la chanson est sans équivoques et c’est un pied de nez (involontaire ?) à ceux qui critiquent ses préférences religieuses actuelles qu’il ne faut en aucun cas comparer à ce que vous pouvez éprouver par rapport à la situation en France mais j’en reparlerais ! En tout cas, vous l’avez compris et c’est inscrit dans le marbre, NUMERO 1

All the midnights in the world

Que disais-je déjà ? « lui qui distille des doses de ces attitudes si différentes » Boum ! Voilà une jolie déclaration « d’amour toujours, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Bon, y’a toujours un titre qui passe pas trop sur un disque de Prince et celui là a une belle tête de vainqueur. Ca fait assez chanson « feu de camp scout » ou « retraite spirituelle avec Hugues Aufray » et j’aime pas (2’21 heureusement …). Tout juste peut-on sauver la voix et ses changements de registre certainement pas évidents mais c’est tout ! Là aussi, pas de retour possible, désolé…! NUMERO 10

Chelsea Rodgers

Madre de dios ! Vite je dois ressortir mon sac Auchan. Eh oui, il y a 25 ans quand j’écumais les boîtes de nuit de mon coin avec les potes, « costard croisé et Rose Royce’n the car », on avait coutume d’avoir un sac Auchan dans la voiture pour les soirs de pluie, bin oui dans l’Nord y pleut souvent ! Et nos brushes ne pouvaient supporter la moindre goutte de pluie…Tout ça est dans cette chanson, les fantômes défilent devant mes yeux tristes pour toujours. Ou sont-ils ? Rose Royce, Gapband, Fat Larry’s Band, BarKays, Cameo, Kool and the Gang, One Way, Chic…arrête tu te fais du mal, en plus tu vas devenir méchant et outrancier comme d’habitude, j’te connais, tu vas encore dire que la musique de danse d’aujourd’hui n’est rien d’autre que de la M…en pain d’1 kg, allez reviens à ton sujet ! Sorte de « Ska/Funk » réchauffé dans un roux de Rodgers/Edwards, Chelsea Rodgers c’est le titre consensuel de l’album, celui qui va réunir tout l’monde « on the dancefloor » et c’est bien car c’est encore là qu’il fait toujours l’unanimité. C’est Shelby qui chante ? je suppose…superbe en tous cas, une voix des 60’s comme on en fait plus, et ces descentes de piano à la Raymond Jones sur le « Good times » de Chic. Bon j’ai rien à dire sur le texte, l’est aussi psychédélique qu’une vieille pochette de Sly.
Allez,
on enfile un costard (rentre ton ventre bordel…),
on cire les pompes (semelles bien lisses, le chaloupé doit faire briller les yeux des filles..),
un dernier coup de peigne (non je ne ferais pas de teinture…)
…and “Gettin’ dirty at the club again”
NUMERO 4
Ps : Ca a l’air d’être sa nouvelle girlfriend !

Lion of Judah

Ouh là c’est l’intro de Purple Rain ma parole…ah bin non, c’est plus Cinammon Girl…et finalement non c’est… encore autre chose, je sais pas dire quoi…seraient-ce les accents « Policés » qui laissent cette impression de déjà entendu. Bon je dois dire que je suis mitigé, là j’aime et l’instant d’après ça me gave, rien à foutre du Lion de Judée, c’est qui lui d’abord. Bon allez je vais faire style ARTE et vous faire un peu d’histoire : Parmi les emblèmes des douze tribus d’Israël, le lion de Judée est prééminent. Il symbolise la force, maîtrisée et disponible, une puissance tranquille prêt à se lever pour défendre pays et peuple.
Au temps du roi Salomon, dans son palais, des lions se dressaient de part et d’autre des sept marches de l’escalier menant au trône. Aujourd’hui deux lions protecteurs ornent les entrées de certains quartiers généraux de l’armée et çà et là sur un mur est sculpté un lion rugissant, prêt à mordre et à broyer (source Internet).
Plus prés de nous, Hailé Sélassié Roi d’Ethiopie fit sculpter un immense Lion de Judée pour son palais d’Addis-Abeba, ce lion était censé représenter l’essor africain, il apparaît également sur le drapeau éthiopien car il représente aussi l’empereur Hailé Sélassié, libérateur de son pays et redevenu Ras Tafari après la guerre, il impulsera une politique de développement de son pays et symbolise la résistance à l’opresseur, il meurt assassiné par des militaires, laissant le pays partir vers un destin que l’on connaît. Mais le plus important c’est ça :
Haïlé Sélassié, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, descendant du Roi David et donc de Dieu, ainsi annoncé en 1916 par Marcus Garvey, est proclamé négus en octobre 1928. Un autre fragment du discours de Garvey en 1916 laisse aussi entrevoir : « Cherchez en Afrique le couronnement d’un roi noir, il pourrait être le Rédempteur. » Le rastafarisme est avant tout une religion qui se caractérise par ses nombreux emprunts au christianisme auxquels sont ajoutés une mise en valeur de l’Afrique et particulièrement de l’Ethiopie considérée comme la terre promise et donc lieu de rapatriement de tous les rastafaris. C’est un culte messianique dont le centre est l’Empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié : la dernière réincarnation de Dieu sur Terre. (source Internet).
Et surtout ça : Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d’agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l’accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.En effet, le « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs » (1 Timothée 6:15) de la Bible ressemble beaucoup aux titres traditionnels millénaires de Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié Ier : « Empereur d’Ethiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l’Univers ». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l’hindouisme, Howell considère Sélassié (ou « Jah », de Jahovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible (source Internet – Bruno BLUM).
Mon but n’est pas de lancer le débat sur Jehovah, après tout il croit en ce qu’il veut, mais certains ont tort de focaliser sur ces visiteurs à petite valise qui viennent parfois vous déranger un dimanche matin. Un jour, je lavais ma voiture, et j’ai eu la visite de deux d’entre eux. Pour voir, j’ai accepté de discuter un peu, même si d’après eux je n’étais qu’un « vil fornicateur » puisque pas marié et au bout de dix minutes je les ai congédiés ! Trop saoûlants ! Plus tard, ma femme faisant de la sculpture, nous avons du aller en Belgique travailler quelque semaines dans un atelier dirigé une personne membre de cette congrégation. Pas une seule fois, sa religion n’a été évoquée. A aucun moment il n’a essayé de nous embrigader ou essayé de nous tester. Comme quoi, la pratique peut être différente suivant les pays et les hommes. Finalement cette chanson est plus importante qu’il n’y paraît et il faudra que j’y revienne car c’est, en plus, une chanson où il semble sincèrement parler de lui. NUMERO 8
Resolution

Quand le texte prime sur la musique ! J’aime Prince aussi pour ce qu’il écrit et pas seulement pour ce qu’il compose. Musicalement ça ne me parle pas trop et dans ces cas là j’examine d’un peu plus prés le texte et là encore nous sommes à des lieues d’un « Get Off ». Là ou « Planet Earth » est un titre un peu naïf et porteur d’espoir, c’est en tout cas le sens que je lui donne, « Resolution », comme son nom l’indique, nous invite à réfléchir sur l’attitude qu’il nous faut adopter si l’on veut NOUS sauver. Le texte est assez désabusé car le doute l’assaille : « Combien veulent réellement prendre une résolution ? ». C’est vrai, des résolutions on en prend tous un jour l’autre, arrêter de fumer, arrêter de bouffer, arrêter de râler, bref, des « sottises » qu’on applique jamais. Croyez-moi, le jour où vous voulez « vraiment » quelque chose, pas besoin de résolution, faites le ! Et c’est ce qu’il semble nous dire, si l’on veut la Paix, il faut la faire ! C’est sûr l’auto critique n’est pas facile et être mis devant ses propres contradictions est « difficile à avaler », j’ai beau dénoncer moi aussi la guerre, qu’ai-je fait dans ma vie pour lutter contre toutes ces guerres ? Vous me direz, c’est pas uniquement de ta faute, que peux-tu faire contre les guerres qui « pourrissent » en Afrique ou au Moyen Orient, à mon petit niveau, rien bien sûr, je me contente de ne pas me disputer avec mes voisins, c’est déjà ça…mais il nous le dit : « le problème avec les gens c’est qu’ils ne font jamais ce qu’ils disent ». Tous les cessez-le-feu, toutes les (?) résolutions de l’ONU s’écroulent souvent sous la folie des hommes, je le disais au début, la guerre est EN l’homme, vrillée au fond de son corps, ne demandant qu’à se libérer, qu’à se « MisterHydiser ». Qu’on ne s’y trompe pas, si demain la situation le nécessitait, nous deviendrions, pour la plupart, ces êtres uniquement préoccupés par la défense de notre famille, des nôtres, de notre pays. C’est vrai que « l’on a rien à perdre à essayer » et qu’on peut se dire que nous sommes civilisés, que la guerre a disparu depuis 50 ans, que nous avons peut être une mission mais l’amour peut-il suffire ?
Le contraste avec la musique est assez déstabilisant car à l’écoute on se sent plus « en fin d’messe » qu’en militant de la Paix (en même temps l’un n’empêche pas l’autre…), ce que je veux dire c’est que le caractère « primesautier » de la musique n’est pas fait pour pousser à la réaction. Second degré ? pas cette fois ! il croit sincèrement ce qu’il a écrit, avec toute la candeur qui le caractérise parfois. C’est pas tellement ce Prince là qui me plaît mais cela fait partie du personnage. Vous l’avez compris, ça ne me fait pas grimper aux rideaux. NUMERO 9
Le classement a été ajouté après coup et correspond uniquement au ressenti que j’ai avec chaque titre et à ce que j’en retiens aujourd’hui. Ca évoluera avec le temps j’en suis sûr et il ne veut pas dire que « Lion of Judah » par exemple est un mauvais titre. Il me faudra peut être plus de temps pour en saisir toutes les qualités et pour me convaincre qu’il vaut plus qu’un « Guitar », mais ça vous le savez, c’est très subjectif…Finalement je reste sur ma première note ! Je reste donc très satisfait de ce nouvel album, il ne correspond pas à ce que j’attendais puisque je n’attendais rien de particulier, si ce n’est du nouveau son. Sûr, il ne sera pas dans le classement de tête de mes albums préférés, mais je l’ai dit, il a déjà révolutionné et influencé une bonne partie de la musique actuelle, on ne peut demander à quelqu’un de toujours être « révolutionnaire », il semble qu’il continue à assurer en live et c’est ce qui compte ! Je suis donc comblé, c’est un peu comme un lieu de vacances où l’on aime retourner. Chaque année on se dit, tiens cette année je vais aller là, ou là…et finalement au moment du choix, on se souvient de ça, de ça, oh…et puis de ça et finalement on y retourne…encore une fois…la dernière c’est sûr…en parlant de vacances d’ailleurs, encore huit jours et ce blog part en vacances jusque fin août, je mettrais un article rapide sur les 12’’ avec trois fichiers à télécharger et après, à moi la plage et le bon vin de Charente…

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26 commentaires sur “Planet Earth”

  1. Willy dit :

    Salut Didier,

    Pareil que toi, rien écouté……………..
    J’attends patiemment le jour de la sortie.

    Donc au 23 juillet

    @+

  2. Christophe dit :

    Hein Didier, qu’est-ce tu dit ???!!!

  3. juniorthierry dit :

    Allez Didier, fais pas ton biloute… Je déconne (mais j’ai bien retenu le mot). Tu as raison de rester vierge de toute écoute, j’aimerai avoir cette force mais j’ai craqué.

    En tout cas, le disque n’est même pas encore sorti qu’il fait déjà couler des fleuves d’encre. Même chez Bhan, la polémique est lancée.

    Résiste, tiens jusqu’au bout. Et j’espère que tu seras récompensé pour ta patience.

  4. Willy dit :

    Salut Didier,

    Moi aussi, l’attente devient insupportable donc j’ai téléchargé
    l’album pour soulager un peu mon impatience mais je ne l’écouterai pas (d’autant que selon le dire le son est pourri
    en 96 kps). Du coup je patiente en écoutant « Dream Factory ».
    Montreux grosse arnaque, le jour d’ouverture de vente sur
    le site internet du festival, il était impossible d’acheter une place
    (129 francs suisses soit 86 euros) pour le concert de Prince,
    tous les suisses ont sauté dessus lors de la vente samedi
    dans les points de ventes en Suisse.
    Et comme ils avaient droit à 4 places par personne,
    je te dis pas……………………..
    Un pote m’a envoyé un site suisse de vente aux enchères
    pour essayer d’en acheter une mais là aussi, belle arnaque,
    les suisses revendent leurs 2 ou 3 autres places
    (en toute hypocrisie) 500 à 600 euros.
    Du coup j’ai envoyé un mail au site du Festival pour savoir comment avoir une place et il m’ont répondu aujourd’hui
    qu’il avait gardé des place à vendre à 16h le jour du concert
    (sûrement pour éviter les vente au noir, un peu tard …..).
    Pour Londres, un autre pote m’a proposé une place à vendre
    mais bizarre je ne suis plus intéressé car selon la place et
    vu la grandeur de la salle, j’ai peur de me retrouver à regarder
    un « point » chanter.
    Sans vouloir gâcher ton bonheur (LOL), je ne crois pas qu’il
    fera 3 concerts à Paris (car s’il en fait un, ce sera à Paris)
    à cause de la législation et de la fiscalité française (ces mêmes
    qui l’ont fait choisir Londres plutôt que Paris pour les 21 concerts)
    Seul espoir un gros carton de « Planet Earth » en France.

    @+

  5. Juniorthierry dit :

    Alors pas trop déçu ? Heureusement, certains titres sauvent l’ensemble à mon goût mais on est loin du compte quand même.
    Donne-nous vite tes impressions, j’ai hâte de lire ta chronique.

  6. Eric dit :

    Bon il faut bouger dans la vie! Londre c’est pas loin !!!!

    On dirait que s’il n’est pas a moins de deux heures de route on y va pas ………

    Faut sortir de sa campagne parfois!

    comme dirait ……….. (tu nous le fais a chaque fois ! )

    oh non pas cela on dirait vraiment des petits vieux jamais sorti de leur village!

    décevant!

  7. Juniorthierry dit :

    Hummm… Je te trouve bien généreux avec cet opus. Pour ma part, je ne lui attribuerais qu’une note de 4/10 (chaque bon morceau valant 1 point, chaque morceau moyen 0,5 = 3 très bons, 2 moyens… donc 5 morceaux « puducul »).

    Je sais, je suis dur mais qui aime bien, châtie bien…

  8. Christophe dit :

    Hello Didier !

    Superbe review, comme d’hab !

    Elle est très personnalisée, of course, et du coup, l’ordre de préférences des chansons n’est pas étonnant !!
    Pour ma part, il est vrai que cet album a été difficile à ingérer dans les premiers temps. Puis, avec l’aide des lyrics, les choses se sont peu à peu décantées et maintenant, j’apprécie son écoute de plus en plus.

    J’attends maintenant de le revoir sur scène. Si tout se passe bien, ça sera le 24 août…

    Peace !

    Christophe

  9. gill68 dit :

    bravo pour l’article…cependant je trouve très bien All the Midnight dont l’ambiance me rappelle le Velvet underground…

  10. Justine dit :

    Coucou Pup’ ca y est j’ai pris le temps de lire ton petit article (c’est ironique mdrr)!!

    et puis bon bah pas besoin de te dire que ton article est comme d’habitude « très très bien décoré » mdr et écrit comme tu sais si bien le faire!!

    Pour le moment je n’ai écouté le CD qu’une fois mais je vais essayé de l’écouter un peu plus pour voir ce que celui la donne!

    Sinon je n’ai pas hérité de ta façon d’écrire de si beaux articles (Fauve en tout cas oui mdr) mais j’ai hérité de ta passion pour Prince lol

    Gros Bisous a ce soir mdr

    Ta fille Jus’t alias bébé lulu mdr

  11. Willy dit :

    Salut Didier,

    J’espère que les vacances ont été bonnes.

    Voici mon impression sur Planet Earth

    Quand j’ai lu les chroniques de Raphy et compagnie
    (qui avaient eu la chance d’assister à une pré-écoute de Sony)
    sur « Planet Earth » en général plutôt négatives,
    j’étais sûr d’une chose…………………………………………….
    J’ALLAIS AIMER CETTE ALBUM.
    Quand certain le décrivait comme un album pop/rock,
    j’ai tout de suite penser à « ATWIAD » et toute la
    production 85-86 que je considère comme le SUMMUM
    de la production princière.
    Et j’étais sûr d’une chose……………………………………………
    J’ALLAIS AIMER CETTE ALBUM.
    Et effectivement, cet album à tendance pop/rock,
    JE L’AIME.
    Contrairement à beaucoup de fans (surtout ceux des 80′s),
    je ne cherche jamais à comparer un nouvel opus de Prince
    avec sa production passée car j’estime qu’en faisant ça
    on boude son plaisir.
    (C’est comme si un inventeur de glace créait une glace à
    la fraise et le donnait à goûter et on le trouve très bon,
    un an plus tard, il  invente une glace à la vanille, et la
    aussi on pourrait l’apprécier mais si on pense au goût
    de la glace à la fraise de l’année précédente et le compare
    à celui de maintenant, c’est pas si sûr, ou encore mieux,
    c’est comme si on comparait sa femme actuelle avec son
    ex, aucune chance de l’apprécier à sa juste valeur).
    (parenthèse bateau).
    Le seule chose qui compte est………………………………….
    M’A-T-IL APPORTE DU PLAISIR A L’OREILLE ?
    Et là, OUI
    Il faut avouer que même si je suis un fan blasé, je reste
    fan et donc de ce fait, j’ai toujours aimé tous les albums
    de Prince même ceux considérés comme mauvais
    comme « Chaos & Disorder », car cherchant toujours
    quelque chose à sauver.
    « Planet Earth n’est pas un des meilleurs albums de Prince
    loin sans faux (bien que dans 10 ans………),
    mais un album original même expérimental (dirais-je)
    car Prince en 2007 nous sort un album où on poserait
    au vendeur la question suivant (si on ignorait la date de sortie)
    après écoute :
    « En quelle année dans les années 70 est sorti cette album ? »
    Prince nous a encore fait dans l’éclectisme mais cette fois
    en se plaçant dans les années 70, finit d’être avant-gardiste
    comme dans les années 80 où ces albums avaient 10 ans
    d’avance sur son temps, là comme pour « Rainbow Children »
    où il avait revisité la musique noir des années 60-70, il
    revisite la musique (tout court….blanche comme noire)
    des années 70 mais à la sauce Prince.
    Chaque morceau à une affiliation aux SEVENTIES,
    - Planet Earth, slow avec une mélodie très 70′s mais
       avec un break que seul Prince aurait l’audace de faire
       en plein milieu du morceau
    - Guitar, rock (très guitare) avec 3 accords répetitifs
       très tendance dans les 70′s qui allait plus tard donner
       naissance au Hard Rock
    - Somewhere Here On Earth, slow encore avec une mélodie
       très 70′s mais pour marquer le coup des craquements de vinyl
       (le vinyl symbole des années 70)
    - The One U Wanna C, une chanson bien pop 70′s à la Lennonienne
       mais nappée d’une sauce princière (intrusion d’une guitare country)
    - Future Baby Mama, un soul 70′s bien baveux et non pas un Rythm ‘n Blue
      (le thème Rythm ‘n Blue utilisé dès les 50′s pour désigner tout musique noir
       n’avait pas le même sens dans les 70′s pour les noirs)
    - Mr. Goodnight, une chanson hybride mêlant le rap du P-Funk et du
      Funkadelica (revolution du Funk james brownien dans les 70′s initié par Clinton)
      bien avant l’avènement du rap moderne et un funk à la El Debarge
    - All The Midnights In The World, no comment…………………………..
      à moins qu’il est voulu ici honorer les génériques de séries télévisées
      US des 70′s, génériques très prisés dans ces années-là et devenus
      cultes depuis ???!!!
    - Chelsea Rodgers, un pur, un bon, un jouissif Disco,
       le Disco le son par excellence des années 70
    - Lion Of Judah
    - Resolution, 2 pop à la beatles 70′s pour conclure
    Par cette démarche, Prince pour moi innove mais pas dans le sens
    que l’entend les fans hardcore (au niveau son).
    Beaucoup disent que c’est un album grand public pas si sûr,
    « balancer » une compilation des meilleures hits des 70′s c’est
    grand public (commercial pour le terme péjoratif) mais sortir
    un album d’inédits comme si on était au milieu des 70′s,
    c’est risquer donc pas grand public……………………………………….
    Maintenant comme toujours il y aura ceux qui aiment, ceux qui
    n’aiment pas et ceux qui détestent. Vaste débat stérile.
    Je vois que tu as listé l’ordre de préférence des morceaux de PE
    donc je vais faire la mienne aussi en comparant la tienne :

    TOI                                                             MOI

    n° 1 -Mr Goodnight                                 Somewhere Here On Earth   
    n° 2 -Future Baby Mama                       Resolution
    n° 3 -Somewhere Here On Earth        Chelsea Rodgers
    n° 4 -Chelsea Rodgers                         Future Baby Mama
    n° 5 -Guitar                                             Mr Goodnight 
    n° 6 -Planet Earth                                   Guitar
    n° 7 -The One U Wanna C                    Planet Earth
    n° 8 -Lion Of Judah                             All The Midnights In The World
    n° 9 -Resolution                                      The One U Wanna C
    n° 10 -All The Midnights In The World    Lion Of Judah

    AH les goûts, aussi énigmatiques que les mystères de l’univers
    En tout cas chez toi on voit que l’adepte du Funk prend le pas
    sur celui de la Pop.
    Moi ancien gros auditeur de Funk, j’ai appris à aimer la Pop
    (ainsi que le Rock d’ailleurs) avec Prince.

    Maintenant vivement une apparition TV (setlist Guitar-Somewhere Here On Earth-
    resolution) ou un DVD du Planet Earth England Tour.
    L’espoir fait vivre !!!!

    @+

  12. ASM92 dit :

    C’est marrant j’étais en train de naviguer sur ton site (chose que je fais fréquemment !) en relisant les articles en biais et je suis (re)tombé sur ta chronique de Planet Earth et je suis bien content ce matin car COMME TOI, et encore des mois plus tard, Mr Goodnight est pour moi le N° 1 de cet album et de loin (suivi pour moi en vrac de SHOE, Future baby mama, Chelsea Rodgers)… dès les premières notes, j’ai tout de suite kiffé et je peux me la repasser en boucle toute une journée sans problème… elle me met définitivement de bonne humeur, me fait sentir bizarre, différent, autrement… comme tu l’écris ça ne s’explique pas !

  13. ASM92 dit :

    C’est fou ça ! mais les titres que tu cites sont définitivement mes titres préférés des albums correspondants avec peut être (par album) : come, dorothy parker ou IIWYG, positivity (bien que là ça soit difficile pour moi car je crois que LOVESEXY est l’album que je préfère dans son intégralité !)… On ne se connaît pas mais j’ai l’impression qu’en ce qui concerne l’oeuvre princière, on a quasiment les mêmes goûts et ça fait plaisir… et moi aussi je n’ai pas honte de dire que PE EST UN BON ALBUM car sur 10 chansons pour moi il y a vraiment 4 morceaux transcendants (les 4 cités plus hauts) + planet earth, guitar, the 1 u wanna c qui sont de très bons morceaux + 3 derniers morceaux largement écoutables… donc que demander de plus à un CD ? Ah si, plus de chansons peut être, un beau livret couleur avec plein de belles photos et des crédits détaillés, une ou deux vidéos peut être (c’est la mode de ressortir un disque qq mois plus tard avec bonus !)… Mais bon PRINCE, lui, il s’en fout de tout ça, de la mode, de ce qu’il faut faire, de ce qu’on voudrait… car il est la mode à lui tout seul (toujours aussi classe je trouve, il n’y a que lui qui peut porter ces fringues sans être ridicule !) et surtout il est intemporel, universel… Ce qu’on demande maintenant c’est UN NOUVEL ALBUM STUDIO avant 2009 PLEAAAAAASSSSE !!!! et vivement le 9/09 ! et puis j’en profite je souhaite un BON ANNIVERSAIRE A SA SEIGNEURIE (une belle surprise dans la foulée stp !)…

  14. Didier dit :

    Très franchement après, aujourd’hui, une bonne vingtaine d’écoutes, je suis loin d’être déçu mais je ne suis pas non plus sur le cul. Je vais expliquer tout ça dans un bel article mais je crois que je vais mettre un peu de temps à le rédiger car j’ai commencé hier et je n’en suis qu’au premier titre…
    Pour être concis je rapporterais mon avis au nombre de titres, à savoir 7/10 ! En plus ça correspond au nombre de titres que j’aime vraiment au moment où je t’écris ces lignes. 7/10 c’est une belle note non ?

  15. Didier dit :

    J’espère te donner un éclairage différent quand j’aurais fini d’écrire mon article mais je crois que je vais encore mettre du temps car je m’étais mis à tout traduire pour en parler en toute connaissance de cause. Je mettrais cette traduction en ligne demain pour les non-bilingues (comme moi d’ailleurs…)
    Je te trouve dur en effet…mais je maintiens, j’en suis certainement à plus de trente écoutes et la note évolue…vers le haut…

  16. Didier dit :

    J’en ai un peu marre d’attendre, mais je ne lâcherais pas comme dirait Kirikou. Je ne vais quasiment plus sur le forum schkopi car ça ne parle que de ça, de Londres où je n’irais pas, de Montreux où je n’irais pas non plus….bref ça me gonfle. S’il vient l’an prochain je m’fais au moins trois dates !

  17. Didier dit :

    Bein oui, j’attendrais comme disait Dalida…je veux avoir les oreilles vierges pour m’imprégner de la chose ! et après je ferais ma review…

  18. Didier dit :

    Merci tisote…! J’ai vu ça en effet, chez schkopi et chez Anne mais je vais tout de même aller lui laisser un petit mot…je trouve quand même que l’on ne peut plus aujourd’hui conserver ce léger parfum de mystère et d’excitation mêlées qui entourait les sorties d’albums d’il y a vingt ou trente ans…

  19. Didier dit :

    OK…OK…
    Moi aussi je tiendrais, je ne l’écouterais pas, je veux avoir (comme LaRouge) les paroles, comme à chaque fois, car pour moi un titre est un tout et en général la musique est au diapason des textes.
    Quand à sa venue, étant bien situé…je pensais surtout à un live en France, un en Belgique, un en Hollande…en Allemagne etc…etc…

  20. Didier dit :

    Bon ! comment dire Eric…
    Oui il faut bouger dans la vie, Oui Londre(s) c’est pas si éloigné que cela, Oui il faut sortir de sa campagne (merci pour le cliché…) mais, car bien sûr il y a un mais, je n’ai jamais voulu que ma passion l’emporte sur ma vie, je vis avec, ce qui est totalement différent. Et pour le coup je préfère privilégier ma vie de famille, mes vacances et chose importante, le budget du foyer, au lieu d’assouvir un envie egoïste qui m’apportera deux heures de plaisir au détriment d’heures et de jours bien plus importants avec ma femme et mes filles.
    Si t’appelle ça « être un petit vieux jamais sorti de son village » alors j’assume ma sénilité précoce .
    Mais comme disait mon grand-père : « Mieux vaut entendre ça que d’être sourd »   :-)

  21. Didier dit :

    Merci !
    T’as raison, je crois pas beaucoup aux jugements à l’emporte-pièce et je vois pas comment on peut dire au bout de deux écoutes qu’un disque est une merde ou un chef d’oeuvre. Pour l’instant je le prends pour un bon disque, c’est le temps qui dira si c’est un chef d’oeuvre ou pas…j’ai bien une petite idée quand même…

  22. Didier dit :

    Ahh !!!! j’avais pas forcément tilté sur l’influence du grand méchant Lou sur notre petit Prince…mais je l’ai dit ça n’est qu’une première approche ! Depuis quelques jours justement j’ai cessé de l’écouter pour me débarrasser de ces premières impressions et je vais le prendre pour partir dans 15 jours…

  23. Didier dit :

    Salut Fille…et merci pour ces compliments ! Omar Sharif a dit cette maxime célèbre : « Les courses…c’est ma grande passion ! », moi je dirais que c’est lui ma grande passion et qu’à partir de là, écrire sur lui m’est très facile et comme je suis un cérébral qui aime bien les mots, le reste suit. Et si j’ai pu te transmettre un peu de ma « folle » passion, tant mieux, la relève est assurée ! Mais ne fais pas comme moi qui suis quasiment déconnecté du reste du monde musical. A ce soir bébé Lulu !
    Signé Pupup’ululup !

  24. Didier dit :

    Bonjour Willy,
     
    les vacances ont été reposantes à défaut d’être ensoleillées, mais on ne se plaint car nous pouvons tout de même nous évader une quinzaine, ce que beaucoup ne peuvent pas faire…en plus nous avons eu la chance de rencontrer, pendant un moment bien sympathique, de nouveaux amis (spéciale dédicace à Thierry et sa family…) et de parler de Prince et d’autre chose aussi… !
    OUI, moi aussi, je continue à aimer cet album, et je dirais même, de plus en plus. J’ai fait l’expérience de ne pas l’écouter pendant mes vacances et la re-découverte au retour m’a confirmé cette impression de départ. Certes ce n’est pas Lovesexy ou SOTT mais c’est un excellent disque, qui traduit l’état d’esprit d’un homme de 50 ans qui réfléchit sur sa vie et qui n’a plus à jouer les « barychnikov » sur scène ! Tu as raison de dire que l’essentiel est que ce disque apporte du plaisir, c’est quand même ce qu’on lui demande avant tout et là c’est gagné (moi aussi j’aime C & D…)
     
    C’est intéressant ce que tu dis sur les années 70 et ça me fait dire, et poser comme postulat, que beaucoup de ces morceaux n’ont pas été composés récemment. Je suis (presque) certain qu’il pioche dans son « réservoir » quelques compos anciennes et qu’il les « arrange » en fonction du moment où elles sortent. Je m’étais, déjà, fait la remarque pour Musicology, moins pour 3121 ! Je discutais récemment avec un ami photographe qui me disait avoir fait une série de clichés intéressants, notamment une photo et qu’il ne l’exposerait pas tout de suite. Le plus étonnant c’est qu’il m’a dit qu’il attendrait peut être dix ans avant de la montrer, voire plus. Devant mon étonnement, il m’a avoué qu’il n’avait jamais exposé certains clichés datant de 20 ans. C’est pourquoi je me dis qu’après tout il reste maître de sa production et du moment où elle est mise à notre disposition. Aimer ou pas est une autre question, un autre débat ( comme tu dis, stérile !)
    Belle analyse des titres, je vois que l’on se rejoint sur beaucoup de choses ! Bon, après… un classement est un classement (lol) J’avoue que Mr GOODNIGHT en number one, ça peut en faire sourire plus d’un mais c’est une réaction épidermique et elle ne variera plus ! c’est comme ça avec certains titres…et effectivement, l’adepte du funk prend toujours le dessus…

    Vivons d’espoir donc…j’aime bien l’idée du DVD England Tour…
     
    Merci pour ton passage !

  25. Didier dit :

    Merci ! c’est sympa de rester fidèle à ma prose pourtant si partiale ;-)
    Je vais t’avouer une chose, ça fait bien deux mois que je n’ai pas écouté Planet Earth, trop de choses à faire et surtout d’autres choses à découvrir ou à réécouter ! et je commence à me dire que finalement c’est un bon album mais pas transcendant…MAIS…effectivement ça ne changera pas mon verdict et on se rejoint là dessus, ce titre est MON titre de l’album, au même titre que « Letitgo » ou « If I was ur girlfriend » ou encore « Anna Stesia ». Je sais que ça fait bondir les puristes et après…qu’est-ce que ça peut faire…tes deux dernières lignes résument parfaitement ce que la musique doit inspirer de temps en temps ! Peace (et commente plus souvent ;-) )

  26. Didier dit :

    Je crois l’avoir déjà dit mais j’estime que l’on a tous notre propre ressenti vis à vis de son oeuvre et je ne me contente pas de ce qu’une certaine majorité décrète comme « bon » ou « pas bon », c’est ça la liberté. Je fais avant tout confiance à mes oreilles, mes tripes et mon coeur. Si on se rejoint dans l’approche musicale, c’est peut être que j’ai raison LOL. C’est sûr que pour certains je suis un mauvais interlocuteur et que je suis trés partial mais y puis-je quelque chose ? On ne peut pas se « tromper » soi même.
    Oui Planet Earth est un bon album, au même titre que 3121 ou Musicology et on pourrait remonter loin comme ça et Oui il y a de temps en temps un chef d’oeuvre, Lovesexy, SOTT ou The Rainbow Children. C’est vrai qu’il aurait pu se fouler un peu plus sur l’accompagnement mais ce qui compte c’est quand même la musique.
    J’attends avec impatience ce qui semble acquis, le coffret 21 nights et puis le nouvel album, je pense que ce sera plus pour la fin 2008/début 2009, tout simplement parce que cet homme a un besoin viscéral de créer et de montrer, même si les moyens nous échappent parfois…
    Je croise toujours les doigts pour le 7 juin 2008, on ne sait jamais…on peut rêver d’une réouverture du club avec un album à télécharger…oui…j’ai dit rêver !

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