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Si j’étais Robinson…

Jeudi 31 juillet 2008

…et que je sois naufragé sur une île déserte…
…et à la condition que Vendredi ait les formes pulpeuses à souhait d’une Monica ou d’une Laetitia… laetitia-casta-47
…mais également que l’île soit équipée d’une mini centrale nucléaire destinée à me fournir l’électricité nécessaire…
…j’emménerais bien ce qu’il est convenu d’appeler « ce qu’on emmènerait sur une île déserte » !!!

Après je me suis dit, pour que ça fasse sérieux, faut que ça soit difficile à mettre au point ! A savoir, faut que tu te creuses la tête pour que CE que tu emmènes, te comble pour le restant de tes jours. Ben ouais, une île déserte c’est une île déserte…même avec « Vendredite » pour combler tes siestes crapuleuses (oui…je l’ai appelé Vendredite parce que j’ai remarqué que tous les jours de la semaine sont masculins…), car à part la chasse à l’oursin pourpre ou la pêche à la Raie bouclée, tu risques de t’ennuyer ferme ! 033

(Petit intermède pour préciser que je parle de ce que j’emmènerais en termes de musique de Prince, mais vous l’aviez compris je suppose !)

Donc…d’abord on limite à 20 titres…déjà là…ça calme car en magasin on doit pas être loin des 7 à 800 titres disponibles !
J’avais ensuite le choix du thème…ou ce serait la compile « Best-of » avec les classiques « Kiss », « Purple Rain », « Cream » ou encore « Little Red Corvette », mais bon, faut avouer qu’à force, et même si on les écoute encore avec plaisir, « ça lasse », comme dirait Vendredite quand je la regarde !…
Ou les compiles par thème… »FUNK » avec « Push », « Race » ou « 1+1+1 is3″, pour faire la Teuf avec…euh…avec…euh…personne, t’es sur une île déserte boubourse…de toute façon, comme t’es à plat à cause de Vendredite qu’est insatiable, tu pourrais pas faire la fête (je rappelle que c’est une vue de l’esprit…) !
Ou un thème « ROMANCE » avec  »When 2 R in  love » ou « The most beautiful girl in the world » pour calmer un peu la mignonne…ouais, mais en même temps, côté romance, et même si la aussi y’a du trés bon, c’est pas la raison principale qui t’a fait aimer Prince…
…ni son engagement citoyen, pour une compile « POLITIC » avec « Sign O’ the times » ou « Resolution », c’est quoi qui te fait aimer Prince ? Hein ??

l_2561bdc7d1a3a2ac516b77a647e77867 …Après intense et mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il me fallait retenir les titres qui à chaque fois, soit me filent la chair de poule, soit me ramènent ostensiblement à la même conclusion : « C’est pour ça que j’aime ce type » ! Alors vous imaginez bien que dans ces deux catégories j’en suis vite arrivé à 50 titres de chaque côté ! Il a donc fallu, tel un boucher de Belleville, « tailler dans le beefsteack » ! Quel crève-coeur !
Enlever celui-ci…je ne le puis !
Zapper celui-là…je ne peux pas !
Cuilà c’est certain…je ne peux point !
Et pourtant ce fût fait, tel Frodon Sacquet, j’ai trouvé mon « précieux », mes 20 titres « Ever ». Je dis MES ! Sûr que certains vont trouver à redire, trouvant celui là inutile et le remplaçant par celui là, tellement meilleur…mais c’est mon blog et je fais ce que je veux…na na nèreu ! Non, plus sérieusement, je vais quand même expliquer (ou peut être pas…) mes choix,  comme ça, ça va vous donner de la lecture…
Ils sont classés le plus simplement du monde, c’est à dire, par ordre chronologique, j’allais pas en plus faire un classement, c’est les vacances quand même…

Crazy you (album « For You »/1978)Pourquoi ? Parce que le petit côté « carioca » de ce mini titre m’a toujours fait fondre, avec sa guitare « auriverde », ses percussions comme autant de gouttes d’eau tombant autour de vos oreilles et cette mélodie toute simple ! …Et parce qu’il dit qu’il est « un pauvre fou perdu dans un monde d’amour ! » On y sent toute la puissance « mélodique » de l’artiste, puissance qui donnera ses plus belles chansons, celles qu’on peut fredonner sans soucis…celles qui font « référence »…celles qu’on ne peut pas ne pas aimer comme « Raspberry Beret » ou « Sometimes it snows in april ».
Uptown (Album « Dirty Mind »/1980)Pourquoi ? Parce que pour moi c’est le mix parfait de CE qui a fait les quatre premiers albums de Prince, ce mélange funk/rock qui certes reviendra régulièrement par la suite, mais là tout y est, la rythmique, les accroches sonores, la voix et le texte, espèce de manifeste anti-bourgeois mais dont on voudrait bien fréquenter l’univers tout de même ! Prince invente la musique « grise » et rappelle surtout qu’elle est universelle, il n’y a pas de musique « de blanc » ni de musique « de noir » ! l_bf2996a77ea9eab83cbf3e031f917b04

Automatic (Album « 1999″/1982)
Pourquoi ? Déjà, quasi 10 minutes pour un titre c’est notable ! Si en plus, le titre est littéralement hypnotisant et ce, dés les premières secondes, si vous sentez les prémisses des dérives « camiliennes » futures, si vous succombez à ce gimmick synthétique répétitif, vous aimez…c’est A.U.T.O.MATIC ! Les trois dernières minutes sont complètement délirantes avec un Prince délivrant des solos provoquant râles et soupirs…douleurs ou extases…à vous de choisir…moi j’ai choisi (mais j’avoue que Vendredite m’a un peu forcé la main…)

I would die for U (Album « Purple Rain »/1984)
Pourquoi ? Parce que cette chanson est inclassable, c’est un genre à elle toute seule, on dirait que chaque instrument a été enregistré séparément, sans  cohérence,  qu’on a tout mélangé et que la magie a opèré. Les versions du Purple Rain Tour sont démentes…et puis le texte, mes amis, le texte : « Je mourrais pour toi, si tu me veux aussi, je mourrais pour toi » C’est pas une belle déclaration ça ! C’est pour des titres comme ça que j’aime Prince et que je le place au dessus des autres, il a été touché par « autre chose » pour créér une oeuvre aussi évidente !

America (Album « Around the world in a day »/1985)Pourquoi ? Forcément on a tous été marqué par la version longue..mais ces moins de quatre minutes révèlent une urgence qu’on ressent intensément, un peu comme si le titre se devait d’être rapide pour égrener le plus vite possible cette charge contre « l’American way of life ». Cette charge peut sembler bon enfant mais il fait quand même l’apologie d’une « certaine » anarchie ! Musicalement, c’est le top, la Linn drum martèle un rythme tribal, véritable transe musicale, la guitare singe et moque l’hymne national et la basse entame un ballet endiablé ! Rien à dire ! Un must !!

l_b1482b16d0567ab09eee5846973fa172 Girls and boys (Album « Parade »/1986)Pourquoi ? Certainement parce que cet album a bercé un certain été qui m’a marqué plus que les autres ! La K7 audio, à l’époque, fût usée jusqu’à devenir l’ombre d’elle même ! Il faut dire que cet album a, je pense, planté la graine de l’addiction qui allait suivre. Est-ce le saxo d’Eric LEEDS, tout en « gravitude » qui me fait préférer ce titre aux autres ? Ou les paroles « en français dans le texte » qui m’ont séduit par leur érotisme assumé ? Ou ces petites « clochettes » qui rythment le titre d’un bout à l’autre ? Eye don’t know !!!

If I was ur girlfriend (Album « Sign O’ The Times »/1987)- Pourquoi ? Que voulez-vous que je dise sur cette chanson ? Quand je parlais de chair de poule….cette mélodie toute de mélancolie lumineuse….sa façon de dire « Please »….et ce texte sur l’omnipotence du « Si… », mais aussi sur l’ambivalence des êtres (pas étonnant que ce soit « Camille » qui chante…) J ‘ai dit que je faisais pas de classement mais celle là serait sans doutes sur le podium !

Anna Stesia (Album « Lovesexy »/1988)Pourquoi ? Je vais pas redire ce qui a été dit
The question of U
(Album « Graffiti Bridge »/1990)- Pourquoi ? D’abord pour la musique, sorte de « non-blues » bluesy, la guitare, le clavecin final…titre vraiment atypique ! Mais surtout pour le texte…court mais limpide (et parfait pour la méditation sur une île déserte…). Spéciale dédicace ;-)

Donc quelle est la réponse à tes interrogations ?
Que dois-je chercher ? Que dois-je faire ?
Quelle route dois-je prendre quandje me sens perdu ?
Si je vends mon âme, combien coûtera-t-elle maintenant ?
Dois-je devenir transparent ? Sans reflets ?
Dois-je rester droit ? Ou tomber et ramper ?
Toutes les questions dans ma vie trouveront leurs réponses
Quand je déciderai quelle route choisir
Quelle est la réponse à tes interrogations ?

(traduction libre et perso, donc sujette à caution…)

Joy in repetition (Album « Graffiti Bridge »/1990)Pourquoi ? Pour le minimalisme du titre ! Quelques percussions…un synthé lointain…des bribes de guitare…un rap lancinant et pour finir un solo « assourdi » presque inaudible de près de deux minutes dont la vélocité inspirée trouvera, en live, matière à tutoyer les portes du Paradis ! Rien de moins !!! et quand je dis Paradis la version de l’aftershow du 9 avril 2002 à New York City est proprement stratosphérique…! Tout ça pour deux mots… l_40e0d3120165ae1873a8d25ad1790e99

Letitgo (Album « Come »/1994)Pourquoi ? car ce titre est une Somme ! Mélodie « gratte-coeur »…bridges inspirés…solis desespérés…et un texte sur le doute, la clairvoyance, la résolution, et le lâcher-prise qui me touchent beaucoup. Oui, Prince est auteur aussi, pas seulement compositeur !!!

Shhh (Album « The Gold Experience »/1995)Pourquoi ? PASSEQUE ! Voilà ! Rien à dire ! je voudrais mourir avec ce son dans les oreilles !! (oui, le soleil commence à me taper sur le crâne…)

The Ride (Album « Crystal Ball »/19??)Pourquoi ? Tout a été dit (même si ça a donné lieu à une mini-polémique ;-) )

Dreamin’ about U (Album « Emancipation »/1996)Pourquoi ? Oui je fais plus dans le mineur que dans le majeur…je m’en rends compte au fur et à mesure que j’écris cet article mais qu’y faire ! encore une mélodie qui me donne le frisson, encore la simplicité quand elle se veut efficace et encore un texte au diapason, sur le rêve, le fantasme, l’envie…! Et certains ont le culot de me demander pourquoi j’aime Prince…

The One (Album « New Power Soul »/1998)Pourquoi ? Pourquoi Diable ecrit-il des chansons pareilles ? Il l’a écrite pour quelqu’un ! ancienne ? nouvelle ? va savoir ! C’est en tout cas une de ses plus belles déclarations. Que ne ferait-on par amour ? il reste quand même la source d’inspiration suprême ! Quand à la musique…, comment ne pas succomber à cette rythmique envoûtante et lancinante, aux nappes de cordes qui tissent une loveweb si agréable, et à ce mix de quelques instruments presque disparates créant une harmonie aussi parfaite. J’écouterai ce titre des heures…

l_ab3d46f5ad9407aefd470843d5bcbaa3 The Sun the moon and the stars (Album « Rave Un2 the Joy Fantastic »/1999)Pourquoi ? Je sais pas ! Question de tempo certainement…Y’a tant de choses qu’on n’est pas forcément obligé d’expliquer…hein…?…si !…euh…c’est la seule chanson de Prince que je sais jouer ! Si..Si ! Je fais trés bien le claquement de doigts ;-) ….ou peut être un petit côté « midinette » qui me fait aimer ce titre un peu léger il est vrai…mais quand on aime on ne compte pas !

The sensual everafter (Album « The Rainbow Children »/2001)Pourquoi ? Vous allez dire que c’est bête…ou que c’est l’âge…mais à 2′ 15…je ne peux empêcher les larmes de monter…

Avalanche (Album « One Nite Alone studio »/2001)Pourquoi ? Que dire ? une mélodie parfaite pour un piano quasi mystique ! Une voix cristaline qui vous prend les tripes ! un texte trés fort sur l’intolérance, l’injustice, la liberté et la Responsabilité des actes de chacun ! Et les colombes de la Paix qui ont bien du mal à se faire entendre…

l_3948792e118909ea6914bb9fe83ec4c9 Dear Mr Man (Album « Musicology »/2004)
- Pourquoi ? Tout à l’heure je parlais de politique..J’aime bien quand Prince se la joue Arlette ou Olivier…là il déglingue à tout va : société, dirigeants politiques, discours politiques, Environnement, Pauvreté, Maladie, etc…mais c’est pas ça qui me plaît en priorité, ce petit discours « anarchisant » (encore…) est bien écrit mais finalement peu entendu…dommage…
…par contre, musicalement le côté jazzy m’a tout de suite subjugué par sa « musicalité » et le titre a une grâce et une beauté naturelles !


The Dance
(Album « 3121″/2006)Pourquoi ? La première fois que j’ai entendu ce titre, je n’ai pas cru qu’il était de Prince. Puis le titre m’a rappelé quelque chose…un inédit sorti au moment du NPG MusicClub…mais là cette version m’a complètement emporté. Cette chanson sur l’attirance et le refus, ce fond de bossa nova des années 30…
…et vous vous voyez, seul au monde…
…aux bras de la femme rêvée…
…sous les cristals d’une salle de bal de Valparaiso..
…lui déclarant ces mots enflammés :

« Je ne veux pas te donner mon amour
Car je ne veux pas perdre la tête
Je ne veux pas te donner mon amour
Car si je le fais ce sera la dernière fois « 

et cette montée en puissance d’un Prince « 25yearsless » vous donne le sentiment d’être ailleurs….Je me suis rendu compte que cette liste était assez orientée tout de même…cet homme est tout de même obsédé par l’amour quand on y regarde bien…en recherche d’amour je dirais même… l_76d07de81afa920215af7f85ab441328

C’est surtout pour les jeunots…ou ceux qui découvrent…ou ceux qui rattrapent !!!

Ou pour les spécialistes qui veulent une compile sympa pour partir en vacances ! C’est ce que je vais faire d’ailleurs, vous laisser une quinzaine et…ne rien foutre ;-)

A la rentrée j’essaierais de parler de Jesse Johnson !

Bonnes Vacances !

Eric Leeds à Paris… (re-edit)

Vendredi 11 juillet 2008

430 Le 20 mai 2008.Ce jeune homme, sur qui je dois absolument commencer à travailler pour un futur article, sera à Paris le 7 juillet 2008 pour un concert qu’on peut qualifier d’exceptionnel !!!.Je relaie donc cette information du « patron » de schkopi.com, Raphy, que je salue bien bas pour ce tour de force !

Je crois que je vais me laisser séduire et tout faire pour descendre sur Paris de mon Nord natal…l’instant va être de taille, je ne peux rater ça, surtout si « l’autre » boude encore nos terres ancestrales !
Le 22 juin 2008.
Finalement c’est décidé j’y serais ! je remonte donc le sujet car le 7 juillet approche et d’ici là, je n’aurais pas le temps de publier autre chose ! Rendez-vous donc le 8 ou le 9,…..peut être le 10 juillet pour un report complet sur cette escapade qui, je le sens, va laisser des traces !
Le 9 ou le 10 juillet 2008, voire le 11.
Voilà, je suis revenu……….chez moi je veux dire…mais de ce que j’ai vécu, je crois qu’il va me falloir quelques semaines. Il y a des choses dans la vie qu’on ne maîtrise pas…forcément….et il y en a qu’il faut provoquer, qu’il faut imposer je dirais. A l’annonce de cette soirée et passée la surprise première, j’ai décidé instinctivement que, cette fois, j’irais. Puis, comme à chaque fois, j’ai commencé à lister les raisons « valables » qui allaient m’empêcher d’y aller et croyez-moi, quand on veut, on trouve ! Puis, je me suis dit : Attends, tu vas reculer les choses comme ça, de mois en mois, d’année en année et te retourner un jour en constatant amèrement que…bein rien ! J’ai donc « provoqué » et « imposé » ! Un contact avec mon ami Thierry, un gros funkateer doublé d’un malade princier (je confirme, j’ai dormi dans son Vault…..) et hop, déjà le point de chute ! Mon boss, ça a été simple, c’est ça où je vais voir mon médecin ! Non je rigole ! mon job me permet de me libérer facilement donc c’était pas le problème (au pire j’aurais « imposé ») Parce qu’il faut que je vous dise qu’une fois la décision prise, plus rien ne pouvait m’arrêter ! C’est d’ailleurs une belle leçon pour les années à venir ! Donc…
J’ai fini par débarquer avec Thierry, le 7 juillet, au pied du Réservoir !…un peu tôt certes, mais ça nous a permis de saluer Raphy et JMS en pleines « expectations culinaires ». Raphy ! You’re a the Boss ! Si un jour tu as besoin d’un coup de main, même pour rentrer des caisses de bière, je suis ton homme ! et Merci encore pour cette soirée absolument furieuse ! Salut aussi à JMS qui visiblement est « l’homme qui dénoue les problèmes ». Un café plus tard, retour au Réservoir où les rangs commencent à grossir. Arrivée de ma chère amie Sophie que je découvre (et oui…) je ne dirais qu’un mot : « Ouaaaaah ! » et on continue le pied de grue tout en m’apercevant que je n’ai plus de charge sur le portable, adieu les photos…Apparition de LaRouge ( Royale…je le dis sans ambages…un être à part…) et de Nico, hyper sympa, avec qui on discute pas mal ! et on finit par rentrer. Je découvre un endroit merveilleux et là je sens que je suis « dedans », l’ambiance est électrique ! Vous allez dire y s’rait pas un peu neuneu cuilà mais sachez que de tels endroits n’existent pas chez moi, même si ça va sembler incroyable à certains. Et pour un peu j’aurais pu donner dans le Goubi 00889642 !
Mais trêve de plaisanteries, direction la scène, de toute façon y’a plus de place assises ! et on attend à nouveau. Ca me donne l’occasion de rencontrer ma petite normande, CHANE, qui m’a reconnu je sais pas comment au fait (ah si…ça me revient, grâce à une trés vieille photo je crois…) et qui me présente tour à tour Alice de Nice, Mary Sharon (et son sourire qui vous liquéfie sur place…) et plein d’autres jeunes femmes tout aussi charmantes dont je m’excuse platement d’avoir oublié les pseudos. Après quelques échanges retour à la scène et entrée de Raphy et de JMS. Allocution du Boss et entrée d’Eric LEEDS. Je dois dire que j’avais été surpris de le croiser lors de notre seconde arrivée au réservoir, alors qu’il partait se restaurer, il est passé à quelques centimètres de moi et bizarrement j’ai senti une certaine tension qui émanait de cet homme, comme celle d’un boxeur à un premier match pro…et je me souviens m’être dit à cet instant, comment un homme tel que lui peut-il avoir cette peur au ventre, lui qui a participé à des tournées d’anthologie, lui qui a joué devant des milliers de gens, il a le trac du débutant à l’idée de jouer devant combien…100 personnes…150…(Raphy, à l’aide…on était combien ?) et ça lui a donné tout de suite une espèce d’aura de simplicité qui s’est confirmée par la suite. eric_leeds1 En effet, après une petite mise en bouche en forme d’hommage au « Duke » et qui a fait parcourir un frisson perceptible dans toute l’assistance, a démarré un jeu de questions-réponses trés intéressant où on a découvert un Eric LEEDS, certes timide, mais également plein d’humour, d’auto-dérision (les timbres…) et surtout plein de lucidité sur son travail, celui des autres et notamment sur son rapport avec qui vous savez. Surtout, la grande nouvelle, c’est, à priori, un album de The Family ou tout au moins de ses membres. Eric, tu ne me liras certainement pas mais vous pourriez encore vous appeler les Pierrafeu que j’achèterais les yeux fermés votre disque. Laissez les avocats de Prince jouer à faire mumuse avec les lois et éclatez-vous vindédiousse ! (et revenez en concert au Réservoir….)
3/4 d’heure plus tard et un ch’tio break, place à la musique, aux musicos qui entrent en scène et quand je dis musicos, je suis péjoratif ! Je retire ce mot tout de suite ! Non mais !!! Quatre merveilleux artistes font leur apparition derrière notre Eric qui, ca y est, a la vedette. Est-ce cette exposition qui le fait trembler légèrement depuis tout à l’heure ? Il n’en est que plus humain ! Le reste du show est indescriptible et d’autres l’ont déjà fait mieux que moi, les habitués savent où aller et les autres arriveront bien à trouver…en cherchant ! billy_johnson
La liste des titres est la suivante (Thanks Bhan) :
- Intro
- Now & Again (Eric LEEDS)
- Night Owl (Eric LEEDS)
- Présentation de Ray Obiedo (guitare), Billy Johnson (batterie), RAD (claviers) et Marc Van Wageningen (basse)
- Homegirls cha cha Network (RAD) rad
- Things Left Unsaid (Eric LEEDS)
- Ten/Its’ about that time (Madhouse/Miles Davis)
- Wayneing In ( AKA Writes of passage Sheila E)
- Shorty rides again (Eddie Harris et less McCaan)
- Mutiny (The Family)
- Six (Madhouse)

Le show a été exceptionnel, par la diversité des titres, par l’énergie déployée par les musiciens (Ray est monstrueux à la guitare, Billy est petit mais costaud, Marc a dix doigts à la main droite et Rad combine beauté, finesse et talent) par le talent d’Eric qui te sort des solos à couper le souffle alors que lui…même pas essouflé le bougre. Tantôt jazz, tantôt funk, souvent les deux….Eric au synthé…RAD qui trépigne sur son siège…Ray qui nous crucifie, Moi et Shadow dont j’ai fait la connaissance également (Big up !) et Marc dont marc_van_wageningen la main droite joue la mygale albinos sur sa cinq cordes. Ma chère Sophie ne s’en remet pas non plus….Thierry a disparu…ah non il est là….Mary se déchaîne…un jeune homme au crâne rasé a la tête dans le retour depuis 20 minutes…deux grands garçons tout sourire dansent comme des effrenés au pied de la scène (des schkopiteux sans doutes…je n’ai pas pu faire la connaissance de tous) et moi, je perd pied tout à coup…Billy attaque un beat que je reconnais tout de suite….je mime le titre à Thierry mais il est ailleurs et ne me voit pas…il a reconnu lui aussi….je sais ce qu’il vont jouer et quand ils attaquent MUTINY c’est l’extase ! Ce titre je peux l’écouter 20 fois de suite sans me lasser…depuis ce matin il tourne en boucle dans la voiture…histoire de rester dans cette ambiance qui déjà s’étiole et ne me laisse que des bribes de sensation…La dernière nous la choisirons (vraiment ???) et je savais qu’il joueraient SIX…c’était une évidence !

La retombée fort heureusement fut aussi tendre et douce qu’un flocon de neige au point que je ne voulais plus quitter cet endroit. Ce fut d’ailleurs un moment d’échanges avec des schkopiteux que je n’avais pas encore salué. Reflection d’abord, le ch’ti exilé en Bretagne avec qui j’échange pas mal et qui visiblement est satisfait de sa soirée. En plus, il m’est présenté par Mary, trop contente visiblement d’avoir trouvé un second « biloute » ! Mary, si tu me lis, ton sourire est une arme de destruction massive ;-) , Je rejoins Sophie occupée à ses dédicaces et photos (elle est quasi dans les bras de Ray Obiedo…) ray_obiedo et moi, tel un idiot fini, je plane, je ne pense même pas à acheter un CD ou deux, à les faire dédicacer…non je discute avec Phiphi, un suisse, Joke-her, un suisse, Whitos est là aussi, un suisse, ma parole je suis à Roubaix…des mecs hyper sympa qui ont fait un sacré déplacement. J’aperçois alors Calhoun et ne peut m’empêcher d’aller le saluer ! C’est quand même lui qui m’a fait découvrir tout cet univers car c’est le premier site consacré à Prince que j’ai visité il y a prés de huit ans. Je te le dis Laurent, tu respires la simplicité et la gentillesse. De toute façon y’avait que des gentils, les méchants sont pas venus ! Bien fait !!! Mais il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte et avant de raccompagner Sophie d’une manière tout à fait chevaleresque, je salue encore quelques personnes. Bhan, qui me prend dans ses bras (Diantre…) et m’avoue qu’elle est « pompette », Vincent2Paris (le Sébastien Chabal des soirées princières…) et Flop, l’esprit mal tourné, encore un « personnage »…Un amical salut à tous et toutes mes excuses à ceux que j’aurais salué et que j’aurais oublié.

Pour agrémenter cette histoire qui tient plus de la tranche de vie que de l’article de fond, voici une petite compile de choses qui nous ramèneront par la pensée à cette soirée.

D’abord par les noms que vous y retrouvez et qui ont été évoqués, ensuite par les 2 titres ayant conduit à une jam endiablée, un titre de Sheila E où vous pourrez écouter toute la maestria de Marc et enfin le titre « 8″ ! Oui, ce titre là parce que j’ai espéré toute la soirée qu’Eric allait nous gratifier d’une prestation à la flûte…
…et une trace visuelle de cette soirée de folie !

Happy Birthday…

Vendredi 27 juin 2008

prince-3 Il y a 50 ans aujourd’hui, est né celui qui, 20 ans après, allait entamer une carrière dont il ne soupçonnait certainement pas l’ampleur ! Trente plus tard, l’oeuvre est immense et sans doutes inachevée.

Celui qui a pu le suivre durant cette carrière sait la somme de travail qu’elle représente et sait aussi que derrière les formes qu’elle a pu prendre, encensées ou décriées, il y a toujours eu un profond amour de la musique et du bien être qu’elle apporte à celui qui l’écoute.

Quand je suis face à ma colonne de CD et que je dois choisir un album pour m’accompagner, au travail, en vacances ou simplement pour écrire ce blog, l’éternelle question revient tel un phenix renaissant de ses cendres, lequel ???

C’est trés souvent la main qui choisit, instinctivement, guidée sans doutes par autre chose que mon esprit.

- Sait-elle qu’en bas se situe la première décade, pleine d’énergie jouissive, de folie musicale, de créativité totale et sans cesse renouvelée ?
- Sait-elle qu’au milieu, la seconde a laissé plus d’un fan perplexe, à travers des choix incompris, mais a donné re-naissance à un artiste assumant sa « funkytude » pressentie et qui a nous a donné tant de titres « so wild » ?
- Sait-elle que le haut de cette colonne recèle des trésors de musicalité et de plenitude créatrice avec un retour aux racines musicales de l’artiste ?

Toujours est-il que CE choix s’opère et que la magie est souvent au rendez-vous, car, et je vous jure que je n’exagère pas, je découvre pratiquement à chaque fois, une chose que je n’avais pas saisie, une nuance de voix, une sonorité, un rythme passés jusque là inaperçus.

Certains me diront que OUI j’exagère, que je me suis fermé à d’autres à force de partialité, voire même que cette passion immodérée n’aurait pas toute sa légitimité. A ceux là je dirais qu’une rencontre n’est jamais innocente, fut-elle guidée par le hasard. Même si je ne suis pas puriste de la première heure, dés 81, j’ai eu un flash sur l’artiste - était-ce sa tenue si improbable - et j’ai même retrouvé des articles de presse remontant à 82 que j’avais conservés (et oubliés…) il y a un mois en faisant du rangement. Je les mettrais à disposition d’ailleurs.
Si, donc, la passion dévorante qui m’anime aujourd’hui a mis du temps à se construire, il n’en demeure pas moins qu’elle correspondait à un contact, certes intangible, mais réellement sincère.

Depuis…que dire…pas une journée ne peut plus se passer sans que je pense à lui car même si je ne l’écoute pas forcément tous les jours, quelque chose me ramène fatalement vers lui. Je ne suis pas certain de vouloir un jour le rencontrer. Physiquement, veux-je dire. Que lui dirais-je ? Voudrait-il m’écouter ? N’est-il pas devenu inaccessible ? Mais juste croiser son regard…! prince-coachella1

Je ne sais plus finalement où il en est de ses choix religieux et s’il fêtera ou pas son anniversaire, au demeurant je m’en fiche comme de mon premier lange (eh oui…pas de Pampers à l’époque…) et je me suis bien demandé ce que je pouvais lui souhaiter. Finalement j’ai trouvé, je lui souhaite tout simplement de rester ce qu’il est ! Un artiste, vivant pour le don confié à lui par la providence, ce don qui lui a permis d’écrire des chansons inoubliables qui vous apportent le supplément d’âme cher à tout créateur ; ce don qui attire encore les foules près de trente ans après son premier concert au Capri Theater de Minneapolis le 5 janvier 1979 ; ce don qui aujourd’hui nous met encore en ebullition parce que du nouveau est annoncé pour la rentrée…

Alors…Bon Anniversaire Monsieur Prince Rogers Nelson & May you live to see the down…

André Cymone

Vendredi 13 juin 2008

Pourquoi parler d’André Cymone aujourd’hui allez-vous me dire ? Tout simplement parce que loin de l’agitation qui anime les fans sur les dernières sorties de Prince qui sont, certes sympathiques, mais tellement loin de nous ; parce que, toujours dans l’attente de nouveautés, tournée ? album ? il faut bien tuer le temps et en apprendre toujours et encore sur lui, je me suis posé cette question toute simple : a t-il des amis ? («comme dirait » Mikeline, je n’ai pas de problèmes avec mes amis vu que je n’en ai pas…) Je veux dire des amis proches car finalement…on en sait rien. Attention, je veux pas faire le paparazzi, après tout il fait ce qu’il veut ! C’était juste un truc qui m’avait traversé l’esprit…ça m’a donné envie quand même de fouiller un peu dans son jeune âge car en général c’est là qu’on a le plus d’amis…de copains toujours et c’est là qu’André est apparu ! andr-1

André, à la naissance ne s’appelait pas encore Cymone, mais André Simon Anderson et il est issu d’une famille de six enfants vivant à Minneapolis. André et le tout jeune Prince Rogers Nelson vont devenir amis très jeunes, d’abord parce que le père d’André est musicien comme le père de Prince et qu’ils joueront tous deux dans le même groupe, ensuite parce qu’à l’âge de 15 ans, Prince choisira d’aller vivre chez les parents d’André en raison de tensions familiales avec ses parents. Hébergé tout d’abord dans la chambre d’André, Prince va décider de déménager au sous-sol de la maison, ne supportant pas le désordre d’André. La cave de la maison Anderson va ainsi devenir l’antre de l’émergence du talent que l’on connaît aujourd’hui et André n’y est pas étranger. Jouant de la basse, Prince de la guitare, ils vont développer leurs talents respectifs et passer, selon la mère d’André, du « bruit » à quelque chose de plus sérieux. En 1972, Charles Smith, un cousin de Prince, est à l’origine de la création du groupe « GRAND CENTRAL » qui comprend outre Smith, Prince et André, la sœur d’André, Bernadette Anderson, ainsi que Terry Jackson et William Doughty. Smith était frappé par la complémentarité d’André et Prince qui se comprenaient sans se parler. Très vite, Prince va s’impliquer davantage et au départ de Smith correspond l’arrivée de Morris Day, batteur et futur leader de The Time. La scène de Minneapolis est à l’époque très effervescente et l’émulation avec les groupes Flyte Time (Jam et Lewis) ou The Family (Sonny Thompson) est plus que prometteuse. Les concerts sont fréquents, dans des petits clubs, voire le jardin des parents d’André et c’est la mère de Morris Day qui tient les cordons de la bourse. Devenu « GRAND CENTRAL andr-4 CORPORATION » le succès grandit et ce sera à cette époque, 1975, que Pepe Willie invitera Prince à des sessions de travail. Après un certain nombre d’allées et venues pour des projets toujours avortés, les compères retournent à Minneapolis. Leur groupe devenu « CHAMPAGNE » en 1977 ne rencontre pas plus de succès et Prince, qui commence à travailler de plus en plus seul, sort « For You » et a recueilli un succès d’estime. André ne participe pas à ce projet. Par contre il va apporter sa contribution au second album de Prince : « Prince »; Il y est remercié sous le vocable évocateur de « Heaven sent » c’est à dire un « envoyé du ciel » ! C’est dire l’influence qu’il a du avoir sur le travail de cet album, même si (déjà) toute la création reste exclusivement attribuée au Kid. Le groupe a été renforcé par Gayle Chapman, Doctor Fink et Dez Dickerson et le premier concert a lieu à Minneapolis en 1979. Cette époque est bouillonnante pour la petite équipe de musicos et Prince qui veut explorer d’autres pistes musicales s’ingénie, à mon sens, à diviser tout ce petit monde pour mieux asseoir son futur règne, tout en continuant à tirer les ficelles. C’est ainsi qu’il s’arrange pour ramener dans son giron Morris Day et qu’il crée  »The TIME » et c’est le moment que va choisir Cymone pour quitter le microcosme princier et entamer une carrière solo.

andr-2 En effet, lassé de ne pas trouver plus de reconnaissance pour son travail, André va quitter le groupe et plonger dans un mouvement musical qui émerge à l’époque (1981/1982) et qui est basé sur des rythmes électroniques. Cette nouvelle mouvance est baptisée « New Wave » ! Cymone signe donc chez Columbia, obtient des conditions de production trés favorables et il sort, début 82, son premier album, trés opportunément appelé « Livin in the New Wave ».

http://www.megaupload.com/?d=WBCDZS69

Ma compile reprend les extraits suivants de cet album : « Get it girl », « Kelly’s eyes », Livin’ in tne new wave », et « So fine ». Rien de transcendant mais son souhait de se démarquer de Prince est légitime et après tout « Dirty Mind » a de nombreux accents électroniques.  Le niveau est tout de même trés bon et n’oublions pas qu’à l’époque ce style de musique cartonnait dans les discothèques et sur les ondes FM. Ca et là des sonorités familières surnagent, « Kelly’s eyes » est assez sympa et rappelle un tant soit peu l’ambiance de l’album de Prince « Dirty mind ». Le problème pour André c’est que la même année, Prince sort « 1999″ avec son morceau-titre d’anthologie et une brochette de classiques reconnus encore aujourd’hui. Ca n’empêchera pas Prince de charrier André sur une face B d’un titre de The TIME avec le titre « We don’t like New Wave ».

Courant 1983, André Cymone sort un second album « Survivin’ in the 80′s » toujours dans la même veine et avec un clip à la clef, produit par le producteur de « Billie Jean » ! Néanmoins le succès est relatif et le titre est d’ailleurs prémonitoire ! Comment survivre en ce début de 80′s ? Sans vouloir accabler notre homme, il semble que le talent fasse le tri sélectif et avant l’explosion de Purple Rain, les jeux sont faits de QUI va émerger du lot de jeunes talents de la scène minneapolienne (je sais pas si ça se dit !) Le groupe s’offre néanmoins un « André Cymone US Tour » à partir de février 84 et il termine au First Avenueavec Prince dans la salle ! « Make me wanna dance » est l’archétype même de ce second album où le ton s’oriente résolument vers un funk synthétique, à la  »Brass Construction ». Voici un lien vers une petite vidéo de l’époque qui, malheureusement, met en évidence le fossé qui se creuse entre les deux amis, d’un point de vue artistique.
http://fr.youtube.com/watch?v=nQHi_UEziGM

Le charisme sur scène d’un Prince qui à ce moment là peaufine ce qui va être un veritable cataclysme musical (Purple Rain ! le disque, le film, la tournée !) tranche définitivement avec les sautillements trépignants d’André. Je ne tire pas sur l’ambulance, je cherche simplement à savoir ce qui a pu conduire deux artistes sur des chemins aussi peu identiques, en dehors du talent pur.

Il semble que les deux se soient un peu rabibochés, au point que Prince offrira ce qui, à mon sens, sera le meilleurs single d’André : « The Dance electric » ! Une espèce de clin d’oeil peut être venant du « Maître » à l’adresse d’André ! Malheureusement, le succès ne sera toujours pas au rendez-vous, même si « Lipstick Lover » est plus que sympa et « NeonPussycat » tout en énergie…… »The Dance Electric » c’est tout de même un sacré bon morceau, hypnotique à souhait et qui donne envie de l’écouter pendant des heures, un de ces morceaux comme seul Prince pouvait écrire…..

Aussi louables auront été les efforts d’André Cymone de se démarquer de son copain, force est de constater que la mayonnaise n’a pas pris. C’est à croire, d’ailleurs, qu’en dehors de l’influence pourpre, les artistes étaient voués à l’échec, sauf cas exceptionnels qui, souvent, existaient avant l’ère  princière ! Toute volonté abandonnée, André Cymone se tournera davantage vers la production d’autres artistes à partir du milieu des années 80 et pendant les années 90 (Peebles, Evelyn King,Tom Jones, Adam Ant et Jody Watley qui deviendra sa femme. Reconnu comme un créateur intéressant, Cymone continue aujourd’hui à travailler sur des projets de production…

The Dance Electric !