Découvrez mes passions au quotidien

Klique

Mardi 1 décembre 2009

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Je poursuis mes aventures dans ces années si fertiles avec un groupe qui a traversé le début des années 80 telle une comète laissant derrière elle une pluie d’étoiles scintillantes : KLIQUE !!! Comète car la production va durer très exactement 4 ans…oui c’est peu…mais largement suffisant pour vous concocter une petite compile bien dansante…que si vous la mettez dans votre lecteur quel qu’il soit…que vous alllez voir comme vous partirez au boulot avec la banane !!!

Dans le « pays » où je vis, une clique c’est une bande de musiciens, peu nombreux…dont les instruments essentiels sont des percussions et des instruments à vent et qui jouent des morceaux très entraînants mais pas très funky ;-) Ceux là ne sont pas ch’timi…non…sont plutôt du Sud, mais le Sud genre Californie…LOS ANGELES pour être exact ! Le groupe se forme en 1978 par l’intermédiaire de Isaac SUTHERS et de sa soeur Deborah HUNTER. Ils sont rejoint par Lawrence WHITTINGTON deux ans plus tard mais après quelques enregistrements, le groupe splitte pour se reformer presque aussitôt en 1980 avec l’arrivée de Howard HUNTSBERRY. Isaac est aux claviers, Deborah et Howard sont au chant et aux percussions. Ils vont aligner 4 albums entre 1981 et 1985… »It’s winning time » en 1981, « Let’s wear it out » en 1982, « Try it out » en 1983 et « Love cycles » en 1985.

klique-1C’est purement un groupe typique de ces années 80 débutantes…années 80 qui veulent tordre le cou au disco qui vient de squatter les pistes de danse pendant cinq ans. Il y aura du trés bon, du bon et forcément du moins bon !!! KLIQUE n’aura ni le talent ni la durée de vie de groupes comme CAMEO ou CHIC, mais plutôt l’envie de faire de la musique agréable sur laquelle on s’éclate sur le dance floor…et moi perso…ça me suffit pour les classer dans les bons groupes.

Parallèlement à cette carrière assez prolifique bien que si courte, le groupe se produit avec d’autres pointures…et quand je dis pointures : Rick JAMES, Chaka KHAN, Frankie Berverly & MAZE, Jeffrey OSBOURNE, The COMMODORES, MIDNIGHT STAR, The GAP BAND…je continues ??? 1985 voit le groupe se séparer pour des carrières solo. HUNTSBERRY écrira un album solo puis fera l’acteur en jouant le rôle de Jackie WILSON dans le film « LA BAMBA », et il chantera un titre sur la B.O du film « Ghostbusters ». Deborah et son frère continueront à travailler dans la musique mais sur des projets beaucoup plus discrets bien que respectables (Lutte contre la drogue, soutien aux familles de soldats loin de chez eux…)

Bien sûr c’est pas le groupe du siècle…Bien sûr ce fût de la musique à consommer de suite et aujourd’hui peu de gens se rappellent de KLIQUE hormis des asticots dans mon genre ;-) Mais je peux vous certifier que dans ces années là, ils faisaient immanquablement partie de la set-list de tout bon DJ qui se respectait…moi même je prépare une set-list qui se voudrait d’enfer et ils seront dessus.

Imaginez…deux heures de musique…d’où vous ressortirez avec cinq kilos en moins, c’est mon défi…pour une future soirée…un jour…

klique-2La compile est légère vous le comprendrez, mais tout de même assez fournie ! Neuf titres c’est déjà ça non ? « Love’s dance » et « I think you know » (1981) « Dance like crazy », « I can’t shake this feeling » et « I can’t get enough » (1982) « Honey, I want to be your lover » et « Burning hot » (1983) et enfin « Addict » et « Ain’t nothing better » (1985)

C’est assez étrange, elle démarre avec « Love’s Dance » (mon meilleur du best-of…) et se termine sur « Ain’t nothing better »…n’y voyez aucune allusion !!!

En attendant KLIQUE clac ! L’affaire est dans l’sac !!

Tenue correcte exigée…

Jeudi 24 septembre 2009

avataroni4A l’époque, les boîtes sont légion…nous n’avons que l’embarras du choix ! La seule question du vendredi…du samedi…voire du dimanche c’est : OU ??? La seule question qu’on ne se pose pas c’est la tenue ! En effet, nous sommes des jeunes hommes bien faits de notre personne et le costard est de rigueur…on est à fond dans le trip « CHIC » et on écume les magasins de la Belgique toute proche pour trouver les oripeaux qui vont satisfaire notre besoin de « classe » ! Mes années 80 sont marquées par ce besoin de « paraître » mais aussi par cette envie de « respect » !! Notre entourage est parfois aviné…s’égare dans des conciliabules incompréhensifs à moins d’être soi même défait et nous avons très vite saisi que la sobriété est gage de « pécho » !!! Si l’allure et l’attitude suivent, on est les rois de la piste !!! Et je peux vous garantir, sans forfanterie, qu’avec David et Nabile (mes frères de dance floor…) on a brillé, mais brillé…crown-heights-affair-sure-shot-del

Nous avons été aidés en cela par des groupes dont je vais commencer à parler un peu ! Ce ne sont pas, pour quelques uns, les plus connus (mais je vous garantis que c’est du lourd…) mais pas les plus manchots ! Je vais évoquer dans les…semaines qui viennent…des groupes tels : Loose Ends…ONE WAY…CHIC…mais aujourd’hui je vais vous faire (re)découvrir deux groupes qui ont incarné à merveille ce style de dance-music que je qualifie volontiers de « musique de danse intelligente » !!! Deux noms…le premier relativement connu quand même « CROWN HEIGHTS AFFAIR »…et le second « UNLIMITED TOUCH » !

CROWN HEIGHTS AFFAIR… »C.H.A » pour les intimes démarre sa carrière en 1967 sous le nom de Nue Day Express ! A l’origine du groupe Donnie LINTON (basse) auquel s’adjoignent Philip THOMAS (chant), William ANDERSON (guitare),  Arnold WILSON (basse), Stan JOHNSON (claviers) et Raymond ROCK (percussions). Ils sont bien vite renforcés par  Darryl GIBBS (Trompette), James BAYNARD (Trompette), Julius DILLIGARD Jr (Trombonne) . Ils sortent un premier album en 1973, après avoir écumé les clubs, qui porte le nom du groupe, devenu C.H.A pour la circonstance. L’époque est aux groupes très très complets et Howard YOUNG (claviers), Tyrone DEMMONS ( Trompette) et Raymond REID (Trombonne) apporte leur pierre à cette couronne déjà bien parée !!! Le groupe va avoir deux périodes, l’une assez disco…par moments très « Miami Sound »…dans l’air du temps en fait, entre 1974 et 1980, puis une période beaucoup plus funk !

Huit albums vont sortir entre 1974 et 1983 ! J’en ai tiré la substantifique moëlle pour n’en conserver que la crème de ce qu’il faut écouter…à crown-heights-affair1savoir « rien » sur le premier album Crown Heights Affair en 1974 ! « Dreaming a dream » et « Foxy Lady » sur Dreaming a dream en 1975 ! « Dancin » (oui…j’ai remarqué aussi…) et « Far out » (spéciale dédicace à TB1 ) sur Do it your way en 1976 ! « Galaxy of love » (gros carton…dans le style love boat…) sur Dream World en 1978 ! « Dance lady dance » (vulgarisé par Silver Convention sous le titre « Fly Robin Fly »…) et « You don’t have to say you love me » sur Dance Lady Dance en 1979 ! C’est alors qu’on entre véritablement en scène car jusque là c’est encore trop « Travoltien » à notre goût. Vont suivre l’album Sure shot en 1980 avec le HIT « incontournable » « You gave me love »…vous l’avez en tête c’est sûr !!! Le riff de départ est IM-PA-RABLE !!! Mais également le morceau titre « Sure shot » qui signe le virage à venir du groupe. Si je dis virage, c’est que l’album suivant (Think positive en 1982) est une TUERIE ! et je pèse mes mots…!!! Le choix est difficile…mais écoutez « Somebody tell me what to do », « Love ripp off », « Think Positive » (Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh…..cette intro….) « I got somethin for ya » (brrrrrrrrrrh….) « WINE & DINE YOU » (l’hymne…), « Your love makes me hot » et vous avez l’hymalaya du groupe (j’ai mis six titres sur les huit…) !!! Le dernier album du groupe avant le split en 1983 s’intitule Struck Gold et j’en ai tiré péniblement « Rock the world » (le rap gâche tout…) et « Heavy lovin » mais le charme est déjà passé comme pour beaucoup de groupes qui vont tour à tour s’effondrer vers le milieu des années 80 ! Bert REID (l’âme du groupe) et William ANDERSON ont senti le vent venir et, dès 1981, vont alors aller prêter main forte…

unlimitedtouch1à Sandy ANDERSON (basse), Tony CINTRON (percussions), Phil HAMILTON (guitare), Lenny UNDERWOOD (claviers) et Stephanie JAMES & Audrey WHEELER aux chants, pour donner naissance à UNLIMITED TOUCH ! Deux disques seulement pour ce groupe avant son clash, lui aussi en 1983, décidément…

le premier Unlimited Touch (1981) est une merveille ! Rien à jeter !! J’en ai extrait trois « Feel the music », « Private Party » et « Happy ever after » mais l’album complet est à posséder (à bon entendeur…). Il incarne exactement ce que je disais en préambule, à savoir une musique qui donne envie de « séduire » par la danse…la danse n’est-elle pas une parade amoureuse ??? Le second et (déjà) dernier album s’intitule Yes I’m ready (1983) il est légèrement en dessous mais impossible de passer sur le morceau titre « Yes I’m ready » et surtout sur « No one can love me »…

Ces années sont loin mais les sons restent…reste aussi l’envie de « briller » et même si un quart de siècle a passé, dans la tête j’ai toujours ce besoin viscéral de bouger dés que des sonorités « qui me parlent » viennent me chatouiller les oreilles…

Avant les deux gros pavés que je prépare sur ONE WAY et sur CHIC, je vous parlerais d’un diamant insuffisamment connu…LOOSE ENDS !

And now, Ladies & Gentlemen… à vos costards…et à vos talons aiguilles !

FUNK A LA BOLOGNESE

Jeudi 27 août 2009

avataroni6Avec près de 12 années de nightclubbing, vous imaginez bien que des « pitites histoires de groupes » j’en ai un paquet à vous raconter…

Il y en a :

« des presque prêtes car il manque un titre ou deux »…« des que j’attends encore parce que j’en ai décidé ainsi »…« des en cours d’écriture »…« des en projet »…et même…« des que je sais même pas moi-même que je vais les écrire » !

Celle que je vais vous raconter était en projet et c’est un post récent sur un forum ami qui m’a incité à y venir plus vite que prévu et j’ai re-découvert des merveilles de « danseries » que vous allez me bénir !…si…si…j’ai été « Frère Didier » dans un roman policier édité à…dix exemplaires…là je serais « Saint Didier »…canonisé par le Pape George « Atomic dog » XXIII assisté de Monseigneur l’Archevêque Roger Troutman et du Révérend Père James Brown !!! Cette histoire c’est celle de Monsieur Jacques Fred Petrus et de Monsieur Mauro Malavasi. Dit comme ça, vous allez me dire y va nous parler de pinard et de spaghetti ma parole ?!? Que nenni ! Si je vous dis Peter Jacques Band…Change…BB&Q Band…ça vous parle pas un peu mieux ??? Aaaah…je l’savais !!!

Commençons par le commencement…

petrusJacques Fred Petrus est franco-italien et il est né en Guadeloupe en 1949. Il y est mort en 1986, assassiné par un fou furieux, à qui on avait refusé l’entrée du club propriété de Petrus. Mécanicien sur un navire pendant 15 ans, il s’intéresse à la musique soul et devient DJ à Paris. Migrant vers l’Italie au début des années 70, il rencontre Mauro Malavasi et commencent à travailler ensemble, Malavasi écrivant la majorité des titres. Ils créent Goody Music Productions à Bologne et montent des projets pour des groupes « Macho », « Revanche » & « Peter Jacques Band » ! Arrêtons nous sur ce premier groupe éphémère…trois albums seront produits par le tandem bolognais, « Fire Night Dance » en 1978, « Welcome back » en 1979 et « Dancing in the street » en 1985. Rien de grandiloquent mais on ne peut faire l’impasse sur certains titres ! Sur le premier album du groupe très « Ceronnien » (4 titres de plus 8’…) vous connaissez, c’est sûr, « Walking on music », on est en pleine ère disco, les cols pelle à tartes et les pattes d’eph’ virevoltent sous les sunlights, on a des coupes de douille improbables aujourd’hui mais n’importe…on gigote sur la piste ! Le second album est à la fois un mix des styles de l’époque et à venir et il préfigure ce qui va suivre pour les autres productions du duo italo-français ! Si « Counting on love » est encore trop disco à mon goût, le titre « The Louder » va m’aider à user mes derbies « black & white » et surtout, il introduit dans la production des deux lascars, cette « cassure rythmique » propre au funk et qui le distingue du 120 bpm. Et je ne parle même pas de « Mighty Fine » qui pour moi est une perle de bonheur et de finesse groovy !!! OUI…on sent déjà l’évolution…même dans nos tenues qui commencent à se faire plus « class » ! peter-jacques-bandQuelques années passeront avant « The last dance » pour PJB et le dernier avatar du groupe ne casse pas trois pattes à une mule du Pô ! A peine peut-on retenir…euh…bein …rien ! Le groupe sera dissous en 1986 au décès de Petrus car le duo latin a depuis longtemps travaillé parallèlement sur les projets des autres groupes qui vont être d’une toute autre tenue et qui vont asseoir définitivement cette sonorité empruntée à la fois à CHIC…CAMEO…SOS BAND !!!

malavasi_miniJe ne sais pas l’influence qu’aura Mauro Malavasi sur la production du duo mais c’est quand même lui, le musicien ! Mauro est né en 1957 et lui, est toujours en vie ! Musicien dans l’âme il a étudié la musique à Bologne et c’est un excellent pianiste ainsi qu’un directeur de chœurs. Sa rencontre avec JFP est déterminante et ensemble ils vont produire les plus belles pages de ce disco-funk italien si particulier dans ses sonorités. Trois groupes vont éclater entre 1980 et 1983 : HIGH FASHION, CHANGE et BB&Q Band (pour Brooklyn, Bronx & Queens Band…) !!! J’en reparle en détails ensuite, poursuivons la carrière de Mauro qui en 1983 lâche Jacques pour des problèmes de fric. Il vole donc de ses propres ailes avec un succès certain puisqu’il commence à travailler avec Andréa Bocelli et retourne peu à peu vers ses premières amours musicales…des choses plus classiques ! Reste un paquet de diamants…la preuve !

Je commencerais par High Fashion. Composé de trois artistes new-yorkais, Eric McClinton, Meli’sa Morgan and Alyhighfashionson Williams, ce groupe sortira deux albums, « Feelin’ lucky » en 1982 et « Make up your mind » 1983. La plupart des titres sont écrits par Malavasi et David Romani mais Kashif, de son vrai nom, Michael Jones, y met aussi une grosse dose du groove dont il a le secret (c’est quand même l’ex-claviers de BT Express…) J’ai retenu sur ce premier album « Hold on » (très Whispers…) et « Brainy Children » (et je sens qu’il va y avoir deux volumes pour cette compile…). Le second album sort donc en 1983 (c’est déjà le dernier…malheureusement) et aligne une telle p…de brochette de titres qu’il m’a été bien difficile d’en tirer deux (pour ceux qui sont intéressés…il est évident que j’ai la totale…) et finalement j’ai retenu « Show me » (my style et ma came…definitely !!!) et « Satisfy my needs » ! Mais je vous l’dis, je conseille fortement l’écoute de cet album…allez, tiens…CADEAU !!!

the-very-best-of-changeLe second groupe issu de cette période effrénée de début 80’s c’est CHANGE ! Incontestablement, c’est l’émanation la plus achevée de la Trattoria de l’italo-funk ! Six ans…six albums ! Equation imparable !!! « The Glow of love » (1980) « Miracles » (1981) « Sharing your love » (1982) « This is your time » (1983) « Change of heart” (1984) et “Turn on your radio” (1985) Le groupe est placé en orbite avec un titre phare que tout le monde connaît et qui va éreinter les plus férus adeptes des dance-floors en 1980 : “A Lovers’ Holiday » A l’époque d’aucun croit à un nouvel exploit de CHIC qui surfe en tête des charts disco-funk depuis 4 ans, mais non, il s’agit bien de nos ritals ! L’album dépassera le million d’albums, ce qui à l’époque est énorme pour un album de « disco ». Pour moi le terme n’a rien de péjoratif et je ne m’arrête pas à Patrick Juvet et consorts…

Le chanteur du groupe s’appelle Luther Vandross, sa voix légèrement fêlée et sensuelle n’est pas étrangère au succès du groupe et après un début de carrière de choriste, il aura une carrière solo assez notable quelques années plus tard et décèdera malheureusement assez jeune d’un arrêt cardiaque. L’album est EX-CE-LLENT de bout en bout…rien à jeter…un style est né et ce sera, je crois, le summum de la production des « bolognesi » ! Un peu leur Purple Rain ;-)…Elus sur ma compile, au second tour de l’élection, « A Lover’s Holiday » et « Angel in my pocket ». 2ème album et la filiation à CHIC est encore plus évidente « Miracles » est un petit bijou car on est pas dans le plagiat, on est vraiment dans l’inspiration, ça a le goût, ça ressemble mais c’est perso, pas de la vulgaire copie ! Davide Romani a rejoint la squaddra et avec Malavasi, ils vont pendant ces quelques années fabriquer des pépites à la pelle. Difficile de tirer deux titres mais il faut bien que je me mesure ! Allez, à la majorité des voix sans abstention « Paradise » (chair de poule à l’intro…) et « On top ». En 83, Luther Vandross quitte le groupe et il est remplacé par Jimmy Robinson. Un groupe de musiciens est par ailleurs recruté pour des tournées car jusqu’alors tout est enregistré en studio par des musicos italiens. L’album laisse une belle place aux balades mais comme c’est pas forcément ma tasse de thé, après un duel serré entre les deux tours, (et en bon funkateer…) sont élus à l’unanimité « Take you to heaven » et « Hard times (extended version mes coquins…) » Au final, et malgré mes réserves, encore un très bon album !

Le quatrième album, reconstitué non sans mal, poursuit dans la même veine, avec un côté nettement…comment dire…« scintillant »…vraiment un album bien dans l’époque…époque où il faut briller sur la piste ! En parlant de piste, j’ai retenu deux titres que je balancerais si j’étais DJ…mais tu es Didier et tu n’es pas DJ…bein faudrait savoir hein… ;-) alors sont élus avec des voix achetées à l’opposition « This is your time » et « Tell me why ».

Quelquefois on a envie de pousser un cri quand on est très énervé, enfin moi c’est comme ça…on appelle ça « le cri de bûcheron »…Ca libère, croyez moi ! Eh bien, la première fois que j’ai entendu « Change of heart » j’ai poussé un cri je vous dis pas…de quoi faire passer une troupe de bûcherons vosgiens pour des Sliimy en goguette !!! Mais mais mais…ces sonorités qui font dresser les bout’d’seins…ces intros à nulles autres pareilles…ces rythmiques si familières…ça vous dit rien…bon sang mais c’est bien sûr…nos chers amis Jimmy Jam et Terry Lewis. Un jour je parlerais d’eux, je vais juste dire qu’ils ont démarré leur carrière tout tout près de Prince et de Morris Day (The Time…), qu’ils ont relancé la carrière de SOS Band ou de Janet Jackson ET qu’ils ont produit le 5ème album de Change car appelés à la rescousse par Petrus suite au départ de Mauro Malavasi. Passée la première balade, l’album « Change of heart » prend la marque de fabrique des deux compères et ne la lache plus jusqu’au bout. Coup d’état avec succès de « Change of heart » et de « You are my mélodie » (presqu’aussi bon que l’autre…) !!! Et puis allez…parce que Jimmy et Terry vous êtes des vraiment des balèzes pour glisser un titre pareil sur cet album…je rajoute « Got my eyes on you » (On dirait que Morris Day va sortir du bois…)

Le dernier album du groupe s’intitule à juste titre « Turn on your radio » car on a vraiment l’impression de balayer les cinq années qui viennent de passer au travers des huit titres alignés…cinq années…cinq albums…cinq atmosphères et aussi cinq années d’influences majeures dans la « dance-music » ! Dernier album…et dernier tour de piste pour le groupe qui est dissous aussitôt après…début 86…vraisemblablement au décès de Petrus qui semble avoir été plus qu’un producteur pour tous ces groupes ! Désignés par le sort cette fois « Oh what a feeling » (sacrée pépite celle à aussi…) et « If you want my love ».

bbqbandLast but not least, le groupe dont je dois parler s’appelle BB&Q Band (pour Brooklyn Bronx & Queens Band) ! Vous l’avez compris, toute cette histoire s’est déroulée sur quoi…huit ans au max et ce groupe supplémentaire ne sert qu’à assouvir cette boulimie de production…un peu du Prince avant l’heure ! Ce sont encore des productions « italiennes » (Malavasi/Romani) jouées par des musicos américains et le premier album s’intitule très prosaïquement « Brooklyn Bronx & Queens Band » il sort en 1981 avec encore une fois un titre phare qui va faire exploser les pistes : « On the beat » tellement entendue que je l’ai pas mise sur cette compile…NA ! (oui de temps en temps j’aime bien faire mon chiant…) Le son en met plein les mirettes et on a l’impression de danser sur des paillettes tellement ça brille (un jour, je vous raconterais qu’on peut danser intelligent…) J’ai retiendu « Starlette » et « Mistakes », deux belles profiteroles aussi ! Dés 1982, le second album du groupe est produit avec les mêmes ingrédients…ce qui donne un plat équivalent ! Même si il est un peu rock par instants…Cet album s’intitule « All night long » et il y manque quand même le titre locomotive qu’a été On the beat pour faire décoller l’album. J’ai beaucoup aimé « Desire » et « Hanging out ». L’album qui suit est une interrogation à lui seul. Sorti en 1983 et co-produit par le guitariste du groupe Kevin Robinson, déjà très présent sur les deux précédents opus ! Les sonorités ont évolué et d’aucuns y ont vu une influence très Minneapolis Sound, cher à notre purple friend ! Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre l’album en intégralité car il vaut « plus » que le coup SIX MILLION TIMES sinon pour la compile j’ai retenu « We’ve got to do it » et « Six million times » (trop fort ce morceau…) ! Cet album passe malheureusement inaperçu parce que pas assez « dansant » pour les clubs ! Deux ans passeront et Petrus modifiera complètement le groupe pour sortir l’album « Genie » en 1985. Il veut peut être retrouver l’esprit qui est le sien et l’ensemble du disque est fortement influencé par le style Jam/Lewis. Il est excellent mais il semble qu’une époque se termine ou que tout simplement tous ces groupes n’existaient que par la seule force de Petrus car au décès du producteur, tous ces groupes disparaîtront ! Encore une fois, difficile de choisir mais…les gambettes le font à ma place « Main Attraction » et « Riccochet »

zincPour être quasi complet sur le sujet, les deux lascars produiront aussi en 1982 un groupe répondant au nom de ZINC pour un seul album « Street level » duquel j’ai extrait « This is where the love is » (mes co-religionaires connaissent…) et je ne peux faire l’impasse sur un groupe de filles qui faisait du vrai disco fin 70…je veux dire celui de « papa »…THE RITCHY FAMILY…eh oui…c’était eux aussi ! J’ai ajouté, pour finir en beauté cette compile « African Queens » (vous allez m’adorer…si si…)ritchie-family

Bon…finalement je suis pas un mec chiant…vous l’savez…

« Little présent » ON THE BEAT REMIXES

Vous voyez que vous allez m’adorer…

La prochaine fois, je vous parlerais de costard croisé…de jupes fendues et de talons aiguilles…et de musique de danse intelligente !!! Ah…j’oubliais…la compile…  FUNK A LA BOLOGNESE

Rose Royce

Lundi 29 juin 2009

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Ca fait un bout de temps que je dois écrire leur « petite » histoire, comme pour les autres (et tous ceux à venir…) !

Plus j’écoute la compile que j’ai préparé et plus je me dis la même chose : CA ROULE !!! Vous l’avez remarqué, y’a jamais de temps mort sur ce que je vous prépare…y’a que du bon…du qui fait gigoter les gambettes…mais là, je sais pas si c’est l’utilisation toute particulière des percussions mais « CA ROULE » ! Je vous défie de rester immobile à l’écoute de ces pépites ! Mettez le titre « en écoute » à fond dans votre salon et vous verrez…MIRACLE ! Vous décollez…si…si…à 1′ 42…le miracle se produit…lévitation tibétaine ou farce de Gérard Majax, mais vous décollez !!!

On ne peut pas parler de Rose Royce sans parler d’un homme : Norman WHITFIELD ! C’est lui, en effet, qui introduit le groupe dans son écurie à la fin des 70′s. Le groupe s’est formé à Los Angeles au début des années 70 par l’association de Kenny COPELAND (trompette) Henry GARNER (batterie) Freddie DUNN (trompette) et Michael MOORE (saxo) et c’est en jouant derrière Edwin STARR qu’ils feront la connaissance de WHITFIELD. Auto-baptisé « Total Concept Unlimited », ils deviennent « Magic Wand » avant de choisir enfin un nom qui sonne juste : « ROSE ROYCE ». Le groupe associe également Terry SANTIEL (percussions) Lequeint JOBE (basse) Rose NORWALT (chant) Kenji BROWN (guitare et chant) et Michael NASH (claviers). Voilà donc nos neuf musiciens et chanteuse qui se retrouvent à la solde du sorcier de la Motown, à jouer derrière The Undisputed Truth ou encore Yvonne FAIR, sans oublier un mythe : The Temptations !

file-509Depuis 75, WHITFIELD travaille à un album solo du groupe car il croit en eux. Parallèlement, un projet de film « CAR WASH » voit le jour et MCA Records, à la recherche d’une bande originale, entre en contact avec WHITFIELD, celui-ci les convainc que c’est CE qu’il a préparé pour Rose Royce qui peut servir de musique pour le film. Fin 1976, le film sort sur les écrans et c’est tout de suite un carton, grâce surtout au morceau titre qui est une véritable ode au « remuage de fesseps » ! L’anecdote raconte que Whitfield a écrit le riff de Car Wash sur un emballage de « Fried Chicken » lors d’un match de basket !!! Mais il y a bien d’autres pépites sur cet album comme « Daddy Rich », « Put your money where your mouth is » ou encore « You gotta believe ». Le disque truste les classements en tous genres et trois titres en font la une. L’époque est à la production continuelle ET annuelle, quitte à réutiliser les ficelles qui fonctionnent…s’en plaindra t-on ??? Moi non !!! En 1977, le nouvel opus s’appelle « Rose Royce II : In full bloom » et les ficelles fonctionnent à nouveau, en moins commercial néanmoins, le disque est court mais comporte une sacrée brochette de très bons titres…difficile de faire un choix (pour ceux qui sont intéressés, l’intégrale est disponible…) !

Comme l’empire, « Rose Royce III : Strikes again » en 1978. Toujours sous la houlette groovy de Norman, le rythme s’essoufle pourtant et le « handclap » ne suffit pas à masquer la relative faiblesse de l’ensemble. Mêmes les petits cris perçants habituels de Rose ne parviennent pas à vous donner les petits frissons des premiers titres. A noter le titre « Love don’t live here anymore » repris plus tard par la Madone ! Un an passe…et débarque « Rose Royce IV : Rainbow connection », album disparate mais assez intéressant et qu’il faut écouter plusieurs fois pour en saisir toutes les nuances car c’est un peu un cocktail de toutes les sonorités qui vont hanter les cinq années suivantes et puis…rien que pour « What you waitin’ for », moi je dis ENCORE ! En 1980, sort (déjà) un Greatest Hits…sans doutes pour rejouer la fibre Car Wash et laisser passer une année avant en 1981 « Golden touch ». Rien de transcendant ! Trop de productions sans doutes et il faudrait parfois savoir se résoudre à éliminer, condenser, mais c’est plus facile à dire…la preuve, la même année voit sortir la dernière collaboration du groupe avec Whitfield, mais quelle collaboration !!! Ce disque est un petit bijou et combiné aux deux précédents, il aurait pu faire aussi bien que Car Wash. Un pétard WHITFIELDIEN en tête avec « RR Express » soit 12 minutes de « Psychédélic Funk » qui « roule » comme je le disais en début d’article. On y retrouve ce côté envoûtant et hypnotisant qu’avaient certains titres des Temptations.file-510

Le gourou parti, les Rose se retrouvent comme des poules échappées d’une basse-cour, ça court partout sans savoir où aller…ça picore à tous les râteliers (Cameo, DTrain, Brass Construction, Prince, etc…) et ça donne en 1982 « Stronger than ever » ! Alors je sais pas si ils sont plus forts qu’avant, ce qui est clair c’est qu’on voit nettement que c’est un groupe de musiciens mais pas forcément de compositeurs. C’est sympa, sans plus, à l’instar de ce que de nombreux groupes vont sortir à l’époque en matière de musique de danse. « Music magic » en 1984 n’a vraiment rien de magique, on frise plutôt la mascarade tellement c’est faible…mais vraiment faible ! Où sont mes Rose ??? Tout juste sauverais-je « Work it » pour son riff de basse mais j’enrage de voir ce gâchis par rapport à la fin des 70′s ! La suite ( 1985 : The show must go on, 1986 : Fresh cut ) est aussi molle et le groupe continue à s’inspirer des autres pour (re)faire ce qui existe, déjà, en mieux. Clin d’oeil à Maître Norman, ils reprennent « Just my imagination » en 86 mais même ça…ça craint !

1989 : Perfect lover est le dernier album officiel du groupe et continue de surfer sur les mêmes postulats ! Néanmoins, il a beaucoup plus de qualités que les précédents et un style semblait faire surface, au carrefour de ONE WAY, CAMEO et SOS BAND…il n’aura malheureusement plus de suites. Malgré tout, le groupe continue de tourner ! Aujourd’hui encore, malgré les nombreux changements de personnel, GARNER, COPELAND et DUNN, le trio fondateur, est toujours là et ils ont produit en 2003 un live « Live in Hollywood », live qui fait quand même la part belle aux productions de « Norman le Grand »…mais quand même…ils tournent…

Ah…j’oubliais…la compile MY BEST OF ROSE ROYC E !


OL’SKOOL

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