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Trouble Funk

Samedi 9 mai 2009

avataroni

M’étant attelé à un article sur CAMEO, je me suis aperçu que cela n’allait pas être un mince affaire, car établir un best-of de ce groupe mythique est un véritable tour de force et aussi un crève-cœur (où alors je fais deux volumes…), bref…pour patienter, je vais vous parler d’un groupe qui lui aussi a bercé mes 80’s et qui avait un style bien particulier baptisé Go-go ! Non il ne s’agit pas d’une charmante demoiselle aux formes rebondies jouant malicieusement autour d’une barre de fer mais d’un rythme particulier issu du funk mais cuisiné à la sauce d’un certain Chuck BROWN. Le monsieur, au milieu des années 70 est une figure de la scène funk à Washington et il met au point une rythmique basée sur beaucoup de percussions répétées à la mode des bongos qui accompagnent les majorettes tout en y introduisant pas mal de basse et de cuivres.

De nombreux groupes vont embrayer dans ce nouveau genre et le plus connu s’appelle : TROUBLE FUNK !!! Ce groupe va populariser ce rythme si particulier où s’entrechoquent percussions, basse, raps et « call & response » avec le public, ce qui n’est pas étranger à l’aura de violence qui entoure ce genre musical très cloisonné et très limité géographiquement. Créé dans les années 60, TROUBLE BAND accompagne un jour Chuck BROWN et adopte ce style musical, ils en profitent pour changer de nom… En ce début des années 80, ils signeront quatre albums : « In times of trouble » (1979), « Drop the Bomb » (1982), « In times of trouble » (1983) qui est fait une relecture de l’album de 1979 auquel est ajouté une partie live « from Washnigton » (1985) et « Trouble over here, trouble over there » (1987)…il n’empêche, cette musique vous met la pêche et les titres, toujours assez longs, sont frappés du sceau dufile-501_0.jpg groove…peu de romance dans le Go-go ! Les musiciens Tony FISHER (basse), Robert REED (claviers), James IVORY (claviers), Taylor REED (cuivres), Chester DAVIS (guitare), TBone DAVID (percussions), Mark CAREY (batterie et percussions), David RUDD (sax) et A.ROBINSON (percussions) remplacé par Emmet NIXON, n’avaient pas leur pareil pour mettre une salle en transes.

Leur dernier album, auquel participent Bootsy COLLINS et Kurtis BLOW abandonnera un peu la veine Go-go pour revenir à un R’nB plus funky. Le mieux que j’ai trouvé c’est de vous proposer l’album « Drop the Bomb » qui est une petite merveille regroupant à lui seul le must d’un genre un peu oublié…

Drop the Bomb !!!

Instant Funk

Samedi 9 mai 2009

avataroni6

Dans ce glorieux quinquennat pour le funk que seront les années 80 à 85, il y aura des incontournables, des références, « les fondamentaux » dirait Bernard LAPORTE. Leur nom sonne comme un coup de fouet : INSTANT FUNK ! En ce début de 80’s, frontalier oblige, j’écoute souvent les radios belges, notamment la radio nationale et une émission restée dans le marbre « Radio Cité » ! Pendant quelques années, tous les samedis, pendant deux heures, des animateurs vont enchaîner le meilleur de ce qui se fait en dance-music. Je vais enregistrer des dizaines de cassettes audio devenues inutilisables aujourd’hui.

Ainsi un jour, je chope un titre, et attends impatiemment le titre et le groupe et là, bernique !…il ne le dit pas. Il me faudra quelques mois avant de retrouver la chose : « Everybody » du groupe INSTANT FUNK ! Voici leur histoire…INSTANT FUNK est un groupe de R&B qui trouve ses origines au milieu des années 1960 dans l’état du New Jersey, à Trenton très exactement. Trois jeunes musiciens, Raymond EARL (basse), Scotty MILLER (batterie) et son frère Kim MILLER (guitare) aiment jouer ensemble et espèrent devenir célèbres. Ils courent le cachet dans l’état du New Jersey, en vain. C’est par l’entremise d’un groupe vocal, les TNJ’s, qu’ils accompagnent, que le créateur/producteur Walter  « Bunny » SIGLER les remarque et les prend sous son aile. C’est à ce moment là, au début des années 70 qu’ils prennent le nom d’ INSTANT FUNK, parce que apparemment, ils sont capables de s’adapter à n’importe quelle rythmique funk. Délocalisés à Philadelphie, ils sont mis au contact du Philly Sound par SIGLER et ils vont accompagner de nombreux artistes comme les O’Jays, Curtis Mayfield, Evelyne King, The Three Degrees, Archie Bell ou encore Harold Melvin. Le groupe grandit et en 1976, il sort en son nom, un premier single « Float like a butterfly » ainsi qu’un premier album « Get down with the Philly jump ». Ceux-ci ne rencontrent pas le succès escompté et SIGLER décide de renforcer le groupe. S’adjoignent donc Dennis RICHARDSON (claviers), Larry DAVIS, Johnny ONDERLINDE et Eric HUFF (cuivres), George BELL (guitare), Charles WILLIAMS (percussions), ne manque qu’une voix, ce sera James CARMICHAEL, venu du gospel. Les voilà 10, imaginez la puissance délivrée ! Il faut bien ça pour chatouiller les maîtres du Philly Sound.

file-500_0.jpgEn 1978, le groupe continue à assurer derrière d’autres artistes et principalement leur mentor Bunny SIGLER qui a fondé sa propre compagnie de production. Début 79, c’est le jackpot, le groupe sort un album, sobrement baptisé « Instant Funk » dont le morceau principal va faire un malheur « I got my mind made up » ! Pour qui avait 20 ans, comme moi, à l’époque, c’est l’archétype du titre disco-funk, qui renvoie Hernandez et Cerrone à leur chères études et qui va représenter la sonorité des années 80 avec ses déclinaisons plus ou moins réussies. Le titre restera trois semaines N° 1 des charts R&B U.S et l’album est un franc succès. Le son du groupe devient reconnaissable, notamment dans leur travail sur les percussions, les cuivres et la basse. La même année, le second album s’intitule « Witch Doctor » et le morceau titre est assez percutant, le ton du groupe devient plus funk que disco et le troisième LP, en 1980, « The Funk is on » au titre évocateur, asseoit INSTANT FUNK comme un véritable groupe de funk, même s’il continue à mélanger habilement rythmes disco, bases funk voire accents rock. Le rythme effréné se poursuit avec la sortie en 1982 de « Looks so fine », quatrième opus du groupe qui a vu le départ de HUFF et ONDERLINE. Malgré un nombre important de pépites, l’album ne rencontre pas le succès escompté. Il faut dire qu’à l’époque, les titres et les groupes pleuvent, j’y reviendrais…Le groupe connaît d’autres départs (BELL et DAVIS) au point que le trio d’origine et les trois survivants reviennent à leurs premières amours et accompagne un groupe « The Jammers ».

Début 1983, le cinquième album du groupe, intelligemment baptisé « V », sort et signe le déclin du groupe. En effet, le disque apparaît comme un album sans grand intérêt et sans âme. Enfin, à la fin de l’année 83, un dernier album sort, « Kinky », qui tente d’éviter les recettes du précédent mais qui n’obtiendra pas beaucoup plus de succès. En 1985, INSTANT FUNK sortira un single « Tailspin » et tournera quelque temps avant de se séparer brusquement. Tous les membres du groupe continuent à œuvrer dans le domaine musical ou dans la production. On parla même, un temps, d’un nouvel album…Ils restent en tous cas, un groupe important de ce début des 80’s, un groupe qui avait un son propre, un peu comme les Bar-Kays, reconnaissable entre tous.

La compile indispensable !


OL'SKOOL

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