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M’étant attelé à un article sur CAMEO, je me suis aperçu que cela n’allait pas être un mince affaire, car établir un best-of de ce groupe mythique est un véritable tour de force et aussi un crève-cœur (où alors je fais deux volumes…), bref…pour patienter, je vais vous parler d’un groupe qui lui aussi a bercé mes 80’s et qui avait un style bien particulier baptisé Go-go ! Non il ne s’agit pas d’une charmante demoiselle aux formes rebondies jouant malicieusement autour d’une barre de fer mais d’un rythme particulier issu du funk mais cuisiné à la sauce d’un certain Chuck BROWN. Le monsieur, au milieu des années 70 est une figure de la scène funk à Washington et il met au point une rythmique basée sur beaucoup de percussions répétées à la mode des bongos qui accompagnent les majorettes tout en y introduisant pas mal de basse et de cuivres.
De nombreux groupes vont embrayer dans ce nouveau genre et le plus connu s’appelle : TROUBLE FUNK !!! Ce groupe va populariser ce rythme si particulier où s’entrechoquent percussions, basse, raps et « call & response » avec le public, ce qui n’est pas étranger à l’aura de violence qui entoure ce genre musical très cloisonné et très limité géographiquement. Créé dans les années 60, TROUBLE BAND accompagne un jour Chuck BROWN et adopte ce style musical, ils en profitent pour changer de nom… En ce début des années 80, ils signeront quatre albums : « In times of trouble » (1979), « Drop the Bomb » (1982), « In times of trouble » (1983) qui est fait une relecture de l’album de 1979 auquel est ajouté une partie live « from Washnigton » (1985) et « Trouble over here, trouble over there » (1987)…il n’empêche, cette musique vous met la pêche et les titres, toujours assez longs, sont frappés du sceau du
groove…peu de romance dans le Go-go ! Les musiciens Tony FISHER (basse), Robert REED (claviers), James IVORY (claviers), Taylor REED (cuivres), Chester DAVIS (guitare), TBone DAVID (percussions), Mark CAREY (batterie et percussions), David RUDD (sax) et A.ROBINSON (percussions) remplacé par Emmet NIXON, n’avaient pas leur pareil pour mettre une salle en transes.
Leur dernier album, auquel participent Bootsy COLLINS et Kurtis BLOW abandonnera un peu la veine Go-go pour revenir à un R’nB plus funky. Le mieux que j’ai trouvé c’est de vous proposer l’album « Drop the Bomb » qui est une petite merveille regroupant à lui seul le must d’un genre un peu oublié…
En 1978, le groupe continue à assurer derrière d’autres artistes et principalement leur mentor Bunny SIGLER qui a fondé sa propre compagnie de production. Début 79, c’est le jackpot, le groupe sort un album, sobrement baptisé « Instant Funk » dont le morceau principal va faire un malheur « I got my mind made up » ! Pour qui avait 20 ans, comme moi, à l’époque, c’est l’archétype du titre disco-funk, qui renvoie Hernandez et Cerrone à leur chères études et qui va représenter la sonorité des années 80 avec ses déclinaisons plus ou moins réussies. Le titre restera trois semaines N° 1 des charts R&B U.S et l’album est un franc succès. Le son du groupe devient reconnaissable, notamment dans leur travail sur les percussions, les cuivres et la basse. La même année, le second album s’intitule « Witch Doctor » et le morceau titre est assez percutant, le ton du groupe devient plus funk que disco et le troisième LP, en 1980, « The Funk is on » au titre évocateur, asseoit INSTANT FUNK comme un véritable groupe de funk, même s’il continue à mélanger habilement rythmes disco, bases funk voire accents rock. Le rythme effréné se poursuit avec la sortie en 1982 de « Looks so fine », quatrième opus du groupe qui a vu le départ de HUFF et ONDERLINE. Malgré un nombre important de pépites, l’album ne rencontre pas le succès escompté. Il faut dire qu’à l’époque, les titres et les groupes pleuvent, j’y reviendrais…Le groupe connaît d’autres départs (BELL et DAVIS) au point que le trio d’origine et les trois survivants reviennent à leurs premières amours et accompagne un groupe « The Jammers ».