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Touentitaine ! (20Ten) updated…

Jeudi 22 juillet 2010

22/07/2010

Finalement, il aura encore joué au furet avec nous et après un report de sortie dû, paraît-il, au remixage d’un titre, le CD « 20ten » est finalement paru avec l’édition du 22 juillet de « Courrier International. Hier soir je passe chez le Marchand de journaux pour réserver un exemplaire et je tombe sur la marchande qui me dit ne pas pouvoir m’en réserver un et qu’elle est même pas sûre qu’il sera dedans et que ils n’en auront certainement qu’un ou deux…patati patata ! Je décide de laisser tomber et de passer à l’ouverture ce 22 juillet. A huit heures pétantes je pénètre l’enceinte de la Maison de la Presse et de suite je reconnais le bruit si familier aux oreilles princières, celui de la linn drum, ce son si particulier qui est presque comme un marque de fabrique du son de PRINCE. Je me dirige vers le comptoir où le patron me dit : « Oui je l’ai…j’en ai eu quelques uns et il m’en reste deux ! » J’en prends donc un et laisse le dernier pour faire un heureux ! On discute un peu car le patron est un amateur de musique et il connait un peu l’oeuvre du Kid ! Il diffuse d’ailleurs l’album dans son échoppe d’où le bonheur fait à mes oreilles lors de mon arrivée. On parle d’Arras…(je lui promet un exemplaire du son qui circule) et il me dit qu’il est plutôt bon cet opus…un retour aux sources me précise t-il ! Je vais donc écouter ça…une bonne trentaine de fois avant de faire mes devoirs. Car j’ai envie cette fois ! La fleur de lotus ne m’ayant pas inspiré, pour l’instant en tout cas, je vais me rabattre sur celui là et récupérer les lyrics avant toute chose. Restez branchés !

01/07/2010

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’y s’est pas foulé pour le titre du prochain album le PRINCE : 20Ten !!! Deux mille dix quoi…Bon ce qui me rassure c’est que le dernier concept « à chiffres » c’était « 3121″ et que finalement ce fût un très bon album dans le déroulé de son oeuvre et qu’il avait donné naissance à une série de concerts assez importante même si très loin de chez nous (Las Vegas).

Le concept Planet Earth mort-né…le concept Lotusflower fané avant d’éclore, prions que le concept « 2010″ rehausse un peu le niveau !!! Premiers éléments dans le teaser du lancement prévu en France le 8 juillet avec le magazine Courrier International (commandé chez mon « Presseux »)((J’aime bien le son de grat’ en fond sonore…)

Plus intéressant encore, l’apparition du Kid chez Stevie ce 1er juillet à Bercy…! ENORME la prestation aux côtés de Stevie, j’adore le côté « touriste de passage »…chemise 80′s…lunettes presque SOTT…et ce titre est vraiment…euh…MIRIFIQUE !!! Au fait, Sheila E dans les bagages du vacancier…ça aussi c’est intéressant…et dernière chose, Prince…tu peux pas demander la « choriste en rouge » en prêt pour Arras ?!? ;-) ) Allez…prochains rendez-vous pour moi : le 8 juillet sortie de 20Ten et chronique à la clef (autant LFlw3 ne m’a pas inspiré, autant là…je le sens bien) et le 9 juillet in ch’timi land !

News…

Samedi 21 mars 2009

Ayant décidé de reprendre le clavier…je me suis dit qu’il restait encore quelques albums dont je n’avais pas ou peu parlé (je dois toujours revenir sur S.O.T.T…) N.E.W.S fait partie du lot. Album sorti en 2003, N.E.W.S (pour North-East-West-South…) est une œuvre totalement instrumentale composée, donc, de quatre titres d’une durée égale : 14 minutes ! Le ton est volontairement orienté «jazz », avec toute la précaution d’usage quand j’utilise ce terme, et rappelle les meilleurs moments de Madhouse, expérience jazzy de Prince de la fin des années 80.

J’écoute souvent ce disque et notamment le premier titre…NORTH…car systématiquement, lorsque je l’écoutais, mon esprit vagabondait et des images s’imposaient à moi…suivant le déroulement du titre. J’ai donc essayé de retranscrire ces images par des mots et de raconter une histoire…une réflexion…une expérience…appelons là comme on voudra. Le challenge était de « coller » à la musique à travers le texte ! J’ai donc besoin, cette fois ci, de votre concours ! Il ne s’agit plus, seulement, de lire tout ce que ma passion peut inspirer mais de vous immerger (le mot n’est pas de moi ;-} …) dans la musique et dans les mots !!! Je vous invite à une expérience à laquelle vous allez adhérer…ou pas…je suis prêt à l’accepter !!! C’est un peu un…délire existentialo-sensuel d’où son classement dans ce chapitre du blog !

Le rythme de lecture est important…pas trop lent…pas trop rapide…j’oserais dire une lecture normale. Je mets des petits repères 0+> qui marquent les minutes…après…vous faites comme bon vous semble, mais c’est que l’ensemble a été conçu avec cette adéquation du texte et du son !

…y’a le petit lecteur ci contre…! [audio:01-north.mp3]

Et surtout, si vous vous lancez dans l’expérience, un petit commentaire sera le bienvenu, ça m’intéresse au plus haut point !!! Prêts…

Grise…la ville est grise…elle a revêtu un manteau qui lui sied à merveille…la pluie est grise…les immeubles sont gris…à croire que la couleur a déserté ce lieu…même la lumière est grise, et bien que par endroits le ciel se teinte de lueurs fugaces, cette terne grisaille reprend vite le dessus et annihile toute initiative  chromatique ! Le trottoir le dispute aux murs…les murs aux toits…les toits au ciel et ce dégradé de gris laisse l’illusion d’une palette de couleurs qui n’en est pas une…de temps à autre une flaque d’eau laisse à croire qu’un peu de lumière traverse l’espace mais il n’en est rien…ce n’est qu’un éclair subit dans cet uniformité monotone ! Et cette pluie qui tombe sans relâche achève de colorier la ville de cette teinte si amère…sans saveur en fait…sans vie presque ! Seules quelques touches immaculées parsemées sur les murs des bâtiments la sauve du noir total…du néant…de l’oubli ! Quelques halos blafards et réguliers tentent bien de vaincre cette obscurité en devenir mais telles des lucioles, ils ne font que poser, ça et là, des touches pastel qui sont bien dérisoires face à cette force tranquille ! Elle le sait d’ailleurs cette ingrate, elle sait qu’elle est invincible et ce combat est faussé…inégal et hypocrite car tout est joué d’avance…quand le gris s’installe…il ne sert à rien de lutter…toute résistance est vaine ! 0+> Il sait ça…lui…cet homme qui erre dans cette ville…il le sait bien lui aussi…il a renoncé d’ailleurs…se vêt de noir pour tenter de défier ce gris universel mais cette insolence est finalement si futile devant l’implacable ! Même son pas reflète cette nonchalante résignation…il est lourd sans être pesant…triste sans être accablé…il est juste à l’image de cette teinte qui enveloppe la ville. Et il ne voit pas les autres…ceux qu’il croise dans les rues…ceux qui luttent…ceux qui essaient encore…ceux qui n’ont pas compris…il ne les voit pas ou ne veut pas les voir ! Certains semblent joyeux pourtant…il devrait peut être les prévenir mais à quoi bon…ils le découvriront bien assez tôt. Ils sauront eux aussi, que le gris envahira leur quotidien, qu’ils devront vivre avec, au mieux s’en accommoder…au pire y sombrer ! Qu’ils conservent leurs illusions…lui n’en a plus depuis longtemps ! Les illusions…c’est comme un feu de cheminée…tant qu’il subsiste une braise on s’y raccroche et on fait mine d’y croire alors que l’on sait pertinemment que la partie est perdue ! Et quand les illusions ont disparu, ne restent que les certitudes et leur singulière, et parfois cruelle, vérité ! Celles qui vous font avancer dans la vie…malgré tout…mais que ne donnerait-on pour retrouver des illusions ? 0+> Et pourtant…notre monde n’est-il pas qu’une gigantesque illusion ? Où quelques-uns uns décident pour la multitude…multitude qui s’illusionne d’ailleurs sur la bonne volonté de ces « quelques-uns uns »…Peut être s’interroge t-il tout simplement sur sa vie…sur LA vie…sur cette vanité si humaine qui au final pousse les hommes à se mentir…à se trahir…à se déchirer…à s’entretuer ! Cette vanité qui les empêche de respecter l’autre ! Cette vanité qui, partout, impose la plupart du temps cette loi du plus puissant ! Cette vanité qui finit par apporter le malheur, la destruction et la mort…et cette vanité finit par contaminer notre monde et à le rendre fou ! Peut-il faire quelque chose pour empêcher cela…Que peut-il, lui, petit grain de sable perdu dans l’immensité planétaire ? N’a-t-il pas, lui aussi, des élans de vanité ? Est-il exempt de tout reproche ? Oui…il se dit qu’il respecte ses semblables…mais fait-il toujours tout ce qu’il devrait ? C’est que la bonne conscience est une alliée de choix…une alliée qui quoi qu’il arrive, le tire toujours des griffes de la suffisance et lui garantit ce semblant d’objectivité ! C’est qu’il garde aussi espoir…un espoir certes ténu…intangible…mais un réel espoir de voir enfin ses semblables se respecter et respecter leurs différences…dans un monde où l’espoir aurait remplacé l’illusion ! 0+> Espoir/Illusion…Illusions/Espoirs…il est comme tous les autres…ballotté entre les deux, sans cesse et sans relâche…tiraillé par l’une…torturé par l’autre…refusant cette certitude qui, il le sait, va l’achever ! Alors il se laisse guider…emporter par ces sentiments contradictoires et le manège se transforme en tourbillon et il n’est plus ni guidé…ni emporté…mais manœuvré par eux. Il n’a plus prise sur sa vie…oscillant entre le mirage de l’illusion et la folie de l’espoir…naviguant sur leurs flots hypnotiques tel un radeau abandonné…s’abandonnant même à leur subjectivité naturelle…et alors il ne maîtrise définitivement plus rien ! Il se laisse griser par ses illusions sur la vie…la mort…l’amour…ça ne l’empêche pas d’espérer, de croire…mais l’ivresse de l’illusion est si tentante…si proche…si facile ! Comme une drogue, elle le projette dans un monde où tout devient possible…où tout est facile…où tout est à portée. Pas comme dans cette ville…où il n’y a pas de place pour elle…où tout est planifié, réglé…où il n’y a de place que pour l’intangible ! Perdu dans ces pensées, il ne remarque pas cette tache écarlate…tranchant sur tout ce gris…que lorsqu’il est à sa hauteur…et il s’arrête non loin pour contempler la femme qui se cache dans cet ample manteau rouge ! 0+> Et il la voit…et il la regarde…et elle l’ignore superbement, elle-même perdue dans ses pensées semble t-il ! Mais l’est-elle vraiment ? Le regard errant sur l’horizon, elle laisse flotter sa chevelure dans la tourmente qui peu à peu se calme, son regard à lui n’arrive pas se détacher de cette apparition ! Et son imagination prend les choses en mains, son envie de séduire cette femme est immédiate ! Est-ce cette aura de sensualité qui irradie littéralement dés qu’elle esquisse le moindre geste ? Est-ce ce parfum envoûtant, sucré et ses effluves qui l’ont happé au passage lorsqu’il l’a croisé ? Est-ce ce regard clair et pénétrant dont il a perçu l’intensité à peine quelques secondes ? Est-ce ce corps ferme et nerveux dont il devine presque les courbes malgré le vêtement trop ample ? Et pourtant elle continue à faire comme si elle ne l’avait pas vu, comme s’il était insignifiant, comme s’il n’existait pas ! Et pourtant lui sait qu’elle a senti son regard peser sur elle et que cette feinte ignorance n’est qu’un élément du jeu qui s’installe ! Et pourtant son beau visage se tourne lentement vers lui quelques instants semblant regarder bien au-delà de sa présence ! Et pourtant lui perçoit cet intérêt soudain et singulier, déguisé par ce regard dans le vague qui fait mine de s’échapper ! Un jeu…il s’agit bien d’un jeu…un jeu de séduction…quand le regard est encore omnipotent…avant que la chair ne prenne le dessus ! 0+> Car les yeux glissent sur ces courbes révélées maintenant dans son esprit par la magie de son imagination et ses yeux redoublent d’attention car ils sont ses premiers envahisseurs à fouler cette terre inconnue ! Ils glissent… telles les gouttes de pluie et leur parcours chaotique sur une vitre sale, ils ne savent vers où se diriger, ils ne savent quel endroit préférer à un autre ! Celui ci est si tentant, oui mais celui là semble si doux ! Celui-ci doit être tendre, oui mais celui là d’une fermeté si agréable ! Pourquoi ne pas choisir celui là qui appelle à davantage que les yeux ? Parce que celui ci brûle de ne pas être touché ! Pourquoi vouloir s’attarder à cet endroit quand son voisin tremble d’impatience ! Ressent-elle ce regard qui devient plus pesant…plus pressant…plus envahissant pour qu’elle se tourne imperceptiblement vers lui et lui offre plus que ce que laissaient présager les virevoltants mouvements de son manteau ? Sinon pourquoi s’appuyer davantage sur la rambarde longeant le quai où elle s’est arrêtée tout à l’heure ? Et pourquoi replacer les pans de son habit en des gestes lents et eux-mêmes caressants si ce n’est pour attirer l’œil davantage ! Oui…et pourquoi ces mains enfouies au sein de sa chevelure qu’elle déploie d’un mouvement souple et libérateur ! Pourquoi ce pied qui se relève lentement sur la pointe…dévoile le galbe du mollet et cambre s’il le fallait, la chute de reins ? 0+> Pourquoi…si ce n’est pour garder la maîtrise du jeu qui s’est installé ? Mais lui est déjà passé à un autre stade…un niveau où le rêve va le disputer à la réalité et le faire voyager de l’un à l’autre…un niveau où tout devient charnel… un niveau où les corps vont parler…un niveau où les mains vont remplacer les yeux…car ses yeux ont perçu une image immédiate…aussitôt vue…aussitôt remplacée par une autre…ses mains, elles, veulent percevoir une autre dimension…celle où la peau va se révéler, celle où le contact va transmettre les sensations, celle où les ressentis de l’un et de l’autre vont se croiser, se mêler, se démêler, ne faire qu’un…pour mieux se séparer…pour mieux se retrouver ! Il voit son corps maintenant et ce qu’il voit dépasse ce qu’il avait imaginé…il touche son corps maintenant et ce qu’il touche dépasse ce qu’il n’aurait osé imaginer…ses mains reprennent les traces laissées par ses yeux et tentent de donner une réalité physique à ses souvenirs ophtalmiques…mais il n’y parvient pas tant ce qu’il ressent supplante ce qu’il a vu…tant le grain chaud et satiné de sa peau lui fait oublier qu’il a des yeux et l’oblige à être tout entier l’esclave de ce qu’il découvre, à ne plus vouloir détacher ses mains de cette peau qui le rend fou ! 0+ > Ces mains qui savent désormais qu’elles garderont le souvenir inaltérable de la douceur de ce corps, de chaque parcelle explorée et découverte, mais aussi de l’avant-goût de celles qui resteraient inconnues. De la hanche si ronde, elles cherchent ailleurs encore plus de rondeur et elles se font pressantes et de plus en plus impatientes à chercher l’inaccessible. Mais plus elle cherche…et plus la peau se satine…et plus l’ivresse des sens le gagne…et plus il s’enhardit car cette ivresse le grise de plus en plus…les mains passent sans plus de détours des cuisses nerveuses à la taille…du creux de l’épaule à la nuque si tendre…du bas du dos si cambré au pli de l’aine si accueillant…ces mains qui pensent terminer leur périple sur le ventre pour s’y poser…s’y reposer et qui découvrent l’impensable ! Encore plus de douceur ! Et paradoxalement la douleur s’installe… celle de devoir se contenir pour ne pas mordre cette chair si tendre…emporté comme il l’est pas ses instincts devenus primaires…ce désir animal…car le plaisir devient douloureux…presque une torture tant il l’étreint…plaisir/douleur…il ne sait plus quel sentiment supplante l’autre… des envies de chavirer et d’envahir le taraudent…et des envies de possession s’imposent maintenant à lui…0+> Et ses mains enserrent maintenant…elles pressent…pénètrent la chair pour mieux la ressentir…pénètrent ce corps qui a depuis longtemps rendu les armes et se tend sous la violence des gestes…se braque et se refuse pour aussitôt mieux s’offrir encore à cette envie devenue si hargneuse…presque mauvaise…cette envie qui a fini par enchevêtrer les corps, les lier telles les racines d’un mal si agréable, les nouer dans ces mouvements saccadés et hystériques…cette envie qui donne le vertige et leur fait oublier toute conscience et toute retenue…cette envie qui oblige leurs mains à se repousser sans cesse les unes aux autres pour essayer d’apaiser cette sourde violence mais les rapprochent malgré tout pour reprendre aussitôt leur sarabande effrénée…cette envie qui n’a plus rien à voir avec le désir mais plus avec la faim…cette envie qui, par endroits, fait perler le sang et donne aux baisers ce goût ineffable…cette envie qui n’est plus envie mais juste un cri…un arrachement ultime qui les laissent pantelants et défaits…les laissent en dehors du temps…dans un espace et une dimension où il n’y a plus de conscience…où les sens ont dépassé cette conscience pour assouvir cette passion des corps…ce mélange d’extase et de souffrance qui les laissent, aussi, indécis sur leur propre plaisir…0+> Indécis et certains…certains d’avoir atteint l’inconnu…d’avoir frôlé l’innommable ! Et les corps s’apaisent telles les frondaisons après l’orage…au plus subsiste encore quelque geste nerveux…quelque soubresaut involontaire ! Subsistent aussi les parfums…les odeurs…odeurs des corps mêlés et de leurs effluves passionnées…Subsistent les traces des lèvres…des mains…des dents…et ces traces marquent le parcours de cette bataille des sens…Subsistent les fluides comme autant de signes du combat qui vient de se jouer et de ses dommages collatéraux…Subsistent déjà…le souvenir et le manque ! Et ce manque se fait brusquement sentir lorsque dans son champ de vision, une trace écarlate s’éloigne lentement. Ce brusque retour à la réalité le laisse interloqué…elle s’éloigne déjà…agréable feu follet qui aurait décidé d’être sage…elle est déjà si loin qu’il ne peut plus la retenir…il voudrait crier mais aucun son ne sort de cette bouche qui, pourtant, connaît déjà l’indéfinissable ! Et cette tache de sang s’éloigne de plus en plus…emportant avec elle tant de fièvre…et lui ne peut esquisser le moindre geste ! Il la laisse et la regarde s’éloigner dans ce gris qui perdure…tel un feu mouvant…feu devenant flamme…puis lueur rougeoyante…puis pointe soufrée qui lentement se consume…et enfin clignotement presque imperceptible…avant de s’éteindre définitivement ! 0+> Et c’est quand il voit ce rougeoiement palpitant s’éteindre à tout jamais que sa conscience revient et qu’il peut libérer ce cri inutile et stérile…et que brusquement, tel un boomerang, la réalité ne lui revienne en pleine face ! Cette réalité uniforme qui a été traversée par cet éclair carmin et qui, comme l’océan démonté par les éléments, reprend sa morne quiétude après la fulgurance de la tempête. Telle la pelote de laine qui, doucement, descend l’escalier sous la patte du chat…son esprit reprend contact avec le quotidien…par saccades…par chutes brusques et ralentis improbables…jusqu’à atteindre la platitude de l’instant présent ! Cette chute le laisse désemparé, inquiet et malheureux…désemparé de l’avoir laissé partir sans pouvoir la retenir, inquiet à l’idée de devoir se passer d’elle et de devoir gérer le manque…malheureux car son bonheur est parti pour ne pas revenir. Alors pour se rassurer, il se dit que tout cela n’a été qu’un rêve…un rêve agréable certes…mais un rêve tout de même…un rêve qui l’a meurtri et satisfait à la fois…mais un rêve tout de même…un rêve qui lui a pourtant laissé cette forte impression de réalité palpable…mais un rêve tout de même…un rêve qui  plus que tous les autres, lui a fait toucher le possible et l’impossible…mais un rêve tout de même…mais un rêve tout de même…0+> Et ce rêve tout agréable et douloureux soit-il, lui laisse un goût amer…un goût d’inachevé mais surtout un goût de non-commencé ! Sitôt disparue et la nostalgie le submerge déjà, nostalgie de femmes connues et inconnues, de souvenirs vivaces ou fantasmés, de rencontres furtives ou de liaisons oubliées ! Une sombre douleur le gagne alors et telle la rouille, elle commence à l’envahir sans vraiment montrer sa présence, si sournoise qu’elle est…et cette douleur est presque salutaire tant elle le fait se sentir vivant…pour aussitôt devenir intolérable comme toute douleur qui se respecte…cette douleur qui tient à l’éloignement…au souvenir…à l’absence…au manque…et déjà son esprit est ailleurs…il cherche à exorciser ces démons qui vont le hanter il en est sûr…oublier est si facile c’est le vivre qui est compliqué ! Son esprit vagabonde alors et s’éloigne à nouveau de cette réalité si difficile…de ce morne quotidien…de cette douce torture et il choisit la facilité bien sûr, après tout il n’est qu’un être humain, il opte pour le retour au rêve…mais ça n’est pas si simple…croit-il pouvoir rêver sa vie ? Il est pourtant bien placé pour savoir que la réalité le rattrape toujours…qu’elle a mis à bas ses illusions et a sérieusement écorné l’espoir qui l’animait ! Cette réalité si grise…si insipide…si inexistante presque si elle n’envahissait l’espace. 0+> Et l’ombre qui s’abat maintenant sur cette ville sans vie l’entraîne malgré lui vers cette mélancolie  si séduisante et si hypnotisante…si sécurisante aussi, à sa manière, car elle l’enferme lentement mais sûrement dans cette résignation indésirable et non désirée…résignation qui le rattrape après cet éclair de vie…cet instant viscéral…ce moment du pur abandon ! Abandon…le mot est lâché…abandon de lui-même, car c’est ce qu’il vient de vivre…abandon de l’autre car c’est ce qu’il ressent maintenant…abandon de ses illusions car décidément elles n’ont fait que le distraire…le troubler et finalement le perdre…abandon de tout espoir car il doute désormais qu’il ait un sens…abandon de conscience car cela peut l’aider à repartir dans ce rêve non gênant et tant souhaité…remède miracle à ce mal sournois et lancinant ! Mais seul le vide l’envahit, le songe qu’il appelle de ses vœux se refuse à lui…il s’échappe…se laisse deviner…subrepticement…puis s’enfuit tel l’animal surpris et apeuré et c’est le vide qui perdure…cette inexistence si futile et inutile…ce néant non-voulu qui s’impose malgré les efforts qu’il déploie pour le déjouer…malgré la souffrance qui le mine à tenter l’irréalisable…se souvenir…encore et toujours…et ne trouver que ce néant…insondable et noir ! 0+> Mais la terne grisaille reprend à nouveau le dessus et le ramène au quotidien…elle le sait d’ailleurs cette ingrate, elle sait qu’elle est invincible et ce combat est faussé…inégal et hypocrite car tout est joué d’avance…quand le gris s’installe…il ne sert à rien de lutter…toute résistance est vaine…il a cru pouvoir jouer au plus fin et a perdu…alors retrouver ce néant…ce néant préliminaire…celui qui démarre cette vie…celui où l’on vit à l’abri…cet abri provisoire et protecteur qui isole du gris et de sa tristesse…celui où seul un sens est sollicité et ou l’inconscience des autres laisse s’ouvrir cette non-conscience intérieure ! Et c’est cette non-conscience qu’il cherche à retrouver finalement dans cette réflexion qui l’anime maintenant…Cette non-conscience oubliée qui fait notre « être » ! Cette non-conscience si agréable où l’on baigne dans ce cloaque originel et qui nous abrite, un temps, du froid et de la douleur…ce stade embryonnaire sans goût…sans vue…sans odorat…sans toucher mais où l’on perçoit la fureur de cette vie qui s’annonce…sa fureur…et sa beauté aussi…car nos sens enfin aiguisés nous extraient de cette léthargie rassurante et nous poussent à combattre ce gris…tous les jours…à le combattre…sans qu’il n’y ait de cesse…jamais…jamais…

PartouslespépinsdelapommedeNewton !

Mercredi 17 décembre 2008

…C’est une phrase culte d’un des épisodes de « Retour vers le futur » qui m’avait bien fait marrer ! (je suis « aussi » fan de Gotlib, Newton, la pomme, la coccinelle…enfin Gotlib quoi !!!…). Et bien j’ai retrouvé le clan des McFly. Ils ne font plus dans les DeLoreane spatio-temporelles…non, ils font dans la musique…remarquez ça dépote aussi…si si…lisez bien ce qui suit !
mcflyclan J’ai eu l’occasion d’échanger quelques posts, sur le génial FFF (Funky French Forum) bien connu des aficionados, avec la trés sympathique Lolita, à propos du concert d’Atomic George en août dernier et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que cette charmante jeune femme « drivait »‘ un groupe français de PFunk, j’ai nommé « MCFLY CLAN » ! Je suis donc allé faire un tour sur leur myspace voir ce que pouvait bien faire les rejetons de Marty et le premier titre que j’ai écouté c’est « Bring down the onion » et là je suis resté comme un rond de patate attendant d’être taillé en frites ! Y’avait tout ce que j’aime, une basse funky slappée juste ce qu’il faut, une guitare trés « soul’ seventies », une batterie à caisses claires comme je les aime (à la DAG…) et une voix…euh…je sais pas comment la qualifier…en fait on va dire que c’est un oignon qui parle ou un ectoplasme venu des profondeurs de l’espace ! Toujours est-il que j’ai été assaisonné…et pas qu’un peu ! Les deux autres morceaux en ligne m’ont incité à aller plus loin et à force de « harceler » la gentille manageuse j’ai reçu le CD du groupe « Onion Invasion » et un joli tee shirt ! (Faudra m’expliquer pour l’oignon…)

Alors qu’en est-il de cette invasion d’oignons ? Allais-je me mettre à pleurer toutes les larmes de mon corps à l’écoute de cette musique venue d’ailleurs puisqu’envahissante ? Que nenni mes amis ! Cette pluie de liliacées, loin de déclencher pleurs et reniflements intempestifs, me ravit depuis plusieurs semaines et ce sont les circonstances de la vie qui font que je n’en parle qu’aujourdhui. Je vais pas vous parler du groupe, le mieux encore c’est d’aller les voir chez eux…ici… www.myspace.com/mcfclan ! Non je vais vous parler musique, ça me permettra de parler de quelque chose d’intéressant au moins parce que « l’autre », en ce moment, je sais pas ce qu’il a mais y file du mauvais coton…enfin y filait parce que là les nouvelle sont plutôt réjouissantes…

On démarre par une « Funky Connection » qui vous invite à entrer au bal mais alors sans pantoufles de vair hein…c’est pas l’genre de la maison…non on est clairement dans la veine du vieux chien de Caroline du Nord, j’ai nommé George Clinton et sa folie musicale. Dire que je découvre aujourd’hui que nous avons…en France…des musiciens capables de restituer cette même folie psychédélique d’une musique qui rassemble par le groove. Entrée en matière réussie !!!
Je vous ai déjà dit quelque mots sur le premier titre de leur myspace’page, « Bring down the onion »…en fait c’est une sorte d’extension du premier car ils sont voisins et on a quasiment pas l’impression de changer de titre…mais si…puis arrive un break où apparaît the « Onion man » cet extra terrestre venu apporter la « bonne parole Fonky » mais il est vite relayé par un « sire » qui « nose » pas dire son nom…peu importe…!
« 2001″…! ce titre me fait furieusement penser à un titre princier dans l’intro mais pas moyen de retrouver…(est-ce seulement un titre princier…) refrain « mocassin bleu », le « funk » ayant remplacé la « monnaie »…Break « Brownien »…oh oh…les amis, les biberons furent de crus différents isn’t it ? Même le fantôme du synthé de Stevie s’invite à la fête…Yeah…
Vous voulez savoir ce que c’est d’être funky ? une seule réponse « How we funk »…y’a qu’à écouter…y’ qu’à suivre…pas besoin de se prendre la tête…d’où l’extrême bonheur de savoir jouer d’un instrument, de l’accoler avec d’autres et Oh miracle…ça fait de la musique qui fait bouger les cannes… groupe_ds_oignon_-stella

Message spécial : la photo ci contre est de Stella K
myspace.com/stellakowa dont j’aurais voulu voir les photos l’été dernier mais pas de chance…nété fermé la galerie :-( (

Interlude « psychédélico-clintonienne » avant la claque « In your face »…bon une claque au ralenti hein..trés south…pas la grosse mandale violente dans ta gueule…non juste un pain nonchalant…à l’instar de la trompette du Doc qui rythme le titre…

Ceux qui achèteront le disque comprendront ce qui suit : « La soupe à l’oignon se prépare en faisant cuire dans l’eau bouillante des oignons coupés en lamelles. Elle est servie chaude en entrée. Elle peut être agrémentée de gruyère râpé et de croûtons ajoutés au dernier moment et de différentes épices. »

Retour aux choses sérieuses avec « License to drink » (découvert sur le site) si je dis sérieuses, c’est parce que musicalement ça le fait..les différents breaks instrumentaux démontrent tout le talent des musiciens…

Bon ce qui suit c’est mon titre…comme sur les albums princiers…y’a toujours un titre qui est plus « ma came » et là…bein c’est celui là « Delirium »…et pas un trés mince…non un trés gros…y’a des influences qui me parlent, on saute allègrement de pierre en pierre, les pierres s’appelant Isaac Hayes…Norman Whitfield…Stevie Wonder…Hendrix…et j’en oublie sans doutes…perdu que je suis à l’écoute du titre…huit minutes de bonheur…sans déconner les mecs…vous assurez !
logo_couleur_hd En 1976, j’ai épuisé un double album vinyl jusquà ce qu’il devienne méconnaissable…aujourd’hui encore, il est chiffonné…rayé…lessivé mais je ne m’en séparerais pour rien au monde…CAR WASH des Rose Royce ! Hormis le morceau-titre qui a passé, passe et repassera sur tout bon dance floor qui se respecte, j’avais découvert des pépites écrites par le Maître…j’ai nommé Norman Whitfield…eh bien « Too Young » m’a conduit à ressortir la « chose » pour la regarder (je peux plus l’écouter…) mais aussi à le ré-écouter dans sa version numérique !

Arrive « Willie le borgne » qui vient raconter sa vie d’une voix qui sent bon l’alcool et la clope sur une ballade lancinante rythmée par la guitare sèche et la trompette bouchée…intermède plutôt sympa avant « Love »…une surpise hip-hop rappée sur soupe à l’oignon avec un featuring de Fat Yerba qui réconcilie funk et flow.

Si vous vouliez en avoir la preuve définitive bien que personnellement j’en sois convaincu : « Non le funk n’est pas mort…et il bande encore !!! » « Funk ain’t dead » relaie ce que j’ai dit tout au long de cet article. J’ai rien à dire de plus sur ce titre. C’est une Rolls dans l’genre !

Voilà, on termine avec une nouvelle incursion dans l’univers psychédélique du « Funky Onion » (faudra vraiment que vous m’expliquiez les mecs…) avant de redescendre sur Terre ! Sur Terre, pour moi ce sera le 31 janvier 2009 à Rambouillet. Oui…je descends 3 jours voir des amis et joindre l’utile à l’agréable en allant voir outre les McFly, les Gréements de Fortune et à priori Sandra N’Kaké ! Me reste aussi à trouver le moyen de faire venir le clan dans mes joyeuses contrées nordiques…vous verrez on a pas attendu le film pour être accueillants !!!

Dernière chose, je mets pas, forcément, de musique à télécharger…pour le prix qu’il coûte, achetez le, c’est une bonne et saine acquisition, par contre voici quelques extraits de Car Wash…histoire de vous rafraîchir la mémoire !!! (avec les craquements d’origine…) L’Elephant Bleu

Si j’étais Robinson…

Jeudi 31 juillet 2008

…et que je sois naufragé sur une île déserte…
…et à la condition que Vendredi ait les formes pulpeuses à souhait d’une Monica ou d’une Laetitia… laetitia-casta-47
…mais également que l’île soit équipée d’une mini centrale nucléaire destinée à me fournir l’électricité nécessaire…
…j’emménerais bien ce qu’il est convenu d’appeler « ce qu’on emmènerait sur une île déserte » !!!

Après je me suis dit, pour que ça fasse sérieux, faut que ça soit difficile à mettre au point ! A savoir, faut que tu te creuses la tête pour que CE que tu emmènes, te comble pour le restant de tes jours. Ben ouais, une île déserte c’est une île déserte…même avec « Vendredite » pour combler tes siestes crapuleuses (oui…je l’ai appelé Vendredite parce que j’ai remarqué que tous les jours de la semaine sont masculins…), car à part la chasse à l’oursin pourpre ou la pêche à la Raie bouclée, tu risques de t’ennuyer ferme ! 033

(Petit intermède pour préciser que je parle de ce que j’emmènerais en termes de musique de Prince, mais vous l’aviez compris je suppose !)

Donc…d’abord on limite à 20 titres…déjà là…ça calme car en magasin on doit pas être loin des 7 à 800 titres disponibles !
J’avais ensuite le choix du thème…ou ce serait la compile « Best-of » avec les classiques « Kiss », « Purple Rain », « Cream » ou encore « Little Red Corvette », mais bon, faut avouer qu’à force, et même si on les écoute encore avec plaisir, « ça lasse », comme dirait Vendredite quand je la regarde !…
Ou les compiles par thème… »FUNK » avec « Push », « Race » ou « 1+1+1 is3″, pour faire la Teuf avec…euh…avec…euh…personne, t’es sur une île déserte boubourse…de toute façon, comme t’es à plat à cause de Vendredite qu’est insatiable, tu pourrais pas faire la fête (je rappelle que c’est une vue de l’esprit…) !
Ou un thème « ROMANCE » avec  »When 2 R in  love » ou « The most beautiful girl in the world » pour calmer un peu la mignonne…ouais, mais en même temps, côté romance, et même si la aussi y’a du trés bon, c’est pas la raison principale qui t’a fait aimer Prince…
…ni son engagement citoyen, pour une compile « POLITIC » avec « Sign O’ the times » ou « Resolution », c’est quoi qui te fait aimer Prince ? Hein ??

l_2561bdc7d1a3a2ac516b77a647e77867 …Après intense et mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il me fallait retenir les titres qui à chaque fois, soit me filent la chair de poule, soit me ramènent ostensiblement à la même conclusion : « C’est pour ça que j’aime ce type » ! Alors vous imaginez bien que dans ces deux catégories j’en suis vite arrivé à 50 titres de chaque côté ! Il a donc fallu, tel un boucher de Belleville, « tailler dans le beefsteack » ! Quel crève-coeur !
Enlever celui-ci…je ne le puis !
Zapper celui-là…je ne peux pas !
Cuilà c’est certain…je ne peux point !
Et pourtant ce fût fait, tel Frodon Sacquet, j’ai trouvé mon « précieux », mes 20 titres « Ever ». Je dis MES ! Sûr que certains vont trouver à redire, trouvant celui là inutile et le remplaçant par celui là, tellement meilleur…mais c’est mon blog et je fais ce que je veux…na na nèreu ! Non, plus sérieusement, je vais quand même expliquer (ou peut être pas…) mes choix,  comme ça, ça va vous donner de la lecture…
Ils sont classés le plus simplement du monde, c’est à dire, par ordre chronologique, j’allais pas en plus faire un classement, c’est les vacances quand même…

Crazy you (album « For You »/1978)Pourquoi ? Parce que le petit côté « carioca » de ce mini titre m’a toujours fait fondre, avec sa guitare « auriverde », ses percussions comme autant de gouttes d’eau tombant autour de vos oreilles et cette mélodie toute simple ! …Et parce qu’il dit qu’il est « un pauvre fou perdu dans un monde d’amour ! » On y sent toute la puissance « mélodique » de l’artiste, puissance qui donnera ses plus belles chansons, celles qu’on peut fredonner sans soucis…celles qui font « référence »…celles qu’on ne peut pas ne pas aimer comme « Raspberry Beret » ou « Sometimes it snows in april ».
Uptown (Album « Dirty Mind »/1980)Pourquoi ? Parce que pour moi c’est le mix parfait de CE qui a fait les quatre premiers albums de Prince, ce mélange funk/rock qui certes reviendra régulièrement par la suite, mais là tout y est, la rythmique, les accroches sonores, la voix et le texte, espèce de manifeste anti-bourgeois mais dont on voudrait bien fréquenter l’univers tout de même ! Prince invente la musique « grise » et rappelle surtout qu’elle est universelle, il n’y a pas de musique « de blanc » ni de musique « de noir » ! l_bf2996a77ea9eab83cbf3e031f917b04

Automatic (Album « 1999″/1982)
Pourquoi ? Déjà, quasi 10 minutes pour un titre c’est notable ! Si en plus, le titre est littéralement hypnotisant et ce, dés les premières secondes, si vous sentez les prémisses des dérives « camiliennes » futures, si vous succombez à ce gimmick synthétique répétitif, vous aimez…c’est A.U.T.O.MATIC ! Les trois dernières minutes sont complètement délirantes avec un Prince délivrant des solos provoquant râles et soupirs…douleurs ou extases…à vous de choisir…moi j’ai choisi (mais j’avoue que Vendredite m’a un peu forcé la main…)

I would die for U (Album « Purple Rain »/1984)
Pourquoi ? Parce que cette chanson est inclassable, c’est un genre à elle toute seule, on dirait que chaque instrument a été enregistré séparément, sans  cohérence,  qu’on a tout mélangé et que la magie a opèré. Les versions du Purple Rain Tour sont démentes…et puis le texte, mes amis, le texte : « Je mourrais pour toi, si tu me veux aussi, je mourrais pour toi » C’est pas une belle déclaration ça ! C’est pour des titres comme ça que j’aime Prince et que je le place au dessus des autres, il a été touché par « autre chose » pour créér une oeuvre aussi évidente !

America (Album « Around the world in a day »/1985)Pourquoi ? Forcément on a tous été marqué par la version longue..mais ces moins de quatre minutes révèlent une urgence qu’on ressent intensément, un peu comme si le titre se devait d’être rapide pour égrener le plus vite possible cette charge contre « l’American way of life ». Cette charge peut sembler bon enfant mais il fait quand même l’apologie d’une « certaine » anarchie ! Musicalement, c’est le top, la Linn drum martèle un rythme tribal, véritable transe musicale, la guitare singe et moque l’hymne national et la basse entame un ballet endiablé ! Rien à dire ! Un must !!

l_b1482b16d0567ab09eee5846973fa172 Girls and boys (Album « Parade »/1986)Pourquoi ? Certainement parce que cet album a bercé un certain été qui m’a marqué plus que les autres ! La K7 audio, à l’époque, fût usée jusqu’à devenir l’ombre d’elle même ! Il faut dire que cet album a, je pense, planté la graine de l’addiction qui allait suivre. Est-ce le saxo d’Eric LEEDS, tout en « gravitude » qui me fait préférer ce titre aux autres ? Ou les paroles « en français dans le texte » qui m’ont séduit par leur érotisme assumé ? Ou ces petites « clochettes » qui rythment le titre d’un bout à l’autre ? Eye don’t know !!!

If I was ur girlfriend (Album « Sign O’ The Times »/1987)- Pourquoi ? Que voulez-vous que je dise sur cette chanson ? Quand je parlais de chair de poule….cette mélodie toute de mélancolie lumineuse….sa façon de dire « Please »….et ce texte sur l’omnipotence du « Si… », mais aussi sur l’ambivalence des êtres (pas étonnant que ce soit « Camille » qui chante…) J ‘ai dit que je faisais pas de classement mais celle là serait sans doutes sur le podium !

Anna Stesia (Album « Lovesexy »/1988)Pourquoi ? Je vais pas redire ce qui a été dit
The question of U
(Album « Graffiti Bridge »/1990)- Pourquoi ? D’abord pour la musique, sorte de « non-blues » bluesy, la guitare, le clavecin final…titre vraiment atypique ! Mais surtout pour le texte…court mais limpide (et parfait pour la méditation sur une île déserte…). Spéciale dédicace ;-)

Donc quelle est la réponse à tes interrogations ?
Que dois-je chercher ? Que dois-je faire ?
Quelle route dois-je prendre quandje me sens perdu ?
Si je vends mon âme, combien coûtera-t-elle maintenant ?
Dois-je devenir transparent ? Sans reflets ?
Dois-je rester droit ? Ou tomber et ramper ?
Toutes les questions dans ma vie trouveront leurs réponses
Quand je déciderai quelle route choisir
Quelle est la réponse à tes interrogations ?

(traduction libre et perso, donc sujette à caution…)

Joy in repetition (Album « Graffiti Bridge »/1990)Pourquoi ? Pour le minimalisme du titre ! Quelques percussions…un synthé lointain…des bribes de guitare…un rap lancinant et pour finir un solo « assourdi » presque inaudible de près de deux minutes dont la vélocité inspirée trouvera, en live, matière à tutoyer les portes du Paradis ! Rien de moins !!! et quand je dis Paradis la version de l’aftershow du 9 avril 2002 à New York City est proprement stratosphérique…! Tout ça pour deux mots… l_40e0d3120165ae1873a8d25ad1790e99

Letitgo (Album « Come »/1994)Pourquoi ? car ce titre est une Somme ! Mélodie « gratte-coeur »…bridges inspirés…solis desespérés…et un texte sur le doute, la clairvoyance, la résolution, et le lâcher-prise qui me touchent beaucoup. Oui, Prince est auteur aussi, pas seulement compositeur !!!

Shhh (Album « The Gold Experience »/1995)Pourquoi ? PASSEQUE ! Voilà ! Rien à dire ! je voudrais mourir avec ce son dans les oreilles !! (oui, le soleil commence à me taper sur le crâne…)

The Ride (Album « Crystal Ball »/19??)Pourquoi ? Tout a été dit (même si ça a donné lieu à une mini-polémique ;-) )

Dreamin’ about U (Album « Emancipation »/1996)Pourquoi ? Oui je fais plus dans le mineur que dans le majeur…je m’en rends compte au fur et à mesure que j’écris cet article mais qu’y faire ! encore une mélodie qui me donne le frisson, encore la simplicité quand elle se veut efficace et encore un texte au diapason, sur le rêve, le fantasme, l’envie…! Et certains ont le culot de me demander pourquoi j’aime Prince…

The One (Album « New Power Soul »/1998)Pourquoi ? Pourquoi Diable ecrit-il des chansons pareilles ? Il l’a écrite pour quelqu’un ! ancienne ? nouvelle ? va savoir ! C’est en tout cas une de ses plus belles déclarations. Que ne ferait-on par amour ? il reste quand même la source d’inspiration suprême ! Quand à la musique…, comment ne pas succomber à cette rythmique envoûtante et lancinante, aux nappes de cordes qui tissent une loveweb si agréable, et à ce mix de quelques instruments presque disparates créant une harmonie aussi parfaite. J’écouterai ce titre des heures…

l_ab3d46f5ad9407aefd470843d5bcbaa3 The Sun the moon and the stars (Album « Rave Un2 the Joy Fantastic »/1999)Pourquoi ? Je sais pas ! Question de tempo certainement…Y’a tant de choses qu’on n’est pas forcément obligé d’expliquer…hein…?…si !…euh…c’est la seule chanson de Prince que je sais jouer ! Si..Si ! Je fais trés bien le claquement de doigts ;-) ….ou peut être un petit côté « midinette » qui me fait aimer ce titre un peu léger il est vrai…mais quand on aime on ne compte pas !

The sensual everafter (Album « The Rainbow Children »/2001)Pourquoi ? Vous allez dire que c’est bête…ou que c’est l’âge…mais à 2′ 15…je ne peux empêcher les larmes de monter…

Avalanche (Album « One Nite Alone studio »/2001)Pourquoi ? Que dire ? une mélodie parfaite pour un piano quasi mystique ! Une voix cristaline qui vous prend les tripes ! un texte trés fort sur l’intolérance, l’injustice, la liberté et la Responsabilité des actes de chacun ! Et les colombes de la Paix qui ont bien du mal à se faire entendre…

l_3948792e118909ea6914bb9fe83ec4c9 Dear Mr Man (Album « Musicology »/2004)
- Pourquoi ? Tout à l’heure je parlais de politique..J’aime bien quand Prince se la joue Arlette ou Olivier…là il déglingue à tout va : société, dirigeants politiques, discours politiques, Environnement, Pauvreté, Maladie, etc…mais c’est pas ça qui me plaît en priorité, ce petit discours « anarchisant » (encore…) est bien écrit mais finalement peu entendu…dommage…
…par contre, musicalement le côté jazzy m’a tout de suite subjugué par sa « musicalité » et le titre a une grâce et une beauté naturelles !


The Dance
(Album « 3121″/2006)Pourquoi ? La première fois que j’ai entendu ce titre, je n’ai pas cru qu’il était de Prince. Puis le titre m’a rappelé quelque chose…un inédit sorti au moment du NPG MusicClub…mais là cette version m’a complètement emporté. Cette chanson sur l’attirance et le refus, ce fond de bossa nova des années 30…
…et vous vous voyez, seul au monde…
…aux bras de la femme rêvée…
…sous les cristals d’une salle de bal de Valparaiso..
…lui déclarant ces mots enflammés :

« Je ne veux pas te donner mon amour
Car je ne veux pas perdre la tête
Je ne veux pas te donner mon amour
Car si je le fais ce sera la dernière fois « 

et cette montée en puissance d’un Prince « 25yearsless » vous donne le sentiment d’être ailleurs….Je me suis rendu compte que cette liste était assez orientée tout de même…cet homme est tout de même obsédé par l’amour quand on y regarde bien…en recherche d’amour je dirais même… l_76d07de81afa920215af7f85ab441328

C’est surtout pour les jeunots…ou ceux qui découvrent…ou ceux qui rattrapent !!!

Ou pour les spécialistes qui veulent une compile sympa pour partir en vacances ! C’est ce que je vais faire d’ailleurs, vous laisser une quinzaine et…ne rien foutre ;-)

A la rentrée j’essaierais de parler de Jesse Johnson !

Bonnes Vacances !