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Planet Earth

Lundi 30 juillet 2007

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NON !!!…………………..Je ne dirais rien sur Planet Earth…………………… tant que je n’aurais pas le CD entre les mains…………………je n’ai rien téléchargé……………..je n’ai rien écouté hormis le single « Guitar » qu’il était difficile d’éviter……..en même temps c’était le titre de lancement…mais même sur lui je ne dirais rien.…….…Après le 23 juillet…normalement…
le 23 juillet c’est aujourd’hui et CA Y EST…le facteur vient de passer et de me déposer l’objet tant attendu. Vous me direz ce que vous voulez mais rien ne vaut cette fébrilité qui s’est emparé de moi, le coeur qui bat un chouïa plus vite (et merde je m’suis coupé en ouvrant cette saloperie de cellophane…véridique !!!). Vite un pansement et je déballe enfin la chose. Une pochette qui fait zip zip comme les images dans les Vache qui Rit d’antan…j’ouvre et je le découvre…il est magnifique…assumant pleinement sa singularité, pantalon-bustier  cintré en cuir, chemise rouge passion col pelle à tartes, pilosité pectorale en avant, accessoires (pendentif symbol et retour de l’oreillette NPS). La galette est là aussi (heureusement…lol) et l’Afrique est mise en évidence ! Voilà, maintenant je pars pour au moins trois jours d’écoute. Rendez-vous certainement le WE prochain pour un premier avis !
Le 30 juillet 2007, je rends ma copie…Bonne lecture !
PLANET EARTH

Parce qu’on ne peut pas appréhender l’œuvre d’un artiste sur une seule écoute rapide de fichiers M(aousse)P(ourris)3…
Parce que le respect dû à l’artiste m’oblige à un peu de patience et à consacrer un peu de mon temps à essayer d’avoir un avis objectif sur dix titres qu’il a peut être travaillé et retravaillé des dizaines de fois (pour certains)…
Parce que depuis ce 23 juillet, j’écoute cet album pour en saisir toutes les nuances, pour en dire des choses réfléchies ; et que chaque jour me plonge davantage dans cette réflexion ; et que décidément je ne peux me résoudre à faire quelque chose de rapide…
Parce que Prince ne fera jamais rien d’autre que DU Prince, et qu’il ne faut plus s’attendre à autre chose, après tout vous demandez toujours un beefsteak bien tendre à votre boucher, quand je dis DU Prince, je veux dire une chose que vous n’attendiez pas, qui vous surprend et fait débat.…
Parce que, enfin, à presque 50 ans, je ne suis pas dans le trip actuel de la consommation rapide et insipide, de l’élimination organisée et de l’illusion musicale…
Ah ! Il reste un « parce que » ! Parce que, donc, je n’ai aucune raison de ne pas être partial et de ne pas dire du bien, si je le ressens, sur un artiste que j’aime depuis près de 25 ans… ! …Même s’il ne révolutionne pas la musique actuelle avec son nouvel opus ! Néanmoins, voici mon décryptage de l’œuvre avec toute la partialité qui me caractérise, avec comme d’habitude une grosse dose d’interprétation et aussi (c’est l’essentiel…) toute la passion que j’ai pour lui ! (et avec un nuage de naïveté aussi je le sais…)

Planet Earth

Si vous regardez la discographie princière à la loupe, vous vous apercevrez qu’il démarre rarement un album avec un titre de cet acabit, habituellement, c’est la claque d’entrée (Controversy, 1999, ou 3121) ! C’est classique, il nous balance normalement un titre qui « envoie » et pas forcément un titre « concerné » (hormis S.O.T.T…) ; « fédérateur » il l’est tout de même, dans le thème qu’il aborde. Ode à la planète Terre et message pour ses habitants, ce titre démarre par quelques notes de piano égrenées comme dans une chanson enfantine (mais style Stephen King) pour enchaîner sur l’hymne princier dans toute sa puissance, un peu lourde parfois, mais tellement prenante. On pense (sans comparer hein !) à « Kashmir » de Led Zep ou « The show must go on » de Queen. Un titre improbable aujourd’hui et qu’il fait pourtant. Le texte, après une entrée en matière sur la fragilité de notre monde (…dans le creux de ta main…) aborde ensuite d’autres problèmes planétaires surtout humains et finalement pas seulement environnementaux. Soudain en milieu de titre, un break tout en légèreté vous ramène soudain à la réalité de notre monde et à son insouciance vis à vis de ces (nos) problèmes. On se croirait presque dans une pub « DIM » ou dans le « Could it be magic » de Donna Summer. J’y vois le signe d’une mise en garde sur l’attitude de l’homme et sa manière à lui d’attirer notre attention sur ce qu’il a dit auparavant, sur notre conscience qui doit aujourd’hui être planétaire et non plus réduite à notre seul lieu de vie mais également sur le fossé et l’injustice qui existent entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.
Il termine sur la guerre, celle, inutile (elles le sont toutes…), qui mine encore quelques pays aujourd’hui, celle qu’on voit à la télé entre un clip vidéo et une émission de télé-réalité, celle qui fait des milliers de malheureux résignés sur leur sort, finalement celle avec laquelle nous sommes contraints de co-exister car je crains qu’elle ne soit inhérente à l’homme… nous ne sommes pas encore suffisamment évolués pour la bannir totalement. La preuve, ça n’est finalement qu’une chanson et sa guitare nous rappelle qu’il est aux manettes…le solo final est stratosphérique, tout en puissance délivrée d’un seul coup, comme un orgasme « protestataire » qui éclabousserait ceux qu’il dénonce et qu’il menace aussi quelque part. L’écho de guitare final ressemble d’ailleurs furieusement à un message de prévention des foudres divines. Le coup d’gueule de l’album à coup sûr, coup d’gueule un peu naïf et tardif (comme tout l’monde d’ailleurs) mais mieux vaut tard que jamais ! J’aime ce titre pour sa grandeur un peu « kitsch » et pour le message qu’il délivre, après tout il faut bien vendre aussi et utiliser les thèmes à la mode n’a rien de racoleur si ça peut faire avancer les choses. On ne peut pas lui en vouloir pour ça. En plus on sait tous (nous…) que Prince a toujours aidé les autres, souvent sans que cela se sache publiquement d’ailleurs ! NUMERO 6

Guitar

De la même manière qu’il faisait succéder « Get on the boat » à « The Dance » sur 3121, il nous fait passer brusquement d’une sensation à une autre en moins de 2 secondes (je déteste ça…). Je me suis longtemps demandé pourquoi il reprenait « Johnny B good » à Vegas et c’est seulement en ré-écoutant la version album que la lumière fût. Chuck Berry et Muddy Waters sont venus hanter ses nuits et lui souffler les notes qu’il devait aligner pour écrire ce titre. On est dans les fondements mêmes du Rock’n roll et partant, du blues, avec la simplicité (toute relative) de l’alignement de trois accords. Cette version est dix fois meilleure que la version « salle de bains » ayant circulé il y a quelques mois. Car plaquer trois accords c’est une chose, en faire une « rengaine » qui ne vous sort plus de la tête, c’est autre chose et ça il sait faire. C’est le genre de morceau qu’il faut absolument écouter un matin où vous vous êtes levé sans envie, parce que vous devez le faire même si le cœur n’y est pas. Cette chanson c’est un anti-dépresseur sans « contre-indications », sans « effets non souhaités ou gênants », sans « effets indésirables » hormis le fait que vous avez l’air d’un babache à chanter tout seul dans votre voiture. Bref ! c’est le « hit » de l’album ! La guitare est électrique à souhait, LES guitares devrais-je dire (Merci Wendy…), la descente d’accord est imparable, les solis sont parfaits de simplicité et d’efficacité, rien à dire ce titre est un must et doit le réconcilier les nostalgiques des années 80 ;-)
Côté texte, il nous fait son Carlos qui « pré-fère man-ger à la cantineuhhh ». Au moins on comprend aujourd’hui pourquoi il ne parvient pas à rester avec la même femme très longtemps, c’est qu’à chaque fois il doit répondre à l’appel de la guitare qui telle une sirène de Capri séduisant enfin Ulysse, le ramène vers ses six cordes si tentantes. Dés le premier appel d’ailleurs, il ne se pose pas de questions et plante sa copine au pied du club. « Demerde toi, si tu veux boire demande à quelqu’un….faut pas trop te la jouer surtout quand on fait c’que tu fais…faut pas te la raconter non plus sur notre relation…bref si t’es pas contente casse toi ! » Cette chanson est un monument de muflerie et de goujaterie et j’ose espérer que c’est du 2ème degré mais on ne sait jamais avec lui, il aime tellement sa guitare (c’est d’abord « MA guitare », puis « CETTE guitare » pour finir sur «Bon tu connais la suite », l’air de dire « tu m’fais suer t’as pas encore compris ! ») et après tout, la guitare n’évoque t-elle pas les courbes rebondies d’un corps féminin, il est peut être fétichiste…qui sait ? Nan je rigole, un mec qui a écrit « The one » ne peut pas être le gros macho qu’il dépeint, quoique…quoique… NUMERO 5

Somewhere here on earth

Véritable déclaration d’amour qui rompt avec l’image laissée par Guitar, ce titre est la perle de l’album, j’ai pas dit ma préférée hein, mais nul ne peut rester insensible, non seulement au texte qui est simple et sincère pour le coup, mais surtout au thème musical. Les craquements vinyliques « seventies » plantent le décor d’un slow calibré au micron. Attention pas le slow baveux et sirupeux des fins de bal de sapeur-pompiers, non…le slow classe et scintillant, laissant comme une sensation de nostalgie bien agréable. Les nappes de flûte, la trompette bouchée, les cumulus de cordes et les touches délicates de piano tissent une toile de douceur et de sensualité ; le dédoublement jazzy de batterie vous arrache un petit sourire car décidément il est trop fort. J’y vois aussi un « manifeste » qui nous informe que : « Voilà c’est ça le Prince du 21ème siècle, voilà ce que j’ai envie de faire aujourd’hui ! » Tout à l’heure j’évoquais une image bouchère pour dire qu’il ne fera jamais que du Prince, ça ne veut pas dire qu’il doit toujours faire la même chose, c’est comme si vous vouliez cinq enfants identiques, la richesse naît de la diversité.
Par dessus tout, ce qui me marque dans cette chanson, c’est quand même la voix. On en parle jamais assez d’ailleurs à mon goût. Et dans ce titre, il laisse toute son émotion circuler à travers ses cordes vocales, on se remémore ses premières chansons et sa voix si pure et si cristalline. Trente ans plus tard, elle est toujours là, un tout petit peu plus grave, mais si peu, et toujours aussi « frissonisante ». Par instants, on se laisse aller à discerner des accents de Nina Simone, voire d’Eartha Kitt quand la voix se fait plus granuleuse mais la seconde d’après il retrouve toute sa luminosité. Presque six minutes ? déjà finie ? oh non….replay…! NUMERO 3

The one U wanna C

Putain je viens de faire un bond de 27 ans en arrière…1980…sortie de Dirty Mind et sur l’album une pépite pop « When you were mine » qui (déjà ) nous fait faire un grand écart avec le titre précédent. Quatrième chanson, quatrième style ; mince il a décidé de nous faire la grande parade des styles musicaux. Il a surtout décidé de faire très commercial sur ce coup là, car ce titre est parfait pour un second single. Au bout de trente secondes vous avez chopé la mélodie, vous chantez la chanson comme si vous la connaissiez depuis vingt ans. Les guitares sonnent très seventies et pour un peu on singerait Travolta dans Pulp Fiction, « deux doigts coupe-faim » devant les yeux ou l’on se fendrait d’une choré « chute dans la piscine », pantalon pattes d’eph’ aux fesses et chemise col « pelle à tartes » largement ouverte sur deux ou trois colliers plaqué or…la ligne de basse est mortelle et les couplets s’enchaînent à vitesse grand V. Même la voix a les petits « gazouillements » des rockers des années 60. Côté paroles, on est dans la plus pure des leçons de séduction « Prince’s Mode ». Après le macho de Guitar, le Valentino de Somewhere…, voici Casanova, le mec sûr de lui qu’à rien à faire, qu’a juste à « représenter »  ! d’accord t’es le seul qu’elle veuille voir mais fais gaffe quand même, les filles d’aujourd’hui se laissent plus forcément prendre à ce petit jeu. A relire encore le texte, je crois qu’il a du bien s’amuser sur ce titre… NUMERO 7

Future Baby Mama

Premier coup de cœur avec cette « future petite mère ». Rythmique « Fé’Linn » et sonorités princières arrivent en force et toutes en délicatesses. Petites poussées de synthé chaloupées, puis descentes d’accord de guitare acoustique, tout est dit nous sommes dans le diamant, y’a plus qu’à tailler ! Refrain quasi monocorde mais ô combien séduisant… « Ma’Linn » cette chanson ! Impossible de décrire l’assemblage de sons et de trouvailles qui tissent ce must-listen ! On entend parler beaucoup aujourd’hui en France de « AIRENBILLE » à propos de tout et de rien, à croire que cette étiquette débarquée d’on ne sait où un beau matin doit absolument qualifier tout ce qui a un rythme un tantinet soul/funk. Sauf que la plupart de ce qui sort sont, au mieux des resucées de vieux standards, au pire des merdes infâmes (ça va, je sais y’a des exceptions). Vous voulez une leçon de « soul et de rythm’blues », les vrais, ne cherchez plus, cette chanson en est l’archétype. Elle « ca’Linn » aussi la bougresse, difficile de ne pas s’imaginer ailleurs…aux bras d’une jolie fille « fé’Linn » et langoureuse…sur le front de mer d’une ville sud-américaine…les yeux dans les yeux…lui susurrer des mots d’amour et l’emmener dans une décapotable…au son de cette merveille…et jusqu’au bout de la nuit… Bon, ça va on a le droit de fantasmer un peu non… on peut, l’espace d’un instant s’imaginer en Cary Grant enlaçant une Grâce Kelly sur la Riviera ? Non…!!! En fait lui, il est plus dans le rôle de celui qui connaît tout, qui a beaucoup vécu et qui est en mesure de donner les rudiments de la vie à deux. Donc il joue le mec bien, qui tape pas sa femme, qui est attentif, serviable, aux p’tits soins, bon père et tout…et tout. Mais on est tous comme ça cher ami, « C’LINN », j’en suis sûr. Bon je maintiens, premier coup de cœur qui va être dans le peloton de tête. NUMERO 2

Mr GOODNIGHT
Deux secondes et un délicat frisson me parcourt l’échine, une sonorité particulière évoque tout de suite un titre qui pour moi est un des sommets dans la carrière de Prince, je veux parler de « If I was Ur girlfriend ». Mais ça dure peu…peu importe, le mal est fait ! Je ne chercherais pas à vous expliquer pourquoi, car il y a des choses (quand même) qu’on ne peut pas ou qu’il ne faut pas expliquer ! C’est MON titre de l’album, celui que je peux écouter 20 fois de suite. Je ne dis pas que c’est le meilleur, je sais même que certains vont me dire que je suis à côté de mes pompes, mais rien n’y fera, marqué à vie je suis ! Pour moi tout est parfait, rythmique, musicalité, voix et surtout le plus dans un classique princier, c’est ce petit « truc » qui fait la différence et qui personnellement me convainc à chaque fois. Là c’est pas grand chose encore, trois notes de xylophone je crois (?) qui reviennent régulièrement ponctuer le « soft rap » de Prince. Comme quoi la passion peut tenir à presque rien. Ne cherchez pas à me dissuader, si vous me connaissiez bien, vous sauriez que je suis plus têtu qu’un mule !!!A part ça, ce « marchand de sable » érotique, car il s’agit bien de cela, s’égare à nouveau sur le chemin de la séduction. Le refrain est clair, « si tu ne trouves pas le sommeil ou si tu te sens mal, appelle moi, on va régler ça et tu m’en diras des nouvelles et en plus tu vas devoir partager car tu ne pourras pas le cacher aux autres filles ». Il est décidément assez macho quand même et passe allègrement de l’admiration sans bornes à une sorte de supériorité intrinsèque. Bon c’est vrai les femmes ne savent pas non plus toujours ce qu’elles veulent, c’est peut être lui qui a raison, lui qui distille des doses de ces attitudes si différentes quand c’est nécessaire (ou quand ça lui chante…). J’avais déjà remarqué ça dans le clip de « Sexy MF » : « you, you and you…comin’ » comparé à « The most beautiful girl in the word », cette alternance de respect inconditionnel et de « mâlitude » assumée. Mais il aime aussi le fantasme et son couplet sur l’épisode de l’hôtel aurait pu s’inscrire dans « Future Baby Mama »… et il prépare la soirée de sa vie, lui que tout le monde appelle Prince mais qu’elle peut appeler « Monsieur Bonne Nuit ». La star aurait-elle décidé de payer de sa personne avec sa nouvelle petite amie…la fin de la chanson est sans équivoques et c’est un pied de nez (involontaire ?) à ceux qui critiquent ses préférences religieuses actuelles qu’il ne faut en aucun cas comparer à ce que vous pouvez éprouver par rapport à la situation en France mais j’en reparlerais ! En tout cas, vous l’avez compris et c’est inscrit dans le marbre, NUMERO 1

All the midnights in the world

Que disais-je déjà ? « lui qui distille des doses de ces attitudes si différentes » Boum ! Voilà une jolie déclaration « d’amour toujours, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Bon, y’a toujours un titre qui passe pas trop sur un disque de Prince et celui là a une belle tête de vainqueur. Ca fait assez chanson « feu de camp scout » ou « retraite spirituelle avec Hugues Aufray » et j’aime pas (2’21 heureusement …). Tout juste peut-on sauver la voix et ses changements de registre certainement pas évidents mais c’est tout ! Là aussi, pas de retour possible, désolé…! NUMERO 10

Chelsea Rodgers

Madre de dios ! Vite je dois ressortir mon sac Auchan. Eh oui, il y a 25 ans quand j’écumais les boîtes de nuit de mon coin avec les potes, « costard croisé et Rose Royce’n the car », on avait coutume d’avoir un sac Auchan dans la voiture pour les soirs de pluie, bin oui dans l’Nord y pleut souvent ! Et nos brushes ne pouvaient supporter la moindre goutte de pluie…Tout ça est dans cette chanson, les fantômes défilent devant mes yeux tristes pour toujours. Ou sont-ils ? Rose Royce, Gapband, Fat Larry’s Band, BarKays, Cameo, Kool and the Gang, One Way, Chic…arrête tu te fais du mal, en plus tu vas devenir méchant et outrancier comme d’habitude, j’te connais, tu vas encore dire que la musique de danse d’aujourd’hui n’est rien d’autre que de la M…en pain d’1 kg, allez reviens à ton sujet ! Sorte de « Ska/Funk » réchauffé dans un roux de Rodgers/Edwards, Chelsea Rodgers c’est le titre consensuel de l’album, celui qui va réunir tout l’monde « on the dancefloor » et c’est bien car c’est encore là qu’il fait toujours l’unanimité. C’est Shelby qui chante ? je suppose…superbe en tous cas, une voix des 60’s comme on en fait plus, et ces descentes de piano à la Raymond Jones sur le « Good times » de Chic. Bon j’ai rien à dire sur le texte, l’est aussi psychédélique qu’une vieille pochette de Sly.
Allez,
on enfile un costard (rentre ton ventre bordel…),
on cire les pompes (semelles bien lisses, le chaloupé doit faire briller les yeux des filles..),
un dernier coup de peigne (non je ne ferais pas de teinture…)
…and “Gettin’ dirty at the club again”
NUMERO 4
Ps : Ca a l’air d’être sa nouvelle girlfriend !

Lion of Judah

Ouh là c’est l’intro de Purple Rain ma parole…ah bin non, c’est plus Cinammon Girl…et finalement non c’est… encore autre chose, je sais pas dire quoi…seraient-ce les accents « Policés » qui laissent cette impression de déjà entendu. Bon je dois dire que je suis mitigé, là j’aime et l’instant d’après ça me gave, rien à foutre du Lion de Judée, c’est qui lui d’abord. Bon allez je vais faire style ARTE et vous faire un peu d’histoire : Parmi les emblèmes des douze tribus d’Israël, le lion de Judée est prééminent. Il symbolise la force, maîtrisée et disponible, une puissance tranquille prêt à se lever pour défendre pays et peuple.
Au temps du roi Salomon, dans son palais, des lions se dressaient de part et d’autre des sept marches de l’escalier menant au trône. Aujourd’hui deux lions protecteurs ornent les entrées de certains quartiers généraux de l’armée et çà et là sur un mur est sculpté un lion rugissant, prêt à mordre et à broyer (source Internet).
Plus prés de nous, Hailé Sélassié Roi d’Ethiopie fit sculpter un immense Lion de Judée pour son palais d’Addis-Abeba, ce lion était censé représenter l’essor africain, il apparaît également sur le drapeau éthiopien car il représente aussi l’empereur Hailé Sélassié, libérateur de son pays et redevenu Ras Tafari après la guerre, il impulsera une politique de développement de son pays et symbolise la résistance à l’opresseur, il meurt assassiné par des militaires, laissant le pays partir vers un destin que l’on connaît. Mais le plus important c’est ça :
Haïlé Sélassié, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, descendant du Roi David et donc de Dieu, ainsi annoncé en 1916 par Marcus Garvey, est proclamé négus en octobre 1928. Un autre fragment du discours de Garvey en 1916 laisse aussi entrevoir : « Cherchez en Afrique le couronnement d’un roi noir, il pourrait être le Rédempteur. » Le rastafarisme est avant tout une religion qui se caractérise par ses nombreux emprunts au christianisme auxquels sont ajoutés une mise en valeur de l’Afrique et particulièrement de l’Ethiopie considérée comme la terre promise et donc lieu de rapatriement de tous les rastafaris. C’est un culte messianique dont le centre est l’Empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié : la dernière réincarnation de Dieu sur Terre. (source Internet).
Et surtout ça : Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d’agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l’accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.En effet, le « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs » (1 Timothée 6:15) de la Bible ressemble beaucoup aux titres traditionnels millénaires de Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié Ier : « Empereur d’Ethiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l’Univers ». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l’hindouisme, Howell considère Sélassié (ou « Jah », de Jahovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible (source Internet – Bruno BLUM).
Mon but n’est pas de lancer le débat sur Jehovah, après tout il croit en ce qu’il veut, mais certains ont tort de focaliser sur ces visiteurs à petite valise qui viennent parfois vous déranger un dimanche matin. Un jour, je lavais ma voiture, et j’ai eu la visite de deux d’entre eux. Pour voir, j’ai accepté de discuter un peu, même si d’après eux je n’étais qu’un « vil fornicateur » puisque pas marié et au bout de dix minutes je les ai congédiés ! Trop saoûlants ! Plus tard, ma femme faisant de la sculpture, nous avons du aller en Belgique travailler quelque semaines dans un atelier dirigé une personne membre de cette congrégation. Pas une seule fois, sa religion n’a été évoquée. A aucun moment il n’a essayé de nous embrigader ou essayé de nous tester. Comme quoi, la pratique peut être différente suivant les pays et les hommes. Finalement cette chanson est plus importante qu’il n’y paraît et il faudra que j’y revienne car c’est, en plus, une chanson où il semble sincèrement parler de lui. NUMERO 8
Resolution

Quand le texte prime sur la musique ! J’aime Prince aussi pour ce qu’il écrit et pas seulement pour ce qu’il compose. Musicalement ça ne me parle pas trop et dans ces cas là j’examine d’un peu plus prés le texte et là encore nous sommes à des lieues d’un « Get Off ». Là ou « Planet Earth » est un titre un peu naïf et porteur d’espoir, c’est en tout cas le sens que je lui donne, « Resolution », comme son nom l’indique, nous invite à réfléchir sur l’attitude qu’il nous faut adopter si l’on veut NOUS sauver. Le texte est assez désabusé car le doute l’assaille : « Combien veulent réellement prendre une résolution ? ». C’est vrai, des résolutions on en prend tous un jour l’autre, arrêter de fumer, arrêter de bouffer, arrêter de râler, bref, des « sottises » qu’on applique jamais. Croyez-moi, le jour où vous voulez « vraiment » quelque chose, pas besoin de résolution, faites le ! Et c’est ce qu’il semble nous dire, si l’on veut la Paix, il faut la faire ! C’est sûr l’auto critique n’est pas facile et être mis devant ses propres contradictions est « difficile à avaler », j’ai beau dénoncer moi aussi la guerre, qu’ai-je fait dans ma vie pour lutter contre toutes ces guerres ? Vous me direz, c’est pas uniquement de ta faute, que peux-tu faire contre les guerres qui « pourrissent » en Afrique ou au Moyen Orient, à mon petit niveau, rien bien sûr, je me contente de ne pas me disputer avec mes voisins, c’est déjà ça…mais il nous le dit : « le problème avec les gens c’est qu’ils ne font jamais ce qu’ils disent ». Tous les cessez-le-feu, toutes les (?) résolutions de l’ONU s’écroulent souvent sous la folie des hommes, je le disais au début, la guerre est EN l’homme, vrillée au fond de son corps, ne demandant qu’à se libérer, qu’à se « MisterHydiser ». Qu’on ne s’y trompe pas, si demain la situation le nécessitait, nous deviendrions, pour la plupart, ces êtres uniquement préoccupés par la défense de notre famille, des nôtres, de notre pays. C’est vrai que « l’on a rien à perdre à essayer » et qu’on peut se dire que nous sommes civilisés, que la guerre a disparu depuis 50 ans, que nous avons peut être une mission mais l’amour peut-il suffire ?
Le contraste avec la musique est assez déstabilisant car à l’écoute on se sent plus « en fin d’messe » qu’en militant de la Paix (en même temps l’un n’empêche pas l’autre…), ce que je veux dire c’est que le caractère « primesautier » de la musique n’est pas fait pour pousser à la réaction. Second degré ? pas cette fois ! il croit sincèrement ce qu’il a écrit, avec toute la candeur qui le caractérise parfois. C’est pas tellement ce Prince là qui me plaît mais cela fait partie du personnage. Vous l’avez compris, ça ne me fait pas grimper aux rideaux. NUMERO 9
Le classement a été ajouté après coup et correspond uniquement au ressenti que j’ai avec chaque titre et à ce que j’en retiens aujourd’hui. Ca évoluera avec le temps j’en suis sûr et il ne veut pas dire que « Lion of Judah » par exemple est un mauvais titre. Il me faudra peut être plus de temps pour en saisir toutes les qualités et pour me convaincre qu’il vaut plus qu’un « Guitar », mais ça vous le savez, c’est très subjectif…Finalement je reste sur ma première note ! Je reste donc très satisfait de ce nouvel album, il ne correspond pas à ce que j’attendais puisque je n’attendais rien de particulier, si ce n’est du nouveau son. Sûr, il ne sera pas dans le classement de tête de mes albums préférés, mais je l’ai dit, il a déjà révolutionné et influencé une bonne partie de la musique actuelle, on ne peut demander à quelqu’un de toujours être « révolutionnaire », il semble qu’il continue à assurer en live et c’est ce qui compte ! Je suis donc comblé, c’est un peu comme un lieu de vacances où l’on aime retourner. Chaque année on se dit, tiens cette année je vais aller là, ou là…et finalement au moment du choix, on se souvient de ça, de ça, oh…et puis de ça et finalement on y retourne…encore une fois…la dernière c’est sûr…en parlant de vacances d’ailleurs, encore huit jours et ce blog part en vacances jusque fin août, je mettrais un article rapide sur les 12’’ avec trois fichiers à télécharger et après, à moi la plage et le bon vin de Charente…

2004…achète CD désespérément

Lundi 16 juillet 2007

2004, j’ai basculé définitivement du côté obscur même si j’y trouve la lumière, à savoir que désormais plus rien ne compte mis à part trouver tout ce que je peux trouver et bien entendu, en premier lieu, posséder la totalité de la discographie officielle ce qui, en soi, est déjà un tour de force puisque nous parlons ici de prés de 40 albums hors spéciaux et productions parallèles. Cette année là (comme disait Claude…) je vais donc profiter des miracles d’internet qui offre de nombreuses possibilités pour se procurer des choses sans rendre anorexique son petit cochon…

Première acquisition, « 1999 » (attendez…bin ouais, car je vois d’ici les petits sourires de certains…je raconte mon histoire comme elle s’est déroulée, sans enjoliver…je ne pouvais pas tout acheter en même temps, attendez la suite…). Bon, bien sûr je connais quand même le morceau titre « 1999 » qui avait fait un vrai carton à sa sortie fin 82 et que j’avais acheté en single (quand même…) à l’époque. « 1999 » c’est véritablement un hymne princier, l’incarnation peut être du style « funk/rock » qu’il a créé en ce début des années 80 et qui trouvera son achèvement total trois ans plus tard avec « Purple Rain ». Un riff intemporel, une rythmique de plomb, cette batterie synthétique omniprésente ces années là et qui signe son style, si vous n’étiez pas accro, là vous êtes foutus. En 1999, il sortira un album de mix de ce titre, assez sympa et baptisé « 1999 – The New master ». Suivent « Little red corvette » dont la version Ultimate est monstrueuse et “Delirious” petite friandise rockabilly avant la première des trois claques qui suivent. Première gifle « Let’s pretend we’re married », rythmique « Cerrone » pour un titre hypnotique, rappelant « Sexuality », et puis son gimmick de fou du Roi « Ooh we sha sha coo coo yeah ». Sa durée exclut les passages radio de même que les deux suivants d’ailleurs. Le second passera par contre beaucoup en discothèque « Dance, Music, Sex, Romance ». Alors, au choix, en principes de vie, vous avez « Liberté Egalité Fraternité » si vous êtes « bonnet phrygien » ou « Santé et Robustesse » si vous êtes Général de César ! Moi je maintiens : D.M.S.R !!! for the life !!! Voilà le premier manifeste « funky » de Prince, je veux dire celui qui entrouvre une fenêtre sur ce qu’il fera quelques années plus tard. Le troisième titre « Automatic » est minimaliste même si c’est le plus long de l’album (9’24) mais hautement…indéfinissable ; on ne sait si c’est rock, funk ou electro ! Tout ce qu’on sait, c’est que c’est envoûtant, le final est «orgasmique » avec les râles (douleur ou plaisir) de Jill Jones et de Lisa Coleman, mixez le avec « Mia Bocca » de la rouquine justement et … Vient « Something in the water » pour le coup très electro et très surprenant avec ses « cris de coq anglais » en milieu de titre, puis « Free », ballade un peu naïve avec une jolie mélodie. La suite est plus intéressante et c’est mon titre préféré « Lady cab driver ». Funk ! Funk ! Funk ! et ce gimmick „ta ta ta ta ta „ qui vous tatoue pour les siècles des siècles ; AMEN ! Quand au final…Serge a eu sa Jane, puis Charlotte, Prince avait sa Jill…On termine avec deux bizarreries « All the critics love u in New York » sorte de « comptine hallucino-psychédélique » (comme dirait André…) qui donnera toute sa mesure en live et « International lover » le titre de trop tant il suinte de mièvrerie. On dirait du Guy Marchand…ou mieux encore, « la drague » de Bedos et Daumier (LOL).
Quelques semaines plus tard (oui…oui.…tout ça est aussi clair dans ma p’tite tête), j’achète l’album « SYMBOL ». Là encore, je connais l’album par ses hits « My name is Prince » et « Sexy MF » et les clips inoubliables qui en découlent. Je deviens fou quand je lis les années de sortie, ce disque est sorti quelques mois à peine après « Diamonds and Pearls » qui lui-même succédait à « Graffiti Bridge » d’une dizaine de mois. On s’étonne après que Warner n’ait plus voulu le suivre…J’avoue quand même que c’est un disque que j’ai pas trop écouté au départ…trop proche de « DetP » Malgré tout je me souviens des années où je l’avais acheté (D&P) et à ce moment là j’adorais son style. Ceci dit, l’an dernier je me suis surpris à l’écouter plus souvent et on est loin quand même du copier-coller. Dans « My name is Prince » (le titre n’est pas choisi au hasard) on sent bien la rage contenue en lui parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Je rappelle que c’est là que va se situer le point de départ du litige avec Warner. Le titre est très funk et Prince apparaît dans le clip avec une casquette et des chaînettes qui lui masquent le visage ! Tout un symbole ! Le second titre revient à des choses plus habituelles chez lui : le sexe, mais avec une dose de machisme qui laisse pantois. Mais bon, le refrain est inoubliable… Le reste de l’album alterne pop sympa « Love to the 9’s », “I “wanna melt with you”, “And god created women”, ballades « The morning papers », “Sweet Baby”, “7”, funk “The Max”, “The continental” ou The Flow”, voire reggae “Blue Light” et un titre inclassable orphelin du Black Album “Arrogance”. Et comme souvent chez lui on a droit au titre un peu “lourd” avec “3 chains o’ gold” mais aussi au titre rassembleur et qui ramène tout le monde « on the dancefloor » « The sacrifice of Victor ». Au final un album plus que solide qui touche un peu à tous les domaines musicaux, un excellent travail auquel il manquait juste (à l’époque) le temps de pouvoir l’apprécier. C’est ce qui fait qu’il n’a pas eu le succès qu’il méritait.

Eté 2004, je passe un week-end chez mon frère près de Belfort et un après-midi, à l’occasion d’une visite à la FNAC, j’achète « Around the world in a day » (ATWIAD pour les intimes) et « Sign O’ the times » (SOTT pour les mêmes). Je sais, par mes visites de plus en plus régulières à « certain forum », que je tiens là deux pièces maîtresses dans l’œuvre pourpre et j’attendrais mon retour au bercail pour les écouter. Bien sûr je connais « Raspberry Beret » (spéciale dédicace à Anne…), « America » ou « Pop life », mais je connais surtout « Purple Rain » qui le précède de quelques mois car écouté des centaines de fois. Ma surprise est donc totale à l’écoute du premier morceau-titre. Une espèce de flûte indienne, une darbouka oriental, des clochettes tibétaines et cette entame : « Ouvre ton cœur et ton esprit » ; je suis à mille lieues de « Purple Rain » et je fais un bond de 35 ans en arrière vers les années « flowerpower ». Le titre est finalement assez déstabilisant car hormis la dernière minute où l’on retrouve la rythmique si chère à nos oreilles, Prince fait encore un virage à 180 degrés dans son style musical. C’est d’ailleurs une constante qu’il faut accepter quand on le découvre : il n’a pas « un » style musical mais semble s’imprégner de tous les courants passés, présents voire futurs puisqu’il en invente ! Le livret est déjà, par lui-même, surprenant. Prince ne s’est jamais vraiment distingué par la qualité de ses pochettes. Là, il semble que l’on retrouve l’ensemble des personnages évoqués dans les titres de l’album, mélangés à ses musiciens, au bord d’une plage/quai, le tout dans un style psychédélique évoquant les plus belles pochettes des 60/70’s. Le morceau suivant, « Paisley park », ne nous rapproche pas plus du créateur de « Baby I’m a star ». Basé essentiellement sur des rythmiques (batterie, linn-drum, clochettes) avec quelques nappes de guitare saturée par-ci par-là, la lenteur énerve ou emporte c’est selon…Les paroles évoquent une espèce « d’Eden » où ne règne qu’amour qui s’avère en fait être le cœur de l’être humain. « Paisley Park » est le nom du complexe qu’il a bâti à Minneapolis. Jusque là j’avoue ne pas être très convaincu, les titres sont surprenants mais je dois dire qu’aujourd’hui, à force d’écoutes, mon analyse est différente et le fait qu’il s’imbibe littéralement de ce qui a déjà été fait par les grands anciens pour ressortir de sa moulinette avec une touche personnelle n’en est que plus évident. Une intro de plus de deux minutes en forme de mini symphonie nous entraîne dans la performance vocale qu’est « Condition of the heart », le genre de titre que lui seul peut chanter, à part Bowie peut être (si…si…essayez un peu de la chanter…). Chanson d’amour, sur l’amour, sur ses déboires perso, allez savoir…je l’écoute souvent plusieurs fois. « Purple Rain » avait « Take me with U », « ATWIAD » a « Raspberry Beret » à savoir LE titre qui vous marque mieux encore que l’aiguille du tatoueur. Ce titre est une leçon de création musicale, couplet attachants, refrain accrocheur, break entêtant, les sonorités, la voix, les instruments choisis, les chœurs, les envolées vocales, c’est une perfection faite chanson. Le Remix est incontournable avec ses plages de violon, ses bruits parasites, la toux de Prince façon Dame aux Camélias, l’harmonica décalé. Le clip est jubilatoire, le look et les œillades de Prince en font succomber plus d’une… et même plus d’un. Plus rien à ajouter ! Ah ! si le rapport à « Purple Rain » (le film) peut être… Dans le texte il évoque une fille bien roulée, une moto, une grange, de la paille, ça ne vous rappelle rien…La suite retombe dans le bizarre avec « Tamborine », court morceau décalé aussi musicalement que dans le texte qu’il faudrait analyser au 2825ème degré et je n’en ai ni le temps ni le courage. « America » (sa basse monstrueuse, sa rythmique de bronze, ses petites notes de flûte) est MON titre de l’album, enfin celui qui me fait tripper. Immortalisée à Nice un soir de 1986, la version extended est dantesque et hypnotisante. On passe ensuite à « Pop life », sorte de comptine funky dont la candeur tranche avec le sérieux du texte. Non ce n’est pas la suite de « Purple Rain » même si ça y ressemble furieusement. « The ladder », titre consensuel s’il en est, écrit par Prince et son père, info notable car hyper rare. Visiblement, c’est le texte qui est servi par une mélodie répétitive et simpliste. Il nous parle de la nécessité de s’élever (lien avec l’échelle de la pochette je suppose) et ainsi d’appréhender le monde qui nous entoure et son rapport à Dieu car c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est la première fois, il me semble, que cette ferveur divine est ainsi évoquée dans un titre. Il me semble également qu’on ne la retrouvera ensuite qu’avec Anna Stesia. Le dernier titre est encore une fois surprenant, mais je commence à en avoir l’habitude maintenant. « Temptation », morceau soul/bluesy aux accents rock est une ode à la tentation sexuelle, à la chair, à la luxure et au stupre. Le solo de guitare en milieu de titre lui-même est « sexy » et tout à coup après une déclaration limite « pornographique », une voix divine semble résonner et rappeler le débauché à de justes pensées qui doivent privilégier l’amour au sexe. Mais ses dernières phrases me semblent beaucoup trop ironiques pour me convaincre qu’il a compris le message. Il me semble davantage que, comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il promet de ne plus le faire tout en échafaudant déjà un autre plan pour arriver à ses fins. Rappelons qu’il ne fait que commencer ses « sexual adventures »…
J’attaque donc ensuite «SOTT» ! Que dire de cette œuvre…je crois qu’il faudrait y passer beaucoup plus de temps que je ne peux le faire à l’instant où j’écris ces lignes ! Je vais donc me contenter, aujourd’hui, d’une analyse concise et je pense m’atteler un jour à un décodage particulier de ce monument qui mérite bien un article à lui tout seul.
Sign O the times : le minimalisme pour l’efficacité, un titre qui scotche par la puissance provoquée malgré une « minceur » musicale étonnante.
Play in the sunshine : un morceau « rock’n roll » pur jus qui peu à peu évolue pour se terminer en pirouette sonore et vocale.
Housequake : Chaudron funk par excellence, ce titre est injouable et inchantable sauf par « Prince and the Band » Shock-A-Lock-A-Boom !
The Ballad of Dorothy Parker : Ballade electro-funky sympathique et attachante qu’on peut fredonner celle là !
It : Un des must de ce disque, en tout cas pour moi. Là encore, la concision musicale alliée à une mélodie aussi mince qu’un mannequin russe débouche sur une chanson d’une force incomparable.
Starfish and coffee : Pépite pop au refrain accrocheur qui démontre que décidément il connaît tout sur la musique.
Slow love : Comme son nom l’indique, un slow tout en guimauve que je zappe très souvent (oui ça m’arrive…)
Hot Thing : Là je retrouve MON Prince, celui qui pond des « armes funk de destruction massive ». Encore plus évident en live.. « Cat…danse pour moi s’il te plaît » !
Forever in my life : Le piège princier par excellence. Au départ vous vous dites : « Ridicule cette chanson » et à 3’30, vous la rejouez, et encore.. et encore…car vous voudriez qu’elle dure. Et c’est quasi sans instruments…les versions live sont toujours des monuments !
U got the look : pur style princier mais j’ai jamais trop aimé, je sais pas pourquoi !
If I was your girlfriend : Là c’est l’inverse (j’ai failli taper ivresse…lapsus révélateur…) je ne sais pas expliquer pourquoi cette chanson figurerait sans équivoque dans un top 5. J’aurais du mal pour les quatre autres, mais celle là…trop forte !
Strange relationship : lente déclaration assez hypnotisante par son rythme martelant
I could never take the place of your man : J’en parlais sur ATWIAD, encore un modèle de chanson qui devrait être étudié dans les écoles…les deux dernières minutes sont un monument à elles seules !
The Cross : Alors ici, chapeau…deux accords que même moi je sais jouer et au final une envolée musicale et spirituelle inégalée.
It’s gonna be a beautiful night : C’est sûr qu’elle devait être belle cette nuit : « and 6.000 wonderful parisians » .
Adore : La ballade soul classique avec encore une fois cette voix dont on ne parle jamais suffisamment !

Promis j’y reviendrais !
Avant de faire un prochain article sur « MUSICOLOGY » que j’ai acheté, forcément, en 2004, je termine mes acquisitions 2004 (oui…vous avez remarqué, il ne m’en manque plus beaucoup…) par un des touts premiers albums « PRINCE », tout simplement. En regardant la pochette on ne peut s’empêcher de repenser à l’une des premières apparitions de Prince sur un plateau télé où il répondait dans un langage bien particulier puisque réduit à sa plus simple expression. « I wanna be your lover » débarque en pleine période disco, période trustée par Travolta, les Bee Gees et CHIC. On sent tout de suite tout le potentiel créatif de ce jeune chanteur (20 ans) qui veut tout faire et qui fait tout. Tout, justement, est déjà dans ce titre : la rythmique, notamment en fin de titre, les sonorités particulières égrenées tout au long de la chanson, les riffs de guitare qu’on sent déjà très personnels. La voix haut perchée est elle aussi présente, une autre marque de fabrique…Léger rock pour la suite avec « Why you wanna treat me so bad ? », le refrain est un classique, avec une belle partie de guitare pour finir (déjà …) ! « Sexy dancer » représente la nuance qui existait à l’époque, entre ce que l’on baptisait « disco » et « funk ». Dans ce titre on sent toute l’influence de groupes comme Cameo ou les Bar Kays qui faisait de la dance-music « intelligente », enfin je me souviens que c’est ce que je défendais à ce moment là. Et en plus il sait jouer du piano… « When we’re dancing close and slow » est beaucoup plus qu’une simple chanson d’amour de plus. Le rythme lancinant et hypnotique reviendra souvent chez Prince, encore tout récemment. Ecoutez certains passages de « NEWS » ou « CNOTE », la filiation est évidente. « With you » est la friandise sucrée de l’album qui lorgne trop (à mon goût) vers « I’ll be there » des Jackson 5. Jill Jones l’a reprise plus tard sur son album. La suite est beaucoup plus intéressante : « Bambi ». c’est la vrai surprise de ce disque car on sent la veine rock que va peu à peu instiller Prince dans ses compositions, veine qui trouvera son apothéose sur Purple Rain. Le riff de guitare est inoubliable et le texte sulfureux (comme les autres d’ailleurs…). Puis ballade soul/jazzy avec « Still waiting » assez dispensable, avant le tube qui finalement ne sera pas immortalisé par Prince mais par Chaka Khan « I feel for you ». Là aussi, merci aux grands anciens, Maurice White en particulier, mais ne sont-ils pas là pour ça, Prince n’a t’il pas à son tour influencé d’autres artistes. Et un slow romantique et bien sirupeux pour terminer, mais c’était le lot de beaucoup de groupes de musique de danse de l’époque. Il se distingue tout de même de tous ces groupes dans la mesure où Prince écrit paroles et musiques de ces chansons, mais aussi qu’il en joue tous les instruments, qu’il arrange et qu’il produit cet album.
Voilà, la boucle se resserre autour de l’oeuvre princière mais il est bien difficile pour moi d’en tirer des conclusions définitives, cette œuvre justement étant en évolution continuelle et les ré-écoutes successives apportant leur lot de contradictions et de révisions de jugement. A suivre donc…

2000-2003 La quête…

Vendredi 30 mars 2007

Allez, je reprends le fil de mon histoire car je me suis aperçu que je me suis égaré depuis quelque temps vers d’autres choses…J’en étais resté à Rave… Quelques mois après la sortie de ce disque, Prince décide de conforter sa présence sur le net par la création d’un site baptisé « npgmusicclub.com ». Ce site, moyennant un abonnement, va permettre de télécharger tous les mois quatre titres inédits. A l’époque je n’ai pas Internet, je ne suis donc pas informé de la chose. Ce n’est que quelques mois plus tard que je découvre « LE SITE » et comme je n’ai encore qu’une connexion à bas débit, je n’aurais pas accès à ces téléchargements. La mise en ligne de ces titres s’échelonnera entre février 2001 et janvier 2002 et je finirais pas récupérer l’an dernier la majorité des titres sur deux compilations qui seront éditées par le Club et proposées en téléchargement payant pour les membres du club. Il faut dire que les choses auront évolué entre temps. En effet, le club évoluera au fils des mois, proposant de nombreux téléchargements en échange d’un abonnement à vie et d’un coût d’acquisition. Enfin, à vie, c’est vite dit car le site est aujourd’hui fermé pour d’obscurs motifs juridiques. C’est dommage car le Club offrait la possibilité d’avoir les places de concert en priorité, et d’assister aux répétitions. Le mode de fonctionnement quand à lui était perfectible, comme souvent quand Prince s’occupe d’autre chose que la musique. Cette période donne donc lieu à la diffusion d’une cinquantaine de titres, pour certains complètement inédits et pour d’autres relativement anciens ou connus des fans, ce qui fera dire à certains que Prince se moque un peu du monde ! …mais on ne peut lui retirer l’originalité du système et la production qui reste de qualité. Les titres ne sont pas des titres au rabais et les deux compilations valent plus que le détour. (Les personnes intéressées peuvent me contacter). La première s’intitule « The Slaughterhouse » et la seconde « The Chocolate invasion ». Je n’épiloguerais pas là dessus car je suis convaincu que toute cette période s’adressait d’abord à ses fans, chose que peu ont peut être compris, aveuglés qu’ils étaient par la volonté d’avoir du neuf et toujours du neuf… le neuf, ils vont l’avoir avec la suite « The Rainbow Children »…
Mi 2002 donc, voilà plus de deux ans que j’attends un nouveau disque ! C’est vrai, on est habitué à un rythme soutenu alors quand il ne se passe rien, on s’inquiète. Bien sûr il y a le club, mais côté grand public : nada ! C’est à ce moment que débarque « The Rainbow Children ». Je pense ne pas me tromper en disant que pour le fan princier pur et dur, il y a, comme ça, des moments incontournables dans l’histoire de notre passion. « Purple Rain » en fut un par l’homogénéité du talent et son caractère révolutionnaire ; « Sign O’the Times » fut le second par la qualité de l’écriture aussi bien des textes que de la musique ; « The Rainbow Children » (TRC) est le troisième car une nouvelle fois un virage s’opère dans son œuvre. TRC arrive à un moment de la carrière de Prince où seuls ses fans les plus invétérés le suivent encore. Les deux derniers « véritables » albums, « New Power Soul » et « Rave un2 the joy fantastic » (malgré leur très grande qualité), ont été des échecs commerciaux aux Etats Unis, toutes ses histoires avec Warner, son changement de nom ont fatigué tout le monde, et son aventure sur le net ne comblent que les abonnés. C’est dire…Et pourtant, son disque va finalement s’adresser à cette minorité car il est d’une telle densité que celui qui attend un nouveau « Kiss » ou un autre « Purple Rain » ne peut qu’être déçu ! Avant toutes choses, ce disque est celui de la spiritualité, il se déroule comme une longue histoire dont la musique est le reflet sonore. Textes et musique sont imbriqués de telle manière que l’œuvre se doit d’être écoutée dans sa totalité, un peu comme les pièces musicales d’antan. Je vous avouerais que lorsque j’ai ôté la cellophane qui enveloppait le CD, j’étais assez fébrile. Je n’avais pas écouté d’extraits, c’était donc la découverte la plus totale (hormis « She loves me for me » qui passait en fond sonore sur le site du club). J’introduis le CD et… Play.

Tout de suite je me dis, merde je suis tombé sur un exemplaire pourri, la voix est grave, ralentie, je ne discerne pas ce qu’il dit, mais à peine ai-je le temps de me diriger vers la platine que des notes de synthé se font entendre accompagnées de roulements de caisse claire et que démarre une mélodie très jazzy qui me fait rasseoir dans mon fauteuil. Un sax prend le relais et cette voix grave revient ce qui m’amène à me dire que c’est normal ! Elle va d’ailleurs être omniprésente car c’est en fait la voix du narrateur. En tous cas, s’il n’y avait les quelques riffs de guitare qui parsèment de temps à autre le début du morceau-titre, je n’ai pas l’impression que j’écoute un nouveau disque de Prince. On dit souvent que la passion vient d’une rencontre inexpliquée et inexplicable avec quelque chose ou quelqu’un. C’est le cas de ce disque, on y plonge ou pas ! Ce morceau ne s’arrête pas, une montée tout en gospel nous amène au break ou la guitare est de retour. Enfin ! Il n’empêche, dix minutes sont passées et mon avis est déjà quasi acquis : Chef d’œuvre ! J’ai face à moi un « cadeau », tout cela n’est pas fait pour la radio, pour le commerce. Ce premier titre est d’une telle richesse musicale, inqualifiable au niveau du style, est-ce du funk, de la soul, du jazz, du reggae, voire du hard sur les dernières mesures ? Pas le temps de me remettre, on enchaîne sur « Muse 2 the Pharaoh » et je reste dans l’ambiance « club de jazz » avec un titre tout en touches de synthé qui prendra une folle dimension « rn’b » (le vrai…) en concert ! Quelques notes bizarres (Xylophone ou percussions caribéennes) lancent un morceau tout en rythmes ensoleillés « Digital garden » vite remplacés par des guitares saturées et très rock ; le récit continue et fait corps avec la musique et l’on finit par se demander ce qui doit être écouté en priorité : le texte ou la musique ? et boum !!! C’est pas vrai ! il a invité James Brown ma parole, mais non c’est bien lui qui chante, pas de doutes. « The Work » nous rappelle que c’est tout de même Prince qui est à la manœuvre et le naturel revient au galop pour un morceau bien funky trempé dans les sonorités « browniennes » des années 70. Mais le texte reprend une nouvelle fois le pas sur la musique et nous entraîne, par les voix de Milenia, dans un titre jazz-gospel « Everywhere », avec un John « The Magnificient » Blackwell tonitruant à la batterie. Trois minutes et démarre « The sensual everafter », la perle émotive de l’album. Il y a quelques titres comme ça, dans sa carrière, qui invariablement me donne la chair de poule. La guitare saturée du début façon Santana, le riff de basse par le Maître (car oui il joue aussi de la basse)…et l’explosion finale dans ces quelques notes… « Mellow » nous replonge encore une fois dans le jazz pour un titre tout en velours. Le débat avait fait rage il fut un temps(…) sur le caractère « Jazz » ou non de ce disque, les puristes se refusant à considérer cette musique pour du jazz. Et pourquoi pas ? ce style n’a pas à être encadré d’une manière aussi rigide et élitiste ! Au moins, la suite ne laisse pas de doutes, « 1+1+1 is 3 le démarrage de la caisse claire met en branle la rythmique « Funk » dont il sait si bien tirer la quintessence. Personnellement, le bouton du volume a tendance à s’affoler quand je l’écoute et en public je me souviens que ça déménageait sévère. Là on est dans l’ambiance « Erotic city » avec ces petites bulles sonores qui parsèment tout le morceau et cette batterie mécanique et puissante (il faut dire que le bras de John Blackwell, c’est ma jambe). Encore deux minutes, « Deconstruction », où le récit supplante quelques nappes de synthé et quelques touches de guitare acoustique avant « Wedding fest » petite « vanne » mozartienne ! Oui quelquefois…il m’étonne, il doit avoir de temps en temps l’esprit potache. On change du tout au tout et on revient à des choses plus proches de lui avec la ballade qui suit, « she loves me for me », petite « promenade » pop tout en guitares. Les trois derniers titres de l’album sont le reflet parfait en 24 minutes, c’est à dire un tiers de la durée totale, de ce que, je pense, représente les trois facettes de Prince et de ses influences. Un titre funk/rock « Family name », un titre soul/rn’b « The everlasting now » et un titre…inclassable, « princier », « Last december », car contrairement à ce que pensent certains esprits chagrins, Prince est un artiste qui « créait » des styles de musique et influençait d’autres artistes. C’est moins vrai aujourd’hui mais j’estime qu’il a bien le droit de se reposer sur ses lauriers, à l’aune de tout ce qu’il a pu écrire et qui est, de loin, bien supérieur à la majorité des artistes connus et/ou reconnus. Ce disque aura toujours une saveur particulière à mes yeux car outre ses qualités intrinsèques qui m’ont fait dire en début d’article que c’est une de ses œuvres majeures, il est indissociable du concert de Paris en 2002 (voir mon report de ce concert section « Live ») et du choc que j’ai eu (premier concert) un certain soir du 28 octobre, lorsqu’il a démarré le concert avec cette même grosse voix et les premières mesures de « Rainbow children »…
Après The Rainbow Children, Prince va encore une fois me surprendre avec cet album seulement disponible en téléchargement pour les adhérents au NPGMusic club. Ce disque est court, à peine 36 minutes, ce qui a fait crier au scandale les adhérents de l’époque (je n’y étais pas encore), car ils estimaient que ça n’était pas un album complet ! Qu’est-ce qu’un album complet ? la qualité se compte t-elle en minutes ? Pour moi c’est un petit bijou, 36 minutes de pur bonheur ! Imaginez Prince, seul au piano, avec à peine quelques touches de basse ou de batterie sur un ou deux titres. Pas de guitares, pas de synthés, pas de boites à rythmes, pas de cuivres, on est vraiment loin de son univers habituel. Et pourtant la magie opère…Je ne vous ferais pas la critique titre par titre, cela ne s’impose pas. Parfois il suffit d’écouter et de se laisser séduire… Fin 2002, la surprise passée du « Rainbow Children » album concept et véritable pied de nez à ceux qui pouvaient croire que Prince était fini, fort d’une tournée gigantesque et reconnue qui passa par Paris pour une journée mémorable, dans la foulée d’un disque intimiste et encore une fois novateur (One nite alone studio), Prince met en ligne sur son site internet (npgmusicclub.com) aujourd’hui fermé (?) une nouvelle oeuvre à télécharger : XPECTATION ! Les neufs titres sont résolument tournés vers le jazz et restent dans l’esprit de ce qui a précédé, l’apport du violon de Vanessa Mae donne une touche « grapellienne » à l’ensemble qui se veut l’oeuvre d’un groupe. Sans les infos on ne sait pas derrière quel instrument se trouve Prince. Les titres commencent tous par la lettre X et sont explicitées sur la pochette (je traduis…approximatif…) :
Xhalation : quelque chose comme de l’air qui est exhalé
Xcogitate : réfléchir ou penser à quelque chose de manière paisible et profonde
Xemplify : pour illustrer ou servir d’exemple
Xpectation : la valeur attendue d’une variable aléatoire, une attente impatiente
Xotica : curieusement inhabituel ou étrangement excitant
Xogenous : utilisé par le corps, originellement à l’extérieur
Xpand : augmenter la taille, le volume ou la quantité
Xosphère : la région la plus éloignée de l’atmosphère terrestre
Xpedition : un voyage entrepris par un groupe de personnes avec un objectif déterminé. A vous de relier ces données avec les titres…
Début 2003 cette fois, il présente « la note » et on l’accepte. A fond dans le trip « NEWS/ONA/XPECT… » ce disque est la compilation de plusieurs titres déjà parus sur le club au compte-gouttes. Là il devient une des oeuvres à télécharger sur le « Magasin de téléchargement » du feu NPGMusicclub. Quatre des cinq titres sont issus d’enregistrements faits lors de la tournée « One Nite Alone » et comme leurs noms ne l’indiquent pas…ils proviennent des villes de Copenhague, Nagoya, Osaka et Tokyo, le dernier titre Empty Room étant un titre ancien remis au goût du jour, allez savoir pourquoi. Peut être pour terminer le titre de l’album puisqu’il est constitué des initiales des cinq titres ! Vous suivez…? Alors je vais faire court car j’ai deux autres articles qui me prennent beaucoup de temps et d’énergie, juste dire que comme Xpectation il faut se plonger dedans, les écouter, encore et encore et la magie opère, vous verrez. C’est trés proche de « N.E.W.S » avec de réelle performances musicales. Le dernier titre est sublimé par la voix de Prince, c’est le seul où il chante, et encore une fois par un solo de guitare comme il sait si bien les faire…

Enfin du neuf ???

Samedi 24 mars 2007

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