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Amy Amy Amy !

Lundi 25 juillet 2011

Je remonte cet article pour dire toute ma tristesse ! Tristesse de voir ce gâchis d’une si grande et belle artiste…Tristesse de voir comment on peut détruire sa vie…mais aussi colère que son entourage l’ait laissé à ce point filer vers la destruction ! Mes dernières lignes sonnaient un peu comme une prémonition et comme Janis, Jim, Jimmy et d’autres, le talent n’aura eu d’égal que cette auto destruction inexorable !!! Doit on y voir comme une malédiction, je ne suis pas loin de le penser même si d’autres artistes sont aussi marquants de leur époque et n’ont pas éprouvé le besoin ou l’envie de sombrer dans l’outrance. Cela reste un mystère pour moi…à croire que ces artistes maudits transcendent leur douleur dans un cri ou un geste aussi rapide que funeste ! Il faut alors en saisir la force instantanée et garder au plus profond de soi l’émotion ressentie. J’espère que quoi que nous devenions, elle a trouvé la paix…Andy Allo, la nouvelle « muse » de Prince et lui ont enregistré un petit hommage posté sur la page FB d’Andy…

[audio:love.mp3]

amy1 Le 4 mars 2008

Depuis que j’écris sur ce blog vous avez compris QUI ravit musicalement la moindre de mes journées ! C’est vrai, hormis les artistes soul ou funk dont je vous parle depuis peu (et qui ont disparu pour la majorité…) je parle peu de mes autres goûts musicaux, qui sont, c’est vrai, très restreints. Je pourrais vous parler de John Butler Trio, découvert il y a 4 ans (pas du tout le même style musical que Prince mais je kiffe…) ou (je sais, je vais peut être faire sourire…) de Mylène Farmer pour qui je voue une admiration secrète et sans bornes. Mais je garde ça pour mon jardin secret…Non, aujourd’hui je veux vous parler d’une artiste qui fait aujourd’hui la une des journaux tout autant pour son talent que pour ses frasques, Amy Winehouse. Je sais ça peut sembler opportuniste de parler d’elle parce que justement elle fait beaucoup parler d’elle dans un registre plutôt malheureux mais pas du tout ! Je ne connaissais pas du tout cette chanteuse il y a encore quelques mois. J’entendais parler d’elle, de sa voix, de son talent qui semble faire l’unanimité, mais j’avoue que je n’ai pas cherché à savoir, à écouter au moins ! Un jour j’ai vu sur forum bien connu ;-) un bout de vidéo qui la montrait lors d’une interview sur MTV, apprendre en direct que Prince aimerait chanter avec elle et sa réaction, toute de surprise et d’excitation mêlée, m’avait fait dire : Tiens ???

http://www.mtv.com/overdrive/?vid=148037

En gros elle dit : « Quoi !!! je ne savais pas ça, Prince va étudier la Bible, il veut devenir Curé ? » puis elle dit quand même : « J’espère que je pourrais faire ce show, je laisserais tout tomber pour ça ! Ca ne me fait pas dire « OOh je vais devenir dingue », non ça me donne l’envie de le faire demain et nuit après nuit ! Maintenant il faut cela se confirme ».
Lors de sa tournée londonienne, Prince l’a effectivement invitée à venir un soir chanter avec lui « Love is a losing game » qu’il a repris fréquemment pendant ces 21 concerts et afters. Rien que pour vous, la preuve sonore :

Et puis il y a eu cette soirée sur Canal + (non…pas un samedi soir, bande de p’tits cochon(ne)s…), une soirée animée par la délicieuse Emma de Caunes, une musicale où j’ai eu la joie de voir également Ben Harper, mais où j’ai vu débarquer cette espèce de petit « scarabée choucrouté », qui tenait à peine dans ses vêtements, s’installer, telle un moineau parisien sous la pluie, devant son micro et…chanter. Que dis-je chanter…Amy Winehouse ne chante pas, elle vit devant nous et cette énergie qui sort de ce petit corps chétif, pour elle ça s’appelle chanter !
Back to Black

Rehab

You know I’m not good

Alors oui, certains ne l’aiment pas, la trouvent surestimée voire fabriquée, répètent à l’envi qu’elle est toujours défoncée, leur place n’est pas ici, pas la peine de venir en parler !!! Le petit quart d’heure passé ce soir là, j’ai eu la révélation de son talent. Dés le lendemain, j’ai téléchargé illégalement ses deux disques, achetés depuis rassurez-vous, et je le dis bien haut, cette femme est un cran au dessus de ce que vous pouvez connaître. Il y a des artistes comme ça, qui émergent un jour, qui sont évidents, indiscutables, ils ont nom Aretha, Otis, James, Edith…et Amy en fait partie. Je vais parler un peu d’elle, sans tirer sur l’ambulance, les médias en font suffisamment, c’est vrai que c’est plus facile d’encenser des chanteurs neurasthéniques et c’est tellement plus facile de chasser la détresse et la douleur !
amy2 C’est le 14 septembre 1983 qu’Amy Jade Winehouse a vu le jour, à Enfield en Grande Bretagne. Attirée très tôt par la musique, Amy se produit sur scène très jeune et à 13 ans elle reçoit sa première guitare, ce qui la conduit à écrire ses premières chansons. Renvoyée de son école de Théâtre pour sa conduite (déjà), elle intègre la BRIT School for Performing Arts & Technology. Parallèlement à ses études, elle travaille comme journaliste people (!). Son petit ami de l’époque Tyler James envoie une démo à une maison de disques, ce qui lui permet de signer, à 16 ans, un contrat avec Island/Universal. Le 20 octobre 2003, à tout juste 20 ans, Amy sort son premier album « Frank ». Hormis deux reprises, l’ensemble du disque est co-signé Amy. C’est le carton en Angleterre ! Les récompenses pleuvent et l’œuvre est saluée par la critique. Comme j’ai été scotché par la qualité de l’album « Back to Black », j’ai trouvé « Frank » un peu en dessous, mais tout juste car si vous l’écoutez ne serait-ce qu’une fois, vous ne pourrez plus vous en passer ! Au passage ça veut dire que vous devrez écouter les deux parce que l’autre je vous dis pas…Néanmoins, Amy aura plus d’une fois l’occasion de dire qu’elle ne peut plus écouter ce disque car elle n’a pas pu le faire comme elle le souhaitait. Elle chante les titres en live mais ne peut plus écouter les versions studio. Même si elle en est fière, ce n’est pas réellement SON album semble t-il. Marrant car ça rejoint le credo de quelqu’un que nous connaissons bien…J’ai, bien sûr, des titres qui me touchent plus que d’autres, comme « You sent me flying » et ses envolées vocales, « There is no greater love » et son ambiance cabaret/jazz, « Help yourself » et son côté Cotton Club, le triptyque « Amy Amy Amy » et surtout MON titre, celui qui me fout la chair de poule « In my bed » ! Y’a pas d’explications, c’est comme ça, tout ne s’explique pas ! L’album s’est aujourd’hui écoulé à près d’un million d’exemplaires et Amy a remporté un Grammy Award en 2004 pour le titre « Stronger than me ».

amy3 Courant 2005, Amy rencontre Mark Ronson. C’est un producteur de musique d’origine anglaise , artiste et co-fondateur de Allido Records . En 2006 , il publie son premier album « Here comes the fuzz » . En 2007 , il publie son deuxième album « Version » . Forte de cette rencontre, Amy accouche de son futur album « Back to Black » en octobre 2006. C’est un succès immédiat aussi bien en Grande Bretagne qu’aux Etats Unis ! Impossible de résister à ces sonorités des années 50, à cette voix devenue plus rocailleuse, plus vieille ! (Amy n’a que 23 ans et pourtant…) et à ces mélodies retenues dés la première écoute. L’album est excellent de bout en bout, difficile de choisir un titre qui émergerait au dessus des autres…bon si…quand même…le morceau-titre est un pur bonheur de douleur exacerbée ! J’aime aussi « Just friends » et le groove de « Tears dry on their own ». Je ne vais pas faire l’étalage des classements de singles, ni celui des récompenses obtenues. Sachez seulement que l’album approche les 4 millions d’unités vendues, qu’il a été salué dans de nombreux pays et qu’il a été récompensé lors de nombreuses cérémonies (5 Grammy Awards…) ! Nombre d’artistes ont émis le vœu de travailler avec elle, au rang desquels, hormis Prince, on retrouve Pete Doherty, Georges Michael, Missy Elliott, Timbaland ou encore Damian Marley. Aux dernières nouvelles, elle travaillait à son futur album, mais sa vie personnelle étant très perturbée, on imagine qu’elle souhaite se reconstruire même si cela va certainement lui prendre du temps. On a dit qu’à l’instar de Kurt Cobain, elle avait les gènes du suicide et que son attitude était une entreprise d’autodestruction. J’ose espérer que ça n’est qu’une déclaration de plus parmi tout ce qu’on peut entendre sur elle et qu’elle n’aura pas le destin d’une Janis Joplin…

Jill Jones

Lundi 26 février 2007

J’ai un peu de temps devant moi et après m’être plongé dans toutes ces collaborations féminines, j’ai réécouté beaucoup l’album de Jill Jones et pour moi, il se détache du lot très nettement. Il est assez difficile à trouver maintenant, mais quand on cherche bien on trouve. Mais qu’importe la coupe, pourvu qu’on ait l’ivresse… Je vais vous parler un peu de cette jeune femme. Jill Jones est une chanteuse (auteur-compositeur) américaine qui va fréquenter très tôt Prince puisque leur rencontre date de la période Dirty Mind, son troisième album et la tournée qui a suivi. En effet, Jill chante dans le groupe « Teena Marie » qui fait les premières parties de cette tournée (elle fait les chœurs sur « Lady T », « Irons in the fire », « It must be magic ») . Prince, séduit par la voix de la demoiselle, l’engage en tant que choriste et elle va ainsi participer à partir de 1982 à bon nombre de titres et d’albums dont l’emblématique « 1999″ (également sur les titres « Automatic », « Free », « Lady cab driver » en lead). Elle travaille également sur tout l’album Purple Rain et sur le titre « It’s gonna be a beautiful night ». Faisant partie du staff, elle chantera également derrière Sheila E, Appolonia 6, The Bangles et Mazarati. Prince co-écrira pour elle en 1987, l’album « Jill Jones », qui est bien accueilli par la critique, par le public européen et qui pour moi reste un petit bijou. Un second album devait voir le jour mais restera un projet. En 2001, Jill sort un second album « Two », qui ne voit aucune participation de Prince. Jill Jones a également participé au travail de Ryuichi Sakamoto et a également accompagné le groupe CHIC.

jill3

Plus précisément maintenant, et grâce à un article de Per Nielsen, auteur de « The Vault » la bible princière, un tas d’infos et d’anecdotes. Jill a effectivement débarqué dans l’univers princier vers 1980 et ne s’est pas placée en groupie fanatique ni en « surprotégée » qui obéit au doigt et à l’œil. D’emblée, elle le trouve arrogant mais reconnaît son talent. Elle-même écrit la musique et a envie d’écrire ses propres textes. C’est surtout la voix qui séduit Prince qui à l’époque n’a que 22 ans et n’a pas encore connu le succès mondial qui va venir. Jill devient une choriste attitrée et elle va apporter une contribution importante à l’album « 1999″. C’est le travail réalisé pour Vanity 6 qui va la pousser à vouloir faire son propre album. Prince et Jill écrivent dés 1982 « Mia Bocca » pour faire partie de « Purple Rain » et « G-Spot » pour le futur album de Vanity (avec « Vibrator »). Finalement les deux titres seront conservés pour l’album de Jill. Prince est tellement occupé à l’époque (Purple Rain, The Time, Appolonia, Sheila E etc…) que l’album est encore repoussé. Nous en sommes en 1984 et Jill patiente, elle dira qu’ils étaient tous comme des enfants jouant à un « grand jeu ».En 1985, Prince est un peu plus libre et ils commencent à travailler sérieusement sur l’album de Jill. Ils enregistrent ensemble le titre « Hello » et travaillent sur de nombreux titres. Prince dira sa réelle admiration pour le talent de Jill et surtout pour sa voix. « Mia bocca », « G-spot » et « Baby you’re a trip » sont envoyés à Clare Fisher pour ajout des lignes de cordes si chères à Prince. C’est vrai qu’elles apportent souvent la touche finale aux titres princiers. Le travail continue en 1986 mais Prince voit bien qu’il n’a pas assez de temps à consacrer à Jill et il confie à David Rivkin le soin de poursuivre le travail. L’album est compilé une première fois en février 1986. Mais Prince n’est pas encore satisfait à 100 % et il passera encore plus d’un an avant que l’album ne sorte en 1987. A juste titre d’ailleurs car des titres pressentis seront supprimés pour laisser la place à d’autres, meilleurs sans doutes, et Eric Leeds apportera sa touche de sax si particulière. Jill est « patiente », très patiente, c’est lune de ses meilleures qualités dira Susan Rogers; ingénieur du son aux studios de Sunset Sound !
Même si l’ensemble des titres est enregistré comme des titres écrits par Prince (Joey Coco), Jill a participé à l’écriture de plusieurs titres mais elle n’a pas souhaité en être créditée. Dommage car c’est bien la seule qui ait été une véritable « collaboratrice » plus qu’une poupée supplémentaire dans la salle de jeux de Prince. Elle ne le souhaitait d’ailleurs pas et a toujours mis un point d’honneur à se considérer comme son égale. L’album « Jill Jones » est toujours considéré comme la meilleure production de Prince pour un autre artiste et même si ce disque n’a pas eu le succès qu’il méritait aux Etats Unis, c’est l’Europe (comme souvent…) qui lui réservera un excellent accueil.

Il est d’ailleurs toujours très prisé.
La track-list
« Mia Bocca » (ma bouche en italien) est sans conteste LE titre de l’album. Une intro mortelle avec les violons de Clare Fisher qui résonnent comme un « hymne », la voix de Jill si particulière qui arrive pas à pas, on se demande ce qui va arriver…c’est une rythmique métallique mélangée à des cuivres saturés, un synthé hypnotique…2 minutes et on est accroc pour la vie. Et toujours, une constante chez Prince, des sonorités, des gimmicks qui font le SON princier. « G-spot », comme son nom l’indique évoque le point G, cher aux sexologues du début des années 1980 qui pensaient avoir trouvé là, le secret de la sexualité féminine !!! Le titre est volontairement ironique, basé sur une rythmique robotique et les paroles sont très « second degré ». Elle chante :  » G-spot, G-spot, où peux-tu bien te trouver ?  » pour dénoncer gentiment la dérive « mécanique » de ceux qui énoncent de telles idées « toute-faites » qui résumeraient le secret de la sexualité féminine à la découverte d’un « point » particulier. La phrase « je suis une horloge, il est 9 heures 15  » est impayable ! « Violet Blue » est une ballade soul/funk assez jazzy, appuyée par la basse jouée par Prince, les cuivres d’Eric Leeds et Matt Blistan, les cordes de Fisher. La voix est aérienne et la « french touch » de l’accordéon en fin de titre achèvent d’en faire un faire un must. »With you » est une reprise d’un titre du second album de Prince. Elle s’en tire pas trop mal sans atteindre la pureté de l’originale. »All day, all night » est un titre rythmé un peu similaire à « Hello » sur la base basse-batterie et qui évoque aussi un titre comme « America ». J’adore… »For love »…c’est « Girls and boys » ma parole, je suis sûr qu’un « mixage » habile des 2 titres donnerait quelque chose de sympa. »My man » est un titre pop dans la veine de ce qui précède Purple Rain. Il paraît que Prince riait beaucoup à chanter ce titre lui-même, car à l’époque beaucoup le soupçonnait d’homosexualité… »Baby you’re a trip » est une ballade soul typique de Prince. Il écrit ce style de chanson comme vous vous faites un café le matin et chaque fois le charme opère (pour la chanson pas le café…). Le titre se termine sur les premières paroles de Mia Bocca !
Plus tard en 1988, Jill tente de sortir un second album avec l’aide de Chris Bruce. Elle revient à Minneapolis pour travailler à nouveau avec Prince en juillet 1989 mais ce second album ne sera jamais complété surtout parce que Jill et Prince vont peu à peu se « désunir », le courant ne passe plus vraiment et Jill est trop entière pour n’être considéré que comme un « poulain » de plus dans l’écurie princière. Il ne fut d’ailleurs pas très sympa avec elle au moment de Graffiti Bridge ce qui sonna le glas de leur relation. Durant les années 1990, Jill a continué à travailler avec notamment Ryuichi Sakamoto, Tim Simenon, John Reynolds, et d’anciens musiciens d’Orchestral Manoeuvres in the Dark. Par la suite, elle connut des moments difficiles avec la maladie de sa mère et ses propres soucis. Fin 1999, un nouvel album fut projeté à nouveau avec Chris Bruce ainsi qu’une tournée. C’est finalement en 2001 que sortira « Two », le second album de Jill Jones. Cet album fait la part belle à la voix de Jill, mais aucun hit n’en sortira. On peut regretter que Prince n’ait pas eu un peu plus de clairvoyance, car elle le méritait…

Vous les femmes…

Jeudi 8 juin 2006

Comme promis et pour me remettre des émotions de l’article précédent, une petite série sur les femmes qui ont traversé la vie de Prince, certaines ont fait partie de sa vie intime d’autres pas nécessairement, mais connaissant (un peu) le bonhomme, je doute qu’une femme le cotoyant régulièrement ne tombe sous le charme…On commence par :

susan Susan est la petite amie de Prince durant ses années de fac (high school), elle est plus jeune que lui et d’ailleurs elle conserve ce look « virginal » (guepière et bas blancs quand même…) quand elle intègre le groupe Vanity 6, groupe fondé par Prince en 1982. Ce groupe compte également Denise Matthews rebaptisée « Vanity » (j’en reparle après !) Susan rejoindra plus tard le groupe Apollonia 6 en 1984, groupe qui remplace le groupe Vanity 6 après le départ de Vanity. Il est avéré que le hit « When Doves Cry » sur Purple Rain a été inspiré par la relation entre Prince et Susan. Après l’aventure Appolonia 6, elle s’est mariée avec un acteur américain David Garfield en 1988 qui est décédé en 1994. Elle n’a plus fait parler d’elle depuis.
vanity Denise Katrina MATTHEWS est Canadienne, née d’une mère allemande et d’un père afro-américain et elle était mannequin avant de rencontrer Prince et de devenir « Vanity » au sein du groupe de filles « VANITY 6 ». Ce groupe initialement appelé « Hookers » est devenu « VANITY 6 » à l’arrivée de Denise. Bizarrement, c’est souvent le cas avec Prince, son nouveau nom de baptême devait être « Vagina », mais elle a refusé devant l’évidente énormité de la chose ! Elle était pressentie pour jouer dans Purple Rain mais finalement elle n’obtiendra pas le rôle du fait de sa rupture avec Prince. Elle a tourné dans quelques téléfilms où elle jouait souvent des filles perdues où à problèmes. En effet, elle s’adonne énormément à la drogue alors que lui se refuse à toute addiction (tabac, alcool, drogues) et leurs disputes sont fréquentes. Peintre surréaliste à ses heures perdues, et après avoir failli mourir à cause de la drogue, elle dit avoir rencontré Dieu et Jésus et s’est refait une virginité si je puis dire. Elle se consacre beaucoup à Dieu, est devenue Evangéliste, elle a son site internet et donne des interviews aux radios américaines.
appolonia Elle a été remarquée par Prince lors d’un casting et à 22 ans elle intègre l’équipe qui prépare le film Purple Rain. Comme à son habitude Prince baptise Patricia du nom d’Apollonia et le groupe devient forcément « APOLLONIA 6 ». Le groupe hérite d’ailleurs du disque prévu pour VANITY 6 avec notamment les hits « Sex shooter » et « Blue Limousine ». Elle chante également en duo avec Prince sur « Take me with U ». Elle ne le fréquentera pas très longtemps et démarre une carrière d’actrice télé dans des « soaps ». Elle sortira par la suite un album à elle seule, mais sans grand succès. J’avoue qu’à l’époque je la trouvais très jolie, plus que Vanity…
susannah Susannah est la sœur de Wendy Melvoin, guitariste emblématique du groupe de Prince « THE REVOLUTION » et elle est la fille d’un musicien de jazz assez connu, Michael Melvoin. C’est une famille de musiciens car le frère Jonathan jouera dans le groupe « Smashing Pumpkins » Elle fera partie du groupe « THE FAMILY », groupe lancé par Prince et qui aura un succès relatif avec l’album « The screams of passion » que j’adore pour ma part et qui contient le single « Nothing compares to U » immortalisé plus tard par Sinnead O’Connor. Prince et Susannah se sépareront après quelques mois de vie commune. Il faut dire qu’il ne doit pas être facile de vivre avec un homme avec un tel égo. Un peu dommage quand même car elle n’était pas seulement et loin de là, une belle plante aux basques de notre ami !
sheena Si je suis sûr des aventures qu’il a eues avec les quatre pré-citées, je ne suis pas certain qu’il en ait eu une avec Sheena Easton. Ce qui est certain c’est qu’il lui a écrit des chansons et qu’elle a chanté en duo avec lui sur « U got the look » et « The arms of Orion. C’est une chanteuse anglaise de sa génération qui continue à chanter aujour’dhui. J’avoue que je la connais peu…
sheilae Alors là attention, gros dossier ! Sheila Escovedo dite « Sheila E » est la fille de Pete Escovedo, célèbre percussioniste mexicain qui a joué avec les plus grands. Elle aussi est aux percussions et de bien belle manière. Elle est également excellente à la batterie mais c’est aux congas qu’elle se déchaîne !Elle va accompagner Prince pendant quelques années, surtout à partir de la tournée « Sign O’ the Times (S.O.T.T) et restera parmi ses fidèles. Elle a une place importante dans son équipe, mais je ne sais pas s’il y a eu romance… Il lui écrira , en tous cas, trois albums.
Je me souviens de la tournée S.O.T.T et de ses tenues minimalistes, trés… »à fleur de peau »… si je puis dire.Elle est toujours aussi belle, témoin sa prestation aux Brit Awards avec Prince en 2006. Ah…ce remonté de robe pour être mieux assise à la batterie…
vanessa Vanessa Ortiz dite Vanessa Marcil décroche son premier rôle dans « 976-Wish ».
Elle se tourne ensuite vers les séries télévisées (General Hospital, Beverly Hills).
En 1995, élue parmi les 50 plus belles personnalités du monde, elle découvre l’univers de la musique puisque le chanteur Prince la fait tourner dans son clip « The Most Beautiful Girl in the World ». Elle fait ses débuts au cinéma dans le film Rock. En 2003 elle rejoint le casting de la série « Las Vegas ». Je ne sais pas s’il y a eu aventure, mais encore une fois, je suis certain que pour une femme, vivre au plus près de l’Artiste doit générer pas mal d’envie !
carmen Tara Leigh Patrick de son vrai nom, Carmen Electra voit le jour le 20 avril 1972. La jeune femme décide de partir pour LA afin de lancer sa carrière. Elle prend alors la décision de poser pour Playboy afin de se faire remarquer et débute alors une relation passionnée avec le chanteur « Prince » qui devient son mentor. Cette relation ne durera pas mais c’est grâce à Prince que sa carrière décolle. Prince lui écrira un album qui n’a pas connu une très grande gloire. Je pense qu’à cette époque la libido de notre ami était pour le moins exacerbée.
Carmen devient par la suite présentatrice de shows sur MTV. Plus tard, elle est repérée par David Hasselhof et commencera à jouer dans « Alerte à Malibu », puis plus tard dans quelques films (Scary Movie, Starsky et Hutch). Elle reste ma préférée…
ophelie Son père est le chanteur hollandais David Alexander Winter. Elle a également un frère, Mickael Winter. Ophélie poursuit ses études jusqu’au lycée et part avec son frère aux Etats-Unis pour apprendre le chant et la danse. Revenue en France, elle enregistre trois titres. Deux ans plus tard, elle fait la connaissance de Prince mais aucun titre enregistré en duo ne verra le jour. Il « paraît » qu’il a écrit « The most beautiful girl in the world » pour elle. C’est vrai qu’à l’époque elle était plutôt mignonne. Romance, pas romance, elle dit que OUI, lui…
basinger Là c’est plus qu’une rumeur il y a eu aventure entre les deux après la rencontre sur le tournage de Batman. Mais apparemment ce fut très bref !
madonna Là aussi, on dépasse le cadre de la simple rumeur, mais là aussi ce fut court, la faute à Prince selon La madone qui aurait une vie pour le moins curieuse. Personnellement, je penche plus pour une incompatibilité entre deux « stars » avec tout ce que cela comporte d’excentricité, de part et d’autre !

nona
Nona Gaye a partagé quelques années de la vie de Prince mais sa dépendance à la drogue aura raison de leur liaison. Dommage car c’est une femme magnifique. Fille du célèbre Marvin Gaye, elle va participer à quelques disques et à une vidéo « The Beautiful expérience ». Aujourd’hui libérée de la drogue, elle poursuit une honnête carrière d’actrice et a participé à « The Polar Express », « Crash », les seconds « Matrix » et plus récemment « Ali ».
Il faut voir le clip « Lovesigne », elle y est sublime !

mayte
Née aux Etats Unis de parents porto-ricains, Mayté a grandi entre les Etats Unis et l’allemagne. Danseuse professionnelle, elle parcourt plusieurs pays dés l’âge de 8 ans et à seize ans, elle va voir Prince en concert en Allemagne et elle lui envoie une cassette de danse sur un de ses titres. Prince la voit mais à cause du jeune âge de Mayté, il se borne à rester en contact avec elle pendant deux ans. Ils s’envoient mutuellement danse et musique. En 1992, elle le rejoint et devient une de ses danseuses attitrées ainsi qu’une choriste. Elle prend petit à petit de plus en plus de place dans la vie de Prince qu’elle professionnelle ou personnelle. Ils finissent par se marier le 14 février 1996.
Mayté participe à beaucoup des productions princières devenant presque « pénible » pour certains de par sa présence continuelle. Pour lui, il semble qu’elle soit une muse ! C’est en tout cas une très belle femme !! Ca ne les empêchera pas de divorcer en février 1999. Ils ont eu un enfant en octobre 1996 qui malheureusement décède quelques jours après sa naissance d’une maladie rare.
manuela Et enfin, Manuela Testolini !
Manuela est originaire de Toronto et très jeune, elle est une admiratrice inconditionnelle de Prince, ses amies racontent qu’elle cherche sans arrêt des enregistrements pirate sur le net.
Après études et diplômes elle part s’installer à Minneapolis et réussit à intégrer l’équipe administrative de Paisley Park, vaste complexe créé par Prince pour enregistrer sa musique. Elle devient assez vite a=importante au sein de l’équipe et encore plus vite son assistante personnelle. Son nom apparaît sur les disques à partir de l’album « New Power Soul ».
Prince a dit « OUI » la nuit de la St Sylvestre 2001 à Manuela Testolini. La cérémonie s’est déroulée à Hawaï et, d’après l’équipe de la télé locale, aurait été conduite selon le rituel des témoins de Jehovah, car il semble qu’elle l’ait converti à cette croyance. Une information que les attachés de presse de la star n’ont pas confirmée…C’est donc le second mariage de Prince et j’espère que cette fois il pourra avoir un petit prince ou une petite princesse…

Update !!! Prince et Manuela ont divorcé après cinq ans de mariage ! pas de gosses, plus de nouvelles d’elle, c’est peut être aussi bien ainsi.

1996/2000 – 5 ans d’apnée…

Vendredi 2 juin 2006

…En faisant mes courses à AUCHAN quelques mois plus tard, je tombe sur un disque – avec le signe si reconnaissable à présent – intitulé « Chaos and Disorder ». Grosse surprise car je n’attendais pas un nouveau disque si vite et si proche de la sortie du précédent. J’apprendrais par la suite et grâce aux « sommités princières » que compte mon site préféré (WWW.SCHKOPI.COM ), que cet album fait partie des obligations de Prince envers la Warner et qu’il s’agit de morceaux assez anciens compilés pour l’occasion. Ce disque est étrange à plus d’un titre. D’abord par sa jaquette, minimaliste mais ô combien significative. Premièrement le but est clair et affiché : Déjà dans le titre et l’on apprend qu’il s’agit de morceaux initialement enregistrés pour une écoute privée et sortis du coffre fort musical de Prince qui, paraît-il, contiendrait plusieurs centaine de chansons. Il est mentionné littéralement qu’ils ont été enregistrés pour solder le contrat avec la major. Deuxièmement, et sans faire de psychologie à 2 balles, les photos parlent d’elles-mêmes : un cœur fraîchement extrait d’une poitrine et jeté dans un WC, un disque éclaté par une paraboot, des fleurs brûlées, des traces de sang, une seringue contenant des dollars, des images évoquant la gloire (passée) de Prince. Tout est dit pour marquer la rupture et peut être le déchirement car derrière les querelles financières et de propriété intellectuelle, Warner est quand même derrière lui depuis le début. Une bible trône parmi ces images négatives représentant peut être sa bouée de sauvetage… Enfin, troisièmement, le contenu. Très rock ce disque ! on a peine à reconnaître l’Artiste sur de nombreux morceaux. On a l’impression qu’il s’agit de titres réalisés pour « tester » certaines sonorités, certains enchaînements musicaux ou certains styles, parfois sans véritable passion. Il y a même deux ou trois titres assez « saoulants ». Mais il y a quand même des titres sympas comme « Zannalee » ou « Dig u better dead », le plus accrocheur à mon sens étant « I rock therefore I am ». Je ne sais pas si c’est la rythmique très « Good times », les raps style Kurtis Blow ou les passages ragga style Shabba Ranks, mais j’adore ce titre et je l’enchaîne souvent plusieurs fois de suite car pour moi : « il roule ».

Dans les dernières semaines de 1996 je crois disjoncter à l’annonce de la sortie d’un triple album et pourtant, non, je n’ai pas la berlue, le pavé s’appelle « EMANCIPATION », et même si j’apprendrais par la suite que son contrat avec Warner est honoré, son nom n’apparaît pas sur le boîtier et c’est encore le « signe » qui attire mon attention. Attention, gros travail. En effet, sortir un triple album n’est pas à la portée de tout le monde, surtout si l’on ne veut pas lasser, et c’est le cas. Alors, je sais, ça fait quand même 3 heures de musique (3 fois 1 heure tout pile) et on ne peut imaginer l’écouter en entier d’une seule traite, ou vraiment un jour où l’on a rien à faire… Heureusement chaque disque est une petite œuvre à lui tout seul, « petite » étant tout sauf réducteur. Le premier CD est assez classique et bien dans la veine de ce qu’il a déjà fait. A savoir : un mélange habile de funk, de soul et de rock’roll. Dés le premier titre « Jam of the year »on sent tout de même qu’il a à nouveau franchi une étape dans sa capacité de créer. Les sonorités globales de l’album sont assez nouvelles, nul doute qu’il a du passer des heures en studio pour peaufiner chaque titre. Les titres s’enchaînent sans véritable lien ni harmonie, mais chacun plait à sa manière. Pourtant les différences sont énormes entre un « Courtin’ time » primesautier et léger, un « Mr Happy » funky et festif et la mélancolie de « Somebody’s somebody ». On a même droit à de la salsa « santanesque » sur « Damned if eye do ». Ma préférée reste de loin et je ne me l’explique toujours pas « White mansion »… Le second CD est beaucoup plus intimiste et mélancolique. Pas de titres percutants ou de funk pur et dur comme il sait si bien le faire. Alors c’est la période où après plusieurs années de vie commune avec Mayté, ils ont décidé d’avoir un enfant. On saura par la suite que cet enfant décède à la naissance. Pas de titre qui se dégage réellement, mes faveurs vont à « Soul sanctuary » et « Curious child ». L’ensemble est tout de même agréable. Le troisième CD enfin, est très hétéroclite même si toujours très bien maîtrisé et produit, et alterne titres très modernes – l’enchaînement « New world », The human body » et « Face down », reprises de standards « la la la means I love you » et « One of us » et funk scintillants « Slave » et surtout « EMANCIPATION » véritable hymne à la liberté retrouvée. A ce propos, l’image de couverture est elle aussi très symbolique : des poings serrés brisant des chaînes sur fond de soleil levant ! D’accord au niveau « traduction d’un sentiment profond » c’est pas très recherché mais c’est pas ce qu’on lui demande… En tous cas, à partir de là j’entame une recherche de ce tout ce que je n’ai pas encore et certains savent ce que j’ai déjà raté…

NEW POWER SOUL ! Voilà un disque qui va tourner sans cesse sur ma platine ! A l’automne 1998 je poursuis ma désormais quête infernale de la production princière…
Encore une fois, il assure dans ses domaines de prédilection, le funk avec « New Power Soul », « Push it up », « Eye like funky music » et « Mad sex » qui n’est pas sans évoquer le futur « 3121 », et la soul-pop avec des titres comme « When U love somebody » et surtout des ballades musicalement irréprochables comme « Wasted Kisses ». Mention trés spéciale à « The One » qui est une ode à la femme magnifique sublimée dans un clip mettant en scène Mayté et l’artiste façon « The boy » de Chaplin, une chanson véritablement envoûtante. Et toujours ces liens entre morceaux qui me font souvent jouer de la molette : exemple Push it up-Freaks on this side-Come on. 

The Vault…old friends 4 sale, pour être plus exact. Alors…il faut savoir que « THE VAULT » est une légende tenace chez les fans purs et durs. Elle part du postulat que Prince posséderait dans des coffres des centaines de chansons enregistrées et non « publiées » à ce jour. C’est assez probable vu la productivité du « petit maître », de là à dire que c’est un trésor, nul ne peut le savoir exactement étant donné que ce « Vault » serait hyper-protégé. D’un autre côté, vu ce qu’il sort quelquefois qui est issu d’enregistrements anciens, on peut imaginer ce que cela peut représenter. En tous cas, si c’est réel, je n’ose pas imaginer ce qu’il pourrait nous sortir. J’aime assez l’idée que des années après sa mort, des œuvres sortiront et viendront charmer les oreilles de mes petits enfants comme il le fait aujourd’hui (putain, j’écoute actuellement le remix de « Little Red Corvette » sur l’Ultimate, il est à crever…encore merci Flo). Bon, ceci dit, calme toi Didier et reviens à ton sujet. The Vault…old friends 4 sale est l’une des dernières productions Warner (rassurez-vous c’est fini) et ce disque est le pendant jazzy de « Chaos & Disorder ». Il est tout de même, à mon sens, de bien meilleure facture et beaucoup de titres n’auraient pas dépareillé sur ses albums de l’époque. Le travail sur les arrangements est réussi et notamment sur les percussions. Deux titres se dégagent par rapport à cet aspect du disque « It’s about talk » et « She spoke to me ». J’adore vraiment ces deux titres et je trouve que rien que ça mérite qu’on s’arrête vraiment à cet album même s’il laisse l’impression de « chutes » de studio ayant alimenté un disque de commande. Sympa aussi « 5 women » sublimé par la suite par Joe Cocker, c’est vrai que « le vieux » quand même, y jette…« My little Pill » petit morceau bizarre laisse place au merveilleux « There is lonely » puis à « Extraordinary » repris de façon magnifique sur la tournée One nite alone. Au final, un disque très sympa, beaucoup plus que « Chaos… » et qui laisse sur sa faim de découverte de : « qu’est-ce qu’il a dans ses coffres ???

Je reprends ma narration car je suis loin d’avoir tout dit croyez-moi (ceux qui me connaissent savent de quoi je parle). Naturellement je la poursuis de la même manière, en fait, au fur et à mesure des acquisitions. Août 1999, nous passons d’agréables vacances en Bretagne sud, prés de Lorient (salut les bretons) et un beau matin, en faisant mes courses à LECLERC cette fois, je repère à nouveau le signe si reconnaissable, il n’y a qu’un seul exemplaire de « Rave Un2 the joy fantastic » que je m’empresse de glisser entre deux bouteilles de cidre dans le caddie ! Comme je ne fais pas encore partie de la grande famille d’allumés qui m’a, depuis, adopté, je ne suis pas au plus prés son actualité et je n’avais pas capté qu’un nouvel album sortait. Retour au gîte et découverte de la chose. Est-ce parce que je ne peux l’écouter que sur un baladeur CD, seul lecteur disponible, ce disque garde une saveur toute particulière pour moi et c’est un de mes préférés même s’il n’atteint pas la perfection de certaines œuvres (P.Rain, SOTT, Lovesexy…). Il y a dans ce disque tout ce que j’aime chez Prince et la production est parfaite. Le morceau titre et sa suite « Undisputed » sont deux morceaux funk-rock qui sont sa marque de fabrique. Suit une ballade inoubliable « The greatest romance ever sold » qui passera beaucoup en radio et à la télé, à M6 notamment, le clip est très beau également. Vient « Hot wit U » dont le titre parle tout seul, comme d’hab la p’tite histoire de chaudard qui va en faire voir de toutes les couleurs à une jeune demoiselle, c’est tout lui aussi ça. Morceau bien funky, mais il manque tout de même la sauvagerie d’un « Hot thing ». Avec « Eve » en star invitée. Derrière un morceau que j’adore, très court (1’30) et très agréable, un petit morceau avec quelques instruments tout en douceur et sa façon de dire « négligé »… Ensuite « So far, so pleased » en duo avec Gwen Stefani de No Doubt, morceau assez sympa finalement. Là vient, pour moi, la perle de l’album, je sais, je vais surprendre les purs et durs qui vont me lire mais tant pis. J’adore sa voix sur ce titre, le jeu des percussions qui font toute la mélodie et encore une fois les cordes de Clare Fisher qui terminent le travail. « The sun, the moon and stars » fait qu’une telle chanson ne peut être qu’une chanson de Prince, lui seul est capable de vous pondre un morceau qui va sembler « gnangnan » et qui se révèle envoûtant et presque hypnotisant. Et encore ces mots en français dans le texte avec son petit accent… Reprise de « Sheryl Crow » avec « Everyday is a winding road », procédé qu’il a très peu utilisé. En effet, il y a peu de reprises dans ces disques, il réserve plutôt ça à ses prestations scéniques. La fin du morceau est plutôt bonne avec un Larry Graham très en verve. Enchaînement « fisherien » pour une très belle chanson « Man’O’war ». On enchaîne sur un morceau très rock « Baby knows » avec cette fois Sheryl à la voix et à l’harmonica !!! Ca pète et en concert ça devait déménager. Repos salvateur avec la chanson « tristounette » de l’album, « I love u but I don’t trust U anymore », de celles qui fait sortir les briquets…Plus sérieusement, on est dans la ballade style « Sometimes it… » et plus que jamais il nous fait la démonstration de ses capacités vocales que finalement on évoque assez peu et « Ani DiFranco » à la guitare. J’écoute ce disque en écrivant ces lignes (ça me permet à chaque fois de trouver l’inspiration) et je m’dis que c’est tout de même un grand album et je ne comprends pas qu’il soit tant décrié par beaucoup et carrément rangé au rang de disque raté pour les plus durs. Pourtant « Silly game » est si belle, si tendre…il faut bien un peu de tendresse dans ce monde de brutes (non ça c’est…bon j’sais plus…bref). Par contre la suite est plus « funk » avec « Strange but true » morceau très entêtant et beaucoup de travail sur les rythmes et les synthés. « Wherever U go, whatever U do » semble clôturer le disque tout en sérénité avec cette ballade qui célèbre l’amour éternel…En fait, sur la pochette c’est fini, mais il y a une surprise. En fait il y en a deux : d’abord un morceau de cinq minutes et quelques, complètement « insonore » je veux dire, cinq minutes de silence total qui seraient, paraît-il, un hommage à Miles Davis, j’ai cru lire ça mais je me trompe peut être, me corriger si nécessaire. Ensuite « vrai » dernier morceau du disque « Prettyman » est la bombe funk de l’album, quand je dis funk j’entends rythmique d’enfer, basse ronflante à contre sens, « lead guitar » scintillante, synthés en cerises sur le gâteau, cuivres d’enfer et quels cuivres, « Maceo Parker » au sax excusez du peu. Le genre de morceau que je peux écouter 25 fois de suite sans me lasser. Deux dernières petites choses. Il y a sur la pochette un petit texte sur les mauvais traitements subis par les « moutons » dont la laine doit servir à fabriquer des vêtements et qui se termine sur une phrase de Ghandi « Dans mon esprit, la vie d’un mouton n’est pas moins précieuse que celle d’un être humain ». Ce disque bénéficiera d’un « retraitement » en 2001 avec la sortie du même album rebaptisé « Rave I n2 the joy fantastic » avec pratiquement tous les mêmes titres mais remixés.A suivre…


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