Découvrez mes passions au quotidien

Résultat pour le mot-clef : chanson

Etrange Relation !

Mardi 8 janvier 2008

La vie est parfois bien étrange, elle vous réserve des surprises, des joies, des drames, des douleurs, difficile de dire pourquoi « certains » évènements arrivent à « certains » moments. Destinée, Karma, volonté divine, hasard, etc… les alibis sont nombreux et relèvent tous d’une certitude : on n’en sait fichtre rien ! Je suis néanmoins sûr d’une chose, ces évènements ont une finalité, à nous d’en découvrir le sens.

Il y a peu, je prenais (enfin) le temps d’imprimer de jolies pochettes pour mon « Work », enfin, le sien pas le mien…et ce faisant, je me suis mis à écouter à nouveau certaines de ces démos, essais, ces titres différents car, ou non aboutis, ou non sortis, et là j’eus un coup de cœur pour un titre qui colle bien à l’étrangeté de mon préambule : « Strange Relationship » ! Alors, j’aime ce titre, mais la version de l’album où il est sorti officiellement « Sign O’ The Time » n’est pas ma préférée. J’ai quelques versions live qui me ravissent beaucoup plus, mais là, bizarrement j’ai eu un « truc ». Sont-ce les premières sonorités tout droit sorties des profondeurs hindoues (spéciale dédicace à Ravi Shankar qui a bercé les quelques mois « cool/zen/hare-Krishna » pendant mon service militaire…) qui m’ont bizarrement rappelé des émotions passées, toujours est-il que j’ai fait tourner le morceau pendant un bout de temps et que je me suis mis à revoir la version officielle d’un autre œil, comme quoi même après tant d’années on peut encore varier dans l’opinion qu’on peut avoir de l’œuvre. Ces fameuses sonorités n’ont pas disparu finalement, on les entend en fond sonore, très loin, comme en filigrane, mais là elles se révèlent et je découvre, ébahi, que vingt ans après on peut encore (re)découvrir certains aspects ou subtilités d’un titre.

Prince a écrit ce titre pendant l’été 1982, à Minneapolis, il vient de termine signo r l’album de Vanity 6 tout en travaillant à l’album 1999 et de retour dans son fief natal, il se met à enregistrer comme un fou un tas de titres qui serviront pour la plupart sur des albums à venir. Qu’on se rende compte quand même, il attendra près de quatre ans avant de ressortir ce morceau ! Pourquoi spécialement sur cet album, même si S.O.T.T est le sub-résultat d’un projet avorté « Dream Factory » ? le titre a du être retravaillé en 1986 pendant les premières configurations de ce projet car il apparaît sur la première set-list de l’album prévu (avril 1986). Une dernière mouture (juin 1986) n’aura plus les faveurs de son créateur après les départs de Wendy et Lisa et il continuera de travailler tout de même à ce projet, tout en sortant d’autres albums entre-temps. De « Dream Factory » il deviendra donc « Crystal Ball », des titres étant ajoutés, d’autres supprimés, mais « Strange Relationship » tient bon et il est de toutes les configurations. Le problème c’est que de simple album, devenu double, c’est maintenant un triple album qui sera refusé par la maison de disques. C’est la mort dans l’âme que Prince amputera son œuvre de 7 titres afin de revenir à un double album « Sign O’ The Times » qui sort en mars 1987. La version de l’album, je l’ai dit, n’était pas ma préférée, je la trouvais…comment dire…un peu molassonne, voire pachydermique ! J’avais l’impression de revoir la troupe des éléphants dans le « Livre de la Jungle »…mais je dois dire que cette « révélation » m’a ouvert les oreilles sur la qualité de ce titre, sur l’ironie du texte qui a sûrement son influence sur la tonalité du titre (Quelle est cette étrange relation…je ne peux pas vivre avec toi…je ne peux pas vivre sans toi…)

Il y a bien sûr des dizaines de versions live, je ne les ai pas toutes, loin s’en faut, et j’ai volontairement fait dans la simplicité. J’ai préparé un mini fichier avec : la démo datant de 1982 et ses sonorités si spécifiques que j’évoquais, la version finale extraite de « Sign O’ The Times » en 1987 que tout le monde connaît, et deux lives, d’abord Dortmund en 1988 pendant la tournée Lovesexy pour une version très courte piano/voix et enfin le seul live officiel, la version du ONA live en 2002. Mais quelle est cette étrange relation… ?

The Cover Experience

Vendredi 21 septembre 2007

Au hasard de mes recherches perpétuelles, j’ai découvert que d’autres artistes avaient repris des titres de notre ami, souvent les mêmes d’ailleurs, et après moult écoutes, voici le fruit de ce travail personnel, ce qui sous entend que ce sont les covers que j’aime ou qui m’ont surpris, et qu’il y en a bien d’autres qui circulent ! (NB : Il n’y a pas de covers de Purple Rain car je prépare un article rien que pour ce titre, il y a tellement de reprises…)

Aaliyah – When doves cry : Jeune chanteuse soul/funk américaine, protégée à ses débuts du sieur R.Kelly, Aaliyah reprend le titre « When doves cry » . Elles finiront par pleurer ces colombes, quand Aaliyah disparaît tragiquement à l’âge de 22 ans dans un accident d’avion en août 2001. J’aime cette reprise pour la fraîcheur de cette voix brusquement éteinte.

Alicia Keys – How come u don’t call me anymore : Jeune pianiste américaine orientée plutôt soul, mais qui touche aussi à d’autres domaines artistiques, Alicia n’a jamais caché son admiration pour Prince, en témoigne sa présentation limite « orgasmique » lors de l’introduction du lutin au Rock’n Roll Hall of Fame. Elle reprend cette superbe ballade, face B de 1999, en respectant scrupuleusement l’original, sur son premier album. Lui même reprend très souvent « Fallin », un titre de la demoiselle, lors de ses concerts.

Alicia Keys, Gwen Stefani and Missy Eliott – Kiss : Perf datant de 2005 (MTV awards je crois…) et réunissant trois artistes oeuvrant dans des domaines différents mais à l’unisson sur ce « classique ».

Barenaked Ladies – When doves cry : Groupe de rock canadien qui se distingue par des concerts agrémentés de saynètes comiques, très connu outre-atlantique, un peu moins ici, ils reprennent ce titre de Purple rain pour un show radio (Andrew Denton Breakfast Show) en 1999. Désolé, le son est pas terrible…mais la perf est plus qu’honnête !

Bono – The Cross : Je ne vous ferais pas l’injure de vous présenter le leader d’un groupe aujourd’hui mythique. Grand admirateur de Prince, on dirait que le titre a été écrit pour lui, même si les covers du Maître restent intemporelles…la perf date tout de même de 1995 et Prince était présent sur scène à Dublin le 30 mars…

D’Angelo – She’s always in my hair : Musicien complet et producteur, ce prodige américain du R&B n’a jamais caché l’influence qu’a eu Prince sur sa propre production et il a été souvent présenté comme un fils spirituel. Bon, il est quelquefois hors limites (dans sa vie…) mais sa voix est magique. Il reprend une face B de l’album Around the world in a day, pour la bande originale du film Scream 2 en 1997 dans une version beaucoup plus funky que l’original, une des covers que je préfère…

Foo Fighters – Darling Nikki : Groupe de rock américain fondé par Dave Grohl, batteur de Nirvana, après la mort de Kurt Cobain, les Foo Fighters ont connu de nombreux hits dont « Best of you »…repris justement par Prince lors du Superbowl en début d’année. La version, face B en 2004 du single du groupe « Have it all », est… «nirvanienne » ! (sachez, pour la petite histoire, que c’est en partie à cause de ce titre et de son contenu sexuel très explicite lors de sa création au début des années 80 qu’a été créé le « Parental advisory »…)

Heaven 17 – Sign o’ the times : Formé après l’éclatement de “The Human League”, Heaven 17 est un groupe techno pop du début des années 80 et qui se distingue des groupes de l’époque par leur utilisation toute personnelle des synthés et batteries synthétiques, Linn LM-1 particulièrement…Il reprennent ce must sur un album hommage à Prince en 1999, dans une version plus « robotique » que l’originale, mais j’aime assez !

Herbie Hancock – Thieves in the temple : On ne présente plus ce pianiste américain entré depuis longtemps au panthéon du jazz. Cette reprise issue de l’album « New standard » sorti en 1995 est très « latin-jazzy » et très agréable à écouter.

Ani di Franco and Maceo Parker – When you were mine : Maceo, je ne dirais rien…Ani di Franco, bein…c’est Ani di Franco ! une voix superbe de chaleur et de fêlure. Grande avocate de la cause féminine et songwriter de classe diamant, mais aussi, comme Prince, de la liberté des artistes face aux majors ! Cette perf sublime de sensualité date de 1999, lors d’un concert d’Ani dans le fief de Prince…

Nicole Kidman and Hugh Jackman – Kiss : “Private joke” de cette compile, c’est extrait du film Happy Feet qui m’a enthousiasmé à sa sortie (sacré Mumble…) film auquel Prince a participé par l’écriture d’un titre. C’est Nicole et Hugh qui chantent réellement et…ça l’fait ! Oooooooooooooooooh yeah !

Patti Smith – When doves cry : Une voix inimitable et jamais égalée, Patti a bercé un temps mes jeunes années (période sombre…) par ses titres tout en mélancolie et en tristesse. J’ai écouté son album Wave des centaines de fois. Elle reprend ce titre sur une compilation sortie en 2002, avec tout ce qui caractérise son univers et qu’elle retrouve un peu sur ce morceau.

The Residents – 1999 : Non ce n’est pas une farce, c’est bien 1999 issu de l’album éponyme de Prince. Je sais, on a un peu de mal à reconnaître l’original mais c’est la preuve qu’elle est universelle. Bon ça fout l’bourdon au bout d’un moment…sur le groupe proprement dit, voici ce qu’en dit Wikipédia : Tout ce qui se raconte sur l’histoire de The Residents, n’est qu’hypothèse, mythologie et présomptions, les faits ne pouvant être vérifiés ni réellement confirmés, par qui que ce soit. Très secret et méconnu, le groupe obscur est pourtant souvent cité en référence. The Residents est un groupe créé en 1966, dont la formation reste un mystère bien gardé, le groupe apparaissant -rarement- en smoking et avec de gros masques en forme d’œil…

Tina Turner – Let’s pretend we’re married  : Encore une fois, pas besoin de vous presenter Tina « Acid queen » TURNER, la panthère noire du rock’n roll. Cette grande dame reprend le titre, avec l’énergie qu’on lui connaît, sur une compilation « Collected Recordings – Sixties to Nineties » sortie récemment.

TLC – If I was ur girlfriend : Ce morceau est déjà l’un de mes preferés, un de ceux qui m’a « uni » à Prince pour la vie et cette cover, même si elle est très proche de l’originale, m’émeut tout autant. Produit par Puff, « T-Box », « Left Eye » et « Chilli », les trois princesses de T.L.C font de ce titre MA cover de cette compile. Il est sorti sur l’album « Crazysexycool » en 1994, album qui a connu comme leur premier un gros succès. Après le décès de Lisa « Left Eye » LOPES dans un accident de voiture, le groupe n’a plus rien fait de notable hormis le troisième album réalisé avant le décès de Lisa.

Tom Jones et Art of Noise – Kiss : Une des covers les plus connues, datant de 1988, par le playboy anglais des années 60 et le groupe electro pop de Trevor HORN, rappelez-vous « Video killed the radiostar », c’était Mr HORN avant qu’il ne fonde Art of Noise.

Vous pouvez chercher à votre tour, car il y en a bien d’autres…

2004…achète CD désespérément

Lundi 16 juillet 2007

2004, j’ai basculé définitivement du côté obscur même si j’y trouve la lumière, à savoir que désormais plus rien ne compte mis à part trouver tout ce que je peux trouver et bien entendu, en premier lieu, posséder la totalité de la discographie officielle ce qui, en soi, est déjà un tour de force puisque nous parlons ici de prés de 40 albums hors spéciaux et productions parallèles. Cette année là (comme disait Claude…) je vais donc profiter des miracles d’internet qui offre de nombreuses possibilités pour se procurer des choses sans rendre anorexique son petit cochon…

Première acquisition, « 1999 » (attendez…bin ouais, car je vois d’ici les petits sourires de certains…je raconte mon histoire comme elle s’est déroulée, sans enjoliver…je ne pouvais pas tout acheter en même temps, attendez la suite…). Bon, bien sûr je connais quand même le morceau titre « 1999 » qui avait fait un vrai carton à sa sortie fin 82 et que j’avais acheté en single (quand même…) à l’époque. « 1999 » c’est véritablement un hymne princier, l’incarnation peut être du style « funk/rock » qu’il a créé en ce début des années 80 et qui trouvera son achèvement total trois ans plus tard avec « Purple Rain ». Un riff intemporel, une rythmique de plomb, cette batterie synthétique omniprésente ces années là et qui signe son style, si vous n’étiez pas accro, là vous êtes foutus. En 1999, il sortira un album de mix de ce titre, assez sympa et baptisé « 1999 – The New master ». Suivent « Little red corvette » dont la version Ultimate est monstrueuse et “Delirious” petite friandise rockabilly avant la première des trois claques qui suivent. Première gifle « Let’s pretend we’re married », rythmique « Cerrone » pour un titre hypnotique, rappelant « Sexuality », et puis son gimmick de fou du Roi « Ooh we sha sha coo coo yeah ». Sa durée exclut les passages radio de même que les deux suivants d’ailleurs. Le second passera par contre beaucoup en discothèque « Dance, Music, Sex, Romance ». Alors, au choix, en principes de vie, vous avez « Liberté Egalité Fraternité » si vous êtes « bonnet phrygien » ou « Santé et Robustesse » si vous êtes Général de César ! Moi je maintiens : D.M.S.R !!! for the life !!! Voilà le premier manifeste « funky » de Prince, je veux dire celui qui entrouvre une fenêtre sur ce qu’il fera quelques années plus tard. Le troisième titre « Automatic » est minimaliste même si c’est le plus long de l’album (9’24) mais hautement…indéfinissable ; on ne sait si c’est rock, funk ou electro ! Tout ce qu’on sait, c’est que c’est envoûtant, le final est «orgasmique » avec les râles (douleur ou plaisir) de Jill Jones et de Lisa Coleman, mixez le avec « Mia Bocca » de la rouquine justement et … Vient « Something in the water » pour le coup très electro et très surprenant avec ses « cris de coq anglais » en milieu de titre, puis « Free », ballade un peu naïve avec une jolie mélodie. La suite est plus intéressante et c’est mon titre préféré « Lady cab driver ». Funk ! Funk ! Funk ! et ce gimmick „ta ta ta ta ta „ qui vous tatoue pour les siècles des siècles ; AMEN ! Quand au final…Serge a eu sa Jane, puis Charlotte, Prince avait sa Jill…On termine avec deux bizarreries « All the critics love u in New York » sorte de « comptine hallucino-psychédélique » (comme dirait André…) qui donnera toute sa mesure en live et « International lover » le titre de trop tant il suinte de mièvrerie. On dirait du Guy Marchand…ou mieux encore, « la drague » de Bedos et Daumier (LOL).
Quelques semaines plus tard (oui…oui.…tout ça est aussi clair dans ma p’tite tête), j’achète l’album « SYMBOL ». Là encore, je connais l’album par ses hits « My name is Prince » et « Sexy MF » et les clips inoubliables qui en découlent. Je deviens fou quand je lis les années de sortie, ce disque est sorti quelques mois à peine après « Diamonds and Pearls » qui lui-même succédait à « Graffiti Bridge » d’une dizaine de mois. On s’étonne après que Warner n’ait plus voulu le suivre…J’avoue quand même que c’est un disque que j’ai pas trop écouté au départ…trop proche de « DetP » Malgré tout je me souviens des années où je l’avais acheté (D&P) et à ce moment là j’adorais son style. Ceci dit, l’an dernier je me suis surpris à l’écouter plus souvent et on est loin quand même du copier-coller. Dans « My name is Prince » (le titre n’est pas choisi au hasard) on sent bien la rage contenue en lui parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Je rappelle que c’est là que va se situer le point de départ du litige avec Warner. Le titre est très funk et Prince apparaît dans le clip avec une casquette et des chaînettes qui lui masquent le visage ! Tout un symbole ! Le second titre revient à des choses plus habituelles chez lui : le sexe, mais avec une dose de machisme qui laisse pantois. Mais bon, le refrain est inoubliable… Le reste de l’album alterne pop sympa « Love to the 9’s », “I “wanna melt with you”, “And god created women”, ballades « The morning papers », “Sweet Baby”, “7”, funk “The Max”, “The continental” ou The Flow”, voire reggae “Blue Light” et un titre inclassable orphelin du Black Album “Arrogance”. Et comme souvent chez lui on a droit au titre un peu “lourd” avec “3 chains o’ gold” mais aussi au titre rassembleur et qui ramène tout le monde « on the dancefloor » « The sacrifice of Victor ». Au final un album plus que solide qui touche un peu à tous les domaines musicaux, un excellent travail auquel il manquait juste (à l’époque) le temps de pouvoir l’apprécier. C’est ce qui fait qu’il n’a pas eu le succès qu’il méritait.

Eté 2004, je passe un week-end chez mon frère près de Belfort et un après-midi, à l’occasion d’une visite à la FNAC, j’achète « Around the world in a day » (ATWIAD pour les intimes) et « Sign O’ the times » (SOTT pour les mêmes). Je sais, par mes visites de plus en plus régulières à « certain forum », que je tiens là deux pièces maîtresses dans l’œuvre pourpre et j’attendrais mon retour au bercail pour les écouter. Bien sûr je connais « Raspberry Beret » (spéciale dédicace à Anne…), « America » ou « Pop life », mais je connais surtout « Purple Rain » qui le précède de quelques mois car écouté des centaines de fois. Ma surprise est donc totale à l’écoute du premier morceau-titre. Une espèce de flûte indienne, une darbouka oriental, des clochettes tibétaines et cette entame : « Ouvre ton cœur et ton esprit » ; je suis à mille lieues de « Purple Rain » et je fais un bond de 35 ans en arrière vers les années « flowerpower ». Le titre est finalement assez déstabilisant car hormis la dernière minute où l’on retrouve la rythmique si chère à nos oreilles, Prince fait encore un virage à 180 degrés dans son style musical. C’est d’ailleurs une constante qu’il faut accepter quand on le découvre : il n’a pas « un » style musical mais semble s’imprégner de tous les courants passés, présents voire futurs puisqu’il en invente ! Le livret est déjà, par lui-même, surprenant. Prince ne s’est jamais vraiment distingué par la qualité de ses pochettes. Là, il semble que l’on retrouve l’ensemble des personnages évoqués dans les titres de l’album, mélangés à ses musiciens, au bord d’une plage/quai, le tout dans un style psychédélique évoquant les plus belles pochettes des 60/70’s. Le morceau suivant, « Paisley park », ne nous rapproche pas plus du créateur de « Baby I’m a star ». Basé essentiellement sur des rythmiques (batterie, linn-drum, clochettes) avec quelques nappes de guitare saturée par-ci par-là, la lenteur énerve ou emporte c’est selon…Les paroles évoquent une espèce « d’Eden » où ne règne qu’amour qui s’avère en fait être le cœur de l’être humain. « Paisley Park » est le nom du complexe qu’il a bâti à Minneapolis. Jusque là j’avoue ne pas être très convaincu, les titres sont surprenants mais je dois dire qu’aujourd’hui, à force d’écoutes, mon analyse est différente et le fait qu’il s’imbibe littéralement de ce qui a déjà été fait par les grands anciens pour ressortir de sa moulinette avec une touche personnelle n’en est que plus évident. Une intro de plus de deux minutes en forme de mini symphonie nous entraîne dans la performance vocale qu’est « Condition of the heart », le genre de titre que lui seul peut chanter, à part Bowie peut être (si…si…essayez un peu de la chanter…). Chanson d’amour, sur l’amour, sur ses déboires perso, allez savoir…je l’écoute souvent plusieurs fois. « Purple Rain » avait « Take me with U », « ATWIAD » a « Raspberry Beret » à savoir LE titre qui vous marque mieux encore que l’aiguille du tatoueur. Ce titre est une leçon de création musicale, couplet attachants, refrain accrocheur, break entêtant, les sonorités, la voix, les instruments choisis, les chœurs, les envolées vocales, c’est une perfection faite chanson. Le Remix est incontournable avec ses plages de violon, ses bruits parasites, la toux de Prince façon Dame aux Camélias, l’harmonica décalé. Le clip est jubilatoire, le look et les œillades de Prince en font succomber plus d’une… et même plus d’un. Plus rien à ajouter ! Ah ! si le rapport à « Purple Rain » (le film) peut être… Dans le texte il évoque une fille bien roulée, une moto, une grange, de la paille, ça ne vous rappelle rien…La suite retombe dans le bizarre avec « Tamborine », court morceau décalé aussi musicalement que dans le texte qu’il faudrait analyser au 2825ème degré et je n’en ai ni le temps ni le courage. « America » (sa basse monstrueuse, sa rythmique de bronze, ses petites notes de flûte) est MON titre de l’album, enfin celui qui me fait tripper. Immortalisée à Nice un soir de 1986, la version extended est dantesque et hypnotisante. On passe ensuite à « Pop life », sorte de comptine funky dont la candeur tranche avec le sérieux du texte. Non ce n’est pas la suite de « Purple Rain » même si ça y ressemble furieusement. « The ladder », titre consensuel s’il en est, écrit par Prince et son père, info notable car hyper rare. Visiblement, c’est le texte qui est servi par une mélodie répétitive et simpliste. Il nous parle de la nécessité de s’élever (lien avec l’échelle de la pochette je suppose) et ainsi d’appréhender le monde qui nous entoure et son rapport à Dieu car c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est la première fois, il me semble, que cette ferveur divine est ainsi évoquée dans un titre. Il me semble également qu’on ne la retrouvera ensuite qu’avec Anna Stesia. Le dernier titre est encore une fois surprenant, mais je commence à en avoir l’habitude maintenant. « Temptation », morceau soul/bluesy aux accents rock est une ode à la tentation sexuelle, à la chair, à la luxure et au stupre. Le solo de guitare en milieu de titre lui-même est « sexy » et tout à coup après une déclaration limite « pornographique », une voix divine semble résonner et rappeler le débauché à de justes pensées qui doivent privilégier l’amour au sexe. Mais ses dernières phrases me semblent beaucoup trop ironiques pour me convaincre qu’il a compris le message. Il me semble davantage que, comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il promet de ne plus le faire tout en échafaudant déjà un autre plan pour arriver à ses fins. Rappelons qu’il ne fait que commencer ses « sexual adventures »…
J’attaque donc ensuite «SOTT» ! Que dire de cette œuvre…je crois qu’il faudrait y passer beaucoup plus de temps que je ne peux le faire à l’instant où j’écris ces lignes ! Je vais donc me contenter, aujourd’hui, d’une analyse concise et je pense m’atteler un jour à un décodage particulier de ce monument qui mérite bien un article à lui tout seul.
Sign O the times : le minimalisme pour l’efficacité, un titre qui scotche par la puissance provoquée malgré une « minceur » musicale étonnante.
Play in the sunshine : un morceau « rock’n roll » pur jus qui peu à peu évolue pour se terminer en pirouette sonore et vocale.
Housequake : Chaudron funk par excellence, ce titre est injouable et inchantable sauf par « Prince and the Band » Shock-A-Lock-A-Boom !
The Ballad of Dorothy Parker : Ballade electro-funky sympathique et attachante qu’on peut fredonner celle là !
It : Un des must de ce disque, en tout cas pour moi. Là encore, la concision musicale alliée à une mélodie aussi mince qu’un mannequin russe débouche sur une chanson d’une force incomparable.
Starfish and coffee : Pépite pop au refrain accrocheur qui démontre que décidément il connaît tout sur la musique.
Slow love : Comme son nom l’indique, un slow tout en guimauve que je zappe très souvent (oui ça m’arrive…)
Hot Thing : Là je retrouve MON Prince, celui qui pond des « armes funk de destruction massive ». Encore plus évident en live.. « Cat…danse pour moi s’il te plaît » !
Forever in my life : Le piège princier par excellence. Au départ vous vous dites : « Ridicule cette chanson » et à 3’30, vous la rejouez, et encore.. et encore…car vous voudriez qu’elle dure. Et c’est quasi sans instruments…les versions live sont toujours des monuments !
U got the look : pur style princier mais j’ai jamais trop aimé, je sais pas pourquoi !
If I was your girlfriend : Là c’est l’inverse (j’ai failli taper ivresse…lapsus révélateur…) je ne sais pas expliquer pourquoi cette chanson figurerait sans équivoque dans un top 5. J’aurais du mal pour les quatre autres, mais celle là…trop forte !
Strange relationship : lente déclaration assez hypnotisante par son rythme martelant
I could never take the place of your man : J’en parlais sur ATWIAD, encore un modèle de chanson qui devrait être étudié dans les écoles…les deux dernières minutes sont un monument à elles seules !
The Cross : Alors ici, chapeau…deux accords que même moi je sais jouer et au final une envolée musicale et spirituelle inégalée.
It’s gonna be a beautiful night : C’est sûr qu’elle devait être belle cette nuit : « and 6.000 wonderful parisians » .
Adore : La ballade soul classique avec encore une fois cette voix dont on ne parle jamais suffisamment !

Promis j’y reviendrais !
Avant de faire un prochain article sur « MUSICOLOGY » que j’ai acheté, forcément, en 2004, je termine mes acquisitions 2004 (oui…vous avez remarqué, il ne m’en manque plus beaucoup…) par un des touts premiers albums « PRINCE », tout simplement. En regardant la pochette on ne peut s’empêcher de repenser à l’une des premières apparitions de Prince sur un plateau télé où il répondait dans un langage bien particulier puisque réduit à sa plus simple expression. « I wanna be your lover » débarque en pleine période disco, période trustée par Travolta, les Bee Gees et CHIC. On sent tout de suite tout le potentiel créatif de ce jeune chanteur (20 ans) qui veut tout faire et qui fait tout. Tout, justement, est déjà dans ce titre : la rythmique, notamment en fin de titre, les sonorités particulières égrenées tout au long de la chanson, les riffs de guitare qu’on sent déjà très personnels. La voix haut perchée est elle aussi présente, une autre marque de fabrique…Léger rock pour la suite avec « Why you wanna treat me so bad ? », le refrain est un classique, avec une belle partie de guitare pour finir (déjà …) ! « Sexy dancer » représente la nuance qui existait à l’époque, entre ce que l’on baptisait « disco » et « funk ». Dans ce titre on sent toute l’influence de groupes comme Cameo ou les Bar Kays qui faisait de la dance-music « intelligente », enfin je me souviens que c’est ce que je défendais à ce moment là. Et en plus il sait jouer du piano… « When we’re dancing close and slow » est beaucoup plus qu’une simple chanson d’amour de plus. Le rythme lancinant et hypnotique reviendra souvent chez Prince, encore tout récemment. Ecoutez certains passages de « NEWS » ou « CNOTE », la filiation est évidente. « With you » est la friandise sucrée de l’album qui lorgne trop (à mon goût) vers « I’ll be there » des Jackson 5. Jill Jones l’a reprise plus tard sur son album. La suite est beaucoup plus intéressante : « Bambi ». c’est la vrai surprise de ce disque car on sent la veine rock que va peu à peu instiller Prince dans ses compositions, veine qui trouvera son apothéose sur Purple Rain. Le riff de guitare est inoubliable et le texte sulfureux (comme les autres d’ailleurs…). Puis ballade soul/jazzy avec « Still waiting » assez dispensable, avant le tube qui finalement ne sera pas immortalisé par Prince mais par Chaka Khan « I feel for you ». Là aussi, merci aux grands anciens, Maurice White en particulier, mais ne sont-ils pas là pour ça, Prince n’a t’il pas à son tour influencé d’autres artistes. Et un slow romantique et bien sirupeux pour terminer, mais c’était le lot de beaucoup de groupes de musique de danse de l’époque. Il se distingue tout de même de tous ces groupes dans la mesure où Prince écrit paroles et musiques de ces chansons, mais aussi qu’il en joue tous les instruments, qu’il arrange et qu’il produit cet album.
Voilà, la boucle se resserre autour de l’oeuvre princière mais il est bien difficile pour moi d’en tirer des conclusions définitives, cette œuvre justement étant en évolution continuelle et les ré-écoutes successives apportant leur lot de contradictions et de révisions de jugement. A suivre donc…

The Early years

Vendredi 27 octobre 2006
…….Les puristes vont me lyncher mais figurez-vous que j’ai eu l’occasion d’écouter il y a quelques semaines le titre « Scarlett Pussy » que je ne connaissais pas, car ce titre n’est sorti qu’en face B d’un titre issu d’un album, et sur lequel il ne figurait pas. Et je me suis rendu compte en fouinant un peu qu’il y a plusieurs dizaines de titres qui ont connu le même destin, à savoir n’être « qu’une face B ». C’est frustrant car quelques titres sont sortis plus tard, sur des compils officielles, mais la grande majorité de ces titres n’a pas connu de large diffusion. Ils ne sont pas connus de la majorité mais seulement des fans purs et durs et des collectionneurs. J’ai envie, non seulement de les connaître, mais de vous les faire partager. J’ai donc fait les recherches qui s’imposaient, contacté des « spécialistes » et je vais vous en livrer le résultat. Le parti-pris a été le suivant : j’ai collationné les titres sortis officiellement en face B sous le nom Prince, Symbol ou NPG, je n’ai pas retenu les versions dites « extended » (sinon j’en finirais jamais), je n’ai pas retenu non plus les « artistes associés » à savoir ceux pour qui il a écrit ! Les titres sont repris dans l’ordre de leur sortie officielle et non de leur création (vous verrez que c’est pas simple avec lui…)
Au bout du compte, j’ai retenu 3 périodes qui me semblent correspondre à trois tournants dans sa carrière : La première que je baptiserais tout bêtement « The Early years » les premières années et qui s’arrête en gros à la période Sign o’the times (1987). En effet, suit alors la charnière « BlackAlbum » et « Lovesexy » et on part, à mon sens, pour une deuxième période qui va aller à peu prés jusqu’en 97/98 que j’aurais tendance à baptiser ‘The Funky years » car c’est l’orientation majoritaire de ses compositions. La troisième période est beaucoup plus sprirituelle et s’oriente de plus en plus vers l’internet, avec non plus des faces B, mais des titres à télécharger. Ce sera donc « the Cyber years » ( c’est fou c’que t’es original en c’moment …)
Voici la track-list de « The Early years » avec dates de création, de sortie et single concerné, plus…mon humble avis (bien entendu, si des visiteurs hautement qualifiés tombent sur des erreurs, surtout qu’ils me le disent)
Le fichier son a été là, maintenant il faut me le demander
Gotta stop (messin about) – Ecrite en 1980 lors des sessions pour « Dirty Mind », elle n’est pas retenue sur l’album et elle est sortie plus tard en mai 1981, en Angleterre en face A avec Uptown en face B, et par la suite en février 1982 en face B de let’s work (album « Controversy »). Naturellement le titre est dans la veine de « Dirty Mind », c’est un titre très rock comme l’album avec beaucoup de synthés et une rythmique très sèche. Allez savoir pourquoi il l’a écartée de l’album…C’est en tous cas la toute première véritable face B inédite de l’Artiste
How come you don’t call me anymore – Ecrite en 1982 lors de sessions en avril pour un album qu’il prépare pour Vanity, elle sortira finalement en août 1982 en face B de l’album « 1999 » qui sort quelques semaines plus tard. Il va falloir vous y habituer, Prince sort ses titres comme il veut, quand il veut et quelquefois pas du tout ! C’est une très belle chanson, comme lui seul sait les chanter, sur une base simpliste de quelques accords de piano acoustique, il pose sa voix en falsetto et en joue comme d’un instrument. C’est ce que j’appelle un titre « mûr », qui reste très moderne, même avec les années.
Horny toad – Ecrite également en 1982 pendant l’été, elle fait partie d’un lot important de titres qu’il met en boîte et qu’il sortira quelquefois plusieurs mois plus tard, voire quelques années . Elle sortira en août 1983, en face B de Delirious (album « 1999 ») dont elle se rapproche beaucoup au niveau rythmique. C’est une mini pépite (2 minutes) dans ce style syncopé qu’il adopte quelquefois comme dans Jack u off par exemple ou plus tard Courtin’ time.
Irresistible bitch – Encore quelques années entre la première mouture de ce titre, en 1981 et la sortie en face B de Let’s pretend we married (album « 1999 ») en novembre 1983. La reprise du titre est heureuse et le son correspond bien à l’esprit qui anime l’album « 1999 ». On est, pour le coup, dans le « vrai » funk, qui cette année là, inonde les ondes radio. Un titre que l’on aurait pu retrouver sur « Sign O’ the times » ou plus tard le « Black album » et qui fait furieusement penser à ce qu’il a composé pour le groupe « The Time » (rappelez-vous : My jungle love……hé…….oh..oui..oh…oui…oh !)
17 days – Enregistrée en décembre 83 avec quelques autres pendant les sessions de « Purple Rain », la chanson sort en juin 1984 en face B de When doves cry (album « Purple Rain »). Un vrai bonheur que ces 4 minutes à la rythmique hypnotisante, aux trouvailles sonores qui vont faire sa « patte » et cette batterie synthétique qui, elle aussi, devient omniprésente et ce, depuis, et pour quelques années.
Erotic city – Fait partie du groupe de titres pré-cités issus des « Purple sessions », elle est sortie un mois plus tard en juillet 84 en face B de let’s go crazy (album « Purple Rain »). C’est un titre très funky qui va beaucoup passer en club et sur lequel Prince accélère sa voix (j’y reviendrais…). Il est inclassable ! un classique à lui seul.
God – En septembre 84, elle sort en face B du célèbre « Purple Rain ». Cette chanson, écrite en mars, parle de Dieu mais pas dans le sens où il en parlera plus tard. C’est une « célébration » classique sur une mélodie légèrement « sirupeuse » avec, par contre, des envolées vocales tout à fait surprenantes !
Another lonely Chritsmas – On est toujours dans les sessions « Purple Rain » et ce titre sort à la suite des deux autres en novembre 84 en face B de I would die for you (album « Purple Rain »). C’est un titre assez puissant même s’il est un peu brouillon dans les harmonies musicales, mais il est, en fait, dans « l’esprit » Purple Rain et annonce un titre comme Nothing compares to U.
4 the tears in your eyes – Là, il faut s’arrêter quelques instants. Fin 1984, Prince a déjà donné 60 concerts de la tournée Purple Rain. Il est contacté en janvier 85 pour participer au morceau « We are the world » célèbre titre écrit pour dénoncer la situation désespérée en Afrique. Or, Prince ne participe pas aux enregistrements, préférant sortir en club ! Il sera d’ailleurs critiqué pour ça. Néanmoins, il écrit un titre pour figurer sur l’album qui suit le single. Il l’enregistre, un soir de février 85, dans une unité mobile, mais la ré-enregistre plus tard en avril 85 au moment de la sortie de l’album « We are the world ». C’est une chanse assez tristounette mais ne l’étions-nous pas à l’époque à voir ce qui se passait en Ethiopie…
She’s always in my hair – Quatrième titre issu des sessions “Purple Rain” à être sorti en face B, c’est le seul qui n’est pas associé à un titre de cet album mais à Paisley Park, titre de l’album suivant “Around the world in a day”. C’est un titre pop/rock assez intéressant et qui prendra une certaine dimension en live car les solos de guitare sont généralement impressionnants.
Hello – Enregistrée fin mai 85, elle sort en face B de Pop life (album “Around the world in a day”). C’est une chanson trés autobiographique qui raconte trés clairement l’anecdote qui a précédé “l’affaire We are the world ». C’est un titre rapide, minimaliste et très techno et qui annonce très nettement la période Batman avec notamment le titre The Future auquel il fait furieusement penser. C’est à croire qu’il a déjà en tête l’ensemble de ce qu’il va composer dans sa vie.
Girl – Ecrite elle aussi pendant l’été 1982, elle sortira beaucoup plus tard, en octobre 1985 en face B d’America titre de l’album « Around the World in a day ». C’est un titre pop-rock qui bizarrement colle bien plus avec ce qu’il fait en 1985 qu’avec l’ambiance de 1982. La rythmique est assez lancinante et annonce des titres que l’on découvrira plus tard sur « Lovesexy » et « Sign O’ the times ».
Love or money – Date de juillet 85 et des sessions pour le nouvel album “Parade”. Le titre sort en face B de Kiss, titre phare de cet album en février 86. Ce titre est un petit bijou funky à la rythmique entêtante, il annonce les sonorités présentes sur « Sign O’ the times » et également sur l’album de The Family. Il est plein de trouvailles sonores et on retrouve la voix accélérée de Prince qui sera souvent reprise pour certains titres. Cette voix est censée représenter une « facette » de Prince baptisée « Camille », mais j’y reviendrais.
Alexa de Paris – Remonte aussi aux sessions de « Parade » et sort en face B de Mountains (album « Parade ») en mai 86. C’est un instrumental, chose assez rare chez notre homme, qui fait la part belle à la guitare et aux cordes. Par instants, avec l’effet de résonance, on se croirait chez Steve Hillage ou le groupe canadien Rush. Intéressant, sans plus.
La la la he he hee – Enregistré en janvier 87, après plusieurs projets avortés qui mettent en avant une capacité de création totalement délirante, le titre sort finalement en tant que face B du titre Sign O’ the times (album « Sign O’ the times) en février 87 . C’est un titre très « clintonien » avec ces chœurs « canins » et cette batterie « aboyeuse ». Je n’ai malheureusement qu’une version beaucoup plus courte que l’originale qui dépasse les dix minutes. C’est en tous cas un titre très festif et symbolique de la facette « black » de Prince.
Shockadelica – Enregistré en septembre 86, le titre sort en tant que face B du titre If I was your girlfriend (album « Sign O’ the times) en mai 87. C’est un titre coulé dans le « funk » pur et dur avec une basse lourde, une batterie martelante, un léger riff de guitare et à nouveau la voix accélérée de Prince. Ce titre n’aurait pas dépareillé un album de Cameo…
Au final, on ne couvre « que » sept ans de la carrière de Prince et on est face à une richesse monumentale de titres dont ces faces B valent largement le détour. Je ne sais pas si la charnière que j’évoquais se situe vraiment à cette époque, il n’en demeure pas moins que voilà 14 titres qui font une compilation fort intéressante pour le néophyte qui voudrait découvrir l’univers princier pendant cette période sans devoir acheter l’ensemble de ce qu’il a écrit durant ces quelques années

chanson

12Suivante