
En rangeant mes vinyls il y a quelque temps…je suis retombé sur un 33 tours que j’avais complètement oublié : « The Family » par THE FAMILY ! Et là, les souvenirs sont revenus ! 1986, j’entends à la radio une chanson « High Fashion » qui sonne « Prince ». Recherche chez le disquaire et achat d’un disque du Groupe THE FAMILY au titre éponyme. Je me souviens qu’à l’époque je pensais qu’il s’agissait de musiciens de Prince qui avaient décidé de faire leur disque et que le Maître leur avait donné un petit coup de main. Il n’en est rien en fait. Je sais maintenant qu’il est entièrement derrière ce disque et que le groupe fait partie des innombrables déclinaisons de sa boulimie créatrice et productrice. Trop de chansons écrites et Warner qui ne veut plus suivre (déjà) le rythme effréné de notre ami. Il est capable de sortir un album par trimestre et le fera bien plus tard d’ailleurs par le biais d’Internet. Très précisément, il joue tous les instruments sur ce disque, sauf le sax qu’il laisse, avec bonheur d’ailleurs, à Eric LEEDS et les cordes qu’il a toujours confiées à Clare FISHER, encore aujourd’hui d’ailleurs. Cet homme sait faire parler un violon !
J’avais essayé de trouver un CD du disque mais impossible à dénicher ! Mon vinyl étant inutilisable…j’ai du me retourner (n’en déplaise au législateur) vers d’autres méthodes…et retrouver enfin les morceaux, qui une fois encodés correctement, sont venus charmer à nouveau mes oreilles ! Si je dis charmer c’est parce que j’ai redécouvert ce disque qu’à l’époque je n’avais certainement pas saisi à sa juste valeur. En effet, ce disque est un petit bijou, que dis-je “une pierre précieuse”…ou Prince laisse libre cours à son côté…comment dirais-je… « CLASSY ». Je m’explique, on est en 1985, il vient de sortir coup sur coup « Purple Rain », monument funk-rock et « Around the World in a day » (que je n’ai pas encore présenté) qui est une « espèce » de suite du précédent. Peut-être n’a t’il pas voulu, à l’époque, présenter à nouveau un double album. J’ai en tous cas l’impression que les titres de The Family lui ont permis d’exploiter d’autres pistes musicales, pistes qui ne pouvaient intégrer les deux disques pré-cités.
Il me semble qu’il y a plus de « maturité » musicale dans ces titres ou tout au moins qu’il a laissé libre cours à un aspect de sa capacité à créer de la musique sans vouloir en faire un tube. Bref, il s’est fait plaisir ! Les sonorités générales de l’album sont très « jazzy », mais très funk aussi, les cordes de Clare FISHER très présentes tout au long de l’album tissent des nappes de douceur même dans les morceaux les plus funk et le saxo d’Eric LEEDS est chaud-bouillant. Ca démarre bien avec « High Fashion » et « Mutiny » deux pétards funky qui plantent le décor. « Mutiny » surtout avec ses accents de « Controversy ». « The Screams of Passion » est envoûtant, « River run dry » chanson tristounette n’aurait pas dépareillé sur « Around the World in a day », les deux instrumentaux sont à tomber par terre, « Yes » qui préfigure le Black Album dans ses sonorités Pfunk et surtout « Susannah’s pajamas » duel ciselé entre le Maître et Eric LEEDS. Le disque clôt sur une ballad
e sympathique. J’ai gardé pour la fin le titre n° 6 qui n’est autre que « Nothing compares to U » ! Impardonnable d’avoir oublié cela ! Ce titre qui deviendra un hit mondial quelques années plus tard grâce à Sinnead O’Connor est interprété ici dans un style épuré au possible, quelques touches de synthé et les violons de FISHER font oublier la version de l’irlandaise ; et on regrette une interprétation par son créateur car même si Paul Peterson, chanteur du groupe la chante très bien, Prince l’aurait à mon avis sublimée au point d’en faire, à ce moment là, un must aussi indiscutable que « Purple Rain » !
Il n’y a eu malheureusement qu’un seul disque et qu’un seul concert de ce groupe mort quelques mois après sa naissance…mais…mais…mais…la roue tourne toujours dit-on !!! Et voilà que l’on reparle de The Family ! Les années ont passé mais la passion musicale reste apparemment intacte ! Un album en préparation…une visite parisienne de Paul Peterson alias St Paul le 22 juin …le buzz est presque plus chaud que pour les fleurs de lotus du Kid ! (si…si je vais en parler mais pas tout de suite…)
Et ce qui se profile me paraît relativement intéressant…témoins les pages officielles du groupe où deux titres différents sont en écoute :
http://www.thefamily2point0.com
http://www.myspace.com/allthewayvogue
Je VEUX voir ce groupe en France et quel meilleur moyen de les faire venir que d’aller à la rencontre de St Paul même si ça va être chaud pour moi de faire l’aller retour et la soirée en moins de…bein 12 heures…mais quand on aime on ne compte pas !!!
Ce sera là !

Et ça c’est pour ceux qui ne l’auraient pas…
A bientôt pour le report de cette soirée !
C’était hier aux Alma Awards, cérémonie annuelle qui récompense les artistes “latino” dans les domaines de la télé et du cinéma, c’était présenté par Eva “Balance, balance, balance” LONGORIA, la chica-barbie qui nous plait tant à nous, mâles obsédés par le moindre bout de femme qui fait briller les yeux, mais le plus important c’était le passage de notre ami et je dois dire que, encore une fois, il m’a mis par terre. Avec Sheila aux percus, un groupe qui déménageait sévère derrière et les musiciens actuels du Maître, Renato “The return” compris. La perf a été…comme on pouvait s’y attendre avec une telle brochette de talents. La set-list démarre, bizarrement, avec “The Word” un titre de 3121 tout en mélancolie et qui relève assez fortement du message à caractère religieux (pas ma tasse de thé, mais qu’importe…) sauf que là il est ré-orchestré à la sauce ”Funky burritos” et que ça lui donne un tout autre effet. Suit un “Get on the Boat” trés relevé et qui fait honneur aux cuivres présents et pour terminer un “The Glamorous life” réservé à Sheila, c’est d’ailleurs un titre phare de sa carrière, écrit par Prince, et elle nous gratifie d’un solo percutant et époustouflant. Le boss lui, délivre ses mini solos
d’un air badin style “regardez mes doigts, ils bougent tout seuls…”