Découvrez mes passions au quotidien

Résultat pour le mot-clef : collaboration

The Family

Samedi 6 juin 2009

thefamily

En rangeant mes vinyls il y a quelque temps…je suis retombé sur un 33 tours que j’avais complètement oublié : « The Family » par THE FAMILY ! Et là, les souvenirs sont revenus ! 1986, j’entends à la radio une chanson « High Fashion » qui sonne « Prince ». Recherche chez le disquaire et achat d’un disque du Groupe THE FAMILY au titre éponyme. Je me souviens qu’à l’époque je pensais qu’il s’agissait de musiciens de Prince qui avaient décidé de faire leur disque et que le Maître leur avait donné un petit coup de main. Il n’en est rien en fait. Je sais maintenant qu’il est entièrement derrière ce disque et que le groupe fait partie des innombrables déclinaisons de sa boulimie créatrice et productrice. Trop de chansons écrites et Warner qui ne veut plus suivre (déjà) le rythme effréné de notre ami. Il est capable de sortir un album par trimestre et le fera bien plus tard d’ailleurs par le biais d’Internet. Très précisément, il joue tous les instruments sur ce disque, sauf le sax qu’il laisse, avec bonheur d’ailleurs, à Eric LEEDS et les cordes qu’il a toujours confiées à Clare FISHER, encore aujourd’hui d’ailleurs. Cet homme sait faire parler un violon !

[audio:02-mutiny.mp3]

J’avais essayé de trouver un CD du disque mais impossible à dénicher ! Mon vinyl étant inutilisable…j’ai du me retourner (n’en déplaise au législateur) vers d’autres méthodes…et retrouver enfin les morceaux, qui une fois encodés correctement, sont venus charmer à nouveau mes oreilles ! Si je dis charmer c’est parce que j’ai redécouvert ce disque qu’à l’époque je n’avais certainement pas saisi à sa juste valeur. En effet, ce disque est un petit bijou, que dis-je « une pierre précieuse »…ou Prince laisse libre cours à son côté…comment dirais-je… « CLASSY ». Je m’explique, on est en 1985, il vient de sortir coup sur coup « Purple Rain », monument funk-rock et « Around the World in a day » (que je n’ai pas encore présenté) qui est une « espèce » de suite du précédent. Peut-être n’a t’il pas voulu, à l’époque, présenter à nouveau un double album. J’ai en tous cas l’impression que les titres de The Family lui ont permis d’exploiter d’autres pistes musicales, pistes qui ne pouvaient intégrer les deux disques pré-cités.

Il me semble qu’il y a plus de « maturité » musicale dans ces titres ou tout au moins qu’il a laissé libre cours à un aspect de sa capacité à créer de la musique sans vouloir en faire un tube. Bref, il s’est fait plaisir ! Les sonorités générales de l’album sont très « jazzy », mais très funk aussi, les cordes de Clare FISHER très présentes tout au long de l’album tissent des nappes de douceur même dans les morceaux les plus funk et le saxo d’Eric LEEDS est chaud-bouillant. Ca démarre bien avec « High Fashion » et « Mutiny » deux pétards funky qui plantent le décor. « Mutiny » surtout avec ses accents de « Controversy ». « The Screams of Passion » est envoûtant, « River run dry » chanson tristounette n’aurait pas dépareillé sur « Around the World in a day », les deux instrumentaux sont à tomber par terre, « Yes » qui préfigure le Black Album dans ses sonorités Pfunk et surtout « Susannah’s pajamas » duel ciselé entre le Maître et Eric LEEDS. Le disque clôt sur une balladfamilye sympathique. J’ai gardé pour la fin le titre n° 6 qui n’est autre que « Nothing compares to U » ! Impardonnable d’avoir oublié cela ! Ce titre qui deviendra un hit mondial quelques années plus tard grâce à Sinnead O’Connor est interprété ici dans un style épuré au possible, quelques touches de synthé et les violons de FISHER font oublier la version de l’irlandaise ; et on regrette une interprétation par son créateur car même si Paul Peterson, chanteur du groupe la chante très bien, Prince l’aurait à mon avis sublimée au point d’en faire, à ce moment là, un must aussi indiscutable que « Purple Rain » !

Il n’y a eu malheureusement qu’un seul disque et qu’un seul concert de ce groupe mort quelques mois après sa naissance…mais…mais…mais…la roue tourne toujours dit-on !!! Et voilà que l’on reparle de The Family ! Les années ont passé mais la passion musicale reste apparemment intacte ! Un album en préparation…une visite parisienne de Paul Peterson alias St Paul le 22 juin …le buzz est presque plus chaud que pour les fleurs de lotus du Kid ! (si…si je vais en parler mais pas tout de suite…)

Et ce qui se profile me paraît relativement intéressant…témoins les pages officielles du groupe où deux titres différents sont en écoute :

http://www.thefamily2point0.com

http://www.myspace.com/allthewayvogue

Je VEUX voir ce groupe en France et quel meilleur moyen de les faire venir que d’aller à la rencontre de St Paul même si ça va être chaud pour moi de faire l’aller retour et la soirée en moins de…bein 12 heures…mais quand on aime on ne compte pas !!!

Ce sera là !

npg-party-family

Et ça c’est pour ceux qui ne l’auraient pas…

A bientôt pour le report de cette soirée !

Prince et Sheila…

Jeudi 21 juin 2007

Pas la notre de Sheila, mais celle dont je vous ai déjà parlé, celle qui l’accompagne de prés ou de loin depuis quasiment ses débuts, je veux parler de Sheila Escovedo, dite Sheila « E ». J’ai évoqué cette grande percusionniste dans mon article sur les femmes qui ont traversé sa vie et dans celui sur ses collaborations féminines et musicales et déjà j’avais dit que je ne comprenais pas pourquoi ces deux là n’avaient pas fini ensemble. Bon je veux pas jouer les « mère maquerelle » et les forcer à aller au delà de leur « union » musicale mais franchement ils vont si bien ensemble. alma01 C’était hier aux Alma Awards, cérémonie annuelle qui récompense les artistes « latino » dans les domaines de la télé et du cinéma, c’était présenté par Eva « Balance, balance, balance » LONGORIA, la chica-barbie qui nous plait tant à nous, mâles obsédés par le moindre bout de femme qui fait briller les yeux, mais le plus important c’était le passage de notre ami et je dois dire que, encore une fois, il m’a mis par terre. Avec Sheila aux percus, un groupe qui déménageait sévère derrière et les musiciens actuels du Maître, Renato « The return » compris. La perf a été…comme on pouvait s’y attendre avec une telle brochette de talents. La set-list démarre, bizarrement, avec « The Word » un titre de 3121 tout en mélancolie et qui relève assez fortement du message à caractère religieux (pas ma tasse de thé, mais qu’importe…) sauf que là il est ré-orchestré à la sauce  »Funky burritos » et que ça lui donne un tout autre effet. Suit un « Get on the Boat » trés relevé et qui fait honneur aux cuivres présents et pour terminer un « The Glamorous life » réservé à Sheila, c’est d’ailleurs un titre phare de sa carrière, écrit par Prince, et elle nous gratifie d’un solo percutant et époustouflant. Le boss lui, délivre ses mini solos alma02 d’un air badin style « regardez mes doigts, ils bougent tout seuls… »

Ce qui m’a fait un immense plaisir c’est de les voir repartir (au son d »A love bizarre », autre titre de Sheila E), la main dans la main…comme deux collègiens amoureux…et je le redis, ils auraient formé un si beau couple (arrête…on croirait entendre Geneviève de Fontenay !)

En tout cas, cette performance présage beaucoup de bonnes choses pour les futures soirées, à la fois de Los Angeles où il va se produire dans les semaines qui viennent, mais également pour les futures prestations londonniennes d’août et septembre. Ajoutez à cela un nouvel album qui devrait renouer avec le côté le plus rock de notre ami et… vous avez deviné…l’été va être princier ou ne sera pas. Y’a plus qu’à espèrer que, dans la foulée, et comme il m’a l’air pas mal en forme, il viendra nous voir sur nos chères terres de France et de Navarre. Oui…je sais…je sais…je reste un grand naïf…optimiste et tout et tout…mais, comme disait Lara Fabian « j’y crois encore… »

Jill Jones

Lundi 26 février 2007

J’ai un peu de temps devant moi et après m’être plongé dans toutes ces collaborations féminines, j’ai réécouté beaucoup l’album de Jill Jones et pour moi, il se détache du lot très nettement. Il est assez difficile à trouver maintenant, mais quand on cherche bien on trouve. Mais qu’importe la coupe, pourvu qu’on ait l’ivresse… Je vais vous parler un peu de cette jeune femme. Jill Jones est une chanteuse (auteur-compositeur) américaine qui va fréquenter très tôt Prince puisque leur rencontre date de la période Dirty Mind, son troisième album et la tournée qui a suivi. En effet, Jill chante dans le groupe « Teena Marie » qui fait les premières parties de cette tournée (elle fait les chœurs sur « Lady T », « Irons in the fire », « It must be magic ») . Prince, séduit par la voix de la demoiselle, l’engage en tant que choriste et elle va ainsi participer à partir de 1982 à bon nombre de titres et d’albums dont l’emblématique « 1999″ (également sur les titres « Automatic », « Free », « Lady cab driver » en lead). Elle travaille également sur tout l’album Purple Rain et sur le titre « It’s gonna be a beautiful night ». Faisant partie du staff, elle chantera également derrière Sheila E, Appolonia 6, The Bangles et Mazarati. Prince co-écrira pour elle en 1987, l’album « Jill Jones », qui est bien accueilli par la critique, par le public européen et qui pour moi reste un petit bijou. Un second album devait voir le jour mais restera un projet. En 2001, Jill sort un second album « Two », qui ne voit aucune participation de Prince. Jill Jones a également participé au travail de Ryuichi Sakamoto et a également accompagné le groupe CHIC.

jill3

Plus précisément maintenant, et grâce à un article de Per Nielsen, auteur de « The Vault » la bible princière, un tas d’infos et d’anecdotes. Jill a effectivement débarqué dans l’univers princier vers 1980 et ne s’est pas placée en groupie fanatique ni en « surprotégée » qui obéit au doigt et à l’œil. D’emblée, elle le trouve arrogant mais reconnaît son talent. Elle-même écrit la musique et a envie d’écrire ses propres textes. C’est surtout la voix qui séduit Prince qui à l’époque n’a que 22 ans et n’a pas encore connu le succès mondial qui va venir. Jill devient une choriste attitrée et elle va apporter une contribution importante à l’album « 1999″. C’est le travail réalisé pour Vanity 6 qui va la pousser à vouloir faire son propre album. Prince et Jill écrivent dés 1982 « Mia Bocca » pour faire partie de « Purple Rain » et « G-Spot » pour le futur album de Vanity (avec « Vibrator »). Finalement les deux titres seront conservés pour l’album de Jill. Prince est tellement occupé à l’époque (Purple Rain, The Time, Appolonia, Sheila E etc…) que l’album est encore repoussé. Nous en sommes en 1984 et Jill patiente, elle dira qu’ils étaient tous comme des enfants jouant à un « grand jeu ».En 1985, Prince est un peu plus libre et ils commencent à travailler sérieusement sur l’album de Jill. Ils enregistrent ensemble le titre « Hello » et travaillent sur de nombreux titres. Prince dira sa réelle admiration pour le talent de Jill et surtout pour sa voix. « Mia bocca », « G-spot » et « Baby you’re a trip » sont envoyés à Clare Fisher pour ajout des lignes de cordes si chères à Prince. C’est vrai qu’elles apportent souvent la touche finale aux titres princiers. Le travail continue en 1986 mais Prince voit bien qu’il n’a pas assez de temps à consacrer à Jill et il confie à David Rivkin le soin de poursuivre le travail. L’album est compilé une première fois en février 1986. Mais Prince n’est pas encore satisfait à 100 % et il passera encore plus d’un an avant que l’album ne sorte en 1987. A juste titre d’ailleurs car des titres pressentis seront supprimés pour laisser la place à d’autres, meilleurs sans doutes, et Eric Leeds apportera sa touche de sax si particulière. Jill est « patiente », très patiente, c’est lune de ses meilleures qualités dira Susan Rogers; ingénieur du son aux studios de Sunset Sound !
Même si l’ensemble des titres est enregistré comme des titres écrits par Prince (Joey Coco), Jill a participé à l’écriture de plusieurs titres mais elle n’a pas souhaité en être créditée. Dommage car c’est bien la seule qui ait été une véritable « collaboratrice » plus qu’une poupée supplémentaire dans la salle de jeux de Prince. Elle ne le souhaitait d’ailleurs pas et a toujours mis un point d’honneur à se considérer comme son égale. L’album « Jill Jones » est toujours considéré comme la meilleure production de Prince pour un autre artiste et même si ce disque n’a pas eu le succès qu’il méritait aux Etats Unis, c’est l’Europe (comme souvent…) qui lui réservera un excellent accueil.

Il est d’ailleurs toujours très prisé.
La track-list
« Mia Bocca » (ma bouche en italien) est sans conteste LE titre de l’album. Une intro mortelle avec les violons de Clare Fisher qui résonnent comme un « hymne », la voix de Jill si particulière qui arrive pas à pas, on se demande ce qui va arriver…c’est une rythmique métallique mélangée à des cuivres saturés, un synthé hypnotique…2 minutes et on est accroc pour la vie. Et toujours, une constante chez Prince, des sonorités, des gimmicks qui font le SON princier. « G-spot », comme son nom l’indique évoque le point G, cher aux sexologues du début des années 1980 qui pensaient avoir trouvé là, le secret de la sexualité féminine !!! Le titre est volontairement ironique, basé sur une rythmique robotique et les paroles sont très « second degré ». Elle chante :  » G-spot, G-spot, où peux-tu bien te trouver ?  » pour dénoncer gentiment la dérive « mécanique » de ceux qui énoncent de telles idées « toute-faites » qui résumeraient le secret de la sexualité féminine à la découverte d’un « point » particulier. La phrase « je suis une horloge, il est 9 heures 15  » est impayable ! « Violet Blue » est une ballade soul/funk assez jazzy, appuyée par la basse jouée par Prince, les cuivres d’Eric Leeds et Matt Blistan, les cordes de Fisher. La voix est aérienne et la « french touch » de l’accordéon en fin de titre achèvent d’en faire un faire un must. »With you » est une reprise d’un titre du second album de Prince. Elle s’en tire pas trop mal sans atteindre la pureté de l’originale. »All day, all night » est un titre rythmé un peu similaire à « Hello » sur la base basse-batterie et qui évoque aussi un titre comme « America ». J’adore… »For love »…c’est « Girls and boys » ma parole, je suis sûr qu’un « mixage » habile des 2 titres donnerait quelque chose de sympa. »My man » est un titre pop dans la veine de ce qui précède Purple Rain. Il paraît que Prince riait beaucoup à chanter ce titre lui-même, car à l’époque beaucoup le soupçonnait d’homosexualité… »Baby you’re a trip » est une ballade soul typique de Prince. Il écrit ce style de chanson comme vous vous faites un café le matin et chaque fois le charme opère (pour la chanson pas le café…). Le titre se termine sur les premières paroles de Mia Bocca !
Plus tard en 1988, Jill tente de sortir un second album avec l’aide de Chris Bruce. Elle revient à Minneapolis pour travailler à nouveau avec Prince en juillet 1989 mais ce second album ne sera jamais complété surtout parce que Jill et Prince vont peu à peu se « désunir », le courant ne passe plus vraiment et Jill est trop entière pour n’être considéré que comme un « poulain » de plus dans l’écurie princière. Il ne fut d’ailleurs pas très sympa avec elle au moment de Graffiti Bridge ce qui sonna le glas de leur relation. Durant les années 1990, Jill a continué à travailler avec notamment Ryuichi Sakamoto, Tim Simenon, John Reynolds, et d’anciens musiciens d’Orchestral Manoeuvres in the Dark. Par la suite, elle connut des moments difficiles avec la maladie de sa mère et ses propres soucis. Fin 1999, un nouvel album fut projeté à nouveau avec Chris Bruce ainsi qu’une tournée. C’est finalement en 2001 que sortira « Two », le second album de Jill Jones. Cet album fait la part belle à la voix de Jill, mais aucun hit n’en sortira. On peut regretter que Prince n’ait pas eu un peu plus de clairvoyance, car elle le méritait…

Prince’s Girls Volume 2

Dimanche 18 février 2007

Bon j’ai eu des remarques sur ma compile « Prince’s Girls 1 », gentilles, mais des remarques quand même. En fait, c’est vrai, il manquait certaines collaborations féminines, mais je m’étais limité aux principales, celles qui avaient donné lieu, en majorité, à des albums ou au moins à des titres intéressants. Donc après moult recherches et investigations, je vous livre le résultat de mon travail. Bien sûr, c’est pas tout à fait (pour moi) le même niveau que la première !, mais vous aurez ainsi quasiment la « totalité » des filles qui ont chanté « du » Prince. Je précise avant toute autre remarque que j’ai volontairement exclu une certaine Dale Bozzio qui a chanté le titre « So Strong » écrit par Prince car c’est vraiment une merde, cette fille ne sait PAS chanter ! (même si elle a, un temps, chanté derrière Zappa…)
On commence par The Bangles, un groupe de filles des années 80, pour qui Prince (ou plus exactement Christopher Tracy, l’un de ses pseudos) écrit le titre « Manic Monday » qui sera un hit en 1986 (en même temps que « Kiss » d’ailleurs). C’est un titre Pop agréable à écouter même si c’est pas « my cup of tea ». le groupe créé en 1981, explose en 1989 pour se reformer en 2000 et sortir un nouvel album en 2003. Le titre suivant est déjà beaucoup plus funky et festif « Wouldn’t you love to love me » est chanté par Taja Sevelle. Taja a été signée chez Paisley Park (les studios princiers) début 80 et un album « Love is contagious » sera réalisé. Ce titre en est extrait et il est co-écrit avec Prince. Il est dans la veine d’un certain type de musique des années 80 dans lequel on classait également des artistes comme Janet Jackson ou Paula Abdul. Taja travaillera avec d’autres artistes comme Burt Bacharach ou Nile Rodgers. Aujourd’hui, elle continue à chanter, mais elle écrit aussi des livres et relooke même des cuisines… Paula Abdul justement, parlons-en. Un joli brin de fille qui démarre sa carrière en tant que danseuse et chorégraphe. Elle travaille avec les plus grands sur les chorés de vidéos, Prince, The Jacksons, Kool and The Gang, ou encore Luther Vandross. Elle sort également fin 80 plusieurs titres qui connaîtront un réel succès. En 1991, l’album « Spellbound » se vend à 6 millions d’exemplaires et contient un titre écrit par Prince « U ». Sans atteindre ce qu’il a écrit pour Jill Jones, ce titre est plutôt bien fait avec des sonorités tout à fait dans le style du Prince de l’époque.
Patti Labelle a chanté Prince ! Patti Labelle c’est quand même une pointure en soul qui a une « carrière » derrière elle. C’est une voix reconnaissable entre toutes et c’est surtout un hit monumental en 1975 « Lady Marmelade » que beaucoup croient encore s’appeler « Voulez-vous coucher avec moi ? ». A l’époque c’est un groupe de filles dont fait partie également Nona Hendryx dont je reparlerais plus loin. « Yo mister » sort sur l’album « Be yourself » en 1989. C’est un titre lent, assez monotone, qui fait la part belle à la voix puissante de Patti mais avec de belles sonorités. Nona Gaye, je l’ai déjà présentée dans mon article sur ses conquêtes féminines. C’est une femme magnifique qui a partagé quelque temps sa vie et qui a également partagé ce titre, « Lovesign » en 1994. A l’appui : une vidéo mémorable et une rythmique très « sexy ». Elle est aujourd’hui plus actrice que chanteuse. Le titre fait partie de mon top 50… et en bagnole il peut passer en boucle ! J’adore faire le marlou en ville avec ce titre à fond… Mica Paris est anglaise et chante depuis l’âge de 15 ans. Elle sort régulièrement un album depuis 1988 mais n’a pas la notoriété qu’elle mérite. Elle travaille pas mal pour la télé aussi. « If I love U 2nite » sort en 1991 sur l’album « Contribution », la voix est vraiment très agréable, dans la veine d’une Sade (sans en atteindre la perfection bien sûr…) et ce titre se laisse écouter sans déplaisir. En janvier 2003, elle a participé au « Purple Reign – The Prince story » un show entièrement consacré à Prince sur la BBC.

« Standing at the altar » est un titre étrange. On adore ou on déteste… Le titre paraît en 1994 sur le disque « 1-800 New Funk ». C’est une ballade pop/rock chantée par Margie Cox. C’est encore une « Voix », Margie, de son vrai prénom Margaret a chanté dans le groupe « Lipps inc » (vous vous rappelez « Funky town »), puis dans Ta Mara un groupe que Prince avait produit et qui délivrait un funk bien saignant. C’est pour ça que ce titre me déçoit un peu ! Je ne vais pas vous faire l’injure de vous présenter Madonna, juste vous dire que très très peu de temps, elle a été pressentie pour jouer dans le film « Graffiti Bridge » et qu’ils se sont connus « bibliquement » et épisodiquement. Un duo est enregistré pour l’album « Like a prayer » en 1989. Le titre « Love song » est passable, sans plus, j’aime bien les petits riffs de guitare de Prince. Après…c’est Madonna… Là aussi, inutile de vous présenter Kate Bush, chanteuse et compositeur britannique qui fascine depuis longtemps par son univers musical. Kate Bush c’est une voix à part et une personnalité à part. Exigeante, un peu comme Prince, elle cumule succès commerciaux et d’estime depuis 1978. « The Red shoes » album sorti en 1993 voit la participation de Prince sur un titre « Why should I love you ». Il est bien dans l’esprit d’ailleurs de ce que fait Kate tout en restant très « princier ». Pour l’anecdote, elle a participé en 1996 à l’album de Prince « Emancipation » sur le titre « My computer ». La suite n’est guère moins connue même si le commun des mortels se souvient plus du nom de la chanson que de la chanteuse elle-même. Jevetta Steele, chanteuse afro-américaine, n’est autre que la célèbre interprète de « Calling you » le tube qui accompagne le film « Bagdad café ». A l’origine membre du groupe familial de Gospel « The Steeles », Jevetta va accompagner Prince durant quelques années. En 1993, elle sort un album qui connaîtra un honnête succès « Here it is » avec un hit bien classé dans les charts « Hold me », ballade soul que Prince peut écrire à la pelle. Aujourd’hui, elle continue à assurer les chœurs de nombreux artistes. On poursuit avec Elisa Fiorillo. Je sais, comme moi, vous ne la connaissez sans doute pas ! C’est parce que c’est essentiellement une artiste de « chœur » qui chante derrière de nombreux artistes. Prince la rencontre lors d’une session d’enregistrement et séduit par sa voix la fera travailler sur plusieurs de ses albums. Il lui écrira plusieurs titres dont « On the way up », titre empli de percussions, contemporain de l’époque Diamonds and Pearls. Aujourd’hui, elle donne plutôt dans le jazz.
Deborah Allen chante en 1987 « Telepathy » titre écrit par Joey COCO…qui n’est autre que Prince lui même ! En effet, c’est l’un de ses nombreux pseudonymes. Deborah est une chanteuse de country qui continue sa carrière aujourd’hui. A l’époque, elle est dans l’entourage princier comme de nombreuses autres jeunes femmes et cette collaboration n’est pas la plus exceptionnelle. Bon, vous allez peut être pas le croire, mais Céline Dion a chanté Prince. C’était en 1992, « Caielin’ » sort un nouvel album qui s’appelle tout bonnement Céline Dion. Il contient un titre écrit par son altesse pourpre « With this tear », certainement un travail de commande pour un album qui devait conquérir l’Amérique, ce qui fut fait. Bon je ne vous présente pas Céline, le titre n’est pas impérissable et passablement formaté pour les radios américaines ! Rosie Gaines a travaillé longtemps avec Prince et principalement sur Diamonds and Pearls. A la base, elle jouait dans Unity, un groupe familial de funk. Prince l’a remarqué lors de démos et ils ont commencé à travailler ensemble à partir de 1990. Un album devait voir le jour mais n’a été sorti suite aux problèmes de Prince avec sa maison de disques. J’ai retenu le titre « I want U » dans une version laissant la part belle aux vocalises de Rosie qui a une voix inimitable, grimpant assez haut dans les octaves. Pour terminer, Nona Hendryx et le titre « Baby Go Go » (Thanks Willy…). Nona Hendryx c’est un des piliers du groupe Labelle, on y revient, le célèbre groupe de divas glamour qui a immortalisé cette réplique célèbre : « Voulez-vous coucher avec moi ». Elle a eu une carrière assez prolifique, et je me souviens qu’elle a travaillé un temps avec Matérial, un groupe de funk expérimental dont faisait partie Bill Laswell et Nile Rodgers. C’est en 1987 qu’elle sort un album « Female Trouble » où figure ce titre parmi d’autres, dont certains en collaboration avec Peter Gabriel. C’est celui que je préfère sur cette compilation.

Partie 1

Partie 2

Partie 3


collaboration

12Suivante