Les fans le savent…mes amis le savent…donc pour ceux qui passeraient ici et ne le sauraient pas encore : PRINCE SERA CE 11 OCTOBRE A PARIS AU GRAND PALAIS !
Dit comme ça, ça peut paraître innocent, mais pour moi c’est forcément une annonce qui met automatiquement la boule au ventre car il FAUT que j’y sois ! Notre ami, après une semaine “emplettes” pour sa brunette (voir photos…) a décidé de jouer au Grand Palais après être tombé amoureux de l’endroit…c’est donc reparti pour la chasse aux billets !
J’y emmène mes filles qui vont découvrir ce que peut représenter la folie d’un concert du Kid, avec sa part d’émotion, de groove, de “bouche ouverte” devant les solos et comme je serais donc avec deux “jeunes qui en veulent” j’espère bien être au pied de la scène !!!
Je suis également en course pour assister éventuellement au Grand Journal de Canal + le mercredi 14 octobre mais là je dois m’en remettre au sort qui me sera peut être propice…je croise les doigts !!!
A suivre…
Vendredi 9 octobre 11h09…
Ca y est, après quelques tentatives avortées, les cieux se sont éclairés et j’ai eu la grande joie d’imprimer les confirmations de réservation (Merci Fauve d’avoir été au taquet…première servie en quelques secondes…). Je pars donc entre midi à Valenciennes pour retirer les “précieux” !!! A suivre…

Dimanche 11 octobre 23h59…De retour et avant de vous narrer par le détail, écoutez d’abord ceci :
Lundi 12 octobre 21 h45
Première chose…vous ne trouverez pas de photos ici !!! (hormis les photos “officielles” de l’A.F.P ! ) D’abord parce que l’on a été briefé plus qu’il ne le fallait sur le “Pas de photos…même avec les portables car ça fait flipper l’artiste !!!” Et” si on veut le garder en France faut pas le shooter” apparemment…à la place je mets donc une photo de…moi
Paris sera toujours Paris !!! On a beau dire…on a beau faire…débarquer à Paris pour le provincial que je suis conserve chaque fois son potentiel de découverte, de sentiment d’être dans un ailleurs rêvé tant de fois ! Savoir qu’on y vient pour voir un artiste admiré depuis vingt ans ajoute à ce sentiment. Parti trés tôt avec mes filles pour qui ce sera la “grande découverte”, nous sommes arrivés comme prévu (!) à 10 heures 30. Direction le parking programmé de longue date (tu vois Alice j’avais tout prévu…), malgré le déploiement des forces militaires, policières zé gendarmesques qui font “leur fête” pour nous prouver qu’on peut dormir tranquilles !!! Quelques centaines de mètres et nous découvrons cette cathédrale de pierre, de verre et d’acier qui va servir d’écrin à l’artiste. Direction la seule entrée ouverte au public où une trentaine de fans piétine déjà, Schkopi Crew en tête. Premiers échanges sympas, distribution de “laminates” ! On part manger un petit truc et à 11 heures tapantes, retour à la file qui n’a pratiquement pas grossi et…début de l’attente.
Ce qu’il y a de bien avec les files d’attente des concerts de Prince c’est que tu as affaire à toute la gamme de fans, de celui qui l’a vu 30 fois depuis 25 ans qu’il est fan, à celle dont c’est “la première fois” et qui ne se doute pas encore de ce que peut représenter le déflorage princier !!! Pendant plus de 4 heures on va ainsi échanger avec cet “échantillon” ma foi très sympathique ! Je ne cite pas toutes les personnes vues, aperçues, cotoyées ce jour là car ça devient compliqué de ne pas oublier quelqu’un et j’aime pas… A 15 heures, premiers remous et premières frayeurs car ça pousse derrière et la fébrilité ambiante n’a fait que s’accentuer…on sent les gens “en manque” de Prince ! Sept ans quand même qu’il n’a pas foulé la terre de FRANCE !! La file, elle, n’a fait que s’allonger et remonte jusqu’au Pont Alexandre III…voire plus loin…! Les premières personnes s’extirpent du bouchon principal et s’élancent vers l’escalier d’accès, les vigiles gueulent, doivent avoir un peu la frousse du débordement mais gèrent quand même. On se dit qu’on a quand même de la chance et qu’on est payé de notre patience car on doit être dans la première centaine de personnes à passer ce qui gage d’un excellent placement. Tel un nouveau-né jaillissant brusquement du ventre de sa mère, j’arrive enfin à passer ce premier barrage et encadré de ma progéniture, nous filons vers un deuxième poste de filtrage ! Repos et break !!
Petit aparté : Je suis la malheureuse victime de ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler les “trucs à la Didier” ! Cet aphorisme est l’oeuvre de ma chère amie niçoise et il définit des évènements qui n’arrivent qu’à moi et qui, en général, déclenchent stupeur puis franche rigolade ! J’avais tout prévu pour que cela n’arrive pas mais c’était sans compter sur ces espèces de distorsions de l’espace temps qui génèrent ces trucs. Tout allait donc bien mais… ! Je m’explique !! La veille de partir ils annoncent de la pluie ! Je me dis : t’as beau aimer Purple Rain, quand c’est sur ta gueule pendant 4 heures c’est moins purple, c’est surtout rain ! Comme je ne suis pas Dany BOON, je ne veux pas de wayka et j’achète pour quelques euros trois sublimes coupe-vent-pluie pour préserver notre santé ! Comme j’ai toujours trop chaud, au bout de 2 heures j’ai noué élégamment le mien autour de ma taille ! Quand ça a commencé à pousser je me suis retrouvé pris dans la nasse telle une daurade du Pacifique et j’ai glissé, plus que marché, vers l’entonnoir cerné de Men in Black…et c’est arrivé au deuxième poste frontière que : “MERDE…ma veste !!!” A cause de cette matière hautement imperméable mais également hautement synthétique, je n’ai pas senti les manches se dénouer et le vêtement glisser lamentablement pour finir sous les pieds de dizaines de fans princiers !!! Fort heureusement, elle n’avait pas de poches, donc vide, donc rien à foutre, je ne voulais pas perdre une place si chèrement payée tout ça pour retourner chercher un blouson !!!
Petite halte donc pendant une demie heure à ce poste avancé sur le futur champ de la bataille qui s’annonce ! Un grand black qui fait bien un tronc de plus que moi me dit de ne pas s’énerver et qu’il y aura de la place pour tout l’monde ! Je lui dis (courageusement…) qu’il ne peut pas comprendre !!! Il me répond, souriant, “Ce serait un match de foot je comprendrais !!!” Quand je vous dis qu’il pouvait pas comprendre…Le sarrasin nous laisse alors pénétrer au pas de charge par l’immense porte d’entrée…fouille rapide mais efficace…contrôle des billets…contournement du bloc gradins car je “sens” qu’il faut aller tout droit…je découvre la scène et fonce avec Justine aux basques de Fauve qui a 20 mètres d’avance et mes yeux grossissent au fur et à mesure de l’approche finale car on se retrouve au pied de la scène…au pied du micro…mes filles au deuxième rang et moi en troisième épaisseur comme disent les turfistes !!! C’est un miracle…mon souhait se réalise. On se “plante” et on ne bougera plus jusqu’à 19 heures !!!
L’attente est encore longue…très longue…les sons qui passent sont trés agréables…James Brown, Yvonne Fair, Curtis Mayfield, etc…et même DAG ! Brusquement une grande clameur s’élève…il arrive…passe sur le côté de la scène…j’ai juste le temps de voir qu’il est habillé tout de noir avec des empiècements blancs sur la veste ! Puis la musique s’arrête…je pince les filles…attention ça va commencer ! Le “tonnerre grondant” emplit la salle, un gigantesque cri sort des milliers de poitrines réunies dans ce lieu surrréaliste, Morris Hayes fait son apparition et le gimmick de la soirée s’élève dans une salle qu’on sent chauffée à blanc : “All day ! All night ! U can be my baby, I’ll make U feel alright” …Le trio de “poumons”, Shelby Johnson, Elisa Fiorillo et Liv Warfield, fait à son tour son apparition, puis les “époux du beat”, Josh et Cora Dunham et enfin Sa majesté fait son entrée…il va enchaîner tel un stakhanoviste du hit : 1999, I feel for you, Controversy, Sexy dancer/Le Freak, Why you wanna treat me so bad (Aaaaaargh….), Take me with U, Anotherloverholenyohead, Guitar et Raspberry beret ! Tout le monde est sur le cul même si la plupart, lui en premier, se rend compte que le son est…pourri ! Il va même vanner l’ingé son qui fait mal son boulot car aucun son ne sort de l’harmonica de Fred YONNET sensé balancer un solo d’enfer…le pauvre finit au micro de Prince à se péter la carotide pour sortir un son ! En même temps c’était à prévoir…
Puis le groupe se barre…et Prince nous gratifie d’un petit set acoustique, seul, à la gratte qu’il a échangé plus tôt suite à un pétage de corde. Vont suivre : Girl (ouchhhh !) mâtiné de All day All night, I could never take the place of your man, The 1 you wanna C et Sometimes it snows in april ! L’instant est plutôt magique…imaginez “Girl” en live, dans une version toute en retenue…la lumière est magnifique…tous comptes faits c’est pas si mal ce concert “lumière du jour” (au passage, il se moquera de lui même et de sa phrase fétiche sur les lumières qu’il faut braquer sur lui, en regardant vers le ciel avec une mimique genre “Ca sert à rien !”) Le chant préliminaire est prémonitoire puisqu’il reprend ce titre écrit pour Jill JONES, “All day All night” et il prend (peut être) conscience que le public français non seulement lui est fidèle mais qu’en plus il est “créateur” !!! Puis le groupe réintègre the stage, s’enrichit d’un clavier, Cassandra O’Neal, et entame une partie du concert très funky qui met l’assemblée en transe avec : Mountains (je meurs…) additionné de Shake your body (to the ground)(!!!), Everyday people, I want to take you higher, Long train runnin, Play that funky music, What have you done to me lately et Partyman !!! A ce stade je n’ai plus de voix…mes bras pèsent deux tonnes chacun mais bizarrement je n’ai plus mal aux jambes…elles sont comme anesthésiées ! Lui continue à virevolter sur scène, il est très en forme, il est très très beau y’a pas à dire…demandez aux filles…et à presque une heure de concert, moi je dis qu’on en a eu pour notre argent !!! A l’occasion de ce passage groovesque, une quinzaine de personnes sont montées sur scène pour l’entourer et danser ! Malheureusement force est de constater qu’ils étaient nuls en danse à part une jeune femme à lunettes ! Par contre y’avait une grande dinde qu’avait envie de “j’sais pas quoi” car elle s’est mise à genoux devant lui avant de quitter la scène manu militari presque ! Quand je pense qu’il y avait DEUX spécialistes de la danse dans la salle…En parlant de danse, l’hommage à Jackson a bien lieu avec Shake your body…mais les mimiques du Kid me semblent “limite moqueuses” du fait qu’il laisse à Elisa le soin de chanter le titre et qu’il va et vient sur scène genre “Dépêchez-vous…j’ai pas q’ça à faire…” Bref…
Thank U & Good Night ! Je n’y crois guère car il nous a fait le tour à Montreux et effectivement après quelques minutes insoutenables quand même car je commence à douter, ils réapparaissent et là pendant 15 minutes…je plane : Uptown, Let’s work et Cool !!! le Grand Palais est devenu un chaudron bouillonnant et brusquement il s’arrête : “So many Hits…” minaude t-il avec des mimiques dont il a le secret..et après quelques propositions, il balance l’intro de Kiss puis All the critics love U in…Paris/Housequake et All day All night tout ça mélangé dans un shaker et servi sur fans pilés pour un cocktail détonant !!! Et il se casse !!! J’essaie de le suivre à m’en décrocher les cervicales et aperçoit…hoooouuuuuu ! BRIA…et sa lotusflower dans les cheveux !!! “Vindieu ti…qué feume” comme on dit din ch’Nord ! Elle est toute mince et elle est très belle…loin de l’image de pouliche de concours qu’elle donne à ses côtés…On me tape brusquement sur l’épaule et Thierry “mon frère de son” parvient à me retrouver dans la foule…on papote sur le concert et d’un coup un mouvement de foule nous fait croire à un nouveau retour…mais on n’y croit plus ! Puis j’aperçois sa brune longer la coursive d’une allure très féline et revenir s’asseoir dans sa mini loge et je commence à y croire…surtout que je le vois revenir…que je LES vois revenir et c’est parti pour Cream et U got the look ! Je suis tellement heureux de ma soirée et de ce retour inespéré que je passe volontiers sur le dernier titre que je n’ai jamais aimé !!! Le concert est alors terminé et il faut se résigner à sortir…à se dire que dans 3 heures il recommence et qu’on n’y sera pas…mais il faut savourer son plaisir et se dire que ce que l’on vient de vivre était grandiose, même si pour moi, c’est en dessous de Montreux ! Je me mets à la place de mes filles qui connaissaient quasiment tous les titres du concert et qui sont aux anges ! Retour dans le Nord sans encombres…plus de truc “à la Didier”…on a plus de jambes…les oreilles qui sifflent…mais on est heureux…heureux….



La suite est un pur bonheur…que dis-je…retire ces mots tout de suite Didier…la suite est un shoot d’adrénaline pure à 100 % et pas coupée…trois minutes interstellaires qui ont du me mettre la bave aux lèvres et surtout me font devenir mauvais lorsque je lis « quelque part » des inepties aussi profondes que « ces concerts c’est du foutage de gueule »…c’est surtout qu’il y a des claques dans la gueule qui se perdent car à ce stade de débilité profonde c’est tout ce que ça mérite (ouah ça fait du bien…) « Spanish Castle Magic » car il s’agit de ce titre (Jimi Hendrix bien sûr…) renvoie tous les dubitatifs du génie princier à leurs chères études et les assidus du comparatif avec le Roi de la Pop à leurs chères études…aussi ! Le solo est meurtrier…assassin…Prince est habité par le fantôme de Jimi…possédé l’espace de deux minutes…et il nous laisse groggy !!! et le rock règne en maître ce soir car la suite n’est autre que « When you were mine » dans une version très guillerette qui permet à chacun de retrouver la banane après le coup de batte qu’on vient de prendre ! A ce stade là, personnellement j’ai oublié depuis longtemps le fric dépensé…les kilomètres depuis le pays ch’timi…le coup de fatigue qui va venir après certainement et surtout j’essaie d’oublier le manque qui va indubitablement s’installer quand tout CA va être terminé !!! Il le sait peut être car il reprend alors une partie de la première set-list…histoire de nous calmer ou comme m’a dit Alice, pour monter un beau DVD ;-) Vont suivre « Little Red Corvette », « Somewhere here on Earth », « Spoke to me », « I love U but I don’t trust U anymore » et « Love like jazz » dans des versions relativement similaires, les techniciens en musicologie y verront certes des différences, mais je ne suis pas musicologue, je ne suis qu’un homme ;-) Quelques minutes plus tard, je vais me demander si j’en suis encore un par contre…les premières notes sont reconnaissables entre des milliers, il l’a tellement joué celle là, normal vu le titre, chaque ville y a droit « All the critics love U in…Montreux » ce que je ne sais pas (encore) c’est qu’il va la mixer avec des nuages de « Housequake » et qu’au fil des secondes, cette perf va s’installer comme un must qui risque d’être resservi dans nombre de débats…je suis halluciné…incapable de jumper…si…mon estomac jumpe lui…je sens les regards de mes amis mais ils doivent se dire que je ressemble à un échappé de Saint Anne gavé d’anxiolytiques et me laissent planer !!! et ça dure…ça dure…ça n’en finit plus tellement c’est bon…je tape des mains comme un zombie et lui chante ses solos comme s’il était 20 heures et qu’il démarrait son set…dix minutes de folie pure…dix minutes d’orgasme musical…Stravinski a écrit L’Oiseau de Feu et Prince lui écrit son nom en lettres de feu dans cet auditorium entièrement dévasté par ce qu’il vient de vivre !!!
Mais foin de tout cela, le 2 juillet la nouvelle tombe sur le telescripteur de Pierre Tchernia qui s’était endormi sur une vieille bobine des Gaspards : PRINCE à MONTREUX pour deux concerts le 18 juillet à 19 heures et à 24 heures…prix des billets identiques pour chaque concert 130 euros en fosse, 320 euros assis au balcon. Tout de suite je me dis…déjà…t’auras pas le cul sur le velours parce que 640 euros pour être assis à 100 mètres de la scène, ça m’f'rait mal aux seins !!! En plus si c’est pour finir debout….Donc je fais un calcul rapide…2 x 130 euros + le trajet…ouais, ça fait chérot. La nuit passe et ce matin, je me dis non…faut attendre qu’il vienne en France ça te coûtera moins cher…après tout on va pas subir ses caprices tout le temps ! Puis dans la matinée, je me dis : Avec la disparition de “Maïqueulle”, on se rend compte qu’on est peu de choses et c’est valable pour Prince mais aussi pour moi, on ne vit qu’un fois Merde…je vous dis pas à 13 heures j’étais déjà sur mon ordi…page ticketcorner ouverte…avec Juju en “Reservation’s doublette” pour pécho des tickets ! Et on attend…
is je trouverais bien à l’échanger avec un zyg qui a deux tickets pour le premier. Rapport à Mémère qui elle, a déjà fait le plein, la finaude : 2 + 2 ! et au même moment ils remettent des places pour le premier, j’embraye à nouveau comme un malade et peux enfin, au bout de quelques instants, pousser ce cri ultime et libérateur (dit aussi “cri d’bûcheron…) synonyme de : “Ca y est j’ai mes billets pour les 2 concerts et ça va être génial“ Car je pressens qu’il fera deux concerts différents, je refuse de croire qu’il imagine une seule seconde que la plupart des fans n’auront pas pris DEUX tickets !!!
rtent en vacance, je me suis rendu compte que ça risquait d’être juste et là !!! MERCI chère belle soeur de m’avoir rappelé que vous habitiez à deux heures trente de Montreux ! Je vais donc partir la veille…aller les saouler un peu avec

Le reste du set fut du même tonneau…la demoiselle a troqué sa jolie robe noire pour un duo short/résille du plus bel effet et le funk manouche a repris de plus belle ! Pour un peu on se voyait autour d’une roulotte…près d’un feu de camp…sauf que le galurin remplace les coupe afro…les godillots, les platform boots…et le ciel étoilé, les boules à facettes ! Ca déménage grave sur scène…une véritable musique de pois sauteur ! Après un peu plus d’une heure de show endiablé, le groupe doit céder la place à Monsieur Keziah !
Et Keziah parut ! Alors…si les mecs avaient flashé sur la « Jolie coquine », les filles, elles, ont craqué sur les tablettes de la bête façon « Nigerian wood » !!! Le bougre est affûté je peux vous le dire et il a foutu l’bourdon à tous les chasseurs de bourrelets…bref…il est 20 h 35 et l’heure et demie qui va s’écouler ne connaîtra aucun temps mort. Keziah va enchaîner les titres à vitesse grand V ! Pas qu’il soit pressé de partir mais j’ai l’impression qu’il ne conçoit la chose que comme ça…dans une énergie brute et unique ! Ca ne l’empêche pas de dialoguer avec le public…en français quelquefois car il le parle très bien…et il y a beaucoup de complicité ! J’ai oublié de dire que durant le ballet des roadies, j’ai joué les “Mongola” du Kakou…hop…hop…hop…hop…et me suis retrouvé au pied de la scène ! Tout de suite, sa façon de bouger sur scène me fait penser aux grands félins d’Afrique qui ont cette élégance naturelle…rien n’est surjoué…il EST comme ça !! D’ailleurs il nous montre comment on marche à Lagos !!!
La reprise d’ « All along the watchtower » est sidérante et quand les premières mesures de « Rythm is love » démarrent, le délire, forcément, s’empare de la salle, même si la version est honnête sans être transcendante ! Je kiffe beaucoup plus la reprise du « War » de Bob MARLEY ! Je l’ai dit, le set va être court mais intense, il nous salue et s’échappe de la scène tel un guépard trop pressé….pas de possibilité de rappel…car l’on nous « invite » à quitter la salle…vraiment ballots ces organisateurs…bref…z’ont oublié les us et coutumes à Maubeuge…