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21 nights…!

Jeudi 9 octobre 2008

C’est la première fois que je dois parler d’autre chose que de musique mais je ne pouvais pas ne pas le faire ! Quand j’ai lu courant 2007 qu’un recueil de photos de la tournée londonienne allait peut être sortir un jour, qui plus est avec un live…comme beaucoup, je n’y ai pas cru…jusqu’à ce 29 septembre (bon d’accord…un peu avant quand même…), jour où j’ai reçu « l’objet ». Le mot « Objet » est un peu péjoratif et quoi qu’en dise certains esprits chagrins, peu nombreux il est vrai, il s’agit d’un véritable « cadeau », parce que 30 euros pour ça, pour moi c’est un cadeau ! Dans ma hâte traditionnelle, je voulais m’attaquer tout de suite au disque, mais à la réflexion, le live qui accompagne est une cerise confite sur un merveilleux gâteau…plus dans le genre, « écoutez un peu ne serait-ce qu’une once de ce que je pourrais vous offrir »…j’en parlerais donc, forcément, car ça dépote sévère (All the critics love U in London…Madre de dios…!) mais avant je veux vous parler du livre !

Sorti de son petit manteau pourpre, vous découvrez cet œil inquisiteur qui sait si bien vous scruter et qui doit être difficile à soutenir. Je passe le texte de Randee St NICHOLAS ; car on oublie déjà un peu vite que c’est une œuvre commune ; qui met en exergue ce que tout bon fan de Prince sait : L’Homme est complexe, hermétique, drôle, unique…en un mot « incomparable » ! Et vous comprenez tout ça dés la première photo. Elle est toute simple, c’est un ¾ tout bête, couleur sépia, mais avec deux yeux qui vous prouvent toute l’ambivalence du personnage.

L’œil gauche (celui du cœur…) est d’une douceur ineffable, il semble vous envelopper d’une chaleur rassurante, vous inviter au partage et vous apporter la paix ! C’est une des facettes de l’Homme, celle d’un être humain qui peut sourire timidement, être embarrassé pour répondre à une question, vous faire fondre d’une œillade et faire en sorte que vous lui passiez la moindre de ses lubies (et il n’est pas avare en la matière…), mais aussi celle de celui qui nous fait ce cadeau aujourd’hui. L’œil droit…brrr…vous transperce, vous juge, vous condamne ! C’est l’autre facette du bonhomme…celle du travailleur infatigable mais exigeant, voire méprisant…celle de l’ingrat qui « oublie » quelques fois ses meilleurs collaborateurs…celle de celui qui nous fait la guéguerre par avocats interposés parce que Monsieur ne veut voir ni photos, ni vidéos, ni musique circuler ! Celle, en fait, d’un homme qu’il ne faut certainement pas chatouiller outre mesure au risque de se prendre une cartouche en retour !

Un être humain, finalement ! Qui n’a pas son côté sombre et un autre plus lumineux ? Combien d’hommes et de femmes ne regrettent pas un jour tel ou tel acte manqué ? Il a la malchance d’être exposé et certains ne lui passent rien, occultant d’un revers rapide 30 ans de carrière et des diamants par dizaines !

(je suis mal barré…je n’ai parlé que d’une photo…bon je vais devoir jouer les Dr House, tailler dans les chairs et limiter mon propos aux photos qui me parlent) NB : les photos publiées ne correspondent pas au texte !


article-1056586-0285cd5700000578-212_468x332 Night 1 of 21 – Photo 4
“Keep out”…
Prenez garde…je viens de le dire, l’homme n’est pas simple…
on a assez disserté sur ses débuts, sur son excentricité, sa volonté de choquer…ou de se démarquer…
c’est vrai, on a un peu marre du string, des bas et de l’imper !
Aujourd’hui encore Prince se démarque !
La photo semble tellement peu naturelle qu’il semble que cela soit voulu…
la veste que lui seul peut porter…
les lunettes mouche…
le parapluie ??? nouvelle arme de séduction (Montreux déjà…) N’est-ce pas plutôt pour se protéger davantage encore !!! Prince, Star inaccessible en dehors de la scène, a besoin d’une armure pour affronter l’extérieur ??? Aurait-il peur de trop laisser de champ à son œil gauche au détriment du droit ???

Bon ça va…je sais…peut être qu’il pleuvait…tout simplement !

Night 2 of 21 – Photo 6, 7 et 8 Prince est un indien ! pas un habitant de l’Inde…non…le lointain descendant d’un des premiers autochtones du Nouveau continent…il n’aime pas être pris en photo car on lui vole son âme et le monsieur n’aime pas qu’on lui vole quoique ce soit ! Tiens, je suis en train de remarquer que la lumière tient une grande place dans le travail du photographe, pas celle qu’il programme, celle qui apparaît régulièrement au coin ou au centre d’un cliché. Celles là n’y font pas défaut. Il se cache tout en se donnant…pris au piège de cette cage d’ascenseur…et de cette « paparazette »…comme un papillon de nuit pris dans le halo du réverbère ! Il ne peut en sortir…une invitation à s’élever encore ? le mystique, on le sait, tiens une grande place dans l’œuvre princière…aux énigmes d’inspiration égyptienne de l’époque « 3 chains… » ont succédé les éloges du « most high Jehovah »… ! Plus généralement, je pense que l’Homme Prince croit surtout en lui et que tout ce qui peut l’élever dans la quête du bonheur qu’il veut apporter aux autres lui est « utile »…au fait…certaines autres photos ne sont pas politiquement correctes pour les gens de Watch Tower…non ?…

article-1056586-02a24b8300000578-116_468x286_popup Night 3 of 21 – Photo 3 et 4 J’ai remarqué que le “lit” tient une grande place dans l’imagerie princière. Nombre de clips vidéos en sont truffés, et bien souvent c’est soit un lit qui « se prépare » soit un lit qu’il quitte « le devoir accompli ». Le lit c’est l’endroit où l’on dort mais aussi l’endroit où l’on « cohabite » en quelque sorte…l’endroit où l’on s’unit aussi ! Je serais bien en peine de vous parler de ce qui se passe dans le sien mais ces fréquentes allusions à ce meuble si banal me laissent croire que ça le travaille et après son air interrogatif (premier cliché) on discerne une légère inquiétude (les doigts qu’on mordille c’est un signe d’inquiétude…mais aussi d’agacement !) comme celle de celui qu’on fait patienter ou qui ne parvient pas à joindre son correspondant. Bon je vous l’accorde, y’avait peut être plus de salade de soja au Room Service, mais je penche plutôt pour ma version : « Sa copine a eu un empêchement ! ».

Night 4 of 21 – Photo 3 Nous y voilà…apparition de la femme, car il fallait bien qu’il y en ait une…pas d’histoire princière sans princesse…J’ai retenu cette photo car elle dit beaucoup de choses en dehors de l’imagerie érotique liée au client de l’hôtel un peu seul et de la femme de chambre sexy…(aaah on comprend mieux pourquoi il lui a dédié une chanson à la Chelsea…). La tenue de la soubrette est « à peine » réglementaire…le bas filé par contre…tst…tst…tst…!!! Mais on lui pardonne…Le plumeau est menaçant…caresses ? coups ? va savoir…l’air est faussement détaché…entièrement dévouée à son travail la petite ?…la main glisse négligemment sur la rampe…LUI la croise et semble aussi l’ignorer…mais pourquoi frôler le mur si délicatement…envie de laisser une « trace »…envie d’attirer l’attention…Prince n’aura t-il pas, comme ça, « croisé » de nombreuses femmes sans vraiment trouver la sienne…la cherche t-il au fait ou n’est-il jamais que dans le « passager »…?

Night 5 of 21 – Photo 3, 4 et 5 la légende de ces photos indique : “The Twinz – importées d’Australie” Ouch ! ni plus ni moins !!! Deux beaux objets…(au diable la distinction…) qu’il a dénichés on se demande comment et qui personnellement me font un sacré effet ! Ces trois photos respirent le sexe sans en montrer un micron ! Doubler le trouble pour doubler le plaisir !!! Ce mec est vraiment un enfoiré…désolé…il nous bassine avec sa religion…à ne plus chanter telle ou telle chanson…à débaptiser des titres aussi forts que « Sexuality »…tout ça pour quoi ??? pour s’afficher avec une paire de jumelles (sans la courroie et l’étui…désolé Pierre…) chaudes comme la braise…dans ce qui semble être les sanitaires de l’hôtel et dans des poses lascives ! Je sais, ça peut paraître un tant soit peu « primaire » comme parti-pris, mais ça marche. Avec deux tempéraments en plus…autant l’une est statique et hautaine, autant l’autre passe par toutes les mimiques de la femme fatale…et surtout la concrétisation du must des fantasmes masculins…sacré Prince va !

article-1056586-02a2469e00000578-286_468x286_popup Night 6 of 21 – Photo 4 Encore une belle série ma foi…toute à la gloire de l’Australie (j’irais bien faire le kangourou moi…) c’est vrai que depuis…combien…trois ans…quatre ans…ça crée des liens…forcément. Tiens en parlant de liens…pourquoi Nandy ou Maya tient-elle ce qui semble être une ceinture de soie…envie de jouer les prisonniers le petit malandrin ?…et pourquoi compulser si distraitement la liste des titres retenus pour la soirée ? (à moins que ce ne soit la carte du Room Service…) alors que deux bombes aux lèvres entrouvertes ont fait grimper la température du couloir…c’est que Monsieur est difficile…ou plutôt non…je crois qu’il aime se faire attendre, se faire désirer (euh…au fait ça fait six ans hein…) et qu’il aime par dessus « diriger la manip » avec en plus ce côté macho si « irritant » et en même temps si « assumé »…bon allez…laissons lui le bénéfice du doute…peut être qu’il attend juste son chauffeur…

Night 7 of 21 – Photo 2 Incontestablement !Cette photo m’a rappelé un film que j’ai vu quand j’étais gamin, film qui m’avait profondément marqué et qui avait engendré chez moi une passion pour tout ce qui tournait autour de la science fiction, romans, feuilletons, films, BD, j’étais incollable là dessus. Ce film c’était « Le jour où la Terre s’arrêta » et datait du début des années 50. Sorti en pleine parano américaine anti-coco, il mettait l’accent (déjà…) sur les dangers du surarmement et prônait la tolérance. L’acteur principal, Michael RENNIE, était d’un charisme époustouflant et semblait effectivement être un extra-terrestre. Eh bien j’ai le même sentiment face à cette photo où l’Arena de Londres semble un vaisseau spatial posé sur Terre ayant laissé apparaître un visiteur venu d’une lointaine galaxie dans son costume spatio-temporel pour ramener notre monde à plus de sagesse. Sa seule arme : Une six cordes d’une redoutable efficacité !!!

PS : En décembre 2008, sortira un remake de ce film culte avec Keanu REEVES…

Night 8 of 21 – Photo 2 L’avantage de cette photo c’est qu’elle permet de ne pas oublier qu’il s’agit AUSSI d’un livre de Randee St NICHOLAS…aucune référence princière sur cette photo, hormis peut être le jus de céleri rave oublié sur la table de chevet…même les mules ne sont pas compensées. Il s’agirait donc d’un instantané de la triste vie d’une femme de chambre d’hôtel de luxe qui passe ses journées à refaire des lits défaits par d’autres. Son regard est ailleurs…l’imaginant en répétition…elle le connaît, puisqu’elle l’a croisé dans les escaliers et elle sait sans doutes qui il est…ce doit être sa chambre d’ailleurs puisqu’au sortir de l’escalier elle a pénétré sa chambre en le surveillant du coin de l’œil…
…et la couverture moutonne comme pour emprisonner celui qui vient d’y passer la nuit….

Il y a tout de même deux choses qui m’interpellent…D’abord, comment une jeune femme aussi class’, travaillant dans un hôtel si luxueux, au service de clients aussi « importants » peut t-elle se promener avec un bas filé à ce point ??? la deuxième chose c’est plus une surprise…Prince ne porte pas de mules à talonnette…en même temps ça veut dire que de temps en temps il est tout de même sur le plancher des vaches !!!

article-1056586-02a2491900000578-401_468x334_popup Night 9 of 21 – Photo 6 Cette photo m’a fait penser à un autre film culte…« Pulp Fiction »…Jules et Vincent…Renato et Morris…deux as du clavier et non de la gâchette…J’espérais bien le retour de Renato NETO qui m’avait enchanté par ses sons distordus sur la tournée One Nite Alone…j’ai encore en mémoire S.O.T.T à Paris en 2002 (snif…)…Quand à Morris Hayes, c’est quand même une de mes périodes fétiches…donc les voir tous deux ainsi…tels des tueurs à la solde de la « famille » princière…sapés comme à Little Italy…je me dis que j’aurais aimé les voir au moins une fois…

Night 10 of 21 – Photo 6 Bon sur la photo 1 y’a trop de « chair » et comme j’ai peur de partir dans des délires à la André Manoukian, je préfère m’abstenir…oui j’aurais pu parler des cuisses de Marva…des bras de Shelby…de la chute de reins des Twinz mais non…je n’en parlerais pas…non j’aime bien la photo 6 et son air interrogateur l’air de dire : « t’es sûr que je mets cette chemise…je vais pas ressembler à un sbire de la Reine Elisabeth…ça ferait désordre à Londres, je tiens pas à avoir Charles et Camilla aux fesses, je suis petit moi…je cours moins vite que ces deux grands escogriffes !!! » et l’autre de lui répondre : « bein non…tu sais que tu peux tout mettre toi…nous avec ça on va ressembler à un acteur sorti d’un film de Max Pecas, mais toi tout te va ! et puis t’inquiète…ça m’étonnerait que les deux ex-futurs tourtereaux se pointent à l’Indigo…

En plus j’aime bien sa dégaine à la Little Richard…

Night 11 of 21 – Photo 1 Juste avant l’entre en scène…l’homme serait-il en proie au doute ? Se peut-il que l’angoisse de monter sur scène étreigne encore celui qui a donné combien…600, 700…concerts…plus peut être…j’avoue que j’ai jamais cherché à compter ! Après tout n’en aurait il pas le droit ! Voilà trente ans qu’il enchante les oreilles de ceux qui lui restent fidèles, les autres tant pis pour eux ! et se dire à chaque fois…juste avant l’apparition sous les projecteurs…suis-je encore assez « bon » pour eux ? ils sont venus…que veulent-ils ? oh je sais…je vais leur balancer un « Kiss », un « Girls and Boys », et pour terminer un « Purple Rain » d’anthologie avec un solo qui n’en finit plus, je pourrais même le jouer au début, au milieu où pas du tout…ça changerait rien…bon d’accord y’a les p’tits malins qui vont attendre bien sagement…y vont kiffer moyen parce qu’ils attendent la suite…le moment où l’on se retrouve en petit comité…s’en foutent de savoir si je suis fatigué ou pas…savent que c’est plus fort que moi…savent que « çà » c’est vraiment « moi » !

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Night 12 of 21 – Photo 3
Un jour faudra que je parle de sa voix…

Night 13 of 21 – Photo ?Bon j’aime bien les Twinz…elles ont le popotin rebondi à souhait mais bon « abondance de bien nuit »…c’est peut être le moment d’en savoir un peu plus sur elles. Non ? Ouais c’est vrai que si je me mets à parler d’elles, je vois déjà d’ici les filles : «  Oui…oh…elles sont pas si belles que ça…ouiiii elles dansent bien mais elles font que ça de leur journée c’est facile hein…de toute façon moi aussi je pourrais l’faire…suffit que je m’inscrive à un cours de danse…mais faudrait qu’je perde 5 kgs et que je m’laisse pousser les jambes aussi…bouh…c’est pas possible…les garces !!! »… bon certains mecs sont pas en reste non plus «oui elle sont pas mal mais elle dansent un peu vulgairement je trouve…et puis le cliché à 2 balles sur le mec et deux filles ça l’fait plus…déjà Mayté c’était à peine passable mais celles là…non décidément il sait plus s’entourer…pétasses ouais ! »

Et bien moi je le répète : J’aime bien les Twinz !…et c’est pas Al Quaida qui me contredira…(oui je sais elle est très mauvaise celle là…)

Night 14 of 21 – Photo 3 J’adore cette photo car c’est peut être la seule du livre où, non seulement il est naturel, mais surtout celle où il nous livre sa véritable personnalité…celle d’un homme emporté par un tourbillon de célébrité dés son plus jeune âge et qui a du « assumer » dés le départ un statut de « star » ! Imaginez…à 25 ans, avoir sorti des albums aussi aboutis que 1999…avoir propulsé une œuvre aussi dense que Purple Rain et depuis…devoir tenir…devoir satisfaire toujours et encore des fans insatiables…car c’est bien là son dilemme…sa soif de création et de production face à une envie inextinguible de « nouveauté »…que voulez-vous qu’il fasse pour vous satisfaire ? Lui veut juste nous emplir de joie et de bonheur à l’écoute de sa musique et nous sommes là (moi le premier…) à décortiquer tout ce qu’il fait…tout ce qu’il écrit…l’humilité qui ressort de cette photo devrait peut être nous faire réfléchir…

Night 15 of 21 – Photo 2 Devoir accompli ! et comme d’hab…on remonte le col…un tic ça…hein ? et ce signe…finalement abandonné quand…en 96…après quelques années de rébellion…finalement il est resté…est tombé en désuétude pendant un temps puis revient plus que jamais depuis un certain temps ! On peut même dire qu’il n’a jamais été aussi présent ! Il est partout dans ce livre…déjà sur la couverture on peut le « toucher » du doigt…on l’a découvert « scène géante » lors du Superbowl puis lors de cette tournée…ça n’était donc pas si innocent à l’époque quand Monsieur avait décidé que dorénavant on l’appellerait comme ça…pas idiot l’asticot ! ce signe peut vous rendre fou…si si…non content d’en avoir fait l’acquisition il y a plusieurs années sur feu le NPGMusicclub…je me suis fait tatouer par deux fois cette image sulfureuse…manquerait plus que j’en fasse des autocollants pour la bagnole…

(je l’ai fait aussi…)

Night 16 of 21 – Photo 3

Qui êtes-vous Monsieur NELSON ?

Qui se cache derrière ces deux grands yeux de biche ?

Pourquoi avoir fait de la musique ?

Pas envie de tout arrêter ?

Allez-vous reformer un jour The Revolution ?

Pourquoi doit-on vivre pour voir l’Aube ?

Avez-vous peur quelquefois ?

Craignez-vous la mort ?

Ca m’aurait plu de parler de l’assistante de Mr NELSON car, comme l’a dit « une bonne amie du sud de la France ;-) » elle a des appâts très généreux…

…mais on aurait encore dit que, décidément je ne m’intéresse qu’à ça…

Night 17 of 21 – Photo 4 Je vous le dit tout net, je ne crois pas en Dieu ! Que voulez-vous, j’ai perdu toute croyance il y a fort longtemps et je m’en remets aux hommes pour faire le bien et le mal. Lui non, il a même tenu parole semble t-il quand il a dit qu’il partait étudier la Bible, puisque voilà une traduction moderne des Ecritures Saintes par Monsieur Prince R.NELSON lui même…excusez du peu…à moins que ça ne soit une version offerte par ses « amis » et estampillée à son nom…bon peu importe…fais ce qu’il veut le lascar tant qu’il continue à faire de la musique et à jouer à la saucisse dans le hot-dog australien…le reste je m’en cogne comme de mon premier missel…

Night 18 of 21 – Photo 6 Fatigué Monsieur Prince ? Ca pourrait se comprendre en même temps ! Vous imaginez les tournées démentielles…les concerts à répétition…les afters en pleine nuit…d’accord il est pas fait comme nous, mais ça l’empêche pas d’être fatigué de temps en temps mais tout le monde le sait l’indulgence n’est pas la qualité principale du fan pur et dur ! De plus, le reflet dans ce piano « improbable » nous donne l’image d’un Prince « prisonnier »…prisonnier de quoi ? de ses fans ?…de sa musique ?…de ses nouvelles croyances ?…ou plus simplement de lui-même…condamné éternellement à rester le jeune prodige muet de ses premières apparitions…le dandy asexué et sombre de son éclosion…le funkateer boulimique de sexe…l’artiste mégalo et innommable…le « soul men » de tout juste hier…et le musicien d’aujourd’hui…
Bon faudrait peut être que j’aille me coucher là parce que je sens qu’on va encore dire que je vois des choses là où il n’y en a pas…

article-1056586-02a25bb500000578-586_468x286_popup Night 19 of 21 – Photo 4 J’aime bien cette photo par ce que pour la première fois on sent un Prince « petit » face à ce qui l’entoure, face à cette ville magnifique, paraît-il, qu’est Prague ! On le sent écrasé par tant de majesté et d’histoire lui qui vient d’un pays qui n’en quasi aucune…
Et puis je sais pas si vous êtes comme moi, mais on a l’impression (effet d’optique) que Prince est en lévitation…enfin qu’il ne touche plus terre quoi…un peu comme sur les photos où on met sa main sous la Tour Eiffel pour faire croire qu’on la tient dedans…

Faut vraiment que j’aille me coucher…

Night 20 of 21 – Photo 1

S 65 AMG L.

Le modèle le plus puissant de la Classe S est l’œuvre des spécialistes des ateliers d’Affalterbach : ils ont en effet développé le moteur V12 biturbo AMG de 6 litres qui anime la S 65 AMG L. Ce moteur délivre une puissance de 612 ch (450 kW) et un couple maximum de 1 000 Nm atteint dès 2 000 tr/min (bridage électronique). Passant de 0 à 100 km/h en seulement 4,4 secondes, la S 65 AMG L affiche des performances à faire rêver plus d’un pilote de course. A l’instar de la S 63 AMG, la S 65 AMG L dispose également du système de freinage composite ultraperformant AMG et du train de roulement sport AMG. Passez les rapports vous-même via deux palettes de commande en aluminium argenté intégrées au volant sport ergonomique AMG, exactement comme vous le feriez sur une Formule 1. La S 65 AMG L se pare à l’extérieur d’une jupe avant AMG dynamique intégrant des prises d’air élargies. Assortie de bas de caisse et d’une jupe arrière spécifique, elle confère au véhicule une allure particulièrement puissante et athlétique. Pour parfaire sa silhouette sportive, la S 65 AMG L arbore un système d’échappement sport AMG avec deux doubles sorties chromées au design exclusif V12, ainsi que des jantes alliage AMG multipièces de 19 pouces dans le coloris gris titane. (source : www.mercedes-benz.fr) ;-)


Night 21 of 21 – Photo 1,2,3,4 et 5

(lui)
…Pfff…encore une de faite !…
et pas des moindres…
m’a tué cette série de concerts…
j’ai plus l’âge pour ces trucs là moi, qu’est-ce que je m’emmerdes encore à tourner autant au lieu de rester chez moi…
Tiens ! c’est pas ici qu’j'ai croisé la femme de chambre tout à l’heure ?
Siiii…même qu’elle posait sa main exactement là où je la poses…
l’était mignonne au demeurant…
je peux encore presque sentir son parfum…
vraiment une trés belle femme…elle avait un bas filé par contre…
je me demande si…non…n’exagère pas…
tu crois que comme ça…sur un instant volé dans un escalier…tu peux séduire une femme et en faire ce que tu veux…les temps ont changé mon vieux…atterris !…

(elle)
…Hééé mais c’est juste ma taille cette tunique…
et c’est écrit quoi ? 3121 ?…
ça veut dire quoi c’truc…
en tous cas il se sape bien le bougre…
c’est pas avec ma paie de misère que je pourrais me payer des trucs pareils (déjà que mon bas est filé…)…
bon y rentre tard le Monsieur…je me demande si je ne l’essaierais pas cette tunique…
juste pour voir l’air que j’ai la dedans…après tout c’est unisexe ces machins là…
et on fait quasi la même taille (il est petit quand même…)
Bein voilà…ça me va bien…c’est tout soyeux…bon je ressemble un peu au groom de l’Hôtel maintenant mais j’aime bien la couleur…
Merde ! j’entends un bruit…
c’est pas lui quand même…
il est pas assez tard, d’habitude il est pas là à c’t'heure…
que faire…en plus avec sa tunique sur le dos, je suis quitte pour l’enlever…

(lui) Les temps ont changé hein…, Tiens, regarde un peu « Maid in Room »…

Finalement je parlerais pas de musique…je veux juste dire que c’est un live « rare » de Prince puisque officiellement il y en a trés peu donc c’est à avoir de toute urgence, le son est d’enfer, les titres s’enchaînent sans façon…oui on trouvera à redire sur les choix…fatalement, mais personnellement je ne boude pas mon plaisir…j’adore le démarrage 3121…DMSR…Girls and Boys, puis le monologue trés drôle…j’aime bien le passage bluesy, Mike PHILIPS est un grand et surtout je kiffe à mort All the Critics love U in London ! Mais je le répète, inutile de disserter sur ce live quand on connaît la somme de « petites bottes de neige »…on a juste une qualité sonore exceptionnelle…je pense d’ailleurs que le but était plus de sortir un beau livre accompagné d’un cadeau live que l’inverse…mais ça n’est que mon avis !

Pour terminer je voudrais m’excuser auprès de ceux qui n’ont pas (encore) fait l’acquisition ou qui n’ont pas encore reçu ce livre car pour me suivre ça risque d’être un peu galère…après avec un peu d’imagination… allez un petit apreçu quand même là

http://itn.co.uk/news/bf5df62863b6d89abbebfac3af048342.html
PS : je vous assure qu’au début je voulais faire court…

My Vault

Lundi 22 octobre 2007

En plein rangement dans ce que j’appelle, trés modestement, my vault, mais pas au sens funèbre, plutôt, comme lui, au sens « bancaire » du terme, à savoir mon coffre-fort, rempli de merveilles, et dans lequel je puise inlassablement ce que je vais écouter à un moment donné ou à un autre. Je me suis dit : « voilà peut être un moyen de faire toucher du doigt à mes lecteurs, l’étendue et la folie de ma passion. En voici un cliché !

thevault
Il y a là :
- Tout l’officiel depuis 1978
- Du moins officiel (une cinquantaine)
- Des vidéos (officielles, moins…, compiles)
- Des compiles maison
- et Mes deux seuls vinyls (maxi 45t de Purple Rain et de S.O.T.T)

Voilà, il y a largement pire que moi…des allumés…des extra terrestres…à côté de qui je suis un petit joueur, mais je suis fier de mon patrimoine

Planet Earth

Lundi 30 juillet 2007

lastscan2

 

NON !!!…………………..Je ne dirais rien sur Planet Earth…………………… tant que je n’aurais pas le CD entre les mains…………………je n’ai rien téléchargé……………..je n’ai rien écouté hormis le single « Guitar » qu’il était difficile d’éviter……..en même temps c’était le titre de lancement…mais même sur lui je ne dirais rien.…….…Après le 23 juillet…normalement…
le 23 juillet c’est aujourd’hui et CA Y EST…le facteur vient de passer et de me déposer l’objet tant attendu. Vous me direz ce que vous voulez mais rien ne vaut cette fébrilité qui s’est emparé de moi, le coeur qui bat un chouïa plus vite (et merde je m’suis coupé en ouvrant cette saloperie de cellophane…véridique !!!). Vite un pansement et je déballe enfin la chose. Une pochette qui fait zip zip comme les images dans les Vache qui Rit d’antan…j’ouvre et je le découvre…il est magnifique…assumant pleinement sa singularité, pantalon-bustier  cintré en cuir, chemise rouge passion col pelle à tartes, pilosité pectorale en avant, accessoires (pendentif symbol et retour de l’oreillette NPS). La galette est là aussi (heureusement…lol) et l’Afrique est mise en évidence ! Voilà, maintenant je pars pour au moins trois jours d’écoute. Rendez-vous certainement le WE prochain pour un premier avis !
Le 30 juillet 2007, je rends ma copie…Bonne lecture !
PLANET EARTH

Parce qu’on ne peut pas appréhender l’œuvre d’un artiste sur une seule écoute rapide de fichiers M(aousse)P(ourris)3…
Parce que le respect dû à l’artiste m’oblige à un peu de patience et à consacrer un peu de mon temps à essayer d’avoir un avis objectif sur dix titres qu’il a peut être travaillé et retravaillé des dizaines de fois (pour certains)…
Parce que depuis ce 23 juillet, j’écoute cet album pour en saisir toutes les nuances, pour en dire des choses réfléchies ; et que chaque jour me plonge davantage dans cette réflexion ; et que décidément je ne peux me résoudre à faire quelque chose de rapide…
Parce que Prince ne fera jamais rien d’autre que DU Prince, et qu’il ne faut plus s’attendre à autre chose, après tout vous demandez toujours un beefsteak bien tendre à votre boucher, quand je dis DU Prince, je veux dire une chose que vous n’attendiez pas, qui vous surprend et fait débat.…
Parce que, enfin, à presque 50 ans, je ne suis pas dans le trip actuel de la consommation rapide et insipide, de l’élimination organisée et de l’illusion musicale…
Ah ! Il reste un « parce que » ! Parce que, donc, je n’ai aucune raison de ne pas être partial et de ne pas dire du bien, si je le ressens, sur un artiste que j’aime depuis près de 25 ans… ! …Même s’il ne révolutionne pas la musique actuelle avec son nouvel opus ! Néanmoins, voici mon décryptage de l’œuvre avec toute la partialité qui me caractérise, avec comme d’habitude une grosse dose d’interprétation et aussi (c’est l’essentiel…) toute la passion que j’ai pour lui ! (et avec un nuage de naïveté aussi je le sais…)

Planet Earth

Si vous regardez la discographie princière à la loupe, vous vous apercevrez qu’il démarre rarement un album avec un titre de cet acabit, habituellement, c’est la claque d’entrée (Controversy, 1999, ou 3121) ! C’est classique, il nous balance normalement un titre qui « envoie » et pas forcément un titre « concerné » (hormis S.O.T.T…) ; « fédérateur » il l’est tout de même, dans le thème qu’il aborde. Ode à la planète Terre et message pour ses habitants, ce titre démarre par quelques notes de piano égrenées comme dans une chanson enfantine (mais style Stephen King) pour enchaîner sur l’hymne princier dans toute sa puissance, un peu lourde parfois, mais tellement prenante. On pense (sans comparer hein !) à « Kashmir » de Led Zep ou « The show must go on » de Queen. Un titre improbable aujourd’hui et qu’il fait pourtant. Le texte, après une entrée en matière sur la fragilité de notre monde (…dans le creux de ta main…) aborde ensuite d’autres problèmes planétaires surtout humains et finalement pas seulement environnementaux. Soudain en milieu de titre, un break tout en légèreté vous ramène soudain à la réalité de notre monde et à son insouciance vis à vis de ces (nos) problèmes. On se croirait presque dans une pub « DIM » ou dans le « Could it be magic » de Donna Summer. J’y vois le signe d’une mise en garde sur l’attitude de l’homme et sa manière à lui d’attirer notre attention sur ce qu’il a dit auparavant, sur notre conscience qui doit aujourd’hui être planétaire et non plus réduite à notre seul lieu de vie mais également sur le fossé et l’injustice qui existent entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.
Il termine sur la guerre, celle, inutile (elles le sont toutes…), qui mine encore quelques pays aujourd’hui, celle qu’on voit à la télé entre un clip vidéo et une émission de télé-réalité, celle qui fait des milliers de malheureux résignés sur leur sort, finalement celle avec laquelle nous sommes contraints de co-exister car je crains qu’elle ne soit inhérente à l’homme… nous ne sommes pas encore suffisamment évolués pour la bannir totalement. La preuve, ça n’est finalement qu’une chanson et sa guitare nous rappelle qu’il est aux manettes…le solo final est stratosphérique, tout en puissance délivrée d’un seul coup, comme un orgasme « protestataire » qui éclabousserait ceux qu’il dénonce et qu’il menace aussi quelque part. L’écho de guitare final ressemble d’ailleurs furieusement à un message de prévention des foudres divines. Le coup d’gueule de l’album à coup sûr, coup d’gueule un peu naïf et tardif (comme tout l’monde d’ailleurs) mais mieux vaut tard que jamais ! J’aime ce titre pour sa grandeur un peu « kitsch » et pour le message qu’il délivre, après tout il faut bien vendre aussi et utiliser les thèmes à la mode n’a rien de racoleur si ça peut faire avancer les choses. On ne peut pas lui en vouloir pour ça. En plus on sait tous (nous…) que Prince a toujours aidé les autres, souvent sans que cela se sache publiquement d’ailleurs ! NUMERO 6

Guitar

De la même manière qu’il faisait succéder « Get on the boat » à « The Dance » sur 3121, il nous fait passer brusquement d’une sensation à une autre en moins de 2 secondes (je déteste ça…). Je me suis longtemps demandé pourquoi il reprenait « Johnny B good » à Vegas et c’est seulement en ré-écoutant la version album que la lumière fût. Chuck Berry et Muddy Waters sont venus hanter ses nuits et lui souffler les notes qu’il devait aligner pour écrire ce titre. On est dans les fondements mêmes du Rock’n roll et partant, du blues, avec la simplicité (toute relative) de l’alignement de trois accords. Cette version est dix fois meilleure que la version « salle de bains » ayant circulé il y a quelques mois. Car plaquer trois accords c’est une chose, en faire une « rengaine » qui ne vous sort plus de la tête, c’est autre chose et ça il sait faire. C’est le genre de morceau qu’il faut absolument écouter un matin où vous vous êtes levé sans envie, parce que vous devez le faire même si le cœur n’y est pas. Cette chanson c’est un anti-dépresseur sans « contre-indications », sans « effets non souhaités ou gênants », sans « effets indésirables » hormis le fait que vous avez l’air d’un babache à chanter tout seul dans votre voiture. Bref ! c’est le « hit » de l’album ! La guitare est électrique à souhait, LES guitares devrais-je dire (Merci Wendy…), la descente d’accord est imparable, les solis sont parfaits de simplicité et d’efficacité, rien à dire ce titre est un must et doit le réconcilier les nostalgiques des années 80 ;-)
Côté texte, il nous fait son Carlos qui « pré-fère man-ger à la cantineuhhh ». Au moins on comprend aujourd’hui pourquoi il ne parvient pas à rester avec la même femme très longtemps, c’est qu’à chaque fois il doit répondre à l’appel de la guitare qui telle une sirène de Capri séduisant enfin Ulysse, le ramène vers ses six cordes si tentantes. Dés le premier appel d’ailleurs, il ne se pose pas de questions et plante sa copine au pied du club. « Demerde toi, si tu veux boire demande à quelqu’un….faut pas trop te la jouer surtout quand on fait c’que tu fais…faut pas te la raconter non plus sur notre relation…bref si t’es pas contente casse toi ! » Cette chanson est un monument de muflerie et de goujaterie et j’ose espérer que c’est du 2ème degré mais on ne sait jamais avec lui, il aime tellement sa guitare (c’est d’abord « MA guitare », puis « CETTE guitare » pour finir sur «Bon tu connais la suite », l’air de dire « tu m’fais suer t’as pas encore compris ! ») et après tout, la guitare n’évoque t-elle pas les courbes rebondies d’un corps féminin, il est peut être fétichiste…qui sait ? Nan je rigole, un mec qui a écrit « The one » ne peut pas être le gros macho qu’il dépeint, quoique…quoique… NUMERO 5

Somewhere here on earth

Véritable déclaration d’amour qui rompt avec l’image laissée par Guitar, ce titre est la perle de l’album, j’ai pas dit ma préférée hein, mais nul ne peut rester insensible, non seulement au texte qui est simple et sincère pour le coup, mais surtout au thème musical. Les craquements vinyliques « seventies » plantent le décor d’un slow calibré au micron. Attention pas le slow baveux et sirupeux des fins de bal de sapeur-pompiers, non…le slow classe et scintillant, laissant comme une sensation de nostalgie bien agréable. Les nappes de flûte, la trompette bouchée, les cumulus de cordes et les touches délicates de piano tissent une toile de douceur et de sensualité ; le dédoublement jazzy de batterie vous arrache un petit sourire car décidément il est trop fort. J’y vois aussi un « manifeste » qui nous informe que : « Voilà c’est ça le Prince du 21ème siècle, voilà ce que j’ai envie de faire aujourd’hui ! » Tout à l’heure j’évoquais une image bouchère pour dire qu’il ne fera jamais que du Prince, ça ne veut pas dire qu’il doit toujours faire la même chose, c’est comme si vous vouliez cinq enfants identiques, la richesse naît de la diversité.
Par dessus tout, ce qui me marque dans cette chanson, c’est quand même la voix. On en parle jamais assez d’ailleurs à mon goût. Et dans ce titre, il laisse toute son émotion circuler à travers ses cordes vocales, on se remémore ses premières chansons et sa voix si pure et si cristalline. Trente ans plus tard, elle est toujours là, un tout petit peu plus grave, mais si peu, et toujours aussi « frissonisante ». Par instants, on se laisse aller à discerner des accents de Nina Simone, voire d’Eartha Kitt quand la voix se fait plus granuleuse mais la seconde d’après il retrouve toute sa luminosité. Presque six minutes ? déjà finie ? oh non….replay…! NUMERO 3

The one U wanna C

Putain je viens de faire un bond de 27 ans en arrière…1980…sortie de Dirty Mind et sur l’album une pépite pop « When you were mine » qui (déjà ) nous fait faire un grand écart avec le titre précédent. Quatrième chanson, quatrième style ; mince il a décidé de nous faire la grande parade des styles musicaux. Il a surtout décidé de faire très commercial sur ce coup là, car ce titre est parfait pour un second single. Au bout de trente secondes vous avez chopé la mélodie, vous chantez la chanson comme si vous la connaissiez depuis vingt ans. Les guitares sonnent très seventies et pour un peu on singerait Travolta dans Pulp Fiction, « deux doigts coupe-faim » devant les yeux ou l’on se fendrait d’une choré « chute dans la piscine », pantalon pattes d’eph’ aux fesses et chemise col « pelle à tartes » largement ouverte sur deux ou trois colliers plaqué or…la ligne de basse est mortelle et les couplets s’enchaînent à vitesse grand V. Même la voix a les petits « gazouillements » des rockers des années 60. Côté paroles, on est dans la plus pure des leçons de séduction « Prince’s Mode ». Après le macho de Guitar, le Valentino de Somewhere…, voici Casanova, le mec sûr de lui qu’à rien à faire, qu’a juste à « représenter »  ! d’accord t’es le seul qu’elle veuille voir mais fais gaffe quand même, les filles d’aujourd’hui se laissent plus forcément prendre à ce petit jeu. A relire encore le texte, je crois qu’il a du bien s’amuser sur ce titre… NUMERO 7

Future Baby Mama

Premier coup de cœur avec cette « future petite mère ». Rythmique « Fé’Linn » et sonorités princières arrivent en force et toutes en délicatesses. Petites poussées de synthé chaloupées, puis descentes d’accord de guitare acoustique, tout est dit nous sommes dans le diamant, y’a plus qu’à tailler ! Refrain quasi monocorde mais ô combien séduisant… « Ma’Linn » cette chanson ! Impossible de décrire l’assemblage de sons et de trouvailles qui tissent ce must-listen ! On entend parler beaucoup aujourd’hui en France de « AIRENBILLE » à propos de tout et de rien, à croire que cette étiquette débarquée d’on ne sait où un beau matin doit absolument qualifier tout ce qui a un rythme un tantinet soul/funk. Sauf que la plupart de ce qui sort sont, au mieux des resucées de vieux standards, au pire des merdes infâmes (ça va, je sais y’a des exceptions). Vous voulez une leçon de « soul et de rythm’blues », les vrais, ne cherchez plus, cette chanson en est l’archétype. Elle « ca’Linn » aussi la bougresse, difficile de ne pas s’imaginer ailleurs…aux bras d’une jolie fille « fé’Linn » et langoureuse…sur le front de mer d’une ville sud-américaine…les yeux dans les yeux…lui susurrer des mots d’amour et l’emmener dans une décapotable…au son de cette merveille…et jusqu’au bout de la nuit… Bon, ça va on a le droit de fantasmer un peu non… on peut, l’espace d’un instant s’imaginer en Cary Grant enlaçant une Grâce Kelly sur la Riviera ? Non…!!! En fait lui, il est plus dans le rôle de celui qui connaît tout, qui a beaucoup vécu et qui est en mesure de donner les rudiments de la vie à deux. Donc il joue le mec bien, qui tape pas sa femme, qui est attentif, serviable, aux p’tits soins, bon père et tout…et tout. Mais on est tous comme ça cher ami, « C’LINN », j’en suis sûr. Bon je maintiens, premier coup de cœur qui va être dans le peloton de tête. NUMERO 2

Mr GOODNIGHT
Deux secondes et un délicat frisson me parcourt l’échine, une sonorité particulière évoque tout de suite un titre qui pour moi est un des sommets dans la carrière de Prince, je veux parler de « If I was Ur girlfriend ». Mais ça dure peu…peu importe, le mal est fait ! Je ne chercherais pas à vous expliquer pourquoi, car il y a des choses (quand même) qu’on ne peut pas ou qu’il ne faut pas expliquer ! C’est MON titre de l’album, celui que je peux écouter 20 fois de suite. Je ne dis pas que c’est le meilleur, je sais même que certains vont me dire que je suis à côté de mes pompes, mais rien n’y fera, marqué à vie je suis ! Pour moi tout est parfait, rythmique, musicalité, voix et surtout le plus dans un classique princier, c’est ce petit « truc » qui fait la différence et qui personnellement me convainc à chaque fois. Là c’est pas grand chose encore, trois notes de xylophone je crois (?) qui reviennent régulièrement ponctuer le « soft rap » de Prince. Comme quoi la passion peut tenir à presque rien. Ne cherchez pas à me dissuader, si vous me connaissiez bien, vous sauriez que je suis plus têtu qu’un mule !!!A part ça, ce « marchand de sable » érotique, car il s’agit bien de cela, s’égare à nouveau sur le chemin de la séduction. Le refrain est clair, « si tu ne trouves pas le sommeil ou si tu te sens mal, appelle moi, on va régler ça et tu m’en diras des nouvelles et en plus tu vas devoir partager car tu ne pourras pas le cacher aux autres filles ». Il est décidément assez macho quand même et passe allègrement de l’admiration sans bornes à une sorte de supériorité intrinsèque. Bon c’est vrai les femmes ne savent pas non plus toujours ce qu’elles veulent, c’est peut être lui qui a raison, lui qui distille des doses de ces attitudes si différentes quand c’est nécessaire (ou quand ça lui chante…). J’avais déjà remarqué ça dans le clip de « Sexy MF » : « you, you and you…comin’ » comparé à « The most beautiful girl in the word », cette alternance de respect inconditionnel et de « mâlitude » assumée. Mais il aime aussi le fantasme et son couplet sur l’épisode de l’hôtel aurait pu s’inscrire dans « Future Baby Mama »… et il prépare la soirée de sa vie, lui que tout le monde appelle Prince mais qu’elle peut appeler « Monsieur Bonne Nuit ». La star aurait-elle décidé de payer de sa personne avec sa nouvelle petite amie…la fin de la chanson est sans équivoques et c’est un pied de nez (involontaire ?) à ceux qui critiquent ses préférences religieuses actuelles qu’il ne faut en aucun cas comparer à ce que vous pouvez éprouver par rapport à la situation en France mais j’en reparlerais ! En tout cas, vous l’avez compris et c’est inscrit dans le marbre, NUMERO 1

All the midnights in the world

Que disais-je déjà ? « lui qui distille des doses de ces attitudes si différentes » Boum ! Voilà une jolie déclaration « d’amour toujours, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Bon, y’a toujours un titre qui passe pas trop sur un disque de Prince et celui là a une belle tête de vainqueur. Ca fait assez chanson « feu de camp scout » ou « retraite spirituelle avec Hugues Aufray » et j’aime pas (2’21 heureusement …). Tout juste peut-on sauver la voix et ses changements de registre certainement pas évidents mais c’est tout ! Là aussi, pas de retour possible, désolé…! NUMERO 10

Chelsea Rodgers

Madre de dios ! Vite je dois ressortir mon sac Auchan. Eh oui, il y a 25 ans quand j’écumais les boîtes de nuit de mon coin avec les potes, « costard croisé et Rose Royce’n the car », on avait coutume d’avoir un sac Auchan dans la voiture pour les soirs de pluie, bin oui dans l’Nord y pleut souvent ! Et nos brushes ne pouvaient supporter la moindre goutte de pluie…Tout ça est dans cette chanson, les fantômes défilent devant mes yeux tristes pour toujours. Ou sont-ils ? Rose Royce, Gapband, Fat Larry’s Band, BarKays, Cameo, Kool and the Gang, One Way, Chic…arrête tu te fais du mal, en plus tu vas devenir méchant et outrancier comme d’habitude, j’te connais, tu vas encore dire que la musique de danse d’aujourd’hui n’est rien d’autre que de la M…en pain d’1 kg, allez reviens à ton sujet ! Sorte de « Ska/Funk » réchauffé dans un roux de Rodgers/Edwards, Chelsea Rodgers c’est le titre consensuel de l’album, celui qui va réunir tout l’monde « on the dancefloor » et c’est bien car c’est encore là qu’il fait toujours l’unanimité. C’est Shelby qui chante ? je suppose…superbe en tous cas, une voix des 60’s comme on en fait plus, et ces descentes de piano à la Raymond Jones sur le « Good times » de Chic. Bon j’ai rien à dire sur le texte, l’est aussi psychédélique qu’une vieille pochette de Sly.
Allez,
on enfile un costard (rentre ton ventre bordel…),
on cire les pompes (semelles bien lisses, le chaloupé doit faire briller les yeux des filles..),
un dernier coup de peigne (non je ne ferais pas de teinture…)
…and “Gettin’ dirty at the club again”
NUMERO 4
Ps : Ca a l’air d’être sa nouvelle girlfriend !

Lion of Judah

Ouh là c’est l’intro de Purple Rain ma parole…ah bin non, c’est plus Cinammon Girl…et finalement non c’est… encore autre chose, je sais pas dire quoi…seraient-ce les accents « Policés » qui laissent cette impression de déjà entendu. Bon je dois dire que je suis mitigé, là j’aime et l’instant d’après ça me gave, rien à foutre du Lion de Judée, c’est qui lui d’abord. Bon allez je vais faire style ARTE et vous faire un peu d’histoire : Parmi les emblèmes des douze tribus d’Israël, le lion de Judée est prééminent. Il symbolise la force, maîtrisée et disponible, une puissance tranquille prêt à se lever pour défendre pays et peuple.
Au temps du roi Salomon, dans son palais, des lions se dressaient de part et d’autre des sept marches de l’escalier menant au trône. Aujourd’hui deux lions protecteurs ornent les entrées de certains quartiers généraux de l’armée et çà et là sur un mur est sculpté un lion rugissant, prêt à mordre et à broyer (source Internet).
Plus prés de nous, Hailé Sélassié Roi d’Ethiopie fit sculpter un immense Lion de Judée pour son palais d’Addis-Abeba, ce lion était censé représenter l’essor africain, il apparaît également sur le drapeau éthiopien car il représente aussi l’empereur Hailé Sélassié, libérateur de son pays et redevenu Ras Tafari après la guerre, il impulsera une politique de développement de son pays et symbolise la résistance à l’opresseur, il meurt assassiné par des militaires, laissant le pays partir vers un destin que l’on connaît. Mais le plus important c’est ça :
Haïlé Sélassié, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, descendant du Roi David et donc de Dieu, ainsi annoncé en 1916 par Marcus Garvey, est proclamé négus en octobre 1928. Un autre fragment du discours de Garvey en 1916 laisse aussi entrevoir : « Cherchez en Afrique le couronnement d’un roi noir, il pourrait être le Rédempteur. » Le rastafarisme est avant tout une religion qui se caractérise par ses nombreux emprunts au christianisme auxquels sont ajoutés une mise en valeur de l’Afrique et particulièrement de l’Ethiopie considérée comme la terre promise et donc lieu de rapatriement de tous les rastafaris. C’est un culte messianique dont le centre est l’Empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié : la dernière réincarnation de Dieu sur Terre. (source Internet).
Et surtout ça : Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d’agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l’accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.En effet, le « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs » (1 Timothée 6:15) de la Bible ressemble beaucoup aux titres traditionnels millénaires de Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié Ier : « Empereur d’Ethiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l’Univers ». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l’hindouisme, Howell considère Sélassié (ou « Jah », de Jahovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible (source Internet – Bruno BLUM).
Mon but n’est pas de lancer le débat sur Jehovah, après tout il croit en ce qu’il veut, mais certains ont tort de focaliser sur ces visiteurs à petite valise qui viennent parfois vous déranger un dimanche matin. Un jour, je lavais ma voiture, et j’ai eu la visite de deux d’entre eux. Pour voir, j’ai accepté de discuter un peu, même si d’après eux je n’étais qu’un « vil fornicateur » puisque pas marié et au bout de dix minutes je les ai congédiés ! Trop saoûlants ! Plus tard, ma femme faisant de la sculpture, nous avons du aller en Belgique travailler quelque semaines dans un atelier dirigé une personne membre de cette congrégation. Pas une seule fois, sa religion n’a été évoquée. A aucun moment il n’a essayé de nous embrigader ou essayé de nous tester. Comme quoi, la pratique peut être différente suivant les pays et les hommes. Finalement cette chanson est plus importante qu’il n’y paraît et il faudra que j’y revienne car c’est, en plus, une chanson où il semble sincèrement parler de lui. NUMERO 8
Resolution

Quand le texte prime sur la musique ! J’aime Prince aussi pour ce qu’il écrit et pas seulement pour ce qu’il compose. Musicalement ça ne me parle pas trop et dans ces cas là j’examine d’un peu plus prés le texte et là encore nous sommes à des lieues d’un « Get Off ». Là ou « Planet Earth » est un titre un peu naïf et porteur d’espoir, c’est en tout cas le sens que je lui donne, « Resolution », comme son nom l’indique, nous invite à réfléchir sur l’attitude qu’il nous faut adopter si l’on veut NOUS sauver. Le texte est assez désabusé car le doute l’assaille : « Combien veulent réellement prendre une résolution ? ». C’est vrai, des résolutions on en prend tous un jour l’autre, arrêter de fumer, arrêter de bouffer, arrêter de râler, bref, des « sottises » qu’on applique jamais. Croyez-moi, le jour où vous voulez « vraiment » quelque chose, pas besoin de résolution, faites le ! Et c’est ce qu’il semble nous dire, si l’on veut la Paix, il faut la faire ! C’est sûr l’auto critique n’est pas facile et être mis devant ses propres contradictions est « difficile à avaler », j’ai beau dénoncer moi aussi la guerre, qu’ai-je fait dans ma vie pour lutter contre toutes ces guerres ? Vous me direz, c’est pas uniquement de ta faute, que peux-tu faire contre les guerres qui « pourrissent » en Afrique ou au Moyen Orient, à mon petit niveau, rien bien sûr, je me contente de ne pas me disputer avec mes voisins, c’est déjà ça…mais il nous le dit : « le problème avec les gens c’est qu’ils ne font jamais ce qu’ils disent ». Tous les cessez-le-feu, toutes les (?) résolutions de l’ONU s’écroulent souvent sous la folie des hommes, je le disais au début, la guerre est EN l’homme, vrillée au fond de son corps, ne demandant qu’à se libérer, qu’à se « MisterHydiser ». Qu’on ne s’y trompe pas, si demain la situation le nécessitait, nous deviendrions, pour la plupart, ces êtres uniquement préoccupés par la défense de notre famille, des nôtres, de notre pays. C’est vrai que « l’on a rien à perdre à essayer » et qu’on peut se dire que nous sommes civilisés, que la guerre a disparu depuis 50 ans, que nous avons peut être une mission mais l’amour peut-il suffire ?
Le contraste avec la musique est assez déstabilisant car à l’écoute on se sent plus « en fin d’messe » qu’en militant de la Paix (en même temps l’un n’empêche pas l’autre…), ce que je veux dire c’est que le caractère « primesautier » de la musique n’est pas fait pour pousser à la réaction. Second degré ? pas cette fois ! il croit sincèrement ce qu’il a écrit, avec toute la candeur qui le caractérise parfois. C’est pas tellement ce Prince là qui me plaît mais cela fait partie du personnage. Vous l’avez compris, ça ne me fait pas grimper aux rideaux. NUMERO 9
Le classement a été ajouté après coup et correspond uniquement au ressenti que j’ai avec chaque titre et à ce que j’en retiens aujourd’hui. Ca évoluera avec le temps j’en suis sûr et il ne veut pas dire que « Lion of Judah » par exemple est un mauvais titre. Il me faudra peut être plus de temps pour en saisir toutes les qualités et pour me convaincre qu’il vaut plus qu’un « Guitar », mais ça vous le savez, c’est très subjectif…Finalement je reste sur ma première note ! Je reste donc très satisfait de ce nouvel album, il ne correspond pas à ce que j’attendais puisque je n’attendais rien de particulier, si ce n’est du nouveau son. Sûr, il ne sera pas dans le classement de tête de mes albums préférés, mais je l’ai dit, il a déjà révolutionné et influencé une bonne partie de la musique actuelle, on ne peut demander à quelqu’un de toujours être « révolutionnaire », il semble qu’il continue à assurer en live et c’est ce qui compte ! Je suis donc comblé, c’est un peu comme un lieu de vacances où l’on aime retourner. Chaque année on se dit, tiens cette année je vais aller là, ou là…et finalement au moment du choix, on se souvient de ça, de ça, oh…et puis de ça et finalement on y retourne…encore une fois…la dernière c’est sûr…en parlant de vacances d’ailleurs, encore huit jours et ce blog part en vacances jusque fin août, je mettrais un article rapide sur les 12’’ avec trois fichiers à télécharger et après, à moi la plage et le bon vin de Charente…