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Résultat pour le mot-clef : funk

Mystic Merlin

Samedi 9 mai 2009

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Direction New York ! Non ce “Merlin Enchanteur” ne sort pas des studios Disney mais de la scène Soul/Funk New Yorkaise du tout début des années 80. A la base, cinq musiciens Clyde Bullard (basse), Barry Strutt (saxo et claviers), Jerry Anderson (guitare), Keith Gonzales (Soliste et harmonica) et Sly Randolph (batterie) forment le groupe « Mystic Merlin’s Magic Band ». L’appellation n’est pas usurpée car l’imagerie véhiculée par le groupe, sans verser dans celle de Disney, lorgne malgré tout du côté d’Aladin et de Sinbad. L’aspect visuel est en effet indissociable du groupe qui, à l’instar d’Earth Wind & Fire et son « Egyptian Touch », en fera un gimmick récurrent. Renforcé par Leslie Dorsey (claviers) et Betty Brown (Chant) ils deviennent tout simplement MYSTIC MERLIN !

Pourquoi vous en parler maintenant ? Euh…parce que j’en ai envie ! Non…c’est pas monfile-502_0.jpg genre (quoique…), c’est juste que j’avais enregistré un jour de 1983 ce titre « Goddess of the Boogie » et qu’il a tourné des dizaines de fois (maudite cassette audio réparée maintes fois…) sans que je sache qui c’était (oui…je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…). J’avais juste un nom (idiot en plus) Mystic Merlin. Présente-toi chez un disquaire en lui demandant Mystic Merlin quand il met en rayon Herbert Leonard et Julie Pietri et t’as compris ta douleur. Ce n’est que bien des années plus tard et, n’en déplaise au législateur et surtout aux majors, grâce aux bienfaits du P2P, que je récupérerais ce titre et que je pourrais l’encoder et l’écouter enfin dans des conditions optimales pour en redécouvrir toute la qualité ! J’ai donc voulu vous en faire profiter au plus vite en attendant les grosses pointures qui vont arriver…

La compile indispensable !


Trouble Funk

Samedi 9 mai 2009

avataroni

M’étant attelé à un article sur CAMEO, je me suis aperçu que cela n’allait pas être un mince affaire, car établir un best-of de ce groupe mythique est un véritable tour de force et aussi un crève-cœur (où alors je fais deux volumes…), bref…pour patienter, je vais vous parler d’un groupe qui lui aussi a bercé mes 80’s et qui avait un style bien particulier baptisé Go-go ! Non il ne s’agit pas d’une charmante demoiselle aux formes rebondies jouant malicieusement autour d’une barre de fer mais d’un rythme particulier issu du funk mais cuisiné à la sauce d’un certain Chuck BROWN. Le monsieur, au milieu des années 70 est une figure de la scène funk à Washington et il met au point une rythmique basée sur beaucoup de percussions répétées à la mode des bongos qui accompagnent les majorettes tout en y introduisant pas mal de basse et de cuivres.

De nombreux groupes vont embrayer dans ce nouveau genre et le plus connu s’appelle : TROUBLE FUNK !!! Ce groupe va populariser ce rythme si particulier où s’entrechoquent percussions, basse, raps et « call & response » avec le public, ce qui n’est pas étranger à l’aura de violence qui entoure ce genre musical très cloisonné et très limité géographiquement. Créé dans les années 60, TROUBLE BAND accompagne un jour Chuck BROWN et adopte ce style musical, ils en profitent pour changer de nom… En ce début des années 80, ils signeront quatre albums : « In times of trouble » (1979), « Drop the Bomb » (1982), « In times of trouble » (1983) qui est fait une relecture de l’album de 1979 auquel est ajouté une partie live « from Washnigton » (1985) et « Trouble over here, trouble over there » (1987)…il n’empêche, cette musique vous met la pêche et les titres, toujours assez longs, sont frappés du sceau dufile-501_0.jpg groove…peu de romance dans le Go-go ! Les musiciens Tony FISHER (basse), Robert REED (claviers), James IVORY (claviers), Taylor REED (cuivres), Chester DAVIS (guitare), TBone DAVID (percussions), Mark CAREY (batterie et percussions), David RUDD (sax) et A.ROBINSON (percussions) remplacé par Emmet NIXON, n’avaient pas leur pareil pour mettre une salle en transes.

Leur dernier album, auquel participent Bootsy COLLINS et Kurtis BLOW abandonnera un peu la veine Go-go pour revenir à un R’nB plus funky. Le mieux que j’ai trouvé c’est de vous proposer l’album « Drop the Bomb » qui est une petite merveille regroupant à lui seul le must d’un genre un peu oublié…

Drop the Bomb !!!

Instant Funk

Samedi 9 mai 2009

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Dans ce glorieux quinquennat pour le funk que seront les années 80 à 85, il y aura des incontournables, des références, « les fondamentaux » dirait Bernard LAPORTE. Leur nom sonne comme un coup de fouet : INSTANT FUNK ! En ce début de 80’s, frontalier oblige, j’écoute souvent les radios belges, notamment la radio nationale et une émission restée dans le marbre « Radio Cité » ! Pendant quelques années, tous les samedis, pendant deux heures, des animateurs vont enchaîner le meilleur de ce qui se fait en dance-music. Je vais enregistrer des dizaines de cassettes audio devenues inutilisables aujourd’hui.

Ainsi un jour, je chope un titre, et attends impatiemment le titre et le groupe et là, bernique !…il ne le dit pas. Il me faudra quelques mois avant de retrouver la chose : « Everybody » du groupe INSTANT FUNK ! Voici leur histoire…INSTANT FUNK est un groupe de R&B qui trouve ses origines au milieu des années 1960 dans l’état du New Jersey, à Trenton très exactement. Trois jeunes musiciens, Raymond EARL (basse), Scotty MILLER (batterie) et son frère Kim MILLER (guitare) aiment jouer ensemble et espèrent devenir célèbres. Ils courent le cachet dans l’état du New Jersey, en vain. C’est par l’entremise d’un groupe vocal, les TNJ’s, qu’ils accompagnent, que le créateur/producteur Walter  « Bunny » SIGLER les remarque et les prend sous son aile. C’est à ce moment là, au début des années 70 qu’ils prennent le nom d’ INSTANT FUNK, parce que apparemment, ils sont capables de s’adapter à n’importe quelle rythmique funk. Délocalisés à Philadelphie, ils sont mis au contact du Philly Sound par SIGLER et ils vont accompagner de nombreux artistes comme les O’Jays, Curtis Mayfield, Evelyne King, The Three Degrees, Archie Bell ou encore Harold Melvin. Le groupe grandit et en 1976, il sort en son nom, un premier single « Float like a butterfly » ainsi qu’un premier album « Get down with the Philly jump ». Ceux-ci ne rencontrent pas le succès escompté et SIGLER décide de renforcer le groupe. S’adjoignent donc Dennis RICHARDSON (claviers), Larry DAVIS, Johnny ONDERLINDE et Eric HUFF (cuivres), George BELL (guitare), Charles WILLIAMS (percussions), ne manque qu’une voix, ce sera James CARMICHAEL, venu du gospel. Les voilà 10, imaginez la puissance délivrée ! Il faut bien ça pour chatouiller les maîtres du Philly Sound.

file-500_0.jpgEn 1978, le groupe continue à assurer derrière d’autres artistes et principalement leur mentor Bunny SIGLER qui a fondé sa propre compagnie de production. Début 79, c’est le jackpot, le groupe sort un album, sobrement baptisé « Instant Funk » dont le morceau principal va faire un malheur « I got my mind made up » ! Pour qui avait 20 ans, comme moi, à l’époque, c’est l’archétype du titre disco-funk, qui renvoie Hernandez et Cerrone à leur chères études et qui va représenter la sonorité des années 80 avec ses déclinaisons plus ou moins réussies. Le titre restera trois semaines N° 1 des charts R&B U.S et l’album est un franc succès. Le son du groupe devient reconnaissable, notamment dans leur travail sur les percussions, les cuivres et la basse. La même année, le second album s’intitule « Witch Doctor » et le morceau titre est assez percutant, le ton du groupe devient plus funk que disco et le troisième LP, en 1980, « The Funk is on » au titre évocateur, asseoit INSTANT FUNK comme un véritable groupe de funk, même s’il continue à mélanger habilement rythmes disco, bases funk voire accents rock. Le rythme effréné se poursuit avec la sortie en 1982 de « Looks so fine », quatrième opus du groupe qui a vu le départ de HUFF et ONDERLINE. Malgré un nombre important de pépites, l’album ne rencontre pas le succès escompté. Il faut dire qu’à l’époque, les titres et les groupes pleuvent, j’y reviendrais…Le groupe connaît d’autres départs (BELL et DAVIS) au point que le trio d’origine et les trois survivants reviennent à leurs premières amours et accompagne un groupe « The Jammers ».

Début 1983, le cinquième album du groupe, intelligemment baptisé « V », sort et signe le déclin du groupe. En effet, le disque apparaît comme un album sans grand intérêt et sans âme. Enfin, à la fin de l’année 83, un dernier album sort, « Kinky », qui tente d’éviter les recettes du précédent mais qui n’obtiendra pas beaucoup plus de succès. En 1985, INSTANT FUNK sortira un single « Tailspin » et tournera quelque temps avant de se séparer brusquement. Tous les membres du groupe continuent à œuvrer dans le domaine musical ou dans la production. On parla même, un temps, d’un nouvel album…Ils restent en tous cas, un groupe important de ce début des 80’s, un groupe qui avait un son propre, un peu comme les Bar-Kays, reconnaissable entre tous.

La compile indispensable !

RAD au Réservoir…

Lundi 30 mars 2009

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2682279491_753a98629e RAD…c’est une unité de mesure mathématique servant à définir un angle plan…1 RAD est égal 180°/pi ! RAD…c’est aussi une unité de mesure d’énergie massique ou de dose de radiation absorbée…! RAD…c’est encore le Réseau Agriculture Durable chers à nos agriculteurs soucieux de la planète…! RAD…et j’arrête là…on l’évoque aussi pour parler de Reconnaissance Automatique de Documents !!! J’ai trouvé une RAD beaucoup plus fun et beaucoup plus sexy !!! Rose Ann Dimalanta !!! Elle était au Réservoir (qu’on ne présente plus…) ce dimanche 29 mars en clôture d’une tournée qui a passé par le Méridien pour plusieurs soirées ! J’étais au Réservoir et je ne le regrette pas. Je l’avais découverte l’an dernier lors de la venue d’Eric LEEDS dans ce même lieu, mais là c’était SON concert. Elle était néanmoins bien accompagnée, jugez plutôt :

Eric Leeds au saxophone (Prince, Madhouse), Greg Boyer au trombone (Maceo Parker, Parliament, Prince) Mike McEvoy à la guitare (Steve Winwood), Kai Eckhardt à la basse (John McLaughlin) et Billy Johnson derrière les fûts (Santana, Maze). Autant dire que ça devait groover et ça l’a fait !!! Le show a été “FUNK” d’un bout à l’autre, avec une énergie et une générosité complètement sincère, car il faut bien regretter qu’il n’y ait pas eu un public plus large, mais je n’entamerais pas ici un débat qui a eu lieu ailleurs, je me bornerais à dire que ceux qui n’ont pas eu la possibilité de venir pour  des raisons diverses et variées sont à plaindre de tout mon coeur car ils ont raté un sacré moment ! Les autres…ceux qui n’ont pas voulu, je dirais juste “tant pis pour eux” ! Ce petit bout de femme possède un groove exemplaire et les titre se sont succédé à une vitesse effarante, ne laissant quasiment aucun moment de répit tant aux musiciens qu’au public. Public qui s’est rué devant la scène dés le démarrage du set…témoin de cette marmite funky qui a commencé à bouillir devant nous ! Fatigué par une précédente nuit chez mon ami Thierry (Junior pour les intimes…General Mars pour la postérité…) et après une “Dance’play-list” entièrement dévouée au funk et à Prince bien sûr, j’ai préféré croiser mes vieilles canes dans un des si agréables fauteuils du Réservoir et admirer cette merveilleuse “little girl” nous jouer sa symphonie groovesque !!! Je me dois de saluer le Maître des lieux pour la circonstance…Raphy…pauvre Raphy…gavé de médocs pour “assurer” et qui nous accueille avec sa gentillesse légendaire et incomparable…flanqué de son acolyte de toujours JMS…vous assurez vraiment les mecs et je te le dis Raphy, chaque fois tu pourras compter sur ma présence ! 

2683104308_2769d3d46d Je ne peux vous donner la playlist de ce qui a été joué car je ne connais pas assez le répertoire de la dame, mais deux heures durant, ça a chauffé ! Bon y’a au moins deux titres dont je me souviens , oui…un frémissement a parcouru l’assistance lorsque brusquement certains se sont sentis projetés neuf mois en arrière…lorsqu’un certain beat de batterie avait donné le top départ d’un moment de folie furieuse ! Certes le charme a moins opéré, mais dés le démarrage de Billy aux caisses, tous ont dit “ca y est…ils nous les refont !” Mutiny & 6…et il y eu presqu’autant de folie !

Dans les moments où j’étais pris par les solos d’Eric au saxo, je mesurais la chance que j’avais d’être là et lorsque la “petite” a commencé à chauffer les claviers, je me suis dit que décidément on avait affaire à une véritable petite centrale nucléaire ! Je me souviendrais longtemps du moment où elle a mis le turbo sur les touches et où Eric et Greg se sont arrêtés de jouer pour la regarder oeuvrer. Voir deux grands musiciens stopper de la sorte et rester quasi bouche bée devant elle, je vous assure…ça calme !!! Et si je dis grands musiciens c’est qu’on avait pas affaire à Licence IV où aux Musclés ! Billy Johnson cogne comme un bûcheron canadien qui aurait abusé du sirop d’érable…Eric Leeds est resté fidèle à lui même, si transparent presque quand il arrête de jouer et si envoûtant quand il joue…Greg BOYER est un véritable showman…Mike McEVOY délivrait son toucher comme si de rien n’était…quand à Kai ECKHARDT…mazette quel bassiste !!! A un moment il est resté seul sur scène et nous a fait une démonstration proprement époustouflante…jamais entendu ça !!! C’était presque hypnotisant !!! Que dire de la fin de concert qui a presque fait couler la lave dans le réservoir et surtout de l’après concert qui a vu les artistes se mêler aux personnes présentes et échanger quelques mots ! Vraiment des artistes simples et heureux de la performance. Cette fois j’ai été moins bête et j’ai acheté un disque de “Madame” RAD, son dernier studio “East Babe”…qu’elle m’a dédicacé trés gentiment et je peux vous dire qu’en plus elle est trés belle Ce disque m’accompagne depuis et je ne m’en lasse pas ! rad19 Qu’il me soit permis de saluer Laurent “Calhoun” avec qui j’ai eu le plaisir de converser quelques instants et qui est d’une gentillesse à toute épreuve ! Nico, avec qui j’ai pu bavarder un peu plus longtemps (big up !) et qui ce soir là jouait les Maître Yoda pour un padawan en “Princitude” ! et Vincent 2 Paris…toujours aussi “Chabalien” et qui a bien kiffé sa soirée je crois ! et bien sûr ma copine en Princeries…Sophie ze Parigote !!! Saluer quand même JuniorThierry qui a préféré cuver son ti-punch…Chane qui a du faire face à des impératifs professionnels…et les autres que je ne connais pas…pas encore, mais que j’ai aperçu !!! Une anecdote pour terminer ! Venant pour le week end, j’étais “descendu” dans un hôtel au nom d’oiseau tout proche du Réservoir. Lundi matin trés tôt, (je devais rentrer bosser quand même) je descends en salle de P’tit Déj’…chope un plateau et commence à le garnir (je vous passe les détails culinaires…)…je pose ma tasse sous la cafetière et j’attends…puis je me retourne plateau en mains et me dirige vers les tables et là…sous mes yeux ébahis…que découvre-je ??? Mes quatres musiciens (manquait Eric) en train de se sustenter avant leur départ…tous leurs sacs traînaient tout autour ! Je me suis assis et je les ai écoutés deviser musique ! Puis Eric est arrivé…le cheveu toujours impeccable et visiblement a sonné le signal (indiscutable) du départ…Kai a du rouler deux bouts de baguette dans une serviette et partir la bouche remplie d’un muffin !!! Je les ai gratifié d’un “Great show last night” et ils se sont évaporés…malheureusement RAD n’était pas là