Découvrez mes passions au quotidien

Résultat pour le mot-clef : funk

RAD au Réservoir…

Lundi 30 mars 2009

n711202858_1346166_4729127

2682279491_753a98629e RAD…c’est une unité de mesure mathématique servant à définir un angle plan…1 RAD est égal 180°/pi ! RAD…c’est aussi une unité de mesure d’énergie massique ou de dose de radiation absorbée…! RAD…c’est encore le Réseau Agriculture Durable chers à nos agriculteurs soucieux de la planète…! RAD…et j’arrête là…on l’évoque aussi pour parler de Reconnaissance Automatique de Documents !!! J’ai trouvé une RAD beaucoup plus fun et beaucoup plus sexy !!! Rose Ann Dimalanta !!! Elle était au Réservoir (qu’on ne présente plus…) ce dimanche 29 mars en clôture d’une tournée qui a passé par le Méridien pour plusieurs soirées ! J’étais au Réservoir et je ne le regrette pas. Je l’avais découverte l’an dernier lors de la venue d’Eric LEEDS dans ce même lieu, mais là c’était SON concert. Elle était néanmoins bien accompagnée, jugez plutôt :

Eric Leeds au saxophone (Prince, Madhouse), Greg Boyer au trombone (Maceo Parker, Parliament, Prince) Mike McEvoy à la guitare (Steve Winwood), Kai Eckhardt à la basse (John McLaughlin) et Billy Johnson derrière les fûts (Santana, Maze). Autant dire que ça devait groover et ça l’a fait !!! Le show a été « FUNK » d’un bout à l’autre, avec une énergie et une générosité complètement sincère, car il faut bien regretter qu’il n’y ait pas eu un public plus large, mais je n’entamerais pas ici un débat qui a eu lieu ailleurs, je me bornerais à dire que ceux qui n’ont pas eu la possibilité de venir pour  des raisons diverses et variées sont à plaindre de tout mon coeur car ils ont raté un sacré moment ! Les autres…ceux qui n’ont pas voulu, je dirais juste « tant pis pour eux » ! Ce petit bout de femme possède un groove exemplaire et les titre se sont succédé à une vitesse effarante, ne laissant quasiment aucun moment de répit tant aux musiciens qu’au public. Public qui s’est rué devant la scène dés le démarrage du set…témoin de cette marmite funky qui a commencé à bouillir devant nous ! Fatigué par une précédente nuit chez mon ami Thierry (Junior pour les intimes…General Mars pour la postérité…) et après une « Dance’play-list » entièrement dévouée au funk et à Prince bien sûr, j’ai préféré croiser mes vieilles canes dans un des si agréables fauteuils du Réservoir et admirer cette merveilleuse « little girl » nous jouer sa symphonie groovesque !!! Je me dois de saluer le Maître des lieux pour la circonstance…Raphy…pauvre Raphy…gavé de médocs pour « assurer » et qui nous accueille avec sa gentillesse légendaire et incomparable…flanqué de son acolyte de toujours JMS…vous assurez vraiment les mecs et je te le dis Raphy, chaque fois tu pourras compter sur ma présence ! 

2683104308_2769d3d46d Je ne peux vous donner la playlist de ce qui a été joué car je ne connais pas assez le répertoire de la dame, mais deux heures durant, ça a chauffé ! Bon y’a au moins deux titres dont je me souviens , oui…un frémissement a parcouru l’assistance lorsque brusquement certains se sont sentis projetés neuf mois en arrière…lorsqu’un certain beat de batterie avait donné le top départ d’un moment de folie furieuse ! Certes le charme a moins opéré, mais dés le démarrage de Billy aux caisses, tous ont dit « ca y est…ils nous les refont ! » Mutiny & 6…et il y eu presqu’autant de folie !

Dans les moments où j’étais pris par les solos d’Eric au saxo, je mesurais la chance que j’avais d’être là et lorsque la « petite » a commencé à chauffer les claviers, je me suis dit que décidément on avait affaire à une véritable petite centrale nucléaire ! Je me souviendrais longtemps du moment où elle a mis le turbo sur les touches et où Eric et Greg se sont arrêtés de jouer pour la regarder oeuvrer. Voir deux grands musiciens stopper de la sorte et rester quasi bouche bée devant elle, je vous assure…ça calme !!! Et si je dis grands musiciens c’est qu’on avait pas affaire à Licence IV où aux Musclés ! Billy Johnson cogne comme un bûcheron canadien qui aurait abusé du sirop d’érable…Eric Leeds est resté fidèle à lui même, si transparent presque quand il arrête de jouer et si envoûtant quand il joue…Greg BOYER est un véritable showman…Mike McEVOY délivrait son toucher comme si de rien n’était…quand à Kai ECKHARDT…mazette quel bassiste !!! A un moment il est resté seul sur scène et nous a fait une démonstration proprement époustouflante…jamais entendu ça !!! C’était presque hypnotisant !!! Que dire de la fin de concert qui a presque fait couler la lave dans le réservoir et surtout de l’après concert qui a vu les artistes se mêler aux personnes présentes et échanger quelques mots ! Vraiment des artistes simples et heureux de la performance. Cette fois j’ai été moins bête et j’ai acheté un disque de « Madame » RAD, son dernier studio « East Babe »…qu’elle m’a dédicacé trés gentiment et je peux vous dire qu’en plus elle est trés belle Ce disque m’accompagne depuis et je ne m’en lasse pas ! rad19 Qu’il me soit permis de saluer Laurent « Calhoun » avec qui j’ai eu le plaisir de converser quelques instants et qui est d’une gentillesse à toute épreuve ! Nico, avec qui j’ai pu bavarder un peu plus longtemps (big up !) et qui ce soir là jouait les Maître Yoda pour un padawan en « Princitude » ! et Vincent 2 Paris…toujours aussi « Chabalien » et qui a bien kiffé sa soirée je crois ! et bien sûr ma copine en Princeries…Sophie ze Parigote !!! Saluer quand même JuniorThierry qui a préféré cuver son ti-punch…Chane qui a du faire face à des impératifs professionnels…et les autres que je ne connais pas…pas encore, mais que j’ai aperçu !!! Une anecdote pour terminer ! Venant pour le week end, j’étais « descendu » dans un hôtel au nom d’oiseau tout proche du Réservoir. Lundi matin trés tôt, (je devais rentrer bosser quand même) je descends en salle de P’tit Déj’…chope un plateau et commence à le garnir (je vous passe les détails culinaires…)…je pose ma tasse sous la cafetière et j’attends…puis je me retourne plateau en mains et me dirige vers les tables et là…sous mes yeux ébahis…que découvre-je ??? Mes quatres musiciens (manquait Eric) en train de se sustenter avant leur départ…tous leurs sacs traînaient tout autour ! Je me suis assis et je les ai écoutés deviser musique ! Puis Eric est arrivé…le cheveu toujours impeccable et visiblement a sonné le signal (indiscutable) du départ…Kai a du rouler deux bouts de baguette dans une serviette et partir la bouche remplie d’un muffin !!! Je les ai gratifié d’un « Great show last night » et ils se sont évaporés…malheureusement RAD n’était pas là

PartouslespépinsdelapommedeNewton !

Mercredi 17 décembre 2008

…C’est une phrase culte d’un des épisodes de « Retour vers le futur » qui m’avait bien fait marrer ! (je suis « aussi » fan de Gotlib, Newton, la pomme, la coccinelle…enfin Gotlib quoi !!!…). Et bien j’ai retrouvé le clan des McFly. Ils ne font plus dans les DeLoreane spatio-temporelles…non, ils font dans la musique…remarquez ça dépote aussi…si si…lisez bien ce qui suit !
mcflyclan J’ai eu l’occasion d’échanger quelques posts, sur le génial FFF (Funky French Forum) bien connu des aficionados, avec la trés sympathique Lolita, à propos du concert d’Atomic George en août dernier et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que cette charmante jeune femme « drivait »‘ un groupe français de PFunk, j’ai nommé « MCFLY CLAN » ! Je suis donc allé faire un tour sur leur myspace voir ce que pouvait bien faire les rejetons de Marty et le premier titre que j’ai écouté c’est « Bring down the onion » et là je suis resté comme un rond de patate attendant d’être taillé en frites ! Y’avait tout ce que j’aime, une basse funky slappée juste ce qu’il faut, une guitare trés « soul’ seventies », une batterie à caisses claires comme je les aime (à la DAG…) et une voix…euh…je sais pas comment la qualifier…en fait on va dire que c’est un oignon qui parle ou un ectoplasme venu des profondeurs de l’espace ! Toujours est-il que j’ai été assaisonné…et pas qu’un peu ! Les deux autres morceaux en ligne m’ont incité à aller plus loin et à force de « harceler » la gentille manageuse j’ai reçu le CD du groupe « Onion Invasion » et un joli tee shirt ! (Faudra m’expliquer pour l’oignon…)

Alors qu’en est-il de cette invasion d’oignons ? Allais-je me mettre à pleurer toutes les larmes de mon corps à l’écoute de cette musique venue d’ailleurs puisqu’envahissante ? Que nenni mes amis ! Cette pluie de liliacées, loin de déclencher pleurs et reniflements intempestifs, me ravit depuis plusieurs semaines et ce sont les circonstances de la vie qui font que je n’en parle qu’aujourdhui. Je vais pas vous parler du groupe, le mieux encore c’est d’aller les voir chez eux…ici… www.myspace.com/mcfclan ! Non je vais vous parler musique, ça me permettra de parler de quelque chose d’intéressant au moins parce que « l’autre », en ce moment, je sais pas ce qu’il a mais y file du mauvais coton…enfin y filait parce que là les nouvelle sont plutôt réjouissantes…

On démarre par une « Funky Connection » qui vous invite à entrer au bal mais alors sans pantoufles de vair hein…c’est pas l’genre de la maison…non on est clairement dans la veine du vieux chien de Caroline du Nord, j’ai nommé George Clinton et sa folie musicale. Dire que je découvre aujourd’hui que nous avons…en France…des musiciens capables de restituer cette même folie psychédélique d’une musique qui rassemble par le groove. Entrée en matière réussie !!!
Je vous ai déjà dit quelque mots sur le premier titre de leur myspace’page, « Bring down the onion »…en fait c’est une sorte d’extension du premier car ils sont voisins et on a quasiment pas l’impression de changer de titre…mais si…puis arrive un break où apparaît the « Onion man » cet extra terrestre venu apporter la « bonne parole Fonky » mais il est vite relayé par un « sire » qui « nose » pas dire son nom…peu importe…!
« 2001″…! ce titre me fait furieusement penser à un titre princier dans l’intro mais pas moyen de retrouver…(est-ce seulement un titre princier…) refrain « mocassin bleu », le « funk » ayant remplacé la « monnaie »…Break « Brownien »…oh oh…les amis, les biberons furent de crus différents isn’t it ? Même le fantôme du synthé de Stevie s’invite à la fête…Yeah…
Vous voulez savoir ce que c’est d’être funky ? une seule réponse « How we funk »…y’a qu’à écouter…y’ qu’à suivre…pas besoin de se prendre la tête…d’où l’extrême bonheur de savoir jouer d’un instrument, de l’accoler avec d’autres et Oh miracle…ça fait de la musique qui fait bouger les cannes… groupe_ds_oignon_-stella

Message spécial : la photo ci contre est de Stella K
myspace.com/stellakowa dont j’aurais voulu voir les photos l’été dernier mais pas de chance…nété fermé la galerie :-( (

Interlude « psychédélico-clintonienne » avant la claque « In your face »…bon une claque au ralenti hein..trés south…pas la grosse mandale violente dans ta gueule…non juste un pain nonchalant…à l’instar de la trompette du Doc qui rythme le titre…

Ceux qui achèteront le disque comprendront ce qui suit : « La soupe à l’oignon se prépare en faisant cuire dans l’eau bouillante des oignons coupés en lamelles. Elle est servie chaude en entrée. Elle peut être agrémentée de gruyère râpé et de croûtons ajoutés au dernier moment et de différentes épices. »

Retour aux choses sérieuses avec « License to drink » (découvert sur le site) si je dis sérieuses, c’est parce que musicalement ça le fait..les différents breaks instrumentaux démontrent tout le talent des musiciens…

Bon ce qui suit c’est mon titre…comme sur les albums princiers…y’a toujours un titre qui est plus « ma came » et là…bein c’est celui là « Delirium »…et pas un trés mince…non un trés gros…y’a des influences qui me parlent, on saute allègrement de pierre en pierre, les pierres s’appelant Isaac Hayes…Norman Whitfield…Stevie Wonder…Hendrix…et j’en oublie sans doutes…perdu que je suis à l’écoute du titre…huit minutes de bonheur…sans déconner les mecs…vous assurez !
logo_couleur_hd En 1976, j’ai épuisé un double album vinyl jusquà ce qu’il devienne méconnaissable…aujourd’hui encore, il est chiffonné…rayé…lessivé mais je ne m’en séparerais pour rien au monde…CAR WASH des Rose Royce ! Hormis le morceau-titre qui a passé, passe et repassera sur tout bon dance floor qui se respecte, j’avais découvert des pépites écrites par le Maître…j’ai nommé Norman Whitfield…eh bien « Too Young » m’a conduit à ressortir la « chose » pour la regarder (je peux plus l’écouter…) mais aussi à le ré-écouter dans sa version numérique !

Arrive « Willie le borgne » qui vient raconter sa vie d’une voix qui sent bon l’alcool et la clope sur une ballade lancinante rythmée par la guitare sèche et la trompette bouchée…intermède plutôt sympa avant « Love »…une surpise hip-hop rappée sur soupe à l’oignon avec un featuring de Fat Yerba qui réconcilie funk et flow.

Si vous vouliez en avoir la preuve définitive bien que personnellement j’en sois convaincu : « Non le funk n’est pas mort…et il bande encore !!! » « Funk ain’t dead » relaie ce que j’ai dit tout au long de cet article. J’ai rien à dire de plus sur ce titre. C’est une Rolls dans l’genre !

Voilà, on termine avec une nouvelle incursion dans l’univers psychédélique du « Funky Onion » (faudra vraiment que vous m’expliquiez les mecs…) avant de redescendre sur Terre ! Sur Terre, pour moi ce sera le 31 janvier 2009 à Rambouillet. Oui…je descends 3 jours voir des amis et joindre l’utile à l’agréable en allant voir outre les McFly, les Gréements de Fortune et à priori Sandra N’Kaké ! Me reste aussi à trouver le moyen de faire venir le clan dans mes joyeuses contrées nordiques…vous verrez on a pas attendu le film pour être accueillants !!!

Dernière chose, je mets pas, forcément, de musique à télécharger…pour le prix qu’il coûte, achetez le, c’est une bonne et saine acquisition, par contre voici quelques extraits de Car Wash…histoire de vous rafraîchir la mémoire !!! (avec les craquements d’origine…) L’Elephant Bleu

Captain George et les Gréements…

Vendredi 12 septembre 2008

Depuis le temps que mon cher ami Thierry (Junior pour les intimes) me vantait la qualité des Gréements de Fortune et après avoir écouté une bonne centaine de fois leur album « MUSIC », j’ai dit banco ! Je savais qu’ils faisaient la première partie du vieux George…CLINTON…comment résister au vieux clebs…au pape du P.Funk…so…tickets and go ahead man ! C’était le 27 août dernier…oui je suis un peu à la ramasse question actualité mais changement de job oblige, j’ai peu de temps à l’heure actuelle…dans quelques mois je serais « installé », ça ira mieux ! C’était donc…au Bataclan, à Paris et je me souviendrais au moins d’une chose…la prochaine fois « habille toi plus léger car c’est l’enfer là dedans !!! « 

greements6-big Alors…les Gréements de Fortune, si vous connaissez pas, il faut immédiatement combler cette lacune car voilà un groupe qui a tout compris du groove qui traîne dans nos oreilles depuis 25 ans. Ils ont ingurgité les meilleures influences possibles de James BROWN à Barry WHITE, en passant par Stevie WONDER, Isaac HAYES ou Billy PAUL et en restitue une musique moderne qui ne sonne pas 80′s.

Leur premier album (fort justement baptisé MUSIC…) est excellent de bout en bout, je l’adore !!! « ANTHEM » a la funkytude classy et les cuivres scintillants, « MUSIC U’RE MY LADY » le groove du meilleur du Gang des Kool, « DANS LA PLACE » te pète dans ta face avec ses cordes à la Whitfield, « JUSQU’A M’EPUISER » te force à ramener « ur funky ass on the dance floor » avec cette basse omniprésente (je l’ai vu en direct maintenant…Bibi u’re the One !) et cette guitare so CHIC !, « LA MAGIE DE LA VIE » a la beauté des ballades d’Al Jarreau, « SOLITUDE » nous rappelle que le groove universel passe par les îles et le ventre de l’Afrique, et « IS THERE A PLACE » que le groupe est français et peut inventer une exception bien à nous…et le final aux accents Blackstreet quand même, quand je vous dis qu’ils ont tout compris, « EXCUSE MOI » me ramène à la découverte de CHIC en 79, « JAM » alors là c’est l’extase car je suis quasi sûr que ces messieurs ont biberonné de l’Al HUDSON & Partners/ONE WAY plus que de raison ! et on termine avec un morceau inclassable « ETINCELLE », (un peu comme sur les disques de Prince LOL où il y a toujours un titre qui dénote…) qui démarre par une ballade un peu nonchalante mais qui débouche au bout de quatre minutes sur un break qui doucement vous enivre et vous hypnotise par la voix grave à la Barry, le doux clavier de Jay Murphy (que j’ai eu le privilège de croiser et saluer au Réservoir…) et le cuivre du Freak ! Fellas ! If U love somebody, U’ve got to set them free !!!….et tout ça se termine sur une pirouette Clintonienne justement « ALLEZ HOP », tiens c’est vrai ça allez hop…shake what u mama give ya !!!
C’est avec quelques uns de ces titres qu’ils ont entamé cette soirée mémorable du 27 août ! Prestation trop courte à mon goût mais qui je pense a laissé un sacré goût dans la bouche de ceux qui étaient dans la salle !!! Je pense les revoir assez vite pour une vraie perf rien qu’à eux. (Dés qu’je peux, je déboule Junior… !)
Vous voulez voir ce que ça donne sur scène ???

Et si vous voulez tout savoir sur le groupe :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=57585976

George…CLINTON…Quand j’ai vu sa face sur les flyers, ma mémoire a fait un bond de 25 ans en arrière et m’a ramené aux doux accents d’une berceuse canine qui a enchanté certaines de mes soirées « Atomic dog » et son riff dobermannien ! Je ne pouvais rater ce vieux matamore (presque 70 ans quand même…), l’un des Rois mages du funk avec James BROWN et Sly STONE ! Surtout qu’il a su se distinguer parmi « l’élite funkeuse » en mettant au point sa marque de fabrique : le PFUNK ! Alors, ne me demandez pas les détails sur la rhétorique du funk, allez à gauche sur le site www.funkhome.com vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour comprendre, c’est fait par des passionnés pour des passionnés. Juste dire que c’est un funk qui…vous troue l’cul, je crois qu’y a pas d’autres mots…désolé pour cet écart de langage qui je vous le promets ne se reproduira pas ;-)

J’avoue j’y suis allé en me demandant bien si je n’allais pas être déçu car « Mon Clinton » à moi, c’est le « chien img_1027 atomique », « Loopzilla », « Nubian Nut », « Last Dance », « O.N.U.A.G », ou encore « Knee Deep »…oui je sais, un certain courant comme disent les caciques du PS, et avec lâge de certains de ses co-religionnaires, je me demandais si ça groovait encore chez l’ami George ? Eh bein les amis…je peux vous dire que question « groove » ils assurent et la soirée a tenu ses promesses !!! Après les Gréements qui avaient chauffé la salle à blanc (déjà perdu 500 grammes, moi…) et après avoir laissé le temps aux makinos d’installer le matos, les accents de « Funkentelechy » ont retenti en même temps que l’apparition 100% coton de Garry SHIDER qui décidément, porte la serviette blanche avec un élégance folle ! S’en sont suivi un « Bop Gun » et un « Gamin’on ya » de la meilleure augure mais point de Clinton au bout de trois titres. Belita WOODS nous a gratifié d’un « Undisco Kid » tout en puissance avant que la stratosphère ne s’entrouvre pour me geler sur place aux accents de « Cosmic slop » ! Malheureusement je suis pas resté gelé longtemps car avec la température qui règne dans cette salle, t’as vite fait de te transformer en fontaine humaine…puis de te foutre royalement de ce que tu libères puisque tu ne peux plus le contrôler…Bref ! « Cosmic slop »…mazette ! Quelle version ! avec un Michael HAMPTON trés en verve ! C’est définitivement un de mes morceaux fétiche, celui que je peux écouter 20 fois de suite et quand le vieux fait son apparition c’est du délire, l’espace d’un instant…je « sèche » !!! sur place !!! il est là…à quelques mètres de moi (l’avantage d’avoir été là en début de soirée, je suis quasi au pied de la scène…)…des dizaines de mains aux deux doigts dressés forment soudainement une forêt « so P« …ca y est je suis dans une autre galaxie ! La lave continue de sortir des instruments de musiciens qu’on ne parvient plus à suivre car ça bouge tout l’temps sur scène, le chien post-nucléaire rentre à la niche pour laisser place à l’hymne « Parliamentien » j’ai nommé « PFunk (wants to get funked up) » qui m’achève ! Je ne compte plus les grammes qui s’évacuent de mon corps par solution saline interposée !!!
img_0986 Plusieurs titres vont suivre, qui vont maintenir la pression mais l’acoustique assez « discutable » de la salle où les réglages, je ne sais pas, font que par instants, les sons semblent distordus et deviennent presque gênants d’autant que les solos commencent à devenir trés longs et petit à petit je sombre dans une espèce d’état second où je ne profite plus réellement de la musique (ou alors c’est la fumée environnante…) ! Heureusement il y a aussi des choses à regarder même si c’est secondaire et pas forcément indispensable, comme le musculeux « Sir Nose » qui déambulera régulièrement en faisant des simagrées au public avant dêtre touché par l’éclair de lumière de Georgy qui le transforme alors en « Funky worm », mais aussi une choriste poilue des d’ssous de bras montée sur roulements à billes et dont j’ai espéré en vain à un moment donné que le corsage finisse le glissement entrepris…
Mais je n’en avais pas fini avec le beat syncopé si cher à mes gambettes ! En effet, la demi heure suivante va aligner successivement « One Nation under a groove », « Aquaboogie », « Flashlight », et « Knee Deep », excusez du peu !!! J’ai pas les images mais ça donnait à peu prés ça…

George Clinton .Not Just Kneep Deep [Live]
Autant dire que je suis aux anges, vous vous rendez compte, mes must dans un quatuor royal. Le vieux fait des allers-retours incessants entre la scène et sa loge je suppose, il fatigue quand même. Comme tous les musiciens il doit aller se « resourcer » régulièrement backstage ! Il fumera même un joint sur scène, joint « échappé » du public, et en sera visiblement trés satisfait !!! Quand « Give up the funk » démarre, j’avoue que je ne tiens plus (l’âge peut être…où l’atmosphère…)…trop de sons ont vrillé par moments mes oreilles…décidément trop chaud et je ne tiens pas à me faire embarquer par le SAMU comme une adolescente à l’arrivée des jeunes teutons qui les font tant rêver…bref !!! JE SORS !!! J’ABANDONNE !!! La fraîcheur parisienne est alors une bénédiction pour mon corps img_1006 surchauffé et tout doucement je retrouve consistance humaine ! Je croise LaRouge qui, elle aussi, en avait marre et a abandonné. On a tous les deux un peu le même ressenti sans pour autant cracher sur ce qu’on vient de vivre. Comprenez-moi bien…la soirée a été dantesque…à tous points de vue…mais quand je suis parti j’avais ma dose ! Je ne regrette à aucun moment ma venue car j’aurais assité au moins une fois dans ma vie à une prestation d’un monument du Funk encore vivant. C’est vrai, c’est un des derniers dinosaures qui soit encore parmi nous et en plus qui continue à tourner. Bon d’accord, à un moment donné j’ai eu un peu peur car il est parti s’appuyer sur les enceintes du bassiste et tournait le dos à la scène…fatigue ou besoin de sentir le groove ??? Mais au fil du concert, il semblait s’améliorer, à croire que la musique lui insuffle de l’energie…ou alors c’est autre chose ;-)

Pour terminer je salue JuniorThierry bien évidemment (mon « frère de son »…) mais aussi Vincent2Paris que j’ai entrevu quelques minutes, ma petite normande CHANE que j’ai pas pu saluer par contre et je remercie ttora du forum schkopi à qui j’ai « piqué » les photos qui illustrent cet article (les miennes étaient trop nazes…) et pis allez…je ne résiste pas à conclure avec mon morceau « ever » !!! (cherchez pas…George est pas là…et les autres ont 30 ans de moins…)

One Nite in…1975

Samedi 10 mai 2008

avataroni4L’âge aidant, mes escapades en discothèque devinrent plus ou moins régulières ! En ces années d’insouciance et malgré un bac en perspective (!), le Pop-Club devint notre destination dominicale préférée. Le foot, je m’en foutais un peu, je n’avais sans doute pas digéré mon éviction des pelouses sambriennes et mes rêves de gloire s’étaient définitivement évaporés. Par contre, cette sortie qui me permettait pendant quelque heures, permission de minuit oblige, d’écouter une musique différente de mes goûts musicaux d’alors, je ne l’aurais ratée pour rien au monde ! Il faut dire que les occasions de sortir, ainsi que les lieux potentiels étaient peu nombreux. Heureusement que la Belgique est toute proche et va nous permettre d’autres escapades…

Ah si…pour sortir il y a bien notre cinéma local et je me souviens trés bien de deux films qui avaient marqué les esprits à cette époque : « Rollerball » et « Bons Baisers de Hong-Kong » (oui, je sais on allait tout voir…). Le premier m’avait scotché par sa violence. Il faut dire que les années 70, au cinéma, ont donné lieu à un grand nombre de films où la violence était omniprésente et ça c’était nouveau !!! « Rollerball » c’était l’histoire d’un jeu où tous les coups sont permis pour éliminerfile-803 son adversaire. Un peu de la télé-réalité avant l’heure quoi ! Dans le film, James CAAN est magnifique et le champion devra défendre sa vie dans un épilogue où les règles changent : Pas de limite de temps et pas de quartiers. Un film à (re)découvrir !

L’autre c’est « Bons Baisers de Hong Kong » avec …les Charlots ! Vous l’avez compris c’est le remake franchouillard de « Bons Baisers de Russie », un James Bond première période avec Terence YOUNG à la caméra et Sean CONNERY dans le costard de l’espion anglais préféré des filles (Sean, le seul, le vrai James Bond….). Bon, avec les Charlots, forcément on fait pas dans la dentelle et aujourd’hui, ce film doit être pris au 2 825ème degré, au moins.

file-804En effet, dans le genre navet, on a rarement fait mieux, mais dans les années 70, les Charlots avaient leur petit succès, ils étaient également chanteurs (Paulette… Paulette… tu es la reine des paupie-ttes de veau…) et finalement ils devaient jouer sur un « vrai » second, voire troisième degré que peu de gens ont compris. La « grosseur » des gags, leur évidente nullité en font presque des joyaux de non-sens que des artistes comme les Monty Python ont su, à la différence de nos amis, sublimer ! Le film avait tout de même fait près de 3 millions d’entrées à l’époque !!!… Au fait il paraît que les Charlots étaient d’excellents musiciens de studio !

Tout ça nous a éloigné de ma musique préférée et je vous livre donc

le fruit de cette année 1975

avec des petites infos sur les artistes.

Chocolate Milk – Action speaks louder than words !

le funk made in New Orleans, produit par le célèbre Allen Toussaint et, en plus, qui n’a pas pris une ride ! F’raient pas mal d’en prendre de la graine, les jeunôts d’aujourd’hui !!

Brass Construction – Dance !

Les tout-débuts du bongo de Brooklyn et du maître à jouer Randy Muller avant qu’il ne fonde SKYY. Je suis quasi sûr que Prince écoutait ce titre en boucle quand il était gamin, écoutez les riffs de guitare en fin de titre et cette flûte incongrue…

Black Heat – Chips Funk !

Un groupe éphémère, mais pourtant si brillant, qui n’a enregistré que deux albums devenus très rares !

The Meters – Fire on the Bayou !

Bon là on parle de pointures qui ont joué avec les Beatles et les Stones. C’est encore du funk « New Orleans » et c’est encore produit par Toussaint et là c’est un de leurs plus gros tubes !

The Fatback Band – Yum Yum (gimme some) !

Spécialistes du “Street Funk”, un funk très électrique qui allait plus tard évoluer vers le rap et Sugarhill Gang.

Archie Bell and the Drells – Let’s groove !

Un groupe Texan spécialiste du Philly Sound !

Average White Band – Pick up the pieces !

Croyez-le ou pas, ce sont des écossais funky derrière ces cuivres groovy ! Gros gros succès en 1975 en tout cas, vous le connaissez c’est sûr…

Clarence Reid – Funky party !

Etonnant personnage que ce Clarence Reid ! Il a écrit des dizaines de titres pour lui et d’autres et sous le pseudonyme de « BLOWFLY » il a parodié de grands standards avec des textes volontairement explicites. Devinez quel titre est à la base de ce « Funky Party » ? ma reconnaissance éternelle au gagnant ! 

Georges et Gwen Mc Crae – The rub !

On repart vers le Miami Sound avec le créateur du tube “Rock your baby”

Isley Brothers – Fight the power !

Un groupe qui fait partie du panthéon du “ryth’m and blues” ! Les frères Isley ont démarré leur carrière en 69 et sont toujours en activité à l’heure actuelle. Que du lourd !

James Brown – Funky President !

James qui ??? lol, Je ne sais pas s’il l’a écrite pour la sortie « ratée » de Richard Nixon ou l’arrivée « tonitruante » de Gerald Ford…

The Commodores – Slippery when wet !

La encore une signature prestigieuse de Tamla Motown, des ballades soul à la pelle, Lionel Richie au micro et du funk bien trempé, la preuve !

Bonus track – KC and the Sunshine Band – Get down tonight !

Oui je sais, mais j’ai pas pu zapper ce titre qui fut emblématique de cette période ! En plus, je fais ce que je veux…

Rendez vous pour «One Nite in…1976»