
RAD…c’est une unité de mesure mathématique servant à définir un angle plan…1 RAD est égal 180°/pi ! RAD…c’est aussi une unité de mesure d’énergie massique ou de dose de radiation absorbée…! RAD…c’est encore le Réseau Agriculture Durable chers à nos agriculteurs soucieux de la planète…! RAD…et j’arrête là…on l’évoque aussi pour parler de Reconnaissance Automatique de Documents !!! J’ai trouvé une RAD beaucoup plus fun et beaucoup plus sexy !!! Rose Ann Dimalanta !!! Elle était au Réservoir (qu’on ne présente plus…) ce dimanche 29 mars en clôture d’une tournée qui a passé par le Méridien pour plusieurs soirées ! J’étais au Réservoir et je ne le regrette pas. Je l’avais découverte l’an dernier lors de la venue d’Eric LEEDS dans ce même lieu, mais là c’était SON concert. Elle était néanmoins bien accompagnée, jugez plutôt :
Eric Leeds au saxophone (Prince, Madhouse), Greg Boyer au trombone (Maceo Parker, Parliament, Prince) Mike McEvoy à la guitare (Steve Winwood), Kai Eckhardt à la basse (John McLaughlin) et Billy Johnson derrière les fûts (Santana, Maze). Autant dire que ça devait groover et ça l’a fait !!! Le show a été “FUNK” d’un bout à l’autre, avec une énergie et une générosité complètement sincère, car il faut bien regretter qu’il n’y ait pas eu un public plus large, mais je n’entamerais pas ici un débat qui a eu lieu ailleurs, je me bornerais à dire que ceux qui n’ont pas eu la possibilité de venir pour des raisons diverses et variées sont à plaindre de tout mon coeur car ils ont raté un sacré moment ! Les autres…ceux qui n’ont pas voulu, je dirais juste “tant pis pour eux” ! Ce petit bout de femme possède un groove exemplaire et les titre se sont succédé à une vitesse effarante, ne laissant quasiment aucun moment de répit tant aux musiciens qu’au public. Public qui s’est rué devant la scène dés le démarrage du set…témoin de cette marmite funky qui a commencé à bouillir devant nous ! Fatigué par une précédente nuit chez mon ami Thierry (Junior pour les intimes…General Mars pour la postérité…) et après une “Dance’play-list” entièrement dévouée au funk et à Prince bien sûr, j’ai préféré croiser mes vieilles canes dans un des si agréables fauteuils du Réservoir et admirer cette merveilleuse “little girl” nous jouer sa symphonie groovesque !!! Je me dois de saluer le Maître des lieux pour la circonstance…Raphy…pauvre Raphy…gavé de médocs pour “assurer” et qui nous accueille avec sa gentillesse légendaire et incomparable…flanqué de son acolyte de toujours JMS…vous assurez vraiment les mecs et je te le dis Raphy, chaque fois tu pourras compter sur ma présence !
Je ne peux vous donner la playlist de ce qui a été joué car je ne connais pas assez le répertoire de la dame, mais deux heures durant, ça a chauffé ! Bon y’a au moins deux titres dont je me souviens
, oui…un frémissement a parcouru l’assistance lorsque brusquement certains se sont sentis projetés neuf mois en arrière…lorsqu’un certain beat de batterie avait donné le top départ d’un moment de folie furieuse ! Certes le charme a moins opéré, mais dés le démarrage de Billy aux caisses, tous ont dit “ca y est…ils nous les refont !” Mutiny & 6…et il y eu presqu’autant de folie !
Dans les moments où j’étais pris par les solos d’Eric au saxo, je mesurais la chance que j’avais d’être là et lorsque la “petite” a commencé à chauffer les claviers, je me suis dit que décidément on avait affaire à une véritable petite centrale nucléaire ! Je me souviendrais longtemps du moment où elle a mis le turbo sur les touches et où Eric et Greg se sont arrêtés de jouer pour la regarder oeuvrer. Voir deux grands musiciens stopper de la sorte et rester quasi bouche bée devant elle, je vous assure…ça calme !!! Et si je dis grands musiciens c’est qu’on avait pas affaire à Licence IV où aux Musclés ! Billy Johnson cogne comme un bûcheron canadien qui aurait abusé du sirop d’érable…Eric Leeds est resté fidèle à lui même, si transparent presque quand il arrête de jouer et si envoûtant quand il joue…Greg BOYER est un véritable showman…Mike McEVOY délivrait son toucher comme si de rien n’était…quand à Kai ECKHARDT…mazette quel bassiste !!! A un moment il est resté seul sur scène et nous a fait une démonstration proprement époustouflante…jamais entendu ça !!! C’était presque hypnotisant !!! Que dire de la fin de concert qui a presque fait couler la lave dans le réservoir et surtout de l’après concert qui a vu les artistes se mêler aux personnes présentes et échanger quelques mots ! Vraiment des artistes simples et heureux de la performance. Cette fois j’ai été moins bête et j’ai acheté un disque de “Madame” RAD, son dernier studio “East Babe”…qu’elle m’a dédicacé trés gentiment et je peux vous dire qu’en plus elle est trés belle
Ce disque m’accompagne depuis et je ne m’en lasse pas !
Qu’il me soit permis de saluer Laurent “Calhoun” avec qui j’ai eu le plaisir de converser quelques instants et qui est d’une gentillesse à toute épreuve ! Nico, avec qui j’ai pu bavarder un peu plus longtemps (big up !) et qui ce soir là jouait les Maître Yoda pour un padawan en “Princitude” ! et Vincent 2 Paris…toujours aussi “Chabalien” et qui a bien kiffé sa soirée je crois ! et bien sûr ma copine en Princeries…Sophie ze Parigote !!! Saluer quand même JuniorThierry qui a préféré cuver son ti-punch…Chane qui a du faire face à des impératifs professionnels…et les autres que je ne connais pas…pas encore, mais que j’ai aperçu !!! Une anecdote pour terminer ! Venant pour le week end, j’étais “descendu” dans un hôtel au nom d’oiseau tout proche du Réservoir. Lundi matin trés tôt, (je devais rentrer bosser quand même) je descends en salle de P’tit Déj’…chope un plateau et commence à le garnir (je vous passe les détails culinaires…)…je pose ma tasse sous la cafetière et j’attends…puis je me retourne plateau en mains et me dirige vers les tables et là…sous mes yeux ébahis…que découvre-je ??? Mes quatres musiciens (manquait Eric) en train de se sustenter avant leur départ…tous leurs sacs traînaient tout autour ! Je me suis assis et je les ai écoutés deviser musique ! Puis Eric est arrivé…le cheveu toujours impeccable et visiblement a sonné le signal (indiscutable) du départ…Kai a du rouler deux bouts de baguette dans une serviette et partir la bouche remplie d’un muffin !!! Je les ai gratifié d’un “Great show last night” et ils se sont évaporés…malheureusement RAD n’était pas là ![]()
J’ai eu l’occasion d’échanger quelques posts, sur le génial FFF (Funky French Forum) bien connu des aficionados, avec la trés sympathique Lolita, à propos du concert d’Atomic George en août dernier et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que cette charmante jeune femme “drivait”‘ un groupe français de PFunk, j’ai nommé “MCFLY CLAN” ! Je suis donc allé faire un tour sur leur myspace voir ce que pouvait bien faire les rejetons de Marty et le premier titre que j’ai écouté c’est “Bring down the onion” et là je suis resté comme un rond de patate attendant d’être taillé en frites ! Y’avait tout ce que j’aime, une basse funky slappée juste ce qu’il faut, une guitare trés “soul’ seventies”, une batterie à caisses claires comme je les aime (à la DAG…) et une voix…euh…je sais pas comment la qualifier…en fait on va dire que c’est un oignon qui parle ou un ectoplasme venu des profondeurs de l’espace ! Toujours est-il que j’ai été assaisonné…et pas qu’un peu ! Les deux autres morceaux en ligne m’ont incité à aller plus loin et à force de “harceler” la gentille manageuse j’ai reçu le CD du groupe “Onion Invasion” et un joli tee shirt ! (Faudra m’expliquer pour l’oignon…)
En 1976, j’ai épuisé un double album vinyl jusquà ce qu’il devienne méconnaissable…aujourd’hui encore, il est chiffonné…rayé…lessivé mais je ne m’en séparerais pour rien au monde…CAR WASH des Rose Royce ! Hormis le morceau-titre qui a passé, passe et repassera sur tout bon dance floor qui se respecte, j’avais découvert des pépites écrites par le Maître…j’ai nommé Norman Whitfield…eh bien “Too Young” m’a conduit à ressortir la “chose” pour la regarder (je peux plus l’écouter…) mais aussi à le ré-écouter dans sa version numérique !
Alors…les Gréements de Fortune, si vous connaissez pas, il faut immédiatement combler cette lacune car voilà un groupe qui a tout compris du groove qui traîne dans nos oreilles depuis 25 ans. Ils ont ingurgité les meilleures influences possibles de James BROWN à Barry WHITE, en passant par Stevie WONDER, Isaac HAYES ou Billy PAUL et en restitue une musique moderne qui ne sonne pas 80’s.
atomique”, “Loopzilla”, “Nubian Nut”, “Last Dance”, “O.N.U.A.G”, ou encore “Knee Deep”…oui je sais, un certain courant comme disent les caciques du PS, et avec lâge de certains de ses co-religionnaires, je me demandais si ça groovait encore chez l’ami George ? Eh bein les amis…je peux vous dire que question “groove” ils assurent et la soirée a tenu ses promesses !!! Après les Gréements qui avaient chauffé la salle à blanc (déjà perdu 500 grammes, moi…) et après avoir laissé le temps aux makinos d’installer le matos, les accents de “Funkentelechy” ont retenti en même temps que l’apparition 100% coton de Garry SHIDER qui décidément, porte la serviette blanche avec un élégance folle ! S’en sont suivi un “Bop Gun” et un “Gamin’on ya” de la meilleure augure mais point de Clinton au bout de trois titres. Belita WOODS nous a gratifié d’un “Undisco Kid” tout en puissance avant que la stratosphère ne s’entrouvre pour me geler sur place aux accents de “Cosmic slop” ! Malheureusement je suis pas resté gelé longtemps car avec la température qui règne dans cette salle, t’as vite fait de te transformer en fontaine humaine…puis de te foutre royalement de ce que tu libères puisque tu ne peux plus le contrôler…Bref ! “Cosmic slop”…mazette ! Quelle version ! avec un Michael HAMPTON trés en verve ! C’est définitivement un de mes morceaux fétiche, celui que je peux écouter 20 fois de suite et quand le vieux fait son apparition c’est du délire, l’espace d’un instant…je “sèche” !!! sur place !!! il est là…à quelques mètres de moi (l’avantage d’avoir été là en début de soirée, je suis quasi au pied de la scène…)…des dizaines de mains aux deux doigts dressés forment soudainement une forêt “so P“…ca y est je suis dans une autre galaxie ! La lave continue de sortir des instruments de musiciens qu’on ne parvient plus à suivre car ça bouge tout l’temps sur scène, le chien post-nucléaire rentre à la niche pour laisser place à l’hymne “Parliamentien” j’ai nommé “PFunk (wants to get funked up)” qui m’achève ! Je ne compte plus les grammes qui s’évacuent de mon corps par solution saline interposée !!!
Plusieurs titres vont suivre, qui vont maintenir la pression mais l’acoustique assez “discutable” de la salle où les réglages, je ne sais pas, font que par instants, les sons semblent distordus et deviennent presque gênants d’autant que les solos commencent à devenir trés longs et petit à petit je sombre dans une espèce d’état second où je ne profite plus réellement de la musique (ou alors c’est la fumée environnante…) ! Heureusement il y a aussi des choses à regarder même si c’est secondaire et pas forcément indispensable, comme le musculeux “Sir Nose” qui déambulera régulièrement en faisant des simagrées au public avant dêtre touché par l’éclair de lumière de Georgy qui le transforme alors en “Funky worm”, mais aussi une choriste poilue des d’ssous de bras montée sur roulements à billes et dont j’ai espéré en vain à un moment donné que le corsage finisse le glissement entrepris…
surchauffé et tout doucement je retrouve consistance humaine ! Je croise LaRouge qui, elle aussi, en avait marre et a abandonné. On a tous les deux un peu le même ressenti sans pour autant cracher sur ce qu’on vient de vivre. Comprenez-moi bien…la soirée a été dantesque…à tous points de vue…mais quand je suis parti j’avais ma dose ! Je ne regrette à aucun moment ma venue car j’aurais assité au moins une fois dans ma vie à une prestation d’un monument du Funk encore vivant. C’est vrai, c’est un des derniers dinosaures qui soit encore parmi nous et en plus qui continue à tourner. Bon d’accord, à un moment donné j’ai eu un peu peur car il est parti s’appuyer sur les enceintes du bassiste et tournait le dos à la scène…fatigue ou besoin de sentir le groove ??? Mais au fil du concert, il semblait s’améliorer, à croire que la musique lui insuffle de l’energie…ou alors c’est autre chose
son adversaire. Un peu de la télé-réalité avant l’heure quoi ! Dans le film, James CAAN est magnifique et le champion devra défendre sa vie dans un épilogue où les règles changent : Pas de limite de temps et pas de quartiers. Un film à (re)découvrir !
En effet, dans le genre navet, on a rarement fait mieux, mais dans les années 70, les Charlots avaient leur petit succès, ils étaient également chanteurs (Paulette… Paulette… tu es la reine des paupie-ttes de veau…) et finalement ils devaient jouer sur un “vrai” second, voire troisième degré que peu de gens ont compris. La “grosseur” des gags, leur évidente nullité en font presque des joyaux de non-sens que des artistes comme les Monty Python ont su, à la différence de nos amis, sublimer ! Le film avait tout de même fait près de 3 millions d’entrées à l’époque !!!… Au fait il paraît que les Charlots étaient d’excellents musiciens de studio !