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2004…achète CD désespérément

Lundi 16 juillet 2007

2004, j’ai basculé définitivement du côté obscur même si j’y trouve la lumière, à savoir que désormais plus rien ne compte mis à part trouver tout ce que je peux trouver et bien entendu, en premier lieu, posséder la totalité de la discographie officielle ce qui, en soi, est déjà un tour de force puisque nous parlons ici de prés de 40 albums hors spéciaux et productions parallèles. Cette année là (comme disait Claude…) je vais donc profiter des miracles d’internet qui offre de nombreuses possibilités pour se procurer des choses sans rendre anorexique son petit cochon…

Première acquisition, « 1999 » (attendez…bin ouais, car je vois d’ici les petits sourires de certains…je raconte mon histoire comme elle s’est déroulée, sans enjoliver…je ne pouvais pas tout acheter en même temps, attendez la suite…). Bon, bien sûr je connais quand même le morceau titre « 1999 » qui avait fait un vrai carton à sa sortie fin 82 et que j’avais acheté en single (quand même…) à l’époque. « 1999 » c’est véritablement un hymne princier, l’incarnation peut être du style « funk/rock » qu’il a créé en ce début des années 80 et qui trouvera son achèvement total trois ans plus tard avec « Purple Rain ». Un riff intemporel, une rythmique de plomb, cette batterie synthétique omniprésente ces années là et qui signe son style, si vous n’étiez pas accro, là vous êtes foutus. En 1999, il sortira un album de mix de ce titre, assez sympa et baptisé « 1999 – The New master ». Suivent « Little red corvette » dont la version Ultimate est monstrueuse et “Delirious” petite friandise rockabilly avant la première des trois claques qui suivent. Première gifle « Let’s pretend we’re married », rythmique « Cerrone » pour un titre hypnotique, rappelant « Sexuality », et puis son gimmick de fou du Roi « Ooh we sha sha coo coo yeah ». Sa durée exclut les passages radio de même que les deux suivants d’ailleurs. Le second passera par contre beaucoup en discothèque « Dance, Music, Sex, Romance ». Alors, au choix, en principes de vie, vous avez « Liberté Egalité Fraternité » si vous êtes « bonnet phrygien » ou « Santé et Robustesse » si vous êtes Général de César ! Moi je maintiens : D.M.S.R !!! for the life !!! Voilà le premier manifeste « funky » de Prince, je veux dire celui qui entrouvre une fenêtre sur ce qu’il fera quelques années plus tard. Le troisième titre « Automatic » est minimaliste même si c’est le plus long de l’album (9’24) mais hautement…indéfinissable ; on ne sait si c’est rock, funk ou electro ! Tout ce qu’on sait, c’est que c’est envoûtant, le final est «orgasmique » avec les râles (douleur ou plaisir) de Jill Jones et de Lisa Coleman, mixez le avec « Mia Bocca » de la rouquine justement et … Vient « Something in the water » pour le coup très electro et très surprenant avec ses « cris de coq anglais » en milieu de titre, puis « Free », ballade un peu naïve avec une jolie mélodie. La suite est plus intéressante et c’est mon titre préféré « Lady cab driver ». Funk ! Funk ! Funk ! et ce gimmick „ta ta ta ta ta „ qui vous tatoue pour les siècles des siècles ; AMEN ! Quand au final…Serge a eu sa Jane, puis Charlotte, Prince avait sa Jill…On termine avec deux bizarreries « All the critics love u in New York » sorte de « comptine hallucino-psychédélique » (comme dirait André…) qui donnera toute sa mesure en live et « International lover » le titre de trop tant il suinte de mièvrerie. On dirait du Guy Marchand…ou mieux encore, « la drague » de Bedos et Daumier (LOL).
Quelques semaines plus tard (oui…oui.…tout ça est aussi clair dans ma p’tite tête), j’achète l’album « SYMBOL ». Là encore, je connais l’album par ses hits « My name is Prince » et « Sexy MF » et les clips inoubliables qui en découlent. Je deviens fou quand je lis les années de sortie, ce disque est sorti quelques mois à peine après « Diamonds and Pearls » qui lui-même succédait à « Graffiti Bridge » d’une dizaine de mois. On s’étonne après que Warner n’ait plus voulu le suivre…J’avoue quand même que c’est un disque que j’ai pas trop écouté au départ…trop proche de « DetP » Malgré tout je me souviens des années où je l’avais acheté (D&P) et à ce moment là j’adorais son style. Ceci dit, l’an dernier je me suis surpris à l’écouter plus souvent et on est loin quand même du copier-coller. Dans « My name is Prince » (le titre n’est pas choisi au hasard) on sent bien la rage contenue en lui parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Je rappelle que c’est là que va se situer le point de départ du litige avec Warner. Le titre est très funk et Prince apparaît dans le clip avec une casquette et des chaînettes qui lui masquent le visage ! Tout un symbole ! Le second titre revient à des choses plus habituelles chez lui : le sexe, mais avec une dose de machisme qui laisse pantois. Mais bon, le refrain est inoubliable… Le reste de l’album alterne pop sympa « Love to the 9’s », “I “wanna melt with you”, “And god created women”, ballades « The morning papers », “Sweet Baby”, “7”, funk “The Max”, “The continental” ou The Flow”, voire reggae “Blue Light” et un titre inclassable orphelin du Black Album “Arrogance”. Et comme souvent chez lui on a droit au titre un peu “lourd” avec “3 chains o’ gold” mais aussi au titre rassembleur et qui ramène tout le monde « on the dancefloor » « The sacrifice of Victor ». Au final un album plus que solide qui touche un peu à tous les domaines musicaux, un excellent travail auquel il manquait juste (à l’époque) le temps de pouvoir l’apprécier. C’est ce qui fait qu’il n’a pas eu le succès qu’il méritait.

Eté 2004, je passe un week-end chez mon frère près de Belfort et un après-midi, à l’occasion d’une visite à la FNAC, j’achète « Around the world in a day » (ATWIAD pour les intimes) et « Sign O’ the times » (SOTT pour les mêmes). Je sais, par mes visites de plus en plus régulières à « certain forum », que je tiens là deux pièces maîtresses dans l’œuvre pourpre et j’attendrais mon retour au bercail pour les écouter. Bien sûr je connais « Raspberry Beret » (spéciale dédicace à Anne…), « America » ou « Pop life », mais je connais surtout « Purple Rain » qui le précède de quelques mois car écouté des centaines de fois. Ma surprise est donc totale à l’écoute du premier morceau-titre. Une espèce de flûte indienne, une darbouka oriental, des clochettes tibétaines et cette entame : « Ouvre ton cœur et ton esprit » ; je suis à mille lieues de « Purple Rain » et je fais un bond de 35 ans en arrière vers les années « flowerpower ». Le titre est finalement assez déstabilisant car hormis la dernière minute où l’on retrouve la rythmique si chère à nos oreilles, Prince fait encore un virage à 180 degrés dans son style musical. C’est d’ailleurs une constante qu’il faut accepter quand on le découvre : il n’a pas « un » style musical mais semble s’imprégner de tous les courants passés, présents voire futurs puisqu’il en invente ! Le livret est déjà, par lui-même, surprenant. Prince ne s’est jamais vraiment distingué par la qualité de ses pochettes. Là, il semble que l’on retrouve l’ensemble des personnages évoqués dans les titres de l’album, mélangés à ses musiciens, au bord d’une plage/quai, le tout dans un style psychédélique évoquant les plus belles pochettes des 60/70’s. Le morceau suivant, « Paisley park », ne nous rapproche pas plus du créateur de « Baby I’m a star ». Basé essentiellement sur des rythmiques (batterie, linn-drum, clochettes) avec quelques nappes de guitare saturée par-ci par-là, la lenteur énerve ou emporte c’est selon…Les paroles évoquent une espèce « d’Eden » où ne règne qu’amour qui s’avère en fait être le cœur de l’être humain. « Paisley Park » est le nom du complexe qu’il a bâti à Minneapolis. Jusque là j’avoue ne pas être très convaincu, les titres sont surprenants mais je dois dire qu’aujourd’hui, à force d’écoutes, mon analyse est différente et le fait qu’il s’imbibe littéralement de ce qui a déjà été fait par les grands anciens pour ressortir de sa moulinette avec une touche personnelle n’en est que plus évident. Une intro de plus de deux minutes en forme de mini symphonie nous entraîne dans la performance vocale qu’est « Condition of the heart », le genre de titre que lui seul peut chanter, à part Bowie peut être (si…si…essayez un peu de la chanter…). Chanson d’amour, sur l’amour, sur ses déboires perso, allez savoir…je l’écoute souvent plusieurs fois. « Purple Rain » avait « Take me with U », « ATWIAD » a « Raspberry Beret » à savoir LE titre qui vous marque mieux encore que l’aiguille du tatoueur. Ce titre est une leçon de création musicale, couplet attachants, refrain accrocheur, break entêtant, les sonorités, la voix, les instruments choisis, les chœurs, les envolées vocales, c’est une perfection faite chanson. Le Remix est incontournable avec ses plages de violon, ses bruits parasites, la toux de Prince façon Dame aux Camélias, l’harmonica décalé. Le clip est jubilatoire, le look et les œillades de Prince en font succomber plus d’une… et même plus d’un. Plus rien à ajouter ! Ah ! si le rapport à « Purple Rain » (le film) peut être… Dans le texte il évoque une fille bien roulée, une moto, une grange, de la paille, ça ne vous rappelle rien…La suite retombe dans le bizarre avec « Tamborine », court morceau décalé aussi musicalement que dans le texte qu’il faudrait analyser au 2825ème degré et je n’en ai ni le temps ni le courage. « America » (sa basse monstrueuse, sa rythmique de bronze, ses petites notes de flûte) est MON titre de l’album, enfin celui qui me fait tripper. Immortalisée à Nice un soir de 1986, la version extended est dantesque et hypnotisante. On passe ensuite à « Pop life », sorte de comptine funky dont la candeur tranche avec le sérieux du texte. Non ce n’est pas la suite de « Purple Rain » même si ça y ressemble furieusement. « The ladder », titre consensuel s’il en est, écrit par Prince et son père, info notable car hyper rare. Visiblement, c’est le texte qui est servi par une mélodie répétitive et simpliste. Il nous parle de la nécessité de s’élever (lien avec l’échelle de la pochette je suppose) et ainsi d’appréhender le monde qui nous entoure et son rapport à Dieu car c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est la première fois, il me semble, que cette ferveur divine est ainsi évoquée dans un titre. Il me semble également qu’on ne la retrouvera ensuite qu’avec Anna Stesia. Le dernier titre est encore une fois surprenant, mais je commence à en avoir l’habitude maintenant. « Temptation », morceau soul/bluesy aux accents rock est une ode à la tentation sexuelle, à la chair, à la luxure et au stupre. Le solo de guitare en milieu de titre lui-même est « sexy » et tout à coup après une déclaration limite « pornographique », une voix divine semble résonner et rappeler le débauché à de justes pensées qui doivent privilégier l’amour au sexe. Mais ses dernières phrases me semblent beaucoup trop ironiques pour me convaincre qu’il a compris le message. Il me semble davantage que, comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il promet de ne plus le faire tout en échafaudant déjà un autre plan pour arriver à ses fins. Rappelons qu’il ne fait que commencer ses « sexual adventures »…
J’attaque donc ensuite «SOTT» ! Que dire de cette œuvre…je crois qu’il faudrait y passer beaucoup plus de temps que je ne peux le faire à l’instant où j’écris ces lignes ! Je vais donc me contenter, aujourd’hui, d’une analyse concise et je pense m’atteler un jour à un décodage particulier de ce monument qui mérite bien un article à lui tout seul.
Sign O the times : le minimalisme pour l’efficacité, un titre qui scotche par la puissance provoquée malgré une « minceur » musicale étonnante.
Play in the sunshine : un morceau « rock’n roll » pur jus qui peu à peu évolue pour se terminer en pirouette sonore et vocale.
Housequake : Chaudron funk par excellence, ce titre est injouable et inchantable sauf par « Prince and the Band » Shock-A-Lock-A-Boom !
The Ballad of Dorothy Parker : Ballade electro-funky sympathique et attachante qu’on peut fredonner celle là !
It : Un des must de ce disque, en tout cas pour moi. Là encore, la concision musicale alliée à une mélodie aussi mince qu’un mannequin russe débouche sur une chanson d’une force incomparable.
Starfish and coffee : Pépite pop au refrain accrocheur qui démontre que décidément il connaît tout sur la musique.
Slow love : Comme son nom l’indique, un slow tout en guimauve que je zappe très souvent (oui ça m’arrive…)
Hot Thing : Là je retrouve MON Prince, celui qui pond des « armes funk de destruction massive ». Encore plus évident en live.. « Cat…danse pour moi s’il te plaît » !
Forever in my life : Le piège princier par excellence. Au départ vous vous dites : « Ridicule cette chanson » et à 3’30, vous la rejouez, et encore.. et encore…car vous voudriez qu’elle dure. Et c’est quasi sans instruments…les versions live sont toujours des monuments !
U got the look : pur style princier mais j’ai jamais trop aimé, je sais pas pourquoi !
If I was your girlfriend : Là c’est l’inverse (j’ai failli taper ivresse…lapsus révélateur…) je ne sais pas expliquer pourquoi cette chanson figurerait sans équivoque dans un top 5. J’aurais du mal pour les quatre autres, mais celle là…trop forte !
Strange relationship : lente déclaration assez hypnotisante par son rythme martelant
I could never take the place of your man : J’en parlais sur ATWIAD, encore un modèle de chanson qui devrait être étudié dans les écoles…les deux dernières minutes sont un monument à elles seules !
The Cross : Alors ici, chapeau…deux accords que même moi je sais jouer et au final une envolée musicale et spirituelle inégalée.
It’s gonna be a beautiful night : C’est sûr qu’elle devait être belle cette nuit : « and 6.000 wonderful parisians » .
Adore : La ballade soul classique avec encore une fois cette voix dont on ne parle jamais suffisamment !

Promis j’y reviendrais !
Avant de faire un prochain article sur « MUSICOLOGY » que j’ai acheté, forcément, en 2004, je termine mes acquisitions 2004 (oui…vous avez remarqué, il ne m’en manque plus beaucoup…) par un des touts premiers albums « PRINCE », tout simplement. En regardant la pochette on ne peut s’empêcher de repenser à l’une des premières apparitions de Prince sur un plateau télé où il répondait dans un langage bien particulier puisque réduit à sa plus simple expression. « I wanna be your lover » débarque en pleine période disco, période trustée par Travolta, les Bee Gees et CHIC. On sent tout de suite tout le potentiel créatif de ce jeune chanteur (20 ans) qui veut tout faire et qui fait tout. Tout, justement, est déjà dans ce titre : la rythmique, notamment en fin de titre, les sonorités particulières égrenées tout au long de la chanson, les riffs de guitare qu’on sent déjà très personnels. La voix haut perchée est elle aussi présente, une autre marque de fabrique…Léger rock pour la suite avec « Why you wanna treat me so bad ? », le refrain est un classique, avec une belle partie de guitare pour finir (déjà …) ! « Sexy dancer » représente la nuance qui existait à l’époque, entre ce que l’on baptisait « disco » et « funk ». Dans ce titre on sent toute l’influence de groupes comme Cameo ou les Bar Kays qui faisait de la dance-music « intelligente », enfin je me souviens que c’est ce que je défendais à ce moment là. Et en plus il sait jouer du piano… « When we’re dancing close and slow » est beaucoup plus qu’une simple chanson d’amour de plus. Le rythme lancinant et hypnotique reviendra souvent chez Prince, encore tout récemment. Ecoutez certains passages de « NEWS » ou « CNOTE », la filiation est évidente. « With you » est la friandise sucrée de l’album qui lorgne trop (à mon goût) vers « I’ll be there » des Jackson 5. Jill Jones l’a reprise plus tard sur son album. La suite est beaucoup plus intéressante : « Bambi ». c’est la vrai surprise de ce disque car on sent la veine rock que va peu à peu instiller Prince dans ses compositions, veine qui trouvera son apothéose sur Purple Rain. Le riff de guitare est inoubliable et le texte sulfureux (comme les autres d’ailleurs…). Puis ballade soul/jazzy avec « Still waiting » assez dispensable, avant le tube qui finalement ne sera pas immortalisé par Prince mais par Chaka Khan « I feel for you ». Là aussi, merci aux grands anciens, Maurice White en particulier, mais ne sont-ils pas là pour ça, Prince n’a t’il pas à son tour influencé d’autres artistes. Et un slow romantique et bien sirupeux pour terminer, mais c’était le lot de beaucoup de groupes de musique de danse de l’époque. Il se distingue tout de même de tous ces groupes dans la mesure où Prince écrit paroles et musiques de ces chansons, mais aussi qu’il en joue tous les instruments, qu’il arrange et qu’il produit cet album.
Voilà, la boucle se resserre autour de l’oeuvre princière mais il est bien difficile pour moi d’en tirer des conclusions définitives, cette œuvre justement étant en évolution continuelle et les ré-écoutes successives apportant leur lot de contradictions et de révisions de jugement. A suivre donc…

Just my imagination…

Vendredi 15 juin 2007

D’après les milieux autorisés, Prince fait partie des artistes les plus piratés au monde, car oui… il va bien falloir en parler un jour ou l’autre, même si ses avocats n’ont de cesse de faire suer les malheureux qui s’aventurent à parler ouvertement de “choses interdites” (pirates, bootlegs ou boots), il demeure que c’est un fait avéré, incontournable et ces dernières semaines ont montré que les choses étaient loin de se calmer, atteignant d’ailleurs des qualités qui laissent pantois ! Pirates existent, Pirates nous parlerons donc !

the-trojan-horse En 1988, Prince est en pleine tournée de promotion de l’album “LOVESEXY” dans un “Lovesexy Tour”. Cette tournée le conduit entre autres aux Pays Bas et plus particulièrement un soir, le 18 août, à La Haye, dans un club, le “Trojan Horse”, pour un aftershow devant moins de 500 privilégiés. Le son est parfait pour un pirate et cette “chose” si secrète va devenir LE boot incontournable pour toute une génération d’aficionados. Baptisé aussi “Small Club”, c’est un condensé de covers et de titres princiers comme “D.M.S.R” et “Housequake”.

Je ne sais pas ce qu’il avait ce soir là, à part un paquet d’années en moins, mais on a touché à l’intemporel. Je ne mets pas le concert en entier puisque je ne vais parler que d’un titre mais ceux qui le veulent n’ont qu’à me demander.

En effet, je ne veux parler que d’un titre car il m’a plus “parlé” que d’autres et m’a incité encore une fois, à m’évader par les mots. “Just my imagination” est un titre des Temptations, groupe que l’on ne présente plus. Le titre est écrit en 1971 par Norman Whitfield, un des plus grands producteurs de soul aux Etats Unis. Le titre est considéré aujourd’hui comme une des marques de fabrique à la fois du groupe mais aussi de Whitfield. Eddie Kendricks, membre fondateur du groupe avec Paul Williams assure le chant, tout en falsetto, c’est à dire en voix de tête, dans la droite ligne d’un Curtis Mayfield. C’est une chanson courte (3′51), faite pour les radios, car trés consensuelle. C’est une “chanson d’amour” qui raconte l’histoire d’un gars qui fantasme “softement” sur une femme imaginaire. Les cordes chères à Whitfield donnent le tissu d’une rythmique lancinante qui laisse toute sa place à la voix de Kendricks et des choeurs, quelques touches de guitare, de harpe, de xylophone…le break est un peu pompeux mais à l’époque, c’était la construction classique d’une balade soul. Il n’empêche que la collaboration que Prince aura plus tard sur ses titres avec Clare FISHER qui s’occupe de tous les arrangements au niveau des “cordes”, doit trouver son origine dans le travail de Whitfield, en témoignent des titres comme “The One”. En fait, pour terminer la dessus, vous devez imaginer ce titre avec une fille dans les bras ! je m’explique ! les années 70 étaient l’époque bénie où on pouvait danser ce que l’on avait baptisé fort justement “un slow”, à savoir une danse trés lente, corps serrés où on se contentait de tourner sur place, le but étant surtout de “pécho” une jeune fille. Et bien ce titre est un standard en matière de slows et des comme ça, y en a des dizaines mais justement celui là a été repris par Prince…

Prince reprend donc ce titre ce 18 août 1988, aux Pays bas, lors d’un aftershow d’anthologie. Ca commence par des touches de guitare à la George BENSON et les synthés qui reprennent le travail des cordes. Prince commence à chanter dans sa voix de haut perchée qui a tant fait dans la réputation qu’on lui donnait à l’époque (avec le string et l’imper aussi…) plutôt que de s’intéresser d’abord à la pureté de cette voix et à sa capacité de monter dans les aigues. On est toujours dans la cover classique, hommage appuyé d’un jeune artiste aux “grands anciens”. Et le miracle se produit, je dis miracle car combiner, comme il va le faire, périodes de plus en plus intenses, relève de l’unique…à 2′32″, apparaît en filigrane un autre grand de la guitare, j’ai nommé Carlos SANTANA (je vais y revenir). Il (Carlos…) est dans l’inspiration, dans les sonorités choisies à ce moment là. Nous ne sommes pas dans le plagiat, mais plutôt dans l’hommage éclair à un musicien qu’il admire car à 3′10″, après une montée en puissance des claviers qui donne (déjà) le frisson, “notre” Prince débarque et se lance dans un premier assaut à la guitare o lovesexy_13ù il nous délivre une ribambelle de petites banderilles sonores, qui, loin de nous piquer, nous transportent d’une manière hypnotique à 3′49″, moment qu’il choisit pour faire jouer la pédale d’effets et passer dans une tonalité plus rock, cette fois, ca y est, nous ne sommes plus dans la cover, il est parti et ne s’arrêtera plus…si…en fait, il fait preuve de sa maestria et après une deuxième montée sonore des synthés relayée par le duo basse/batterie, il fait une pause de quelques secondes avant d’arriver à 4′25 où là jaillit l’un des plus grands guitaristes au monde, je n’ai pas peur de le dire, d’autant que d’autres le disent, autrement plus qualifiés que moi. Le second “assaut” démarre et va vous laisser sans voix. C’est à ce moment, peut être, que l’on peut toucher du doigt l’admiration et le “pourquoi” on aime cet homme, et on part pour un peu plus de 2 minutes de magie ou seules, existent les notes qu’il parvient à sortir de son instrument, vous êtes happé, emporté, grisé par le déluge de notes qui vous prend les tripes, les malaxent et, si vous êtes comme moi, vous donnent le vrai frisson, celui qui fait serrer les mâchoires et retenir les larmichettes qui risquent de vous monter aux yeux… puis tel le ciel après une nuée d’orage, l’intensité retombe lentement pour laisser la chanson se terminer, il demande au public de chanter avec lui, il ne peut pas les entendre ? Comment après une telle performance pourrait-on reprendre en choeur avec lui cette chanson ; j’imagine le public complètement envoûté et hypnotisé et qui ne doit pas pouvoir réagir. Et comme d’habitude c’est lui qui remercie…

Quand j’ai dit que Carlos SANTANA était, en partie, dans l’inspiration de Prince, c’est parce que ce titre, joué de cette manière, m’a rappelé un disque que j’écoutais en boucle en 1978, dans les brumes allemandes de mon service national, MOONFLOWER et plus particulièrement le titre “Transcendance”. En effet, les deux morceaux n’ont rien de commun mais sont quasiment bâtis de la même manière, démarrage en douceur, quelques notes de guitare, de claviers, de batterie, une voix haut perchée, une chanson toute simple…puis une montée en puissance des claviers pour déboucher à 2′40 sur un des solos de guitare les plus inspirés de “Devadip” avec des plages stratosphériques ! et comme sur “Just my imagination”, l’intensité retombe pour laisser dérouler tranquillement la fin du titre.

Bon, encore une fois, je me suis détourné du déroulement de mon aventure princière mais je vais m’y remettre…

1 an déjà…

Vendredi 1 juin 2007

1er juin 2007…voilà un an tout juste que je vous raconte mes aventures princières, mes délires de scribouillard exalté,  que je vous abreuve de mes vagabondages dans cet univers musical si passionnant et au passage que je vous donne en pâture des “sons” car quoi de mieux que de partager sa passion quand elle est si simple et si bénéfique…si…si…!

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Dans ces deals rien de nocif, par contre si vous vous laissez aller vous êtes accro, un trip de trop et vous sombrez dans la dépendance ! Overdose ?? Par chance elle n’arrive jamais ! Au moment fatidique, l’impossible se produit !!!  vous renaissez de vos cendres princières et vous repartez de plus belle, tel un phénix. Vous vous surprenez à ne plus penser qu’à lui que cela en devient maladif. A la fin, vous cessez d’en parler autour de vous car vous sentez bien que vous saoulez votre entourage……..alors… quand on vous en parle, c’est tout juste si vous ne dites pas :”Prince ?…ah oui…j’écoute toujours… ” Comme disait Raffarin…mais si rappelez-vous çui qui ressemblait à un moine défroqué…adoptez la “positive attitude” ! Chantez les louanges de cet homme hors du commun ! Prince hein…pas Raffarin ;-). A l’heure qu’il est, nos amis “so british” et quelques fans français vont avoir la chance de vivre ce que des milliers de gens ont vu à Las Vegas. J’espère pour eux qu’il leur procurera un plaisir à la hauteur de leurs espérances et que certain soir, le miracle se produira …

C’est le moment de faire quelques comptes (je copie lâchement sur BhanlaRouge car je trouve qu’elle avait eu une excellente idée) ! Depuis, donc, le 1er juin 2006, vous aurez été 12 460 visiteurs à venir découvrir toutes mes pérégrinations princières. Vous aurez visité 34 692 pages où j’ai compilé tant d’informations pêchées deçi delà, sur des sites importants, des blogs de passionné(e)s, des pages d’infos innombrables, des tonnes de photos qui circulent et bien entendu des choses dont on parle à mots couverts car on entre dans un domaine quelque peu interdit, usant de mots étranges seuls connus des initiés. Le 5 février 2007, journée à marquer d’une croix pourpre, vous avez été 140 à venir sur ce blog faisant de cette journée celle du record de nombre de visiteurs. Inmanquablement c’est ce même jour que le nombre de pages vues aura été le plus élevé : 473. Le nombre de visiteurs mensuel est passé de 211 à 2 117 et le nombre de pages vues par mois de 1050 à 5 473. C’est peu dire que je suis très satisfait de l’audience recueillie et je voudrais remercier sincérement tous celles et ceux qui me suivent dans ce qui est devenu un véritable “petit travail” quotidien.

1996/2000 - 5 ans d’apnée…

Jeudi 8 juin 2006

En faisant mes courses à Auchan quelques mois plus tard, je tombe sur un disque - avec le signe si reconnaissable à présent - intitulé « Chaos and Disorder ». Grosse surprise car je n’attendais pas un nouveau disque si vite et si proche de la sortie du précédent. J’apprendrais par la suite et grâce aux « sommités princières » que compte mon site préféré (WWW.SCHKOPI.COM ), que cet album fait partie des obligations de Prince envers la Warner et qu’il s’agit de morceaux assez anciens compilés pour l’occasion. Ce disque est étrange à plus d’un titre. D’abord par sa jaquette, minimaliste mais ô combien significative. Premièrement le but est clair et affiché : Déjà dans le titre et l’on apprend qu’il s’agit de morceaux initialement enregistrés pour une écoute privée et sortis du coffre fort musical de Prince qui, paraît-il, contiendrait plusieurs centaine de chansons. Il est mentionné littéralement qu’ils ont été enregistrés pour solder le contrat avec la major. Deuxièmement, et sans faire de psychologie à 2 balles, les photos parlent d’elles-mêmes : un cœur fraîchement extrait d’une poitrine et jeté dans un WC, un disque éclaté par une paraboot, des fleurs brûlées, des traces de sang, une seringue contenant des dollars, des images évoquant la gloire (passée) de Prince. Tout est dit pour marquer la rupture et peut être le déchirement car derrière les querelles financières et de propriété intellectuelle, Warner est quand même derrière lui depuis le début. Une bible trône parmi ces images négatives représentant peut être sa bouée de sauvetage… Enfin, troisièmement, le contenu. Très rock ce disque ! on a peine à reconnaître l’Artiste sur de nombreux morceaux. On a l’impression qu’il s’agit de titres réalisés pour « tester » certaines sonorités, certains enchaînements musicaux ou certains styles, parfois sans véritable passion. Il y a même deux ou trois titres assez « saoulants ». Mais il y a quand même des titres sympas comme « Zannalee » ou « Dig u better dead », le plus accrocheur à mon sens étant « I rock therefore I am ». Je ne sais pas si c’est la rythmique très « Good times », les raps style Kurtis Blow ou les passages ragga style Shabba Ranks, mais j’adore ce titre et je l’enchaîne souvent plusieurs fois de suite car pour moi : « il roule ».

Dans les dernières semaines de 1996 je crois disjoncter à l’annonce de la sortie d’un triple album et pourtant, non, je n’ai pas la berlue, le pavé s’appelle « EMANCIPATION », et même si j’apprendrais par la suite que son contrat avec Warner est honoré, son nom n’apparaît pas sur le boîtier et c’est encore le « signe » qui attire mon attention. Attention, gros travail. En effet, sortir un triple album n’est pas à la portée de tout le monde, surtout si l’on ne veut pas lasser, et c’est le cas. Alors, je sais, ça fait quand même 3 heures de musique (3 fois 1 heure tout pile) et on ne peut imaginer l’écouter en entier d’une seule traite, ou vraiment un jour où l’on a rien à faire… Heureusement chaque disque est une petite œuvre à lui tout seul, « petite » étant tout sauf réducteur. Le premier CD est assez classique et bien dans la veine de ce qu’il a déjà fait. A savoir : un mélange habile de funk, de soul et de rock’roll. Dés le premier titre « Jam of the year »on sent tout de même qu’il a à nouveau franchi une étape dans sa capacité de créer. Les sonorités globales de l’album sont assez nouvelles, nul doute qu’il a du passer des heures en studio pour peaufiner chaque titre. Les titres s’enchaînent sans véritable lien ni harmonie, mais chacun plait à sa manière. Pourtant les différences sont énormes entre un « Courtin’ time » primesautier et léger, un « Mr Happy » funky et festif et la mélancolie de « Somebody’s somebody ». On a même droit à de la salsa « santanesque » sur « Damned if eye do ». Ma préférée reste de loin et je ne me l’explique toujours pas « White mansion »… Le second CD est beaucoup plus intimiste et mélancolique. Pas de titres percutants ou de funk pur et dur comme il sait si bien le faire. Alors c’est la période ou si mes informations sont exactes, après plusieurs années de vie commune avec Mayté, ils ont décidé d’avoir un enfant. On saura par la suite que cet enfant décède à la naissance. Pas de titre qui se dégage réellement, mes faveurs vont à « Soul sanctuary » et « Curious child ». L’ensemble est tout de même agréable. Le troisième CD enfin, est très hétéroclite même si toujours très bien maîtrisé et produit, et alterne titres très modernes – l’enchaînement « New world », The human body » et « Face down », reprises de standards « la la la means I love you » et « One of us » et funk scintillants « Slave » et surtout « EMANCIPATION » véritable hymne à la liberté retrouvée. A ce propos, l’image de couverture est elle aussi très symbolique : des poings serrés brisant des chaînes sur fond de soleil levant ! D’accord au niveau « traduction d’un sentiment profond » c’est pas très recherché mais c’est pas ce qu’on lui demande… En tous cas, à partir de là j’entame une recherche de ce tout ce que je n’ai pas encore et certains savent ce que j’ai déjà raté…

NEW POWER SOUL ! Voilà un disque qui va tourner sans cesse sur ma platine ! A l’automne 1998 je poursuis ma désormais quête infernale de la production princière…
Encore une fois, il assure dans ses domaines de prédilection, le funk avec « New Power Soul », « Push it up », « Eye like funky music » et « Mad sex » qui n’est pas sans évoquer le futur « 3121 », et la soul-pop avec des titres comme « When U love somebody » et surtout des ballades musicalement irréprochables comme « Wasted Kisses ». Mention trés spéciale à « The One » qui est une ode à la femme magnifique sublimée dans un clip mettant en scène Mayté et l’artiste façon « The boy » de Chaplin, une chanson véritablement envoûtante. Et toujours ces liens entre morceaux qui me font souvent jouer de la molette : exemple Push it up-Freaks on this side-Come on. Dans la veine de la précédente photo (spéciale dédicace pour Flo…), je mets une série de photos de l’époque car je le trouve très beau à ce moment là…

The Vault…old friends 4 sale, pour être plus exact. Alors…il faut savoir que « THE VAULT » est une légende tenace chez les fans purs et durs. Elle part du postulat que Prince posséderait dans des coffres des centaines de chansons enregistrées et non « publiées » à ce jour. C’est assez probable vu la productivité du « petit maître », de là à dire que c’est un trésor, nul ne peut le savoir exactement étant donné que ce « Vault » serait hyper-protégé. D’un autre côté, vu ce qu’il sort quelquefois qui est issu d’enregistrements anciens, on peut imaginer ce que cela peut représenter. En tous cas, si c’est réel, je n’ose pas imaginer ce qu’il pourrait nous sortir. J’aime assez l’idée que des années après sa mort, des œuvres sortiront et viendront charmer les oreilles de mes petits enfants comme il le fait aujourd’hui (putain, j’écoute actuellement le remix de « Little Red Corvette » sur l’Ultimate, il est à crever…encore merci Flo). Bon, ceci dit, calme toi Didier et reviens à ton sujet. The Vault…old friends 4 sale est l’une des dernières productions Warner (rassurez-vous c’est fini) et ce disque est le pendant jazzy de « Chaos & Disorder ». Il est tout de même, à mon sens, de bien meilleure facture et beaucoup de titres n’auraient pas dépareillé sur ses albums de l’époque. Le travail sur les arrangements est réussi et notamment sur les percussions. Deux titres se dégagent par rapport à cet aspect du disque « It’s about talk » et « She spoke to me ». J’adore vraiment ces deux titres et je trouve que rien que ça mérite qu’on s’arrête vraiment à cet album même s’il laisse l’impression de « chutes » de studio ayant alimenté un disque de commande. Sympa aussi « 5 women » sublimé par la suite par Joe Cocker, c’est vrai que « le vieux » quand même, y jette…« My little Pill » petit morceau bizarre laisse place au merveilleux « There is lonely » puis à « Extraordinary » repris de façon magnifique sur la tournée One nite alone. Au final, un disque très sympa, beaucoup plus que « Chaos… » et qui laisse sur sa faim de découverte de : « qu’est-ce qu’il a dans ses coffres ???

Je reprends ma narration car je suis loin d’avoir tout dit croyez-moi (ceux qui me connaissent savent de quoi je parle). Naturellement je la poursuis de la même manière, en fait, au fur et à mesure des acquisitions. Août 1999, nous passons d’agréables vacances en Bretagne sud, prés de Lorient (salut les bretons) et un beau matin, en faisant mes courses à Leclerc, je repère à nouveau le signe si reconnaissable, il n’y a qu’un seul exemplaire de « Rave Un2 the joy fantastic » que je m’empresse de glisser entre deux bouteilles de cidre dans le caddie ! Comme je ne fais pas encore partie de la grande famille d’allumés qui m’a, depuis, adopté, je ne suis pas au plus prés son actualité et je n’avais pas capté qu’un nouvel album sortait. Retour au gîte et découverte de la chose. Est-ce parce que je ne peux l’écouter que sur un baladeur CD, seul lecteur disponible, ce disque garde une saveur toute particulière pour moi et c’est un de mes préférés même s’il n’atteint pas la perfection de certaines œuvres (P.Rain, SOTT, Lovesexy…). Il y a dans ce disque tout ce que j’aime chez Prince et la production est parfaite. Le morceau titre et sa suite « Undisputed » sont deux morceaux funk-rock qui sont sa marque de fabrique. Suit une ballade inoubliable « The greatest romance ever sold » qui passera beaucoup en radio et à la télé, à M6 notamment, le clip est très beau également. Vient « Hot wit U » dont le titre parle tout seul, comme d’hab la p’tite histoire de chaudard qui va en faire voir de toutes les couleurs à une jeune demoiselle, c’est tout lui aussi ça. Morceau bien funky, mais il manque tout de même la sauvagerie d’un « Hot thing ». Avec « Eve » en star invitée. Derrière un morceau que j’adore, très court (1’30) et très agréable, un petit morceau avec quelques instruments tout en douceur et sa façon de dire « négligé »… Ensuite « So far, so pleased » en duo avec Gwen Stefani de No Doubt, morceau assez sympa finalement. Là vient, pour moi, la perle de l’album, je sais, je vais surprendre les purs et durs qui vont me lire mais tant pis. J’adore sa voix sur ce titre, le jeu des percussions qui font toute la mélodie et encore une fois les cordes de Clare Fisher qui terminent le travail. « The sun, the moon and stars » fait qu’une telle chanson ne peut être qu’une chanson de Prince, lui seul est capable de vous pondre un morceau qui va sembler « gnangnan » et qui se révèle envoûtant et presque hypnotisant. Et encore ces mots en français dans le texte avec son petit accent… Reprise de « Sheryl Crow » avec « Everyday is a winding road », procédé qu’il a très peu utilisé. En effet, il y a peu de reprises dans ces disques, il réserve plutôt ça à ses prestations scéniques. La fin du morceau est plutôt bonne avec un Larry Graham très en verve. Enchaînement « fisherien » pour une très belle chanson « Man’O’war » où il nous prouve qu’une voix toute en falsetto ça peut être autre chose qu’une voix de castrat à la Jackson (je sais je vais me faire des ennemis, mais ça ne passe plus…). On enchaîne sur un morceau très rock « Baby knows » avec cette fois Sheryl à la voix et à l’harmonica !!! Ca pète et en concert ça devait déménager. Repos salvateur avec la chanson « tristounette » de l’album, “I love u but I don’t trust U anymore”, de celles qui fait sortir les briquets…Plus sérieusement, on est dans la ballade style « Sometimes it… » et plus que jamais il nous fait la démonstration de ses capacités vocales que finalement on évoque assez peu et « Ani DiFranco » à la guitare. J’écoute ce disque en écrivant ces lignes (ça me permet à chaque fois de trouver l’inspiration) et je m’dis que c’est tout de même un grand album et je ne comprends pas qu’il soit tant décrié par beaucoup et carrément rangé au rang de disque raté pour les plus durs. Pourtant « Silly game » est si belle, si tendre…il faut bien un peu de tendresse dans ce monde de brutes (non ça c’est…bon j’sais plus…bref). Par contre la suite est plus « funk » avec « Strange but true » morceau très entêtant et beaucoup de travail sur les rythmes et les synthés. « Wherever U go, whatever U do » semble clôturer le disque tout en sérénité avec cette ballade qui célèbre l’amour éternel…En fait, sur la pochette c’est fini, mais il y a une surprise. En fait il y en a deux : d’abord un morceau de cinq minutes et quelques, complètement « insonore » je veux dire, cinq minutes de silence total qui seraient, paraît-il, un hommage à Miles Davis, j’ai cru lire ça mais je me trompe peut être, me corriger si nécessaire. Ensuite « vrai » dernier morceau du disque « Prettyman » est la bombe funk de l’album, quand je dis funk j’entends rythmique d’enfer, basse ronflante à contre sens, « lead guitar » scintillante, synthés en cerises sur le gâteau, cuivres d’enfer et quels cuivres, « Maceo Parker » au sax excusez du peu. Le genre de morceau que je peux écouter 25 fois de suite sans me lasser. Deux dernières petites choses. Il y a sur la pochette un petit texte sur les mauvais traitements subis par les « moutons » dont la laine doit servir à fabriquer des vêtements et qui se termine sur une phrase de Ghandi « Dans mon esprit, la vie d’un mouton n’est pas moins précieuse que celle d’un être humain ». Ce disque bénéficiera d’un « retraitement » en 2001 avec la sortie du même album rebaptisé « Rave I n2 the joy fantastic » avec pratiquement tous les mêmes titres mais remixés.