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Résultat pour le mot-clef : Soul

One Nite in…1976

Mardi 5 janvier 2010

avataroni61976…juillet…il est 5 heures 45…Je sors de la maison parentale et enfourche mon vélocipède pour aller à l’usine ! Quoi ??? Tu travailles déjà ??? Meuh non…j’ai tout juste 18 ans et j’ai décroché un stage dans une entreprise toute proche. Mais pourquoi si tôt ? Tu fais les 12/24 ? T’es manœuvre à Usinor…suant et crachant ta peine aux côtés de prolétaires tous acquis à la cause rouge ? Non Non…je m’occupe juste de fiches de stocks dans un grand bureau avec plein de mecs qui pensent qu’à draguer leurs collègues ! Mais alors…dis-nous tout (oui c’est vrai ça…Père Castor…met tes lunettes et dis-nous tout…) ;-)

Bon allez…1976…ça ne vous dit rien ? Depuis mai, on cuit ! Pas une goutte d’eau depuis deux mois, une canicule d’enfer et l’obligation de travailler de 6 heures du mat’ à 14 heures car l’après midi…impossible de bosser dans ces grands bureaux typiques des années 70, c’est-à-dire plein de vitres !!! Je descends donc de chez moi sur mon 12 vitesses, dont je ne me sers pas d’ailleurs dans la mesure où la route qui me mène à ce lieu de bullage intensif est une immense descente au bout de laquelle je me contente de freiner…les yeux embués de larmes…les cheveux coiffés « fixation 1976bforte »…quelques moustiques suicidés agonisant sur les bras…! Cette canicule va laisser des traces…Comme il ne pleut quasiment pas depuis janvier…qu’il fait déjà 30 degrés en mai…suivront des records de température un peu partout mais surtout une sécheresse jamais connue et qui ne s’est pas reproduite heureusement car elle sera l’occasion de mettre en place un impôt spécial : « L’Impôt Sécheresse » !!! Paradoxalement, le Nord reste sec alors que de temps à autre des orages violents s’abattent sur le Sud et font des morts…quand le beau temps ne rime plus avec joie de vivre…et ce n’est que mi-septembre qu’il pleuvra enfin et que la Terre reprendra son rythme habituel…

1976aParadoxalement aussi, cette canicule de plusieurs mois fera beaucoup…mais beaucoup moins de morts que les quelques jours de 2003… « Signe des temps » a dit l’Artiste !

En parlant de mort, une « mort » va diviser la France durant cette année 1976…pour certains il s’agira d’une juste punition…pour d’autres d’un assassinat légal ! Cette mort c’est celle de Christian Ranucci ! C’est en effet en 1976 qu se déroule le procès de cet homme accusé du meurtre d’une petite fille et dont les conditions de déroulement de l’enquête posent encore question aujourd’hui. Il faut dire qu’à l’époque, l’affaire Patrick Henry a déjà semé la zizanie dans l’opinion française qui demande « des comptes » à ses gouvernants !christianranucci04

Alors coupable ou pas ??? Nul ne le saura jamais, mais une chose est sûre l’abolition de la peine de mort aura au moins le mérite en 1981 de permettre à des innocents d’avoir toujours les moyens de clamer leur innocence et éventuellement de faire changer le destin. Ranucci n’aura pas cette chance…après un été là aussi particulièrement chaud entre partisans des deux camps ! Celui des convaincus de sa culpabilité et celui de ceux qui doutent et veulent une enquête correcte !!! L’affaire divise aussi les cours du Lycée où nos consciences politiques sont désormais affûtées par le combat idéologique que nous livrons quotidiennement…restes improbables de la volonté de changer la société post 68 !!!

Bon…ça…c’est pour la semaine car le samedi…bin c’est samedi !!! C’est direction le Pop Club qui est devenu notre destination favorite et la programmation reste toujours aussi variée et mêle habilement les (déjà) derniers soubresauts d’un disco presque condamné aux nouveaux accents funkysants ! Petite sélection non exhaustive et vous verrez qu’on n’était pas trop regardants…l’essentiel étant toujours de faire tournoyer les pattes d’eph’…  c’est parti !

Tavares – Don’t take away the music

Une météorite soul venue du Cap-Vert avec ce groupe de cinq frères et un titre très « costard/nœud Pap’ », un brin Barry White…

Isaac Hayes – Disco connection

Un des piliers de Stax Records qu’on ne présente plus, le génial créateur du « Theme from Shaft » mélange les influences dans cette connexion dansante ! Très Blaxploitation…

Lou Rawls – You’ll never find another love like mine

Une superbe voix noire d’une puissance tout en retenue pour une déclaration allant crescendo et diablement entraînante. Je peux vous dire que ça virevoltait…

The Trammps – Disco party

Un « vrai » titre disco (8 minutes de roulage de bassin..d’où ma secrète admiration des fessiers rebondis…) par ce groupe de Philadelphie qui écrira également Disco Inferno pour le mythique « Saturday Night Fever » ! Quand même…après trois minutes, vous bénissez le disco…et à six minutes..vous planez…

The Sylvers – Boogie fever

Un très bon groupe de Rn’B et de soul/funk ! L’un des membres les plus éminents du groupe n’est autre que Léon « Frank » SYLVERS III…mais si…Shalamar, The Whispers, Gladys Night, The Brothers Johnson, The Spinners, Lakeside, etc…etc…une machine à tubes ce mec…

Donna Summer – Spring reprise

Bon…Donna c’est Donna…que voulez-vous que je dise de plus…

The Salsoul Orchestra – Chicago bus stop

Groupe spécialisé dans le Son de Philadelphie, ses 50 musiciens accompagnent de nombreux artistes dans les années 70. Ce titre cartonne en 1976 et j’ai mis en bonus le remix…

Brick – Dazz

Groupe de funk/jazz, ces sonorités et cette rythmique particulière préfigure les années qui arrivent ! DAZZ…pour Disco/jAZZ…

The Spinners – The rubberband man

Une institution que ces Spinners car depuis 1954, ils n’ont cessé de faire de la musique !!! Comme quoi, le funk conserve bien mieux que l’alcool…

Parliament – Give up the funk

Les premiers véritables accents du funk pur et dur par Médor et ses acolytes !

We want the FUNK…we need the FUNK…

The Undisputed Truth – Method to the madness

Encore la patte Whitfield pour un titre « à la Rose Royce » ! Ca commence à bouger sérieusement côté funk. Ecoutez moi cette basse…cette batterie…allez…Vade Retro Disco ;-)

The Whispers – One for the money

Encore un groupe qu’on ne présente plus et qui fera l’objet d’un petit traitement particulier de ma part…un jour…

Bonus : The Salsoul Orchestra – Oooh I love it (love break)

Parce que j’aime bien…

Casino Royal !!!

Vendredi 6 novembre 2009

Il y a quelques semaines, j’apprends tout à fait par hasard ;-) que le sieur MAXWELL va revenir en France début novembre ! Si je dis « revenir », c’est bien parce qu’il s’agit d’un revenant…imaginez, dernier passage en France : 1997, à la Cigale, avec un album studio au compteur (Maxwell’s Urban Hang Suite en 1996) et un album Live unplugged à MTV (1997) ! Suivront Embrya (1998) et Now (2001). Puis…Nothing !!! Personnellement je l’ai (re)découvert l’an dernier et je n’avais jamais vraiment prêté attention à ce qu’il faisait. J’ai écouté…et j’ai sombré…j’ai acheté les quatre albums et pendant six mois j’ai fait chier tout l’monde avec Maxwell ! (ils ont pourtant déjà l’habitude avec l’autre…) j’ai regardé pas mal de vidéos…appris qu’il sortait enfin un nouvel album en juillet 2009 Black Summer Nights et qu’il faisait une tournée d’une vingtaine de dates aux States ! L’espoir est né…

lastscanAlors quand j’ai eu la confirmation qu’il revenait…le 3 novembre…au Casino de Paris, ni une ni deux, j’ai surveillé les sites de vente et dés l’ouverture, j’ai pris deux places pour Vanessa et moi et on a compté les jours…comme plein d’autres d’ailleurs, d’après ce que j’ai pu lire ici et là…Il faut dire que le coquin a un sacré potentiel de séduction auprès de la gent féminine.

Moi, ce qui me séduit, c’est la voix, la sensualité qui ressort de l’interprétation…que ce soit des titres rythmés ou moins ! Et quand on travaille avec des gens qui ont aussi avec travaillé avec « Madame » SADE, on a tout compris…je m’attendais donc à un show plutôt intime, plutôt tourné vers une ambiance feutrée qui laisserait toute sa place à ce qu’il sait faire comme personne…chanter l’amour !!!

Arrivés à destination en fin d’après-midi – après avoir trouvé un parking tout proche ;-) – nous nous rendons tranquillement vers le Casino de Paris où une trentaine de personnes est déjà à attendre, il est 16 heures 30 ! Ce n’est que deux heures plus tard que les portes s’ouvriront, juste après l’arrivée de Thierry, grand fan devant l’éternel et accessoirement mon frère de son ! On a bien choisi l’endroit pour attendre car ce sont « Nos » portes qui s’ouvrent et de ce fait on se retrouve à 2 mètres de la scène, un peu à la gauche du micro central…ou du moins, ce qui sera l’emplacement du micro central, car pour l’instant il y a du matos de DJ qui attend (??) Pendant une heure, de la musique passe, puis pendant une heure également, un espèce de DJ Poulbeau va mixer tout un tas de vieilleries funky & soul d’un air entendu…on commence à se lasser et à se dire « Bon c’est pour aujourd’hui ou pour demain ??? » quand les lumières baissent…

sans-titre-11J’ai pris le soin (idiot…) de dire à quelques jeunes filles qui sont à mes côtés de ménager mes oreilles quand IL va arriver (car je sais inconsciemment ce qui va se passer…) mais rien n’y fera…le rideau se lève, les premières mesures de Dance with me s’élèvent…il arrive tout en haut de l’escalier et c’est à cet instant précis que je me prends 200 décibels dans l’oreille droite, décibels qui jaillissent des gorges de mes voisines surexcitées à la vue du cador ! Car c’en est un…la classe à l’état pur…joli costard croisé noir sur chemise cintrée blanche (Max, donne moi l’adresse de ton tailleur…) et Ray Ban fumées. Vont suivre Sumthin’ Sumthin’ et Get to know ya ! Trio de choc pour démarrer !! C’est le moment qu’il choisit pour ôter ses lunettes et mes voisines achèvent le travail commencé quelques minutes auparavant en transformant mes tympans en steack tartare !!! Je glisse à Thierry « On s’croirait à un concert des Beatles » tellement ça braille, mais bon lui est content de l’accueil, il lui semble même inespéré…

D’autres titres vont suivre…je ne vous les donne pas forcément dans l’ordre, mais il y aura Lifetime, Fortunate , une version sublime de Simply Beautiful je suis aux anges car même s’il ne chante pas les titres en entier, tous ceux que j’aime défilent et sa voix me ravit à nouveau. Par contre, je découvre un artiste qui bouge, qui danse, qui vit son trip à fond, qui communique, bref, loin de l’image que je m’étais faite. Après les lunettes, il a laissé tomber la veste, retroussé les manches et il va enchaîner une brochette de titres extraits de son nouvel album Cold (Argh…) Bad Habits, un mix de Gravity et de Help somebody qui me laisse sur le cul !!! un Pretty Wings qui le sidère LUI, car il se rend compte qu’on connait tous les paroles et au fil du concert, je me rendrais compte que cette attitude n’est pas feinte ! Il est réellement heureux d’être là, heureux et surpris de l’accueil chaleureux qui lui est réservé et il échange des regards avec ses musiciens qui en disent long sur le plaisir qu’ils prennent. Musiciens d’ailleurs que je salue car il n’y a que du très bon, même si les réglages « son » ne sont pas ce que j’ai vu de mieux…sans-titre-3

Il y aura également un Playing Possum toute en retenue et en sensualité. C’est d’ailleurs le maître-mot de la soirée car elle transpire de tout ce qu’il fait sur scène et les filles ne s’y trompent pas. Le pauvre ne peut plus se toucher le sourcil sans déclencher l’émeute et malheur à lui s’il joue avec le pied de micro car certaines se voient bien revêtues d’acier inoxydable !!! En plus j’ai remarqué qu’il a l’index plutôt virevoltant car son doigt rythme les tremolos de sa voix quasi indéfiniment, ce qui vaudra plus tard à Thierry une remarque toute en délicatesse ;-) Peut être que…non…je n’ose pas y penser…

Mes oreilles ont rendu les armes, elles vibrent comme de vieux GSM à intervalles plus ou moins réguliers, au gré de la gestuelle du boss de la soirée. A ce stade du concert, je me dis « il y a encore quelques titres que j’aimerais entendre » et mes voeux vont être exaucés. J’oublie peut être un ou deux titres dans cet article mais ces trois là je ne peux !!!

Les premières mesures de This woman’s work résonnent dans cet antre de chaleur humaine qu’est devenu le Casino de Paris…la voix de Maxwell s’élève et les femmes, pour qui cette chanson de Kate Bush est dédiée…ces femmes…toutes les femmes reprennent en choeur cette sublime chanson…la preuve…

La communion avec le public est totale…à genoux sur scène à effleurer les mains qui se tendent…Maxwell a définitivement conquis la salle !!!

sans-titre4Le second titre Til the cops come knockin’ va prendre une mesure inattendue en s’éternisant dans un long break où les musiciens font preuve de leurs talents respectifs et comme j’adore la chanson, ça ne me gêne pas ! L’ambiance est de plus en plus chaude et franchement on a pas envie que les keufs débarquent !!! ils le feront quand même… ;-) Je jette un oeil sur mon phone…presque une heure trente de concert…c’est peu et en même temps le temps semble suspendu et j’ai l’impression de l’écouter depuis des heures…

Le dernier titre va soulever une clameur dans la salle qui nous fait rire nerveusement mais surtout qui me ferait presque pleurer tellement elle est pleine de ferveur et d’amour ! Ascension (don’t ever wonder) Cette intro mortelle…cette voix qui démarre dans les aigus et redescend lentement pour démarrer ce qui va être un final d’enfer, avec des musiciens qui se lâchent, un Maxwell qui devient danseur et déclenche à nouveau l’hystérie par ses mouvements chaloupés et ses grands écarts à la James ! Allez…un extrait car elle a duré beaucoup plus longtemps que ça

Et puis il part après un final avec présentation des musiciens façon « au théâtre ce soir »…et il ne reviendra pas ! On est un peu déçus quand même de la durée assez courte mais il y a une salle pleine à craquer témoin du fait qu’il reviendra l’an prochain !! On y sera !!!

Petit coucou à Semia en sortant ;-) et on va boire un coup juste à côté (j’y aperçois Vanessa Demouy et des potes qui y dînent…mais si les pubs Aubade…les leçons…ça vous dit rien ???) et retour chez Thierry après avoir récupéré la voiture au parking non sans avoir été obligé de passer par l’entrée véhicules car j’avais laissé le ticket dans la voiture et donc j’avais pas le code pour entrer par la porte piétons ;-) -bon c’est un mini truc Alice ;-) -  Une chose encore…

Je comprends « un peu » l’ami Prince quand il interdit les portables à ses concerts car, en dehors des problèmes liés à l’image, c’est assez ridicule de rater tout un concert parce qu’on a le bras tendu à tenir son appareil…là c’était quand même plus de 50 % de la salle !!! Et c’est pas trés respectueux pour l’artiste ! (En même temps, ça me permet de vous mettre des vidéos mais bon…)

Voilà…encore une magnifique soirée…et la suite est alléchante car Maxwell prévoit un album pour 2010 et un pour 2011…que des bonnes nouvelles :-)

PS : On se fera contôler par les keufs à 50 mètres de chez Thierry…ils ont du me prendre pour un trafiquant dans ma belle voiture noire…voyez qu’ils ont fini par débarquer ;-)


One Nite in…1975

Samedi 10 mai 2008

avataroni4L’âge aidant, mes escapades en discothèque devinrent plus ou moins régulières ! En ces années d’insouciance et malgré un bac en perspective (!), le Pop-Club devint notre destination dominicale préférée. Le foot, je m’en foutais un peu, je n’avais sans doute pas digéré mon éviction des pelouses sambriennes et mes rêves de gloire s’étaient définitivement évaporés. Par contre, cette sortie qui me permettait pendant quelque heures, permission de minuit oblige, d’écouter une musique différente de mes goûts musicaux d’alors, je ne l’aurais ratée pour rien au monde ! Il faut dire que les occasions de sortir, ainsi que les lieux potentiels étaient peu nombreux. Heureusement que la Belgique est toute proche et va nous permettre d’autres escapades…

Ah si…pour sortir il y a bien notre cinéma local et je me souviens trés bien de deux films qui avaient marqué les esprits à cette époque : « Rollerball » et « Bons Baisers de Hong-Kong » (oui, je sais on allait tout voir…). Le premier m’avait scotché par sa violence. Il faut dire que les années 70, au cinéma, ont donné lieu à un grand nombre de films où la violence était omniprésente et ça c’était nouveau !!! « Rollerball » c’était l’histoire d’un jeu où tous les coups sont permis pour éliminerfile-803 son adversaire. Un peu de la télé-réalité avant l’heure quoi ! Dans le film, James CAAN est magnifique et le champion devra défendre sa vie dans un épilogue où les règles changent : Pas de limite de temps et pas de quartiers. Un film à (re)découvrir !

L’autre c’est « Bons Baisers de Hong Kong » avec …les Charlots ! Vous l’avez compris c’est le remake franchouillard de « Bons Baisers de Russie », un James Bond première période avec Terence YOUNG à la caméra et Sean CONNERY dans le costard de l’espion anglais préféré des filles (Sean, le seul, le vrai James Bond….). Bon, avec les Charlots, forcément on fait pas dans la dentelle et aujourd’hui, ce film doit être pris au 2 825ème degré, au moins.

file-804En effet, dans le genre navet, on a rarement fait mieux, mais dans les années 70, les Charlots avaient leur petit succès, ils étaient également chanteurs (Paulette… Paulette… tu es la reine des paupie-ttes de veau…) et finalement ils devaient jouer sur un « vrai » second, voire troisième degré que peu de gens ont compris. La « grosseur » des gags, leur évidente nullité en font presque des joyaux de non-sens que des artistes comme les Monty Python ont su, à la différence de nos amis, sublimer ! Le film avait tout de même fait près de 3 millions d’entrées à l’époque !!!… Au fait il paraît que les Charlots étaient d’excellents musiciens de studio !

Tout ça nous a éloigné de ma musique préférée et je vous livre donc

le fruit de cette année 1975

avec des petites infos sur les artistes.

Chocolate Milk – Action speaks louder than words !

le funk made in New Orleans, produit par le célèbre Allen Toussaint et, en plus, qui n’a pas pris une ride ! F’raient pas mal d’en prendre de la graine, les jeunôts d’aujourd’hui !!

Brass Construction – Dance !

Les tout-débuts du bongo de Brooklyn et du maître à jouer Randy Muller avant qu’il ne fonde SKYY. Je suis quasi sûr que Prince écoutait ce titre en boucle quand il était gamin, écoutez les riffs de guitare en fin de titre et cette flûte incongrue…

Black Heat – Chips Funk !

Un groupe éphémère, mais pourtant si brillant, qui n’a enregistré que deux albums devenus très rares !

The Meters – Fire on the Bayou !

Bon là on parle de pointures qui ont joué avec les Beatles et les Stones. C’est encore du funk « New Orleans » et c’est encore produit par Toussaint et là c’est un de leurs plus gros tubes !

The Fatback Band – Yum Yum (gimme some) !

Spécialistes du “Street Funk”, un funk très électrique qui allait plus tard évoluer vers le rap et Sugarhill Gang.

Archie Bell and the Drells – Let’s groove !

Un groupe Texan spécialiste du Philly Sound !

Average White Band – Pick up the pieces !

Croyez-le ou pas, ce sont des écossais funky derrière ces cuivres groovy ! Gros gros succès en 1975 en tout cas, vous le connaissez c’est sûr…

Clarence Reid – Funky party !

Etonnant personnage que ce Clarence Reid ! Il a écrit des dizaines de titres pour lui et d’autres et sous le pseudonyme de « BLOWFLY » il a parodié de grands standards avec des textes volontairement explicites. Devinez quel titre est à la base de ce « Funky Party » ? ma reconnaissance éternelle au gagnant ! 

Georges et Gwen Mc Crae – The rub !

On repart vers le Miami Sound avec le créateur du tube “Rock your baby”

Isley Brothers – Fight the power !

Un groupe qui fait partie du panthéon du “ryth’m and blues” ! Les frères Isley ont démarré leur carrière en 69 et sont toujours en activité à l’heure actuelle. Que du lourd !

James Brown – Funky President !

James qui ??? lol, Je ne sais pas s’il l’a écrite pour la sortie « ratée » de Richard Nixon ou l’arrivée « tonitruante » de Gerald Ford…

The Commodores – Slippery when wet !

La encore une signature prestigieuse de Tamla Motown, des ballades soul à la pelle, Lionel Richie au micro et du funk bien trempé, la preuve !

Bonus track – KC and the Sunshine Band – Get down tonight !

Oui je sais, mais j’ai pas pu zapper ce titre qui fut emblématique de cette période ! En plus, je fais ce que je veux…

Rendez vous pour «One Nite in…1976»

 


One Nite in…1974

Mercredi 2 avril 2008

avataroni2L’autre jour à la télé, la « toujours sémillante » Amanda Lear présentait une émission dédiée au disco, et ayant zappé sur l’émission par hasard, j’y suis resté ! C’est en partie à cause de cette émission qu’est né cet aspect du site. En effet, je me suis aperçu qu’on affublait de l’étiquette « disco » bon nombre d’artistes, et non des moindres, sous le prétexte fallacieux que ça passait en discothèque ! Je vais donc vous raconter une petite histoire…Elle démarre en 1974, puisque c’est cette année là que j’ai découvert ce qu’on appelait une « Boîte ». file-800A l’époque, malgré toute la bonne volonté que je mettais à devenir le nouveau Rocheteau, force était de constater que j’étais plutôt ce qu’on appelait communément une « brelle ». Bref, d’arrière latéral, je fus propulsé au poste d’ailier avant de rejoindre provisoirement le banc de touche où je finis par rester (sur la touche…) mais avec un bâton décoré d’un drapeau ! C’est vrai, j’étais un bon juge de touche…C’était les grandes années de notre petit club local et toute la famille ne vivait que par le foot. Mais rien ne valait le dimanche, car après le match de l’équipe A, on repassait au local pour « boire un coup » et après, les grands (20/25 ans) partaient vers un endroit tenu secret et qui portait un patronyme quelque peu étrange « Le Pop Club ». 1974 donc, fut une grande année car j’eus l’extrême privilège d’y faire ma première sortie, merci papa, merci maman ! Plantons le décor ! Le Pop Club, c’était en fait un bistrot avec un étage qui avait été transformé en piste de danse, piste qui mesurait en tout et pour tout 10 mètres sur 10 et à laquelle on accédait par un escalier étroit. Alors c’est vrai que la première fois j’ai pas vraiment apprécié dans la mesure où, comme un con, j’ai bu de la bière et que j’ai fini ma soirée à genoux entre deux chaises à vomir ce que j’avais ingurgité, mais par la suite j’ai appris à me mesurer et surtout, j’ai tendu l’oreille. Oui j’ai tendu l’oreille car du plafond me venaient des sonorités inconnues (à l’époque j’étais à fond dans le Floyd, Deep Purple et Led Zep), sonorités qui résonnaient bizarrement au fond de moi et file-801qui, quelque part, m’appelaient déjà de tous leurs vœux. Alors un jour, j’ai laissé ma bière et je me suis risqué dans l’escalier et plus je montais, plus je percevais la voix caverneuse d’un homme qui susurrait des mots d’amour sur fond de violons et de percussions, « Can’t get enough of your love Baby » qu’y disait et je vous prie de croire que quand vous montiez ce fameux escalier sur les premiers accords de ce titre, ça vous faisait des « guillics » au ventre et les ailes vous poussaient dans le dos. Car là haut, il y avait un « mec qui met les disques » (nous on ne parlait pas encore de DJ…) qu’était un passionné. Un passionné de soul music très exactement, bercé visiblement aux sons de Tamla Motown et de Stax, les grandes maisons de production d’alors et qui faisait virevolter sur ses platines tout ce qui se faisait de mieux à l’époque en musique de danse. Oui parce que pour revenir à notre folle Amanda, on dansait aussi, avant l’arrivée du disco, sur du bon son, on a su traverser cette époque très courte finalement, et on a poursuivi notre « dancing-road » après ! file-802La voix caverneuse c’était donc un géant noir avec une tête énorme qui s’appelait Barry White. Vous allez me dire, bein oui…Barry White tout l’monde connaît ! oui, c’est sûr mais y’avait pas que lui et je bénis aujourd’hui ce « driver du vinyl » dont je ne connais même pas le nom et qui m’a fait découvrir cette musique. Le défi de cette première compile, hormis l’auto obligation de la limiter à 12 titres, fut de retrouver certains titres car si je me souviens parfaitement de Barry White, de Bohannon ou de Stevie Wonder, j’ai un peu galéré pour d’autres, ne me rappelant que du titre ou du groupe, voire de la mélodie…

Voici donc cette compile !

 

B.T Express-Express !

La preuve qu’un violon peut être funky !

Barry White-Can’t get enough of your live, babe !

Je l’ai dit, une intro en béton, comme souvent avec Barry et une rythmique d’enfer.

Eddie Kendricks-Boogie down !

La voix de satin du chanteur en titre des Temptations qui se la jouait en solo.

O Jay’s-For the love of money !

Là j’ai eu un peu de mal car j’avais oublié le titre, pas le groupe qui fut un des grands groupes de ces années là !

Ohio Players-Skin tight !

Comme celui là d’ailleurs, avec ses pochettes de disques très « hot »

M.F.S.B-T.S.O.P !

Alors là c’est la crème du son de Philadelphie. C’est dans le titre d’ailleurs The Sound Of Philadelphia. Vous connaissez c’est sûr. MFSB c’est pour Mother Father Sister Brother.

Yvonne Fair-Funky music sho nuff turns me on !

Une production Norman Whitfield, donc un petit bijou de groove ! j’ai eu du mal à la retrouver c’t’Yvonne.

Stevie Wonder-Higher ground !

Bon, c’est Stevie quoi !

The Undisputed Truth-I’m a fool for you !

Un groupe de chanteurs, mais quels chanteurs !!!

KC & The Sunshine Band-Sound your funky horns !

Les grands spécialistes du Miami Sound, on va les retrouver souvent car question jeu de jambes, ils n’ont pas leur pareil pour ramener « your funkin’ ass on the dance floor » !

Curtis Mayfield-Ain’t no love lost !

Vous voulez véritablement écouter « la voix d’un ange » ?

Rendez-vous pour « One Nite in…1975 »